Marie Tudor de Victor Hugo au théâtre de La Pépinière

marie-tudor-bigOn entend encore dire que Victor Hugo n’est plus un auteur de notre temps et n’a plus sa place sur les planches. La Pépinière va démentir cela avec facilité avec Marie Tudor avec douze excellents comédiens sur scène, de magnifiques costumes et une mise en scène très imaginative. Partez pour un voyage dans la littérature et dans l’Histoire.

Londres, 1553, Marie Tudor, Reine d’Angleterre, dit Marie la Sanglante, est une femme entière, colérique et passionnément amoureuse. D’ailleurs, c’est ce dernier point qui va poser problème. Elle aime à la folie Fabiano Fabiani ce qui n’est guère du goût de beaucoup d’hommes de la cours. Cet homme est fourbe et dangereux. Ils vont devoir pour pousser la reine à le repousser à mettre en place un stratagème où il ne pourra avoir aucune échappatoire. Par chance, cet opportuniste n’est l’homme d’une seule femme, il séduit aussi la charmante Jane qui est aimé de Gilbert qui l’a recueilli enfant et qui veut l’épouser.

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Bien entendu, Jane n’est pas une femme comme les autres malgré sa grande innocence (sous tous les sens du terme). Elle est la fille de Lord Talbot, pair d’Angleterre qui possédait une grande fortune. En la déshonorant, elle ne pourra jamais trouver de mari et jamais redemandé les biens de sa famille, même si pour l’instant, elle ne le connaît pas son origine. La trahison de son amant va lui être dévoilée et cela va déclencher son courroux. Avec l’aide du tendre amoureux Gilbert, qui va accuser Fabiano Fabiani de l’avoir incité au crime de lèsemajesté en contrepartie, il exige de la Reine qu’elle redonne le titre de noblesse à Jane ainsi que les biens qui lui sont dus. La sanction va être directe : la peine de mort.

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Dans les rues résonnent encore le nom d’Elisabeth, Marie doit assoir son pouvoir surtout qu’elle est promise au roi d’Espagne. Alors elle est partagée car elle ne veut pas perdre l’homme qu’elle aime qu’importe qui il est. Elle veut le sauver et qu’importe ce qu’en dit la rue. Mais la raison du cœur affronte la raison d’Etat. Tout comme Jane, elle va essayer de sauver l’homme aimé mais un des deux montera sur l’échafaud. De la tour de Londres, impossible de savoir qui. Les coups de canon raisonnent. Quand le silence revient, les femmes terrifiées dans leurs entrailles attendent de savoir qui reviendra dans leurs bras.

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Pas si facile à résumer comme histoire en quelques lignes. Il faut que Victor Hugo a pris beaucoup de liberté pour nous raconter l’histoire d’une reine amoureuse car en vrai, elle était plutôt célibataire. Et puis, il faut dire que raconter l’histoire d’une femme qui ne suit que ces sentiments qui est sauver grâce à des hommes qui eux veulent protéger la nation, n’a rien de surprenant. Un gros poil misogyne, Victor Hugo, gros homme à femmes, n’a pas de scrupule à montrer des femmes vulnérables, faibles et hystériques (ancienne maladie typiquement féminine).

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L’histoire est servie par dix hommes et deux femmes exceptionnels (Cristiana Reali, Jean-Philippe Ricci, Jean-Claude Jay, Philippe Calvario ou Benjamin Guillet, Régis Laroche ou Pierre-Alain Leleu, Jade Fortineau, Anatole de Bodinat, Stanislas Perrin, Pierre Estorges, Robin Goupil, Valentin Fruitier et Thomas Gendronneau) qui vont donner vie à cette fresque humaine et romantique. Quel fougue et quelle énergie qui sont communiqués par l’ensemble des artistes sur scène. Même si la tête d’affiche est Cristiana Reali et qu’elle est magnifique dans le rôle de cette reine folle d’amour, le talent des autres comédiens est autant comparable. En plus, le scénographe Alain Lagarde a décidé de mettre de la modernité dans la pièce. Des costumes certes qui conservent un classicisme surtout avec les jolies fraises aux cous de certains messieurs. Tout en conservant, un certain respect de l’époque, il rajoute un côté bling bling très à-propos. Tout comme le fait de rajouter un sémillant guitariste jouant en live, à l’occasion bourreau ou passer du Björk ou du Pink Floyd.

