Fight club – Chuck Palahniuk

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Puis-je vraiment parler du premier roman de Chuck Palahniuk ? Car la première règle du fight club est : tu ne parles pas du fight club. Je vais briser le règlement pour vous parler de ce récit assez surprenant et qui est connu du grand public grâce à son adaptation cinématographique. Prêt à affronter le chaos de la société américaine ?

Je gardais un bon souvenir du film Fight club de David Fincher que j’avais regardé il y a fort longtemps en VHS dont il ne me reste plus grand-chose en mémoire. Je m’en suis rendue compte très vite en lisant le roman. Le livre débute avec le narrateur accompagné de son meilleur ami Tyler Durden sur le toit d’un immeuble qui devrait prochainement explosé. Sauf que le narrateur a une arme de braquer sur lui maintenant par son meilleur ami. Mais pour mieux comprendre cette scène, il propose de nous raconter son histoire pour savoir comment il en est arrivé là.

Le narrateur est un jeune cadre dans une société automobile américaine, insatisfait et insomniaque. Son métier qui consiste à évaluer des risques liés au rapport dommages/coûts, ce qui l’amène à voyager dans tous les Etats-Unis. D’ailleurs, c’est lors d’un déplacement qu’il va rencontrer Tyler Durden, qui est projectionniste. Il aime intégrer des images de films pornographiques dans les films et les dessins animés comme Blanche Neige. C’est un révolté contre la société entière. Ils sont appris à se connaître puis vont vivre ensemble car l’appartement du narrateur à exploser. Un soir, Tyler va lui demande de le frapper le plus possible, c’est ainsi que naquis le fight club. Très vite les règles s’établissent et des fight s’ouvrent partout en Amérique. Le succès est immédiat car ainsi à travers ces combats, l’homme se révèle et abandonne ces peurs.

La construction du Projet Chaos alors se met en place avec des hommes prêts à tout. Du projet individuel on passe au projet collectif avec un objectif clair : détruire la société. « Tu as une classe entière de jeunes hommes et femmes forts et solides, et ils veulent donner leur vie pour quelque chose. Ils travaillent dans des métiers qu’ils haïssent, uniquement pour pouvoir acheter ce dont ils n’ont pas vraiment besoin ». Tyler va former une armée « de singe de l’espace » qui lui est totalement dévouée. Pour gagner de l’argent, il va les faire bosser à la fabrication de savons avec de la graisse humaine qui vont être revendu à de riches personnes. Des actions de désinformations, de destruction et de mort se développent mais jusqu’où vont-ils aller ?

Il y a quand même une femme dans cette histoire, Marla Singer, paumée suicidaire qui aime fréquenter les groupes de soutien. D’ailleurs, c’est là qu’elle a rencontré le narrateur. Ils vont vivre ensemble une période d’amour/désamour jusqu’à ce que Tyler Durden rentre dans l’histoire. Les femmes ne sont pas présentes dans le combat contre la société de consommation. Est-ce une preuve de misogynie de la part de l’auteur ? En tout cas Marla est un bon gros cas social qui n’a pas grand-chose pour elle à part n’être pas trop vilaine. Elle aime la mort, les choses morbides et ne trouve que le réconfort dans le malheur des autres. Cependant, elle a un rôle par rapport au narrateur, c’est lorsqu’il commence à s’interroger sur la véritable identité de son ami Tyler. Elle va être présente dans la prise en compte de la réalité de son monde. Je ne peux en dire trop sans devoir révéler un élément clé de l’histoire.

L’idée des fight club a dû naître dans la vie réelle surtout après l’adaptation au cinéma en 1999 du roman sorti en 1996. J’aime beaucoup cette idée que des hommes respectent des règles pour se mettre sur la gueule pour vider toute leur frustration, leur colère et leur haine plutôt que de s’en prendre à leurs femmes, à leurs enfants, des inconnus dans la rue… Tout comme l’idée que les gars se reconnaissent dans la rue grâce à leurs plaies, leurs dents cassées, leurs coquards… Tacitement ils se saluent ou se rendent service car ils font parties d’une seule et même communauté.

Le style évolue au cours du roman. J’avoue avoir eu quelques difficultés pour accrocher par moment lorsqu’à chaque phrase on retrouve Tyler dit. Mais après cela se comprend par la suite le pourquoi de ce choix. Puis le langage devient plus fluide, plus normal et on évolue avec le narrateur vers des questionnements qui obligent moins de trouble. Toutefois, on tombe vite dans l’histoire et s’arrêter de tourner les pages devient compliquer même si je ne suis pas toujours sentie bien en lisant. Attention, il ne faut pas y voir quelque chose de totalement horrible. Je ne sais pas pourquoi ce livre en classer en SF chez Folio alors que pour moi, il ni a rien proche du fantastique ou de la fantasy dans l’histoire. On ne sait pas quand se situe l’histoire, mais elle pourrait nous être contemporaine.
Un roman particulier qui ne pourra vous laisser indemne lorsque vous arriverez à la fin. J’ai très envie de revoir le film avec un autre regard pour savoir ce qui a été gardé et enlevé. En plus, il y a Brad Pitt et Edward Norton, alors je ne peux résister, sinon je devrais aller me battre. Je ne peux pas vous en dire plus car la première règle, c’est que l’on ne doit pas parler du fight club.

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9 réflexions sur “Fight club – Chuck Palahniuk

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