Visite guidée de l’exposition Astérix à la BNF

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Mais qu’est-ce qui a poussé la Bibliothèque Nationale de France à accueillir ce petit blond moustachu? En 1959 sont publiées les premières aventures d’Astérix, signées par Uderzo et Goscinny. Mars 2011, Albert Uderzo offre trois planches sur lesquelles l’exposition est organisée du 16 octobre 2013 au 19 janvier 2014. Comment passée à côté de cette exposition? Alors direction la BNF pour une visite guidée.

La visite commence avec une présentation de l’espace d’exposition. A partir de ce moment la découverte des créateurs, des personnages et de l’univers débute.
René Goscinny et Albert Uderzo sont tous deux fils d’immigrés. Le premier né en 1926 de parents ukraino-polonais et le second en 1927 de parents italien. Tout jeune, ils sont toujours eu la passion du dessins et des histoires.

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Uderzo crée les aventures de Belloy qui seront publiées de 1948 à 1958. Deux personnages se rapprochent de ceux qui nous sont devenus si familier : un gros benêt et un petit moustachu hargneux. Il va rencontrer Goscinny en 1951 au sein d’une agence qui les emploient. Une de leur première création commune, galop d’essai à Astérix sera Oumpah Pah en 1958.

Suite à une réunion chez World Press en 1956, Goscinny se fait licencier. Solidaire, Uderzo, Charlier et Jean Hébrard, responsable publicité, démissionnent. Ils décident alors de créer leur propre agence et naquit Edipress et Edifrance. Ils publient des journaux comme Pistolin, Clairon ou Jeunot et conçoivent des suppléments illustrés avec un florilège de la bande-dessinée franco-belge.

Jean Hébrad qui a noué des liens d’amitié avec François Clauteaux, publicitaire qui a décidé de créer un hebdomadaire pour la jeunesse. Il va penser à l’équipe d’Edipress. Ainsi apparu le magazine Pilote. Toutefois une consigne est donnée : s’inspirer de la culture française. Uderzo et Goscinny pensent au Roman de Renart. Mais l’idée est déjà utilisée par Jean Trubert.

images-5Eté 1959, il faut absolument créer une nouvelle série. Les deux amis passent en revue l’Histoire de France. Uderzo fait quelque croquis et un gaulois fait son apparition. La phrase « Nos ancêtres les gaulois…. » leur revient en mémoire. La mythologie gauloise forgée au XIXème, ère de naissance des nationalismes en Europe, comme identité nationale et véhiculé par les leçons d’histoire devient une évidence. Les aventures d’Astérix débutent.

Il reste peu de témoignages de la culture gauloise, de tradition orale, qui n’a pu se faire qu’à travers des regards grecs et les romains. La Gaule était un grand territoire qui recouvrait la France, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, une partie de l’Allemagne et le nord de l’Italie. Le terme gaulois fait son apparition à Rome dans les documents officiels vers le IVème avant 0. Ces conquérants envahissent l’Etrurie, s’empare de Rome avant de faire le siège au Capitole. Brennus, le chef dira même « Vae Victus » (Malheur aux vaincus). Les romains vont dire de ces assaillants qu’ils braillent comme des coqs. Jeu de mot repris au Moyen-Age contre les ennemis du royaume de France qui se transformera en emblème sous la Révolution puis par Louis-Philippe pour changer des fleurs de lys et deviendra officiel sous le IIIème république. Jules César s’attaque à ces ennemis redoutés et va imposer la Civilisation. Au bout de 8 années de guerre, Vergincétorix (qui signifie « roi suprême des guerriers ») déposa les armes aux pieds de César.

images-6Au Moyen-Age, la filiation venait des Francs et l’évènement fondateur de l’histoire de France est le baptême de Clovis. C’est à partir de la Renaissance et surtout au 18ème que les Gaulois apparaissent dans l’histoire. La question est de connaître l’héritage de ses origines. Les francs peuple noble et fort d’un côté. Et de l’autre, les gaulois vaincus. Vercingétorix va être choisi comme symbole d’un pays, défenseur de la liberté. Tout comme Napoléon III qui va devoir lutter contre l’impérialisme allemand.

Napoléon III demande d’ériger une statue en l’honneur de ce chef guerrier, dessiné par Viollet-le-Duc, réalisé par Aimé Millet à Alise-Sainte-Reine (ancienne Alesia). Fier sous le poids de la défaite, il est conforme à l’esthétique d’une époque donc à l’allure anachronique. L’épée et bouclier sont issus de l’âge de bronze et les bandelettes autour de ces braies courante au Moyen-Age.