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Les panneaux semi-opaques devenant rues, murs, chambre, tribunal… étouffent les voies comme elles les accompagnent tout comme le mobilier mouvant et adaptable. Magnifique geôle pour Gilbert, d’un petit espace dans du métal type rouillé. Sur les planches se déroulent des scènes de capes et d’épée, d’échanges secrets et de rencontres amoureuses. J’ai adoré le fait que les comédiens pouvaient entrer et sortir en passant par la salle à côté des spectateurs les poussant à envoyer leur voie différemment, les costumes, les décors, le jeux, la mise en scène, les petits détails comme le dépôt de terre battue.. J’ai adoré tout en restant quoi de la scène de danse frénétique de la Reine, tellement moderne et remplie de folie.

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Remplie de poésie, de cruauté et d’une pointe d’étrangeté, j’ai trouvé que l’honneur était rendu à Hugo malgré beaucoup de critiques négatives. Peut-être est-ce les 2h15 de spectacle qui a refroidi certains mais je suis laissée happé avec facilité par ces très talentueux comédiens qui m’ont charmé et pas parce que c’était majoritairement des hommes (10 contre 2 femmes). Alors pour rencontrer une figure de l’histoire à travers qui a assied la réputation d’un auteur, courrez à la Pépinière, de toute façon, tous leurs spectacles sont excellents.

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« Il y a deux manières de passionner la foule au théâtre : par le grand et par le vrai. Le grand prend les masses, le vrai saisit l’individu. Le but du poète dramatique doit donc toujours être le grand comme Corneille ou le vrai comme Molière ; ou mieux encore et c’est ici le plus haut sommet où puisse monter le génie, d’atteindre tout à la fois le vrai et le grand, le grand dans le vrai, le vrai dans le grand comme Shakespeare le fait. Marie Tudor est un effort de plus vers ce but rayonnant. Quelle est en effet la pensée que je  tente de réaliser dans Marie Tudor ? Une Reine qui soit femme. Grande comme Reine. Vraie comme Femme. »
Victor Hugo, 17 Novembre 1833

Lien vers le théâtre de la Pépinière

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Le dernier jour d’un condamné – Victor Hugo

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O rage! démons! malédiction! Il faudrait des mois pour percer ce mur avec de bons outils, et je n’ai ni un clou, ni une heure!

Nous avons pris le fatal qui. Je commençais à ne plus voir, à ne plus entendre. Toutes ces voix, toutes ces têtes aux fenêtres, aux portes, aux grilles des boutiques, aux branches des lanternes : ces spectateurs avides et cruels; cette foule où tous me connaissent et où je ne connais personne : cette route pavée et murée de visages humains… J’étais ivre, stupide, insensé. C’est une chose insupportable que le poids de tant de regards appuyés sur vous. 

Elle ne doit pas « punir pour se venger »; elle doit corriger pour améliorer. Transformez de cette façon la formule des criminalistes, nous la comprenons et nous y adhérons. 

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Victor Hugo a vingt-six ans quand il écrit, en deux mois et demi, Le Dernier Jour d’un Condamné, roman qui constitue sans doute le réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort.
Nous ne saurons pas qui est le Condamné, nous ne saurons rien du crime qu’il a commis. Car le propos de l’auteur n’est pas d’entrer dans un débat mais d’exhiber l’horreur et l’absurdité de la situation dans laquelle se trouve n’importe quel homme à qui l’on va trancher le cou dans quelques heures.
Ce roman – aux accents souvent étrangement modernes – a une telle puissance de suggestion que le lecteur finit par s’identifier au narrateur dont il partage tour à tour l’angoisse et les vaines espérances. Jusqu’aux dernières lignes du livre, le génie de Victor Hugo nous fait participer à une attente effarée : celle du bruit grinçant que fera le couperet se précipitant dans les rails de la guillotine.
Quiconque aura lu ce livre n’oubliera plus jamais cette saisissante leçon d’écriture et d’humanité.

