Lulu femme nue – Tome 1 – Etienne Davodeau

lulu-1Avant d’être une mère, Lulu est une femme. Elle a du quitter son emploi pour élever ces trois enfants pendant 16 ans, son mari est insupportable et elle ne voit guère un avis radieux. Alors à 40 ans, sur un coup de tête, elle décide de s’accorder une pause.

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13 petites enveloppes bleues – Maureen Johnson

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«Règle n° 1 : tu ne peux emporter que ce qui tiendra dans ton sac à dos.
Règle n° 2 : tu ne dois emporter ni guides de voyage ou de conversation, ni aucune aide pour les langues étrangères.
Règle n° 3 : tu ne peux pas prendre d’argent en plus, ni de carte de crédit, de chèques de voyage, etc.
Règle n° 4 : pas d’expédients électroniques. Ce qui signifie pas d’ordinateur portable, de téléphone portable, de musique, d’appareil photo.

C’est tout ce que tu as besoin de savoir pour l’instant. Rendez-vous à la Quatrième Nouille.»

Lorsqu’elle découvre ce message de Peg, sa tante adorée qui vient de mourir, Ginny est loin d’imaginer qu’elle en recevra treize au total et que ces petites enveloppes bleues l’emmèneront loin, bien loin, pour un incroyable voyage à travers l’Europe. Et transformeront à jamais sa vie de jeune fille rangée, timide et sage…
Un véritable parcours initiatique qui en apprendra autant à Ginny sur la personnalité de sa tante que sur elle-même.

Une vision intéressante de plusieurs pays d’Europe par une jeune Américaine. Une histoire originale qui aborde le deuil d’une façon étonnante et constructive. Comme une course au trésor, ce roman nous happe et nous entraîne de rencontres en découvertes, de mésaventures en petites victoires, pour une folle virée pleine d’humour et de charme.

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A la suite du décès de sa tante adorée, Ginny doit se rendre à son ancien domicile suite à courrier qu’elle a reçu. Mais avant de partir, elle doit suivre des recommandations que sa tante a laissé. Quelques règles à suivre impérativement pour lui permettre de faire un voyage surprenant à la rencontre d’elle même.

En accord avec sa mère, elle part dans une autre ville aux Etats-Unis dans le restaurant, la Quatrième nouille, qui se situait en dessous de l’appartement de sa tante décédée. Les règles à respecter sont très simples.
Règle n° 1 : tu ne peux emporter que ce qui tiendra dans ton sac à dos.
Règle n° 2 : tu ne dois emporter ni guides de voyage ou de conversation, ni aucune aide pour les langues étrangères.
Règle n° 3 : tu ne peux pas prendre d’argent en plus, ni de carte de crédit, de chèques de voyage, etc.
Règle n° 4 : pas d’expédients électroniques. Ce qui signifie pas d’ordinateur portable, de téléphone portable, de musique, d’appareil photo.

17 ans, Ginny n’a pas beaucoup voyagé et ce n’était d’ailleurs pas trop dans ces projets. Mais l’affection pour sa tante était vraiment sincère et profonde. Alors, suivre le chemin qu’elle a indiqué est une façon de partager un moment avec elle. D’ailleurs, c’est ce qu’elle va ressentir à travers tout ces voyages. Elle va partir tout d’abord en Angleterre où elle va rencontrer le compagnon de sa tante. Un homme un peu loufoque mais très attachant quand même. En plus, il travaille dans un lieu mythique à Londres : Harrods et pour les commandes spéciales. Il va l’aider même si pour l’instant les premiers échanges sont très courts.

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Puis elle va partir sur d’autres continents où elle va ouvrir lettre après lettre et suivre les instructions notées. Elle va rencontrer des inconnus, se faire des amis, tomber amoureuse, découvrir l’univers de sa tante, rencontrer ces amis et surtout elle se surprendre à se laisser aller et faire confiance à des inconnus. Et puis, moi la lectrice aussi je suis partie en voyage. J’ai envie d’aller à Amsterdam et de visiter des musées, d’aller en Grèce pour voir des statuts de vierge, d’aller à Rome, à Copenhague… Et cette quête qui mène à des peintures de sa tante qu’elle doit vendre et de l’argent elle verra ce qui lui semble bien de faire.

Comment ne pas s’attacher à cette jeune fille fragile, tellement innocente et gentille? On ne peut que l’adorer et les pages se tournent vite pour la suivre et savoir ce qui va lui arriver. J’avoue avoir été triste lorsque des gros vilains lui ont volé son sac de voyage avec toutes les enveloppes dont la fameuse treizième qu’elle n’a pas pu lire. Ouf, l’auteure a écrit une suite sur cette enveloppe perdue. Elle ne pouvait pas laisser le lecteur dans une telle incertitude. Le roman initiatique devait se poursuivre et finir en apothéose avec une jeune fille en fleur qui sait ce qu’elle veut, à par l’amour bien sûr. Elle a appris à mieux connaître sa tante, ces inspirations et apprendre à voir autrement ce qui peut nous entourer.

On se laisse très vite prendre au jeux de cette histoire avec quelques mystères. Entre quelques frémissements amoureux et des découvertes artistiques, Ginny avance dans la vie pour aller vers l’âge adulte. On a envie de l’accompagner et de l’aider à avancer. Vous l’aurez compris, j’ai adoré.

Mon avis sur la suite La dernière petite enveloppe bleue

 

La dernière petite enveloppe bleue – Maureen Johnson

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Ginny Blackstone pensait avoir vécu la plus grande aventure de sa vie l’été de ses dix-sept ans. Treize petites enveloppes bleues, léguées par sa tante adorée avant de mourir, l’avaient envoyée à la découverte de l’Europe et d’elle-même, seule avec son petit sac à dos.Treize… moins une, qui avait disparu avec le vol de son sac. Quelques mois plus tard, Ginny reçoit un mystérieux message d’Angleterre : un certain Oliver a récupéré la fameuse enveloppe. Sa dernière aventure l’attend, de Londres à paris, d’Amsterdam à Dublin, cette fois accompagnée d’un ex, d’un futur et d’une rivale…

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Maureen Johnson, après le succès de son roman 13 petites enveloppes bleues et à la demande de ces nombreux fans a décidé de faire une suite. Elle sera consacrée au dernier courrier reçu d’où le titre : La dernière petite enveloppe bleue. Une nouvelle aventure pour Ginny Blackstone qui va découvrir le monde à nouveau grâce à sa tante, Peg.

Peu de temps, après le décès de sa tante adorée, Ginny reçoit une enveloppe l’invitant à se rendre dans son appartement aux Etats-Unis. Là, elle va avoir un ensemble d’enveloppe qu’elle devra ouvrir à un moment précis dans un pays au monde bien précis. Toutefois, lors de son dernier voyage, on lui vole son sac à dos dans lequel il y a toutes les enveloppes dont la 13ème. Le drame….. Mais voilà, après qu’elle soit de retour chez ces parents, l’école reprend, elle va recevoir un mail d’un fameux Olivier, qui a la dernière lettre. D’ailleurs, il va lui mettre un cours extrait. Comment a-t’il récolter son adresse? On ne sait pas.

On parle de Docteur Who :)

On parle de Docteur Who 🙂

Il veut bien lui remettre à certaines conditions. Cette lettre va lui permettre de retrouver une oeuvre d’art de sa tante qui est très côté et il veut la moitié des bénéfices de la vente. Elle n’a pas le choix de partir avec lui. Par chance, son ex et sa copine vont se joindre à leur voyage à travers l’Europe pour la protéger. Bien entendu, il va leur arriver des aventures rocambolesques avec des rencontres surprenantes. Ces voyages dynamisent la lecture et permet de d’apprendre à connaitre les personnages et de s’attacher à eux.

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J’ai eu quelques difficultés à bien rentrer dans l’histoire que j’avais trouvé moins dynamique que le premier roman et puis je me suis laissée happée. On s’attache à Ginny qui hésite et qui a peur de tout, très souvent. Heureusement, les premiers voyages lui ont permis de prendre plus confiance en elle et change son regard sur autrui : l’inconnu. J’adore cette ado de 18 ans qui réfléchit à son avenir, se demande dans quelle fac s’inscrire, comment aimer, cela veut dire quoi être amoureux…. Le roman se lit facilement et à une très grande vitesse. D’ailleurs, si il y avait une suite, je pense que je l’aurais dévoré tout comme le premier tome et ce dernier.

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Une histoire bien sympathique qui même si elle s’adresse à des ados filles entre 14 et 16 ans, elle convient aussi très bien à des plus grandes de plus de 30 ans. Il ne faut pas oublier qu’importe l’âge, quand on aime on a de nouveau 14 ans avec l’appareil dentaire. Léger, sympathique et légèrement drôle, ce roman vaut le coup d’un détour car on voyage, son s’évade et on sourit simplement.

Lire mon avis sur le premier tome : 13 petites enveloppes bleues – Maureen Johnson

L’Analphabète qui savait compter – Jonas Jonasson

9782258097063_1_754ème de couverture
Tout semblait vouer Nombeko Mayeki, petite fille noire née dans le plus grand ghetto d’Afrique du Sud, à mener une existence de dur labeur et à mourir jeune dans l’indifférence générale. Tout sauf le destin. Et sa prodigieuse faculté à manier les nombres. Ainsi, Nombeko, l’analphabète qui sait compter, se retrouve propulsée loin de son pays et de la misère, dans les hautes sphères de la politique internationale. Lors de son incroyable périple à travers le monde, notre héroïne rencontre des personnages hauts en couleur, parmi lesquels deux frères physiquement identiques et pourtant très différents, une jeune fille en colère et un potier paranoïaque. Elle se met à dos les services secrets les plus redoutés au monde et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre. A ce moment-là, l’humanité entière est menacée de destruction.

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Après le succès international du livre Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson, vendu à plus d’un million d’exemplaires, un deuxième livre parait en 2013 sous le titre de L’Analphabète qui savait compter. L’auteur nous propose une nouvelle épopée burlesque à travers le monde.

Nombeko Mayeki, vit en Afrique du Sud et voit grand dès son plus jeune âge. Abandonné par son père avec une mère accro à la drogue et elle ramasse de la merde. Malgré le fait qu’elle ne sache ni lire, ni écrire, elle possède un don extraordinaire. Elle s’est comptée très vite. D’ailleurs se don va lui permettre de monter doucement la hiérarchie et qu’un concours de circonstance va lui permettre d’apprendre à lire. A partir de ce moment, tout va changer et aller très vite. Les situations de quiproquos vont se succéder et notre petite héroïne va vitre des aventures les plus improbables les unes que les autres.

Elle va apprendre beaucoup de choses surtout sur les bombes nucléaires ce qui va lui permettre d’ailleurs de rencontrer le roi et premier ministre de Suède. Au passage, elle va rencontrer l’Amour qui va lui faire chavirer le coeur qui a par mal chance un jumeau complètement débile qui va créer plus de problème que de bonheur. Mais la bombe atomique cachée pendant plusieurs années va pouvoir aller être étudié en Chine tout en discrétion et pour le bonheur de tous. Bien entendu, pleins de choses absurdes vont arriver à chaque page avec une cohérence surprenante pour le plus grand bonheur du lecteur.

Vouloir refaire pareil que son premier succès est tout à fait normal. Mais par contre, réussir un tel exploit une deuxième fois est plus difficile surtout lorsque la concurrence est passée dans le coin. Alors la lecture, se fait moins intense et moins surprenante même si on se laisse prendre par l’histoire. Les sourires sont souvent présents mais pas d’éclats de rire comme son premier. On passe un bon moment de lecture qui vide bien la tête et détend. Donc une lecture agréable pour se détendre.

 

Voyage à Bordeaux suivi de Voyage en Champagne – Jean-Paul

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Souvent impénétrable, le bordeaux est un vin qui s’apprend, il joue sur le dévoilement. Comment se révèle l’extravagance du sauternes, la retenue sensuelle du saint-julien et du pauillac, l’esprit charnel du pomerol et du saint-émilion? À Bordeaux, il faut posséder les clefs pour que s’ouvrent les portes des grands châteaux dont l’organisation et le raffinement sont dignes des romans du XIXe siècle. Tout aussi paradoxal est le champagne, vin de la fête et du luxe, élaboré à l’origine dans un climat frileux par un janséniste, Dom Pérignon.
C’est à un voyage à travers ce vin miraculeux que nous convie aussi Jean-Paul Kauffmann.

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Jean-Paul Kauffmann qui après trois années d’enfermement dans une geôle au Liban entre 1985 et 1988 décide de reprendre goût à la vie et aux saveurs avec un voyage au coeur du Bordeaux et du Champagne. En néophyte convaincue c’est avec un grand plaisir et une grande attente que j’ai envie de suivre cet hédoniste dans le voyage du vin.

Ce journaliste connaît bien le vin. Il est l’ancien rédacteur en chef de l’Amateur de Bordeaux alors les terres du Pomerol, des Graves, des Sauternes n’ont pas vraiment de secret pour lui. C’est ainsi qu’à l’initiative  de la Caisse des dépôts et consignations est publié en 1989, Voyage à Bordeaux et en 1990, Voyage en Champagne à la seule intention du notariat français, avec le concours de la maison de négoce Louis Gémon. Folio propose de redécouvrir cette promenade surprenante au pays des vins de Bordeaux et de Champagne agrémenté de post-face.

La première partie des vins de Bordeaux s’écrit d’après ces souvenirs encore vifs dans sa mémoire. Ces grands crus que sont les côtes de Bourg, les côtes de Blaye, le Médoc, le Saint-Emillion, le Pomerol, Les Graves et les Sauternes n’ont pas de secret pour ce reporter des saveurs bordelaises. Il connait les propriétaires de ces fabuleux domaines où la qualité du produit est au coeur des préoccupations. L’amour de la pourriture, cette fameuse Botrytis cinera des vignerons du Sauterne est décrite avec un amour authentique surprenant poussant à l’admiration de ce vin blanc à la saveur bien particulière. D’ailleurs, c’est une ode à l’amour du terroir qui nous est proposée même dans le texte opposant le bordeaux au bourgogne.

J’avais envie de prendre le train et d’aller à la découverte de ces gens qui mettent leur passion au service de leur art. Mais voilà, 22 ans après avoir écrit ce livre, il écrit une postface nommée Un nouveau monde. Car cet univers a bien changé avec le temps où les gros groupes sont plus présents, où ces hommes qui ont creusé leur sol pour planter des plans de vignes ont disparu. Une partie de la magie de ce breuvage s’est envolée. Le vin n’est pas forcément moins bon, mais son aspect commercial devient plus important que l’histoire du produit.

Le Champagne lui possède une saveur bien particulière car c’est le premier breuvage qu’il a bu lors de son retour en France. Alors même si ces papilles n’ont pas pu distinguer les saveurs subtils du vin pétillant, le souvenir de ce moment restera à jamais graver dans sa mémoire. D’ailleurs cela peut expliquer cette passion dans l’écriture dans l’Histoire du Champagne que cela soit dans sa découverte, sa fabrication, son espace géographique, ses saveurs, son commerce… Car il faut noter que M. Kauffmann n’est pas un amateur. Les petites bulles n’ont pas de secret pas de lui et se révèlent avec douceur pour notre plaisir de lecteur. Arpentant le territoire allant de Reims, à Epernay en passant par Aÿ sans oublier l’Aube, bien entendu le Champagne se dévoile et démystifie.

« Il y a trois choses dans la vie insupportables : le café brûlant, le champagne tiède et les femmes froides », déclarait Orson Welles. 

Un livre que j’ai vraiment adoré lire pour ne pas dire que j’ai bu les mots de l’auteur. N’aimant ni le vin et ni le Champagne, il m’est toujours difficile de bien comprendre les amateurs de breuvages alcoolisés à base de raisin. L’envie de voyage et de dégustation se fait presque à chaque page. On oublie pas que le vin n’est pas seulement une histoire de terroir c’est aussi une histoire d’hommes surtout en Bordeaux et de femmes surtout en Champagne. J’aurais apprécié quelques anecdotes cocasses sur la consommation car de tout temps des personnalités ont aimé ces alcools allant même jusqu’à s’en baigner.

Tout comme Stevenson avec son âne, il faudrait créer un guide pour se balader à la découverte de cette nature domptée qui peut se mêler à la dégustation selon les conseils de Jean-Paul Kauffman. Un livre qui ne se déguste pas une seule fois, c’est une certitude. Il va aller au chaud dans ma bibliothèque et je sais qu’un jour, je vais le relire avec délice.

Merci à Folio pour cette lecture.

Alternative Rock chez Folio SF

Alternative-Rock-Folio-SFUne couverture bien alléchante me propose Alternative Rock avec son Elvis élevé telle une statut stalinienne entouré de drapeaux rouges et d’un ciel bleu légèrement couvert. Le ton est donné pour les nouvelles de science-fiction uchronique autour de la musique. Mais la saveur correspond t’elle à la mise en bouche proposée? Lire la suite

La bibliothécaire – Gudule

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Pourquoi la vieille dame qui habite en face de chez Guillaume écrit-elle très tard la nuit ? Quelle est cette jeune fille qui ne sort de chez elle qu’à la nuit tombée ? Pour résoudre ces mystères Guillaume se lance dans un fantastique voyage au pays des livres et de l’écriture .

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Vos enfants n’aiment pas trop lire. Ils disent « trop de mots », « trop de pages », « trop compliqué à rentrer dans un univers » avant même d’avoir ouvert une page. Mais comment leur donner ce plaisir de la lecture? Anne Duguël dite Gudule, propose alors une histoire La bibliothécaire pour inciter ces jeunes à ce laisser aller dans un univers livresque.

Guillaume se couche tardivement car il observe d’une part sa voisine, une grand-mère qui écrit tous les soirs puis une jeune et séduisante demoiselle qui après que la lumière se soit éteint chez cette dernière s’enfuit à talon dans les rues de la ville. Une nuit, il prend son courage à la main et suit cette étrangère dans l’obscurité des rues. Où va t’elle? Et bien dans la bibliothèque municipal. C’est ce qu’il va vite découvrir. Mais l’histoire de la jeune fille paraît farfelue. Elle est l’apparition de l’histoire de la mamie et uniquement ceux qui croit en la magie peuvent la voir, comme la fée clochette de Peter Pan.

Puis elle disparaît subitement car la grand-mère est morte. Guillaume ne peut vivre sans elle et va chercher dans son imagination, aider par son pote Doudou, le rappeur un moyen de la faire revenir. Il se souvient de sa quête. Elle recherchait un grimoire qui permet de devenir un véritable écrivain. Par magie, il va arriver à la faire réapparaître mais ces lacunes en orthographe et grammaire, ne vont pas faire une sublime jeune ados mais une sorte de monstre. Voilà, une bonne motivation à faire des progrès en français. En parallèle, il va voyager avec Doudou, son amie imaginaire de mot et la sienne pour chercher ce livre à travers des romans connus. Les enfants vont voyager d’Alice au pays des merveilles, à Poil de Carotte en passant par les Misérables.

L’histoire est originale et pourtant quelques petites choses m’ont dérangé pour avoir un véritable coup de coeur de lecture. Déjà le cliché du pote noire, souvent nommé le Black, qui se nomme Doudou et bien entendu qui fait du rap. Les aventures vont très vite et pas le temps d’apprécier l’univers d’un livre où les relations entre les personnages réels et ceux de fiction. J’ai eu l’impression que question de quantité se faisait à défaut de qualité pour éviter de faire un livre plus gros et dissuader de jeunes lecteurs. Puis, aucun des enfants n’est attachant car l’histoire va trop vite alors les personnages sont vites placés et puis hop après c’est fini. Et enfin, je passe bien entendu le cliché qu’infirmité rime avec laideur ou le fait que le métier de bibliothécaire n’est pas abordé directement, mais reste juste un fil sur la mise en bouche des mots par ces professionnels à des amateurs.

Il y a de l’idée même si l’originalité reste mitigée car en aucun cas je me suis laissée surprendre par le roman. J’aurais apprécié une histoire plus travaillée sur les héros et ces fameux voyages dans les livres. Pour la peine, le roman ne va pas rester dans ma bibliothèque et va aller vers des jeunes à qui s’adressent l’histoire.

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea – Romain Puertolas

imgresIl paraît incroyable qu’un livre avec le mot Ikéa se vend aussi bien que disparaissent les brochures en magasin. Une publicité gratuite pour une chaîne et un voyage improbable pour un fakir, voilà comment on pourrait résumer le roman de Roman Puertolas : L’extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa.

 

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L’expédition polaire à bicyclette – Robert Benchley

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Bref, Robert Benchley était de cette trempe d’hommes trop rares qui, toute sa vie durant, s’évertuera à montrer une Amérique triomphante que si le monde ne peut appartenir aussi à ceux qui se lèvent tard, alors franchement, où est l’intérêt?

Sacrifions sans hésiter nos préjugés mesquins sur les lève-tard, pensons donc à la journée qui nous attend et à notre productivité.

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Beaucoup de gens nous ont demandé :  » Pourquoi choisir la bicyclette ? Pourquoi braver le danger ?  »
Nous sommes tout à fait conscients des risques, cependant la bicyclette nous a paru le moyen le plus logique d’atteindre le Pôle, au vu de l’équipe que nous formons. Certes, cela n’aurait pas été possible il y a encore trois ans. Mais depuis, nous avons tant appris sur le magnétisme terrestre et le pilotage de la bicyclette ! Et grâce aux nouvelles techniques d’équilibrage récemment mises au point, nous sommes persuadés d’avoir quasiment atteint le risque zéro. D’ailleurs, en cas d’accident, le point de chute le plus éloigné se situe dans un arc de cercle de 1,8 mètre de diamètre. Or, sous cette latitude (ou tout autre que nous sommes susceptibles de traverser), le taux d’accélération d’un corps en chute libre est de 6,7 mètres par seconde. Faites le calcul vous-même : vous verrez que ça ne peut pas faire très mal.


En me baladant dans une librairie, ce petit livre trônait dans les coups de coeur du libraire. Un coup d’oeil à la 4ème de couverture où c’est noté « Robert Benchley est l’un des plus célèbres chroniqueurs humoristiques de l’entre-deux-guerres aux Etats-Unis.« . Un des plus célèbres chroniqueurs humoristiques alors le livre doit être bien sympathique à lire. La déception arriva vite dans la lecture.

Robert Benchley soutenu par son journal avec des amis, décide d’aller à la conquête du Pôle Nord en vélo, pour concurrencer Richard Byrd qui lui s’y rend en hydravion. Il publia ces aventures en six parties dans Life.
Pas besoin de vous dire qui a gagné entre un hydravion et un vélo. D’ailleurs, l’auteur n’ira pas très loin, car tout est prétexte pour s’arrêter, boire et manger. Rien de bien particulier se passe et l’ennuie me gagne à chaque page tournée. Peut-être que l’humour, s’il y en a dans ce livre des année 1926-1927 ne me touche pas particulièrement. L’effet est pire à la lecture du deuxième texte La vie sportive aux Etats-Unis paru en 1930 dans Liberty Magazine où je n’y ai vu aucun intérêt.

Bref, une bien décevante lecture. Heureusement que ce n’était pas un gros livre.

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L’étrange contrée – Ernest Hemingway

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Miami était étouffant et humide et le vent de terre qui soufflait des Everglades apportait des moustiques même le matin.

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Un écrivain désabusé voyage en Floride avec une femme beaucoup plus jeune que lui : ils vont au restaurant, boivent un verre, parlent de la guerre d’Espagne, de leur vie, d’avenir et font l’amour… Soudain tout se trouble, le soupçon de l’inceste rôde, les difficultés à écrire et à vivre resurgissent et, avec elles, l’inexorable fatalité. Réflexion sur l’écriture et l’amour, ce court roman rassemble toutes les obsessions d’un des géants de la littérature américaine.


C’est parti pour un voyage aux Etats-Unis avec un auteur qui pourrait-être Ernest Hemingway et une jeune demoiselle, forte charmante.

Le couple fuit. Roger, vide son compte bancaire, laisse sa femme et ces enfants derrière lui. Il achète une voiture et part avec la jeune Hélèna. Les voilà sur les routes des Etats-Unis où ils s’arrêtent pour boire et manger. Elle, demande sans cesse  si lui, l’aime. Encore et encore et encore. Et lui, dois lui répondre de façon affirmative pour éviter ces questions tellement répétitives. L’image de la femme n’est pas glorieuse. Belle donc forcément crétine et étrange. Et l’homme, lui plus sérieux, terre à terre et qui aime boire. Le pauvre sans alcool, il serait totalement perdu, égaré.

De motel en motel, ils prennent deux chambres séparées, changent de noms, se font passer pour le père et la fille ou un couple. Roger, essai de savoir ce qu’il se passe en Espagne, la guerre approche. Elle s’en cogne, elle veut juste savoir si lui il l’aime et est content d’être avec elle. Quel ennui…. Il ne se passe rien et les échanges sont totalement stériles. En plus, il appel sa compagne « Ma fille », je trouve cela malsain. L’auteur aurait du boire encore un peu pour travailler ce texte. En tout cas, maintenant, c’est moi qui en a besoin.

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