Suite à défaite et la chute du Second Empire, Vercingétorix incarne encore mieux une nation avide de vengeance.

Vercingétorix jette ces armes aux pieds de Jules César de Lionel Royer

Vercingétorix jette ces armes aux pieds de Jules César de Lionel Royer

Sous la IIIème république jusque dans les années 50, les petits français apprennent que leurs ancêtres sont des hommes téméraires, guerriers, fêtard auquel Rome apporta la civilisation. Les hommes sont chevelus, moustachus. Les druides portent des toges blanches et des serpettes. Les découvertes archéologiques vont mettre à mal ces représentations qui toutefois perdurent dans la représentation mentale.

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Une bonne base historique pour créer un univers riche ainsi naquit un petit village gaulois en Armorique, au bord de mer. « Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum…  »

La guerre devient assez drôle car ce village d’irréductible possède une potion magique qui les rend irréductible. Le village est organisé autour de figures attestées comme le chef, le barde, le druide… Ils incarnent la civilisation face à l’oppression. On rencontre par exemple le chef, Abraracourcix, dirige le village soutenu par sa femme Bonemine. Panoramix, le druide qui réalise la potion magique. Agecanonix, le doyen qui a une très charmante compagne qui a tendance à radoter. Cetautomatix, le forgeron qui se bat souvent avec son ami le poissonnier, Ordralfabétix.

La proximité avec la mer va leur permettre de voyager, de faire des rencontres et d’aller à l’encontre des clichés, des particules… En effet, dès le deuxième album, nos héros partent à Lutèce. 20 aventures sur 32 se déroulent en dehors du village. Ces déplacements sont motivés par des valeurs fondamentales tels que l’amitié ou la solidarité. La raison est plus la quête d’un objet, d’une substance ou défier Rome comme Le tour de Gaulle. Suite au décès de Goscinny en 1977, Astérix et Obélix partent en Inde et voguent vers l’Atlantide.

images-9Dès la fin des années 60, Astérix devient un phénomène éditorial. Le premier tome, Astérix le Gaulois, publié en 1961, est vendu à 6 000 exemplaires. Trois ans plus tard, on double la publication. En 1967, on dépasse le 1 million d’exemplaire. En vue de ce succès grandissant, Uderzo fonde sa propose maison d’édition en 1979. Un succès à l’étranger également avec une première traduction en 1961 en portugais sous forme de périodique. Puis, Astérix sourit à l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, la Scandinavie. En 1965, ils voyagent en Turquie, puis au Brésil (1968), au Moyen-Orient et Asie (à partir des années 80) et l’Europe de l’Est à partir des années 90. Avant tout cela, dès 1960, les aventures d’Astérix le Gaulois étaient éditées sur des disques 33 tours. Deux ans plus tard, suivi l’adaptation de La Serpe d’or. Cela correspondant au prolongement des enregistrements des feuilletons radiophoniques diffusés tous les jeudis depuis le 6 octobre 1960 sur Radio Luxembourg dans l’émission Pilote. Lorsque la série passe sur France Inter, qu’elle trouve ces véritables voies avec Roger Carel en Astérix, Jacques Morel en Obélix et Gérard Calvi aux bruitages.

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Le 19 septembre 1966, il est en couverte de l’Express. En 1967, première adaptation en dessin animé qui a été le premier d’une série de 7. Ce premier essai réalisé à l’insu des créateurs les a beaucoup déçus même si le succès public est au rendez-vous. C’est pour celui qu’ils ont mis leur grain de sel dans les suivants. Ainsi à partir de 1968, que Pierre Chernia devient la voie officielle. Puis en 1999, le premier film avec les comédiens vivants avant une série qui n’est pas encore terminée.

Le 30 avril 1989, à la mode américaine, un grand parc d’attraction sur la thématique d’Astérix ouvre ces portes à la frontière de Paris.

Ce qui fait la véritable force et la raison d’un tel succès c’est la qualité de l’écriture, des jeux de mots, des anachronismes… Une lecture ne suffit pas à comprendre toutes les subtilités. On peut relire la bande dessinée et découvrir toujours des choses. Surprenant.

Une magnifique exposition et une visite guidée extrêmement intéressante et riche. Une muséographie réfléchie, claire, lumineuse, sonore, tactile… On voit des tableaux, des reproductions de sculptures, des planches, des objets historiques de période gaulloise, des albums, des personnages en plastiques…. Et on écoute des 33 tours avec des chansons, des interviews, des enregistrements d’épisodes… Lorsqu’on tend l’oreille, on sait qu’une bagarre va exploser suite à un problème de poissons frais, le chant du coq, des discussions entre Astérix et Obélix… Sans oublier les jeux interactifs pour les petits tout comme les grands. A la fin de l’exposition, on peut s’asseoir et relire des albums, autant vous dire que les places sont très occupées par des lecteurs. Après 2h30, une visite et une visite guidée, malgré un mal de jambes j’étais ravie. Je vais reprendre la lecture des Astérix, je n’ai plus le choix maintenant.

Le site officiel de la BNF

A la rencontre de Guy Debord

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La BNF propose actuellement et jusqu’au 13 juillet une exposition surprenante sur Guy Debord. J’ai pris la direction de la BNF pour une visite guidée, haute en couleurs.

Le nom de Guy Debord m’était très familier et d’ailleurs dors toujours tranquillement dans ma bibliothèque « La société du spectacle » que j’aurais du lire il y a quelques années de cela. J’ai oublié mes cours de fac sur Guy Debord, alors l’occasion était bonne pour redécouvrir cet homme qui a marqué les théories de la communication.

Du moins, c’est ce que je croyais avant de faire l’exposition. Accompagné de 5 autres personnes venus aussi pour découvrir l’homme, nous partons dans son histoire, ces convictions, ces combats. L’homme ne travaille pas, vie de rente du travail de sa femme. Il prône qu’il ne faut pas travailler. Toujours facile quand on gagne de l’argent à ne rien faire. Facile quand ne repose pas sur vous la survie et le bien-être d’une famille. Des gens riches critiquent une société tout en y étant en grande partie extérieur. D’un côté eux, qui pouvaient parler de tout de rien en allant dans les bars, puis s’égarer pour reconquérir l’espace urbain.

GuyIl a plusieurs corde à son arc, puisqu’il est sociologue, écrivain, cinéaste, journaliste, rédacteur, provocateur, chef de bande… Il crée les lettristes, puis les situationnistes puis l’Internationale situationnioste pour révolutionner le quotidien. Puis quitte son mouvement pour en créer un autre. Il se fait un réseau d’amis qui lui permets de publier des livres et de diffuser ces essais cinématographiques.

« C’est au milieu du siècle, quand j’avais dix-neuf ans, que j’ai commencé à mener une vie pleinement indépendante ; et tout de suite je me suis trouvé comme chez moi dans la plus mal famée des compagnies. »

Mai 68 passe par là, mais lui n’agit pas. Il voit les étudiants de la Sorbonne descendre dans les rues, les ouvriers manifestés. Il voit une société en changement. Il critique la société qui met sa propre mis en scène, tel est le sujet de « La société du spectacle« .  Il se suicide en 1994 car atteint d’une grave maladie il ne veut pas devenir souffrance.

Une magnifique muséographie qui permet de découvrir l’homme au fur et à mesure du temps qui passe. Une exposition très complète qui présente aussi bien des lettres, des livres, des magazines, des peintures, des vidéos… dans un espace judicieusement clair et lumineuse. Concernant la visite guidée, j’avoue m’être sentie souvent bête. Je ne connaissais pas les lettristes et d’autres références qu’apparemment j’aurai du avoir. Mais sans complexe j’ai demandé que l’on m’explique les yeux remplis d’innocence comme les enfants. J’ai aimé quand même, même si dans un sens je trouve que ces mouvements révolutionnaires sont des passes temps de gens aisés.

Ne travaillez jamais

 

 

Visite guidée Jean de Gonet

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Direction la BNF pour l’exposition Jean de Gonet, relieur pour une visite guidée avec un guide passionné et passionnant.

Voir une exposition sur un relieur, français de surcroit peu en refroidir plus d’un. D’ailleurs, quand j’ai vu l’affiche puis le titre, j’avoue que je n’avais pas prévu d’y aller. Mais lorsque j’ai faîtes la visite insolite de la BNF, nous sommes passés dans l’exposition, et le guide m’a parlé avec tellement de passion des livres reliés que j’ai été conquise. En plus, c’est lui qui faisait la visite, je n’ai pas résisté.