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Victor Hugo a assisté à de nombreuses exécutions publiques et cela a toujours trouver cela injuste et inhumain. Il a profité de ces positions politiques pour faire débattre de ce sujet. Mais aussi de sa plume d’écrivain pour faire réagir à cet acte. Du haut de ces 26 ans, il rédige une courte histoire en ce mettant à la place d’un homme, d’un noble accusé à la mort par guillotine. Le texte paraîtra en 1829 anonymement par le biais de l’éditeur Charles Gosselin. C’est en 1832 que le livre sera réédité avec une très longue préface rédigé par l’auteur, signé avec son nom.

Tic, tac le temps passe. Le condamné a 6 semaines avant de perdre la tête. Il va raconter dans un langage châtier son quotidien. On ne saura pas qui il est, ni ce qu’il a fait. Il reconnaît avoir  commis un crime et cela sans aucune culpabilité. Un temps chargé de peur, de stress, de doute. Il s’interroge sur le fait que l’on puisse tuer le père d’un jeune enfant de 3 ans. En même temps, il a commis un crime de son plein gré.  Je ne dis pas que sa peine est justifiée. Le discours aurait-il été très différent s’il était condamné à la prison à vie? Le côté noir est le côté spectacle de ces actions de torture. Le peuple se réunit, achète les actes de mise à mort, réserve des places, achète des mèches de cheveux du condamné ou du sang fraîchement recueilli du coup…

Bref, une lecture assez sympathique et douce. La préface ici mise en prologue est plus incisive, violente, brutale. On croirait un discours politique clamé à ceux qui font les lois. On retrouve un Victor Hugo engagé et passionné. Le message est d’ailleurs plus puissant que l’histoire elle-même. Une lecture qui me replace dans une période de l’histoire qui me paraît si lointaine et pourtant si proche à la fois.

L’avis de Yuko : art-enciel.over-blog.com

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Marie Tudors au Lucernaire

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Le théâtre Le Lucernaire présente une pièce de Victor Hugo, nommé Marie Tudor, inspiré de la vie de Marie 1ere d’Angleterre. Direction le Royaume-Uni du 16ème siècle ou Marie est couronnée reine le 1er octobre 1553 par l’évêque de Winchester, Etienne Gardiner.

La reine surnommée Marie la sanglante suite à sa folie meurtrière de vouloir tuer les protestants pour réinstaurer un catholicisme traditionnel qui va durer jusqu’à son décès le 17 novembre 1558. Une folie qui caractérisait également son tempérament de feu. Ici Victor Hugo dépeint une femme tomber éperdument d’un homme, coureur de jupon, son favori, Fabiano Fabiani. Elle arrive à le confronter au fait qu’il l’a trompé en lui présentant son amante, Jane et son fiancé prêt à tout pour sauver sa belle. Pour ce crime , l’homme va être condamné à la mort sur la place publique. Mais des sentiments conflictuels entre la trahison et l’amour passionné taraude au plus profond la reine qui s’égare.

Le choix à faire doit s’imposer à chaque personnage subliment jouer. Dans une ambiance assez sombre, un décors très rudimentaire, des costumes travaillés et surtout un jeux parfaitement maîtrisé j’étais partie en plus coeur d’un drame amoureux en plein coeur de Londres. Un véritable coup de coeur pour l’interprétation de la reine despotique par Florence Cabaret qui varie entre la passion, la rage, la colère, la folie avec une intensité surprenante.

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Il faut saluer aussi la présence des autres comédiens comme Pierre Azéma qui campe un Gilbert à la fois doux, sentimental et perdu. Il est tombé amoureux de l’enfant qu’il a élevé et souhaite l’épouser malgré la grande différence d’âge. Il va même lui pardonner son escapade amoureuse avec Fabiano Fabiani. D’un physique assez quelconque, il va être le représentant du peuple, juste et travailleur. Avec lenteur, il va s’imposer. Sa douce voix lui confère un capital sympathie immédiat auquel se rajoute la vraisemblance de son jeu. J’ai tout autant aimé Sacha Petronijevic, Flore Vannier-Moreau, Stéphane Dauch, Pascal Guignard, Frédéric Jeannot, Florence Le Corre indispensable à l’histoire.

