Ancien malade des hôpitaux de Paris au Théâtre de l’Atelier

affiche20150309182026Olivier Saladin, dernièrement rencontré aux côtés d’Olivier Broche, anciens des Deschiens, incarnant deux passionnés de cinéma du Masque et de la Plume dans Instants critiques,décide de monter seul sur scène pour interpréter un texte de Daniel Pennac : Ancien malade des hôpitaux de Paris. Initialement pas prévu pour être adapté au théâtre, mais avec le talent du comédien et l’ingéniosité du metteur en scène, on n’a l’impression que ce spectacle devait prendre forme sur les planches.

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Kamo et moi – Daniel Pennac

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Tire : Kamo et moi
Auteur : Daniel Pennac
Collection : Folio Junior
Date de parution : 16 septembre 1997
A partir de 9 ans

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4ème de couverture
Pourquoi Crastaing, notre prof de français, nous fait-il si peur ? Pourquoi terrorise-t-il Pope mon père lui-même ? Qu’est-ce que c’est que cette épidémie après son dernier sujet de rédaction ? Un sujet de rédaction peut-il être mortel ? Un sujet de rédaction peut-il massacrer une classe tout entière ? Qui nous sauvera de cette crastaingite aiguë ? Kamo ? Kamo ! Si Kamo n’y arrive pas, nous sommes perdus !

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Kamo et son ami sont bien ennuyés par l’école, surtout par les rédactions que proposent M. Crastaing. Comment faire pour passer sa peur? Comment arriver à écrire une histoire sans trop abuser de son imagination? Daniel Pennac y dévoile une magnifique histoire en montrant son fabuleux talent de magicien des mots.

Tout comme Kamo, notre protagoniste sans prénom, n’arrive jamais à faire les rédactions que demande de faire M. Crastaing. Il faut raconter son week-end, une soirée en famille, une ballade idéale…. Et si par hasard, ils se mettent à inventer, l’instituteur les reprends comme il faut. C’est une colle et une rencontre avec le père. Pope, le père du jeune garçon, est très souvent obligé de rencontre ce dernier qui lui raconte son horrible jeunesse.

Mais voilà, un jour le sujet de la rédaction provoque une grande peur au sein de la classe, une épidémie de crastaingite se met à toucher tous les élèves. Le sujet est assez particulier. Imaginez que vous vous réveillez en adulte et que vos parents deviennent des enfants. En plus, le jeune garçon promet à son père de la faire avant la date fatidique. Comment faire? Même en demandant à ces parents comment ils étaient petits, cela ne l’aide pas. Kamo n’a pas plus d’idées alors qu’il possède une sacré imagination.

Un jour en se réveillant, le voilà adulte et ces parents des enfants. Gros moment de panique car comment gérer cela. Kamo lui aussi vit la même chose avec sa mère qui est aussi insupportable adulte qu’enfant. Qui peut les aider? C’est surement un coup de M. Crastaing alors il faut aller le voir. Pas chance, lui aussi, est devenu enfant. Le pauvre n’a pas de chance, il est orphelin, c’est pour cela qu’il compte sur les enfants pour lui raconter ce qu’est une famille.

Bien entendu, tout va rentrer dans l’ordre. Les pages se tournent vite avec grand plaisir car ils sont attachants ces petits gamins. Daniel Pennac écrit avec une grande imagination et un vocabulaire accessible une histoire drôle et surprenante qui je ne doute pas passionnera le jeune tout comme le grand. On a bien envie de sympathiser avec Kamo et son pote, et par chance, il y a d’autres romans.

Un livre à mettre entre les mains des enfants à partir de 9 ans, l’âge des personnages principaux du roman. L’enquête policière se mêle à l’humour qui ravie le lecteur et qui donne envie de lire. Encore une belle rencontre avec Pennac qui n’arrête pas de me surprendre en bien.