Pas grand monde pour la visite guidée, une personne de la bnf et un vieux monsieur arrivé avec 45 minutes de retard. Jean de Gonet est une relieur d’art très créatif. Il innove dans le mélange de matériel, dans le touché et dans le confort de lecture. Il propose une certaine rupture où le livre se rapproche d’une oeuvre d’art. Les livres ne sont plus dans les bibliothèques, ils sont exposés, protégés, chouchoutés. Certains, d’ailleurs dorment avec leur livre tellement que le support devient affectif.

Il réinvente la reliure en s’inspirant du classicisme avec coin renforcé, clous sous le livre et utilise surtout de nouveaux matériaux qu’il mélange. Ici se côtoie avec naturel et simplicité, l’ébène, le galuchat, la peau de crapaud, le poil de poulain, la glotte de dinde, du papier japonais, le kevlar… A cela s’ajoute la texture, frappée, gravée, gaufrée, lise, striée. J’aurais aimé les toucher ces livres qui convoitait mon sens du toucher en plus de celui de la vue.

Beaucoup de ces exemplaires étaient présenté, il a réalisé 1 600 livres sur 30 ans. Bien entendu, ces livres n’appartiennent pas à monsieur, madame, tous le monde. Certains livres montent à plus de 20 000€. L’histoire que j’ai trouvé assez drôle, c’est que M. J’ai de l’argent, contact Jean de Gonet pour lui donner un livre. Ce dernier lui prend, ne veut aucune exigence concernant la forme et ne lui rendra qu’avec la facture. Le prix dépend du client. Pas de devis avant, juste une facture après.

Ce que j’ai apprécié, le petit plus, était la rencontre avec l’artiste par hasard. Il attendait une journaliste. Pour faire fuir les secondes qui défilaient, il regardait le petit film qui lui est consacré. Il commentait les images à haute voie « Là, c’est chez moi, ma maison dans le Sud », « là c’est ma bibliothèque Jack London ». Alors, j’en ai profité de discuter avec lui, d’échanger quelques mots. Il s’aime beaucoup et il est arrivé à faire son réseau car c’est ainsi que l’on doit faire pour réussir me dit-il. Un vrai personnage haut en couleur avec un petit grain de folie. A un moment, une jeune femme un peu intimidé vient voir l’homme et lui demande une dédicace. La voie hésitante, le sourire jusqu’aux oreilles et les yeux pétillants, elle lui donne son nom pour qui lui signe son livre. En quelques mots, elle lui avoue l’amour de son travail. C’était une très belle rencontre hasardeuse qui m’a touché et à donner une touche particulière à cette exposition. Comme quoi, juste une petite chose donne naissance à un beau moment qui rend l’exposition particulière.

Vous avez jusqu’au 21 juillet pour découvrir cet artisanat d’art dans la galerie François Ier.

Visite guidée « Hugo Politique »

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La maison Victor Hugo propose de découvrir l’auteur sous un autre angle à travers une exposition « Hugo Politique ».

On oublie souvent que Victor Hugo n’est pas simplement un auteur et poète, il a été aussi un politique. Nommé pair de France, député et sénateur il a lutté pour le droit des enfants, des femmes et pour la démocratie. De façon chronologique, on découvre l’homme et l’évolution de son système de pensée à travers une frise temporelle, des tableaux, des sculptures, des lettres, des livres, des journaux, des vêtements…

Très jeune, il est royaliste, sous l’influence de sa mère qui l’a élevé avec ces deux frères. Tous dans la famille sont doués pour l’écriture y compris ces parents. Ces derniers se séparent alors qu’il est âgé de 18 ans. C’est au moment du décès de sa mère, Sophie qu’il apprend à mieux comprendre son père, militaire de carrière qui a réussit à monter les échelons. Il apprend à le connaître et le respecter. Ce dernier va lui transmettre de vraies valeurs comme le respect d’autrui. Il raconte une histoire que son père lui avait raconté. Il était sur un cheval en Espagne et ramenait des prisonniers. Un des homme tombe et réclame de l’eau. Le père de Victor Hugo ordonne à un de ces subalterne de lui donner sa gourde. Au moment où l’homme saisi l’objet, le prisonnier lui vole son arme et tire sur le Général Hugo. La balle touche le tricorne qui tombe à terre. Le général insiste et demande au soldat de donner à boire à l’homme. Il précise à son fils, qu’un homme qu’elle qui soit doit être respecté.