Le final de la pièce est le moment de l’apothéose où chaque comédien sublime sa présence, son émotion. Le suspens s’installe en compagnie de l’incertitude et du doute. Qui conduit-on au bourreau? Son de cloche qui retentit. Qui est l’homme dont le visage est recouvert d’un capuchon? Son de cloche qui retentit. Spectatrices impuissantes, Marie et Jane dans la tour de Londres, mettent leurs nerfs à l’épreuve. Le son de cloche amplifie l’intensité du moment. Les larmes coulent, les cris fusent le désespoir transcende la scène pour toucher le public complètement présent avec ces femmes. Tellement criant de vérité…

Une très belle rencontre théâtrale, merci Victor et merci la compagnie 13 😉

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Maison Victor Hugo à Paris

Hugo

La mairie de Paris possède deux maison où Victor Hugo a résidé.  L’un à Paris, l’Hôtel de Rohan-Guéménée, place des Vosges et l’autre Hauteville House, à Guernesey où il vécut pendant son exil.

Victor Hugo emménage avec sa femme, Adèle Foucher et ces quatre enfants (Léopoldine, CHalres, François-Victor et Adèle) au deuxième étage de l’hôtel de Rohan-Guéménée dans un appartement de 280m2. Il y organise très souvent des salons où il reçoit aussi bien des écrivains que des peintres. On y rencontre souvent Théophile Gauthier, Lamartine, Mérimée….

Entre ces murs, il rédige Marie-Tudor, Ruy Blas, Les Voix intérieures, une partie des Misérables, le début de la Légende des Siècles et des Contemplations. Il rencontre sa maîtresse dont il tombe amoureux, Juliette Drouet, qui ne va pas habiter très loin. C’est elle qui réecrit les ouvrages de l’auteur pour les envoyer aux éditeurs. hugo1

C’est ici aussi qu’il devient pair de France et député. Et aussi qu’un drame va changer à jamais sa vie, la perte de sa fille chérie de 19 ans, Léopoldine qui va se noyer à Villequier. Toutefois, c’est la révolution en 1848 qui va faire déménager les Hugo après 16 ans d’occupation des lieux.

Paul Meurice, ami et admirateur de l’homme politique et littéraire rachète l’appartement quelques années plus tard et en fait don à la mairie de Paris. Cette dernière décide de racheter tout l’immeuble et d’en faire un musée qui va ouvrir en 1902. Les lieux ont changer puisque de nombreux locataires sont passés depuis. La décoration a été refaite selon les goût de l’époque. hugo3Beaucoup de mobilier a été ramené de Guernesey. On se rend compte que le mobilier est assez atypique. Il adorait décoré et construire des meubles. Et aussi on retrouve ces initiales ainsi que celle de son amante un peu partout.

Un lieu assez sympathique à visiter même si plus d’explications en salle aurait été un vrai plus. Un plan sur l’ancien agencement du lieu aurait été mieux pour comprendre la vie de l’époque. Je vous conseille de faire la visite guidée du musée pour mieux comprendre un homme et aussi son époque.

Maison de Victor Hugo
6 place des Vosges
75004 Paris

www.musee-hugo.paris.fr

Paul Meurice (1818 – 1905)
Romancier, dramaturge et journaliste.
Il a veillé sur les intérêts de Victor Hugo lors de son exil. Il va également assurer la charge de l’édition de ces oeuvres. Hugo lui fait tellement confiance, qu’il lui donne la charge d’être son exécuteur testamentaire.

Visite guidée « Les femmes et Victor Hugo »

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La maison de Victor Hugo propose plusieurs visites guidées, dont les femmes dans la vie de l’artiste. Hier, j’ai fait cette visite où j’étais la seule intéressée, quelle chance.

Victor Hugo a toujours vécu entouré de femmes. Déjà sa mère, Sophie, vendéenne, issue d’une famille riche et royaliste. Il est très proche d’elle et a eu beaucoup d’influence sur ces enfants, dont la passion de l’écriture. Dés l’âge de 13 ans, il commence à écrire et remporte des prix. En 1821, il se fiance avec Adèle Foucher, avec laquelle il a grandit. L’année suivante, le 12 octobre, ils se marièrent. Ensemble, ils sont cinq enfants : Léopold en 1823, Léopoldine en 1824, Charles en 1826, François-Victor en 1828 et Adèle en 1830. A la suite de ces naissances, les époux font chambre à part à la demande de Mme Hugo.