Dans la série
Kamo, l’agence Babel

Journal d’un corps de Daniel Pennac au Théâtre du Rond-Point

redim_proportionnel_photoDaniel Pennac enchante par ces romans et surtout par son talent d’écrivain. Une nouvelle fois, il décide de monter sur scène pour interpréter le personnage de son roman, Journal d’un corps. Dans un décors simple et efficace, l’auteur prend la peau d’un homme qui nous raconte le rapport à son corps.

Daniel Pennac, célèbre pour sa saga Malaussène publiée entre 1985 et 1996 tout comme ces essais sur la lecture (Comme un roman en 1992) et sur l’échec scolaire (Chagrin d’école en 2007) ainsi que ces ouvrages jeunesses : Cabot – Caboche (1982), L’oeil du loup (1984), la série des Kamo (1997-2007) avec dernièrement Ernest et Célestine (2013) nous dévoile un autre pendant de sa personnalité. En 2012, il publie Journal d’un corps qu’il lira au Bouffe du Nord avec à la mise en scène Clara Bauer. En 2014, il revient au Théâtre du Rond-Point dans lequel il avait fait une lecture de Merci avec Jean-Michel Ribes à la mise en scène. Son d’amitié avec Clara Bauer va l’inciter à la garder à la mise en scène. D’ailleurs, ils ont de nouveaux travaillés ensemble pour l’adaptation L’oeil de loup, joué en 2014 à la Maison des Métallos.

Daniel Pennac ne raconte pas sa vie d’homme, il incarne un personnage masculin en lien avec son corps que cela soit dans la découverte de soi, à la sexualité, aux flatulences ou à la décrépitude. Le lien autobiographique est très léger, il s’est inspiré des corps des autres qu’ils soient proche ou non. Le sujet peut paraître étrange mais le corps fait parti du quotidien. Il est un objet de jalousie, convoitise, de jugement… Je me rappelle lorsqu’il évoque le décès d’une personne. Ce qui nous manque d’elle ce n’est pas son humour, son esprit, c’est sa corporalité, sa présence, son odeur, son touchée. J’avais adoré le roman et bien entendu j’ai adoré le spectacle.

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Un grand rideau en toile de fond où apparaît quelques textes et la date ainsi que l’âge où le comédien va raconter son histoire. A gauche de la scène, une table avec du gazon la recouvrant ainsi qu’un bonzaï et à droite juste une chaise. C’est entre ces trois espaces, que Daniel Pennac avec ces airs de Daniel Cohn-Bendit navigue avec naturel et simplicité pour nous narrer la vie d’un jeune garçon à sa mort. Avec douceur et avec cette voie très particulière comme celle d’André Dussollier, l’auteur nous propose un voyage dans le temps avec humour et  sensibilité.

Une magnifique mise en valeur d’un texte riche et subtil et fabuleusement jouer par son auteur avec une talentueuse mise en scène. Alors vive Pennac, vive les mots et vive la vie!

Au théâtre du Rond-Point jusqu’au 5 juillet 2014 à 21h00.

L’oeil du loup – Daniel Pennac et Clara Bauer à la maison des Métallos

oeil-du-loupLe spectacle L’oeil du loup c’est d’abord une histoire d’une rencontre : celle d’un fabuleux auteur, Daniel Pennac et d’une metteuse en scène italienne, Clara Bauer. Et cela à donner naissance à une histoire extraordinaire.

Un jour Clara Bauer a pris contact avec Daniel Pennac car il voulait adapter son roman jeunesse L’oeil du loup de théâtre. Interloqué et surpris, il se demande comment rendre cela possible car l’histoire se déroule dans le monde entier. Mais il connaît le talent et la tenacité de la femme avec qui il a déjà travaillé pour la mise en scène de son roman Journal d’un corps. Puis le projet est lancé, les comédiens trouvés. Et quels comédiens en plus. Vincent Berger et Habib Dembélé passent les costumes du loup, de la chèvre, du chameau, de petits garçons….