D’ailleurs cela à du l’influencer, car royaliste sous la Restauration et proche du pouvoir, puisque ce dernier lui versait de l’argent pour qu’il puisse écrire. Puis proche du pouvoir sous la monarchie de Juillet, républicain modéré en 1848, progressiste en 1851, opposant, il se fait souvent traité de girouette. On lui dit de retourner chez lui pour écrire au lieu de s’occuper de politique, chose qu’il se refuse. Il est un opposant au coup d’Etat de 1851 qui l’obligea à s’exiler. Il reviendra en soutenant le peuple pendant le siège de Paris en 1870. Il se fera élire deux fois député sans même  poser sa candidature. Entre 1871 et 1876, il va être à l’extrême gauche dans l’hémicycle, à l’endroit opposé où il était peu de temps avant. Il va s’opposé aux violence de la Commune de la répression des Versaillais.

Le pouvoir a quitté Paris pour se réfugier à Bordeaux. Les prussiens qui ont emprisonné l’armée française veut conquérir la capitale. Les parisiens, baricade la ville et empêche l’ennemi d’entrée. Les combats sont violents et le froid rend les conditions de résistance encore plus difficile. Un traité de paix va être signé contre de l’argent qui va prendre des dizaines d’année à rembourser, le départ de France et surtout la libération de la capitale. Pendant cette période des représentants ont été élu pour gérer la situation puisque le pouvoir avait fui. Victor Hugo, demandait qu’on aille aidé ce peuple qui défend la capitale. Le pouvoir le refuse catégorique. Une fois l’armée libérée, le pouvoir l’envoie tuée les communards. Ce fut une véritable boucherie qui va véritablement affecté Hugo.

Il va passer sa vie à vouloir défendre les homme contre la peine de mort, contre la misère, pour la laïcité, l’enseignement gratuit. A travers ces écrits, la presse, les journaux crées avec ces fils, ces voyages, ces rencontres, ces amis et ces amantes. En particulier Juliette Drouet qui l’a toujours soutenu, cette Causette qui lui parlé de la dure réalité sociale d’un peuple qui souffre et qui est à l’agonie. Elle qui l’a aidé à fuir à Bruxelles, à protéger des textes, l’aider financièrement… Une belle histoire d’amour et de partages de valeurs.

Il fut le seul homme à être décrété Grand homme de son vivant pour être enterré par la suite au Panthéon. Il a été emmené dans un simple corbillard comme demandé dans son testament. Lorsqu’il mourut le 22 mai 1885, des funérailles nationales furent organisés le 1 juin 1885. Plus d’un million de personnes seront présents ce jour là ainsi que des représentants de plus de 10 pays du monde pour venir lui rendre un dernier hommage. Aucun autre homme depuis à pu avoir une telle reconnaissance.

Une visite guidée très intéressante et passionnante qui m’a permis de mieux connaître Victor Hugo. Le conférencier m’avait presque convaincu de lire L’homme qui rit, un livre qui peut changer une vie, m’a t’il dit. Le personnel du musée est très charmant et accueillant. Alors pourquoi passer à côté?

Plus d’informations : parismusees.paris.fr/fr/exposition/hugo-politique

Tarifs
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit 1 : 3,5 € (plus de 60 ans, enseignants,chômeurs, famille nombreuse)
Tarif réduit 2 : 2,5 € (jeunes 14-26 ans + RMIste)
Gratuit : moins de 14ans
Adresse
Hôtel de Rohan-Guéménée
6, place des Vosges
75004 Paris

Horaires d’ouverture
Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche sauf lundis et jours fériés.

Accès
Métro : Bastille (lignes 1, 5, 8), Bréguet-Sabin (ligne 5), Saint-Paul (ligne 1) ou Chemin-vert (ligne 8)
Bus : 20, 29, 65, 69, 76, 86, 87, 96
Velib’ : 105-109 terre plein Saint-Paul, 27 Boulevard Beaumarchais, 36 rue de Sévigné
Autolib’ : 2 rue Neuve Saint-Pierre

A la découverte de la BNF

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La bibliothèque nationale de France organise des visites de ces bâtiments, une belle occasion pour découvrir ce surprenant endroit.

Rendez-vous à 15h00 devant la maquette de la bibliothèque. 5 inscrits, dont une maman en retard de 20 minutes qui est venue avec son petit de 2 ans 1/2. Donc forcément qui dit poussette et enfants en bas âge, dis cris et courses. Et oui! Le médiateur nous fait un récapitulatif de l’histoire de la bibliothèque nationale. En 1537, François I par le biais d’une ordonnance datant du 28 décembre oblige les imprimeurs et les libraires à déposer à la librairie du château de Blois tout livre imprimé mis en vente dans le royaume. Mais les guerres de religion vont passer par là et de nombreux ouvrages protestants vont disparaître. Une plus grand stabilité va apparaître avec Colbert sous Louis XIV. Même si pendant 3 ans à la révolution française, le dépôt légal va être supprimé de nombreux ouvrages vont être récolté à la suite des confiscations pratiquées en France et à l’étranger.

C’est par la volonté de Frédéric Mitterand que la BNF que nous connaissons est née. Il fallu 5 ans pour choisir et bnf10construire ce projet, tellement décrié. Il a fallu deux ans pour dépolluer les sols. Les anciennes habitations sont rasées et un nouveau quartier naquit. La polémique fait rage car la grande devanture de la bibliothèque en bois est certes imputrescible et imperméable mais il est glissant quand il pleut. Mais c’est devenu la plus grande bibliothèque au monde en surface dans lequel gît une forêt d’un hectare.

J’ai pu apprécié la visite avec M. Calme qui porte à ravir son nom. Nous sommes montés au 18ème étage de la tour ouest qui offre une magnifique vue sur Paris. Les deux étages au dessus sont réservés au refroidissement des bâtiments. Car comme tout est en verre, il fait très froid en hiver et trop chaud en été. La méthode pour éviter ces trop pleins de climat des portants en bois, nécessaire aussi pour protéger les livres qui n’aiment guère les rayonnement du soleil.

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Puis descente, direction le sous-sol où voyage les livres que les étudiants et chercheurs ont demandés. Et enfin, une petite explication des globes de Coronelli, qui sont actuellement à l’accueil de la BNF dans le cadre d’une exposition. Les globes sont très impressionnants à voir. Le cardinal d’Estrées à offert à Louis XIV deux globes géants qui ont été réalisés en 1683 par le cosmographe vénitien Vincenzo Coronelli, en espérant un poste à ces côtés. Cependant le présent n’a du tout été apprécié par le roi, tout ces efforts pour rien. Si, pour notre plus grand plaisir.

Bref, une excellente visite d’1h30 dans la bibliothèque avec l’accès à de nombreux endroits interdits au public. Et en plus, ce n’est que 3€, alors pourquoi s’en priver?

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Plus d’informations
Historique complet de la BNF : www.bnf.fr/fr/la_bnf/histoire_de_la_bnf/a.sept_siecles.html
Les globes Coronelli : expositions.bnf.fr/globes/grand/068.htm

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A la découverte du Cambodge

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Après la visite globale du musée Guimet, les yeux pétillants de curiosité, la guide annonce qu’elle va faire la prochaine visite. Mais qu’elle est le sujet de cette prochaine viste?, lui demandais-je. Avec un sourire, la guide me répond : Le Cambodge.

En effet, toute les semaines, on peut découvrir une zone géographique du musée Guimet. J’en dénombre 7 : l’Inde, le Cambodge, l’Afghanistan-Pakistan, le monde himalayen, deux zones de la Chine et le Japon. Cette semaine, c’est le Cambodge qui est à l’honneur, situé dans l’Asie du Sud-Est. La création du département d’art de l’Asie du Sud-Est résulte de la réunion de deux grandes collections d’art khmer, entre 1927 et 1931 : celle du fonds ancien du musée d’Emile Guimet -avec l’ensemble d’art du Cambodge réuni par Etienne Aymonier (1844-1929) – et celle de l’ancien Musée Indochinois du Trocadéro dont Louis Delaporte (1842-1925) avait été l’initiateur et le conservateur. L’ensemble de sculptures khmères permet d’illustrer les grandes périodes de l’art du Cambodge, des origines à nos jours. Le Cambodge est l’État successeur de l’Empire khmer hindouiste et bouddhiste qui régna sur pratiquement toute la péninsule d’Indochine entre le XIe et le XIVe siècle. Les habitants du Cambodge portent le nom de Cambodgiens ou Khmers en référence à l’ethnie khmère.

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Il est 16h00, nous sommes 5 dont 3 personnes qui connaissent très bien le pays de la thématique et qui y sont allés très récemment en voyage. Par chance, la visite du musée m’avait permis d’acquérir certains mots de vocabulaire qui allait devenir indispensable pour mieux comprendre l’art khmers. Tout d’abord, notre guide nous informe que l’art du Cambodge, présent dans le musée est divisé en trois période historique : pré-ankgorienne, ankgorienne et post-ankgorienne. Par contre, je n’ai pas noté les dates. Au fur et à mesure de la visite d’1h30, on va voir l’évolution des représentations de la triade hindoue : Visnou, Brahma et Shiva et bien entendu Bouddha. 
Pour mémoire :
– Shiva :  dieu de la destruction et de la dissolution. Il est reconnaissable grâce entre autres à son troisième oeil frontal, et à son le trident/morceau de lune qu’il porte sur sa coiffe.
– Brahma : dieu de la création. Il est traditionnellement représenté avec quatre têtes.
– Vishnou : dieu de la protection. Il porte une petite maison dans sa coiffe et un cakra (arme de jet en forme de disque).

guimet7Selon les trois périodes citées ci-dessous, on voit clairement que les divinités vont changer que cela soit dans leurs tissus, dans leur forme et dans les visages. Des modifications qui vont être influencer par des guerres et surtout le commerce. Les visages évoluent. Au départ, ils sont assez semblables, puis leur apparaît une fine barbe qui longue le visage, et qui se délimite des cheveux avec des sortes de petits crochets de parts et d’autres du visage. Les sourcils qui étaient tout simplement une ligne droite deviennent deux sourcils distincts. Puis une fine moustache apparaît au dessus des lèvres. Et dans la période post-angkorienne, les divinités ferment toutes leurs yeux, elles méditent. De même pour leur robe qui vont passer de tissus lisses à des tissus drapés, plissés. Des motifs floraux vont apparaître, tout comme sur les tissus qui se vendent à cette époque. Les » jupes » masculines vont se porter plus haut avec une ceinture plus riche d’ornements. Les ornements ne sont plus rajoutées sur les statuts, elles sont directement sculptés.Guimet6
Les formes des statuts changent aussi. Les hommes avaient des jambes fines car les statuts étaient soutenus par des des arcs, mais à la disparition des arcs, les hommes sont devenus plus massifs afin que la statut puisse avoir de l’équilibre. Les visages finissent par se rapprocher des personnalités importantes dirigeantes.
On y voit quelques linteau qui se trouve au dessus des temples avec la représentations de la trimûrti. Mais d’autres éléments comme la présence du dieu serpent, de l’éléphant et de la nature par le biais de feuillage.

Bref, un beau voyage dans l’art hindouiste et bouddhique au Cambodge. Le partage de la découverte de se pays avec des personnes ayant visiter les temples en vraie, à apporter un plus. Il m’a manqué des cartes pour mieux situer les choses, mais le musée est fâché avec les cartes. Je ne connais pas l’histoire du pays, et encore moins celle de ces dirigeants. Une petit frise historique m’aurait aussi beaucoup aidé à mieux appréhender l’évolution du pays. J’ai beaucoup aimé, et je pense que la semaine prochaine, je vais prendre un rendez-vous pour un autre voyage, celui pour le Pakistan.

Plus d’informations sur l’art cambodgien : www.culture.gouv.fr
V
oir des oeuvres : www.insecula.com

Informations pratiques
Musée Guimet
6, place d’Iéna
75116 Paris

Tarifs : www.guimet.fr

Visite libre
Droit d’entrée :
-Collections permanentes : plein tarif : 7,50€ – tarif réduit : 5,50€
-Exposition temporaire : plein tarif : 8€ – tarif réduit : 6€
-Collections permanentes + exposition temporaire (billet jumelé) : plein tarif : 9,50€ – tarif réduit : 7€.

Visite guidée
Billet d’entrée à acquitter en sus du droit de conférence indiqué ci-dessous :
-1 heure : plein tarif : 4,20€ – tarif réduit : 3,20€
-1h30 : plein tarif : 6,30€ – tarif réduit : 4,80€.

Gratuit : Enseignants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RMI ou du RSA, titulaires du minimum vieillesse, mutilés de guerre, personnes handicapées (titulaires de la carte d’invalidité ou de priorité).

Gratuit pour les enfants : moins de 18 ans, 18-25 ans ressortissants et résidents de l’Union Européenne, étudiants de l’Ecole du Louvre, étudiants des universités et des écoles d’art publiques

Site officiel : www.guimet.fr

Transports
Métro
– Ligne 9 : station Iéna, au pied du musée.
– Ligne 6 : station Boissière, puis descendre la rue Boissière jusqu’à la place Iène

Bus
– 63, arrêt Albert de Mun ou Iéna
– 82, arrêt Iéna
– 30, arrêt Kleber-Boissière, puis descendre la rue Boissière jusqu’à la place Iéna
– 22, arrêt Kleber-Boissière, puis descendre la rue Boissière jusqu’à la place Iéna
– 32, arrêt Albert de Mun ou Iéna

Vélib’
– Station 4 Rue de Longchamps (n° 16007)
– Station 1 Rue Galilée (n° 16008)

Visite guidée de l’hôtel de Rohan

Hôtel de Rohan - Christophe Huet : "Les Cartes et les Échasses

Les archives nationales proposent depuis ce début d’année, le deuxième lundi de chaque mois, de visiter l’hôtel de Rohan qui jouxte l’hôtel de Soubise.

Je prend contact par mail pour réserver et par chance, il restait de la place. Les 20 personnes sont là et pour une fois, il y a 4 jeunes de moins de 50 ans sur tout le groupe. Et sur l’ensemble 3 hommes, pour toujours bien illustrer que se sont les femmes qui font le plus de sorties culturelles.

On regarde la maquette de l’ensemble des bâtiments dans l’hôtel de Soubise puis direction l’hôtel de Rohan. Pour cela, nous passons devant le petit jardin de l’hôtel de Soubise ouvert depuis peu au public. L’hôtel de Rohan est ouvert au public pour les visites guidées.  Les locaux sont occupés en partie par l’administration des archives nationales et l’autre par l’école de Chartres.

Olivier de Clisson fit construire un hôtel particulier à partir de 1371. De ce premier bâtiment il ne reste que la porte d’entrée fortifiée et de deux échauguettes donnant sur la rue des Archives. En 1553, François de Lorraine, duc de Guise l’acquière. De sa possession, il ne reste que la chapelle ainsi que l’ancienne salle des gardes. Sous la dernière descendante du nom, Marie de Guise, l’hôtel devint le théâtre d’une cour où se côtoyaient les intellectuels. A sa mort en 1688, l’hôtel est resté sans habitant. Il a été racheté en mars 1700 par François de Rohan-Soubise. En 1705, il choisit Pierre-Alexis Delamair comme architecte sur les conseils de leur fils, futur cardinal de Rohan. Il changea l’orientation de l’hôtel en mettant une nouvelle façade et créa une cour à colonnade en demi-lune sur la rue des Francs-Bourgeois. La décoration intérieur est en partie confiée à Germain Boffrand, passionné d’art rocaille.

A la suite de la révolution française, les hôtels de Soubise et Rohan sont la possession de l’Etat. L’hôtel de Soubise est affecté aux Archives impériales et l’hôtel de Rohan à l’Imprimerie nationale qui y demeura jusqu’en 1927. En 1867, Napoléon III installe le musée des Archives nationales à l’hôtel de Soubise.

On découvre vite fait à travers une dizaine de pièces les quelques restes de ces passages. Moins d’une heure après notre entrée dans les lieux nous avions fait le tour, posé des questions alors que la visite devait durée 1h30. J’ai appris plus de choses en regardant sur le web sur les 5 premiers résultats qu’en faisant la visite. Certes, j’ai vu des peintures de Huet avec des petits singes et chinoiseries à la mode sous Louis XV, de très beaux travaux d’ornemanistes et une devanture sculptée par Le Lorrain, et alors? Aucun intérêt dans la visite. Nous avons dérangé des gens qui travaillaient, passer dans des salles de cours et la plus part des salles sont sombres car on ne peut pas ouvrir les stores. Ce fut compliqué d’avoir de la lumière car les boutons d’allumage ne sont pas toujours à côté des portes d’entrée, il faut contacter la sécurité.  Bref, aucun intérêt, mieux vaut visiter le musée des archives nationales.

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Informations pratiques

Musée des Archives nationales
Hôtel de Soubise
60, rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris
Tél – 01 40 27 60 96 

Tarif
8 euros

Dates et horaires
Le 2e lundi du mois de 16h à 17h30
Premier semestre 2013: 14 janvier, 11 février, 11 mars, 8 avril, 13 mai, 10 juin

Renseignements et réservations
Tél – 01 75 47 20 06
Courriel : service-educatif.an@culture.gouv.fr
www.archivesnationales.culture.gouv.fr

Courriel : infomusee.archivesnationales@culture.gouv.fr