Victor Hugo fréquentait beaucoup de femmes dont des prostituées. En 1833, il fait la rencontre de Juliette Drouet qui joue dans Lucrèce Borgia, dont il tombe amoureux. L’attirance et réciproque et à partir de ce moment, ils vont devenir des amants indissociables. Elle habitera toujours prêt de lui. Sa proximité avec l’homme va lui permettre d’acquérir un emploi : copiste, qu’elle va occuper jusqu’à la fin de sa vie.

En 1843, Léopoldine, la fille préféré de l’auteur meurt subitement de noyade. Il ne reprendra la plume qu’en 1852. Peu de temps par la suite, il va avoir une nouvelle amante permanente en plus de Juliette. Léonie qui a l’âge environ de sa fille disparue. Elle possède la faveur de sa femme qui n’apprécie pas son autre maîtresse, qui considère qu’elle profite de son mari pour l’argent. Ils vont rester ensemble quelques années, mais elle veut qu’il choisisse entre elle et son autre favorite. Juliette aide Victor à s’enfuir à Bruxelles en 1851. Lors du coup d’Etat du 2 décembre 1852, il tente d’organiser la résistance contre Louis-Napoléon Bonaparte. Celui-ci échoue et il doit fuir pour éviter l’emprisonnement. Elle va lui apporter de l’argent et l’ensemble de ces oeuvres. Cette action héroïque va lui permettre de devenir la préférée.

En 1868, sa femme Adèle meurt. Il ne se remarie pas à la suite du décès de son épouse et vit très proche de Juliette, puisqu’elle loge l’appartement en dessous du sien. Elle continue à être la copiste de Hugo. Il ne peut plus écrire, mais dicte. Le 11 mai 1883, Juliette meurt. A partir de ce jour, il ne produira plus aucun écrit et meurt le 22 mai 1885.

Une histoire passionnante. J’ai appris que c’était un homme à femme. Suite au succès de ces écrits, sa popularité comme politique, les femmes l’adorent et lui font beaucoup de charme. Il va en profiter beaucoup d’ailleurs, mais mystérieusement il ni a aucun enfant hors mariage. Un homme complexe, qui aime écrire, lire et aussi créer, sculpter, peintre. Il créait des meubles en détruisant certains pour en faire de nouveaux. Un grand esprit créatif. Un jour, peut-être, je me plongerai dans son oeuvre.

Adresse
Hôtel de Rohan-Guéménée
6, place des Vosges
75004 Paris

Horaires d’ouverture
Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche sauf lundis et jours fériés.

Accès
Métro : Bastille (lignes 1, 5, 8), Bréguet-Sabin (ligne 5), Saint-Paul (ligne 1) ou Chemin-vert (ligne 8)
Bus : 20, 29, 65, 69, 76, 86, 87, 96
Velib’ : 105-109 terre plein Saint-Paul, 27 Boulevard Beaumarchais, 36 rue de Sévigné
Autolib’ : 2 rue Neuve Saint-Pierre

Visite guidée « Hugo Politique »

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La maison Victor Hugo propose de découvrir l’auteur sous un autre angle à travers une exposition « Hugo Politique ».

On oublie souvent que Victor Hugo n’est pas simplement un auteur et poète, il a été aussi un politique. Nommé pair de France, député et sénateur il a lutté pour le droit des enfants, des femmes et pour la démocratie. De façon chronologique, on découvre l’homme et l’évolution de son système de pensée à travers une frise temporelle, des tableaux, des sculptures, des lettres, des livres, des journaux, des vêtements…

Très jeune, il est royaliste, sous l’influence de sa mère qui l’a élevé avec ces deux frères. Tous dans la famille sont doués pour l’écriture y compris ces parents. Ces derniers se séparent alors qu’il est âgé de 18 ans. C’est au moment du décès de sa mère, Sophie qu’il apprend à mieux comprendre son père, militaire de carrière qui a réussit à monter les échelons. Il apprend à le connaître et le respecter. Ce dernier va lui transmettre de vraies valeurs comme le respect d’autrui. Il raconte une histoire que son père lui avait raconté. Il était sur un cheval en Espagne et ramenait des prisonniers. Un des homme tombe et réclame de l’eau. Le père de Victor Hugo ordonne à un de ces subalterne de lui donner sa gourde. Au moment où l’homme saisi l’objet, le prisonnier lui vole son arme et tire sur le Général Hugo. La balle touche le tricorne qui tombe à terre. Le général insiste et demande au soldat de donner à boire à l’homme. Il précise à son fils, qu’un homme qu’elle qui soit doit être respecté.

D’ailleurs cela à du l’influencer, car royaliste sous la Restauration et proche du pouvoir, puisque ce dernier lui versait de l’argent pour qu’il puisse écrire. Puis proche du pouvoir sous la monarchie de Juillet, républicain modéré en 1848, progressiste en 1851, opposant, il se fait souvent traité de girouette. On lui dit de retourner chez lui pour écrire au lieu de s’occuper de politique, chose qu’il se refuse. Il est un opposant au coup d’Etat de 1851 qui l’obligea à s’exiler. Il reviendra en soutenant le peuple pendant le siège de Paris en 1870. Il se fera élire deux fois député sans même  poser sa candidature. Entre 1871 et 1876, il va être à l’extrême gauche dans l’hémicycle, à l’endroit opposé où il était peu de temps avant. Il va s’opposé aux violence de la Commune de la répression des Versaillais.

Le pouvoir a quitté Paris pour se réfugier à Bordeaux. Les prussiens qui ont emprisonné l’armée française veut conquérir la capitale. Les parisiens, baricade la ville et empêche l’ennemi d’entrée. Les combats sont violents et le froid rend les conditions de résistance encore plus difficile. Un traité de paix va être signé contre de l’argent qui va prendre des dizaines d’année à rembourser, le départ de France et surtout la libération de la capitale. Pendant cette période des représentants ont été élu pour gérer la situation puisque le pouvoir avait fui. Victor Hugo, demandait qu’on aille aidé ce peuple qui défend la capitale. Le pouvoir le refuse catégorique. Une fois l’armée libérée, le pouvoir l’envoie tuée les communards. Ce fut une véritable boucherie qui va véritablement affecté Hugo.

Il va passer sa vie à vouloir défendre les homme contre la peine de mort, contre la misère, pour la laïcité, l’enseignement gratuit. A travers ces écrits, la presse, les journaux crées avec ces fils, ces voyages, ces rencontres, ces amis et ces amantes. En particulier Juliette Drouet qui l’a toujours soutenu, cette Causette qui lui parlé de la dure réalité sociale d’un peuple qui souffre et qui est à l’agonie. Elle qui l’a aidé à fuir à Bruxelles, à protéger des textes, l’aider financièrement… Une belle histoire d’amour et de partages de valeurs.

Il fut le seul homme à être décrété Grand homme de son vivant pour être enterré par la suite au Panthéon. Il a été emmené dans un simple corbillard comme demandé dans son testament. Lorsqu’il mourut le 22 mai 1885, des funérailles nationales furent organisés le 1 juin 1885. Plus d’un million de personnes seront présents ce jour là ainsi que des représentants de plus de 10 pays du monde pour venir lui rendre un dernier hommage. Aucun autre homme depuis à pu avoir une telle reconnaissance.

Une visite guidée très intéressante et passionnante qui m’a permis de mieux connaître Victor Hugo. Le conférencier m’avait presque convaincu de lire L’homme qui rit, un livre qui peut changer une vie, m’a t’il dit. Le personnel du musée est très charmant et accueillant. Alors pourquoi passer à côté?

Plus d’informations : parismusees.paris.fr/fr/exposition/hugo-politique

Tarifs
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit 1 : 3,5 € (plus de 60 ans, enseignants,chômeurs, famille nombreuse)
Tarif réduit 2 : 2,5 € (jeunes 14-26 ans + RMIste)
Gratuit : moins de 14ans
Adresse
Hôtel de Rohan-Guéménée
6, place des Vosges
75004 Paris

Horaires d’ouverture
Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche sauf lundis et jours fériés.

Accès
Métro : Bastille (lignes 1, 5, 8), Bréguet-Sabin (ligne 5), Saint-Paul (ligne 1) ou Chemin-vert (ligne 8)
Bus : 20, 29, 65, 69, 76, 86, 87, 96
Velib’ : 105-109 terre plein Saint-Paul, 27 Boulevard Beaumarchais, 36 rue de Sévigné
Autolib’ : 2 rue Neuve Saint-Pierre