Le spectacle débute avant même l’arrivé de tout le public. Un homme tourne autour de luminaire comme une sorte d’animal blessé. Les gens s’interrogent pour savoir ce qui passe, jeux ou folie? Puis la lumière descend totalement et la lumière ne reste que sur scène. Le comédien est un loup qui tourne dans sa cage. Un loup qui a un oeil blessé, pourquoi s’interroge le jeune homme, Afrique? Mais cela vaut bien une histoire extraordinaire.

Le loup autorise le jeune garçon à découvrir son histoire à travail son oeil blessé. A partir de ce moment, j’ai été emporté dans un voyage surprenant dont j’en garde encore de merveilleux souvenir. On va apprendre l’histoire de ce loup sauvage d’Alaska capturé pour être exhibé dans le zoo et aussi découvrir l’histoire de cet enfant abandonné qui a possède le talent de conteur et de parler avec les animaux.

Avec quelques costumes, quelques changements de décors par le biais d’accessoires qui sont bougés par un homme parlant en espagnol que l’on voit sur scène. Il participe au spectacle et échange parfois avec les comédiens; cela donne un côté décalé, loufoque très rigolo. La simplicité et l’ingéniosité du décors donne un charme qui se complète à merveille avec la talent des artistes. J’étais émerveillée jusqu’à la rencontre avec les artistes car j’ai voyagé partout.

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J’ai eu un véritable coup de coeur pour la scène quand Habib Dembélé  joue un chameau qui transporte le jeune Afrique avec qui il a lié d’amitié. Il parle avec un mors dans la bouche tout doucement, comme le rythme de marche de l’animal. Et le jeune Afrique est derrière comme si il était dans son dos et échange sur l’avenir et sur les histoires. Cela peut paraître simple décrit ainsi, toutefois je vous assure que sur place j’étais dans le dessert et je voyais un chameau qui parlait avec un enfant.

j’ai vraiment eu un véritable coup de coeur pour ce spectacle tellement emplie de tendresse, de douceur, d’onirisme, d’imagination…. Et un grand bravo aussi bien à l’équipe du spectacle que celle du théâtre, la Maison des métallos, qui pris le génialissime risque d’accueillir le spectacle dans ces murs. Alors, si prêt de chez vous vous voyez ce spectacle, courrez-y, je vous garantie les paillettes qui pétilles dans vos yeux en sortant et pendant longtemps. Au pire, courrez-vous voir votre libraire et prenez un peu de magie Pennac.

Lien vers le théâtre

Ce qu’en dit la presse

Télérama (TTT)
« Le conte de Daniel Pennac, porté à la scène par Clara Bauer, bien loin de perdre de sa profondeur et de sa beauté, renaît ici sous une nouvelle forme, l’émotion restant vibrante. On ne peut que saluer le travail collectif qui a présidé à cette création (adaptation, mise en jeu, en espace…). Sans oublier la magistrale interprétation de cette histoire d’amitié. »

L’Humanité
« Quels acteurs ! Vincent Berger, excellent, et Habib Dembélé, acteur malien enchanteur, à la voix et au geste magnétiques. Ils changent de personnage, cherchent les situations, jouent avec des objets et convoquent des lieux imaginaires. […] Ils trouvent en eux toute la liberté et la poésie pour composer le souffle des neiges de l’Arctique et du sable du Sahara. Ils parviennent avec émotion et humour à y embarquer le public avec eux. »

Toute la culture
« On est saisis par la poésie et la justesse de la proposition qui sans mélo, nous touche en plein cœur. Un merveilleux conte à voir dès 10 ans dont la devise semble être : osez regarder le monde, que vous soyez comédiens ou personnages, il n’est pas si laid. »

Journal d’un corps – Daniel Pennac

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4ème de couverture
13 ans, 1 mois, 8 jours. Mercredi 18 novembre 1936
Je veux écrire le journal de mon corps parce que tout le monde parle d’autre chose.

50 ans et 3 mois. Jeudi 10 janvier 1974
Si je devais rendre ce journal public, je le destinerais d’abord aux femmes. En retour, j’aimerais lire le journal qu’une femme aurait tenu de son corps. Histoire de lever un coin de mystère. En quoi consiste le mystère ? En ceci par exemple qu’un homme ignore tout de ce que ressent une femme quant au volume et au poids de ses seins, et que les femmes ne savent rien de ce que ressentent les hommes quant à l’encombrement de leur sexe.

86 ans, 9 mois, 16 jours. Lundi 26 juillet 2010
Nous sommes jusqu’au bout l’enfant de notre corps. Un enfant déconcerté.

De 13 à 87 ans, âge de sa mort, le narrateur a tenu le journal de son corps. Nous qui nous sentons parfois si seuls dans le nôtre nous découvrons peu à peu que ce jardin secret est un teritoire commun. Tout ce que nous taisions est là, noir sur blanc, et ce qui nous faisait si peur devient souvent matière à rire.
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Daniel Pennac nous montre encore son talent de l’écriture avec ce roman Journal d’un corps. Un talent d’imagination également pour proposer un journal intime non d’une vie mais d’un corps. Direction : un voyage à la découverte de l’homme dans ces sensations.

Le titre peut procurer une sorte de méfiance ou de dégoût. Le corps n’est pas sujet qui attire ou qui rassure. On en parle dans la presse comme quelque chose que l’on peut modifier ou améliorer grâce à la chirurgie esthétique où par le biais de médicament. Mais le corps, cet amas de chair qui se modifie avec le temps possède une sorte de tabou. Avec l’élégance qui caractérise Daniel Pennac, l’histoire d’un corps d’un homme nous est raconté de l’âge de 12 ans à sa mort à 87 ans.

Le journal est élégamment présenté. Une amie de Daniel Pennac vient le rencontrer et lui donne les journaux du corps que son père à tenu toute sa vie ou presque qu’il lui a légué à sa mort. L’auteur serait tombé sous le charme et aurait demandé à son éditeur de les publier. Un malin se M. Pennac qui met de la distance entre lui et un personnage. Et quel personnage! Un homme simple qui cherche à comprendre son corps. Un corps qui va vivre et ressentir selon ce qu’il va se passer autour de lui dans une quête perpétuelle de l’apprentissage.

Je leur ai dit qu’il était dangereux pour la santé de retenir nos pets. Pourquoi? Parce que si nous laissons notre corps se remplir de gaz, les enfants, nous nous envolons comme des montgolfières, voilà pourquoi! On s’envole? On s’envole et une fois en l’air, si on a le malheur de péter – et ça arrive toujours parce qu’on ne peut pas retenir ses pets indéfiniment -, on se dégonfle et on s’écrase sur les rochers, comme les dinosaures. Ah! bon? C’est comme ça qu’ils sont morts, les dinosaures? Oui, on leur avait tellement dit que c’était malpoli de péter qu’ils se sont retenus, retenus, ils ont gonflé, gonflé, gonflé, et bien sûr ils ont fini par s’envoler, et quand ils ont été forcés de péter, les pauvres, ils se sont dégonflés et se sont écrasés sur les rochers, jusqu’au dernier!

Il découvre son corps avec bien entendu les premières érections, le plaisir de la masturbation et le souci des tâches dans les chaussettes ou sur les draps. Puis, ces sensations qui traversent le corps liées à  l’émotion que peut procurer le fait de regarder le corps d’une femme nue ou dénudée où de le toucher. Bien entendu, il va y avoir l’amour, les enfants, les petits-enfants, les amis, le rire, la mort et surtout le corps qui est souple.

26 ans, 11 mois, 13 jours
Ponctuation amoureuse de Mona : Confiez-moi cette virgule que j’en fasse un point d’exclamation. 

Une rencontre surprenante avec un homme ponctué avec des sourires. Un côté peut être affectif car je lisais tranquillement ce livre où l’homme avait 70 ans lorsqu’à un moment j’ai levé la tête et en face de moi il y avait M. Pennac, âgé de 70 ans. J’avais l’impression de lire son journal intime. C’était surprenant de lire le roman d’un auteur qui est en face de vous. Je vais garder un souvenir particulier, comme quoi j’avais rendez-vous avec ce livre.

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Chagrin d’école – Daniel Pennac

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Le futur comme un mur où seraient projetées les images démesurément agrandies d’un présent sans espoir, la voilà la grande peur des mères!

Seulement, pour que la connaissance ait une chance de s’incarner dans le présent d’un cours, il faut cesser d’y brandir le passé comme une honte et l’avenir comme un châtiment. 

Les uns après les autres, nous devenons. 
Ca se passe rarement comme prévu, mais une chose est sûre : nous devenons.

Le savoir est d’abord charnel. Ce sont nos oreilles et nos yeux qui le captent, notre bouche qui le transmet. Certes, il nous vient des livres, mais les livres sortent de nous. Ca fait du bruit, une pensée, et le goût de lire est un héritage du besoin de dire. 

Pour qu’il aient une chance d’y arriver, il fallait leur réapprendre la notion même d’effort, par conséquent leur redonner le goût de la solitude et du silence, et surtout la maîtrise du temps, donc de l’ennui.

C’est peut-être cela enseigner : en finir avec la pensée magique, faire en sorte que chaque cours sonne l’heure du réveil. 

– L’université forme exactement ce que souhaite votre système, répond la recrue pas si bête : des esclaves incultes et des clients aveugles! Les grandes écoles formatent vos contremaîtres – pardon vos « cadres » -, et vos actionnaires font tourner la planche à dividendes. 

Le cancre oscille perpétuellement entre l’excuse d’être et le désir d’exister malgré tout, de trouver sa place, voir de l’imposer, fût-ce par la violence, qui est son antidépresseur.

Comment leur reprocher cette frime perpétuelle, cette image de soi composée pour le public miroir du groupe? Il est assez facile de moquer leur besoin d’être vus, eux qui sont à ce point cachés au monde et qui ont si peu à voir! Que leur offre-t-on d’autre que cette tentation d’exister en tant qu’images, eux qui hériteront du chômage et que les hasards de l’histoire, ont, pour la plupart, interdits de passé et privés de géographie? 

Faire passer l’école pour un lieu criminogène est, en soi, un crime insensé contre l’école. 

Héroïque mais inutile, me fit observer un copain : sais-tu la différence entre un professeur et un outil? Non? Le mauvais prof n’est pas réparable. 

Car, paradoxe de l’enseignement gratuit hérité de Jules Ferry, l’école de la République reste aujourd’hui le dernier lieu de la société marchande où l’enfant client doive payer de sa personne, se plier au donnant-donnant : du savoir contre du travail, des connaissances contre des efforts, l’accès à l’universalité contre l’exercice solitaire de la réflexion, une vague promesse d’avenir contre pleine présence scolaire, voilà ce que l’école exige de lui. 

Il l’aurait adoré, cette époque qui, si elle ne garantit aucun avenir à ses mauvais élèves, est prodigue en machines qui leur permettent d’abolir le présent!  Il aurait été la proie idéale pour une société qui réussit cette prouesse : fabriquer de jeunes obèses en les désincarnant. 

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4ème de couverture
« Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier. (Champagne !) Fermé à l’arithmétique d’abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l’apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des rés

ultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d’ailleurs aucune activité parascolaire. » Dans la lignée de Comme un roman, Chagrin d’école est donc un livre qui concerne l’école. Non pas l’école qui change dans la société qui change, mais, « au cœur de cet incessant bouleversement, sur ce qui ne change pas, justement, sur une permanence dont je n’entends jamais parler : la douleur partagée du cancre, des parents et des professeurs, l’interaction de ces chagrins d’école ». Daniel Pennac entremêle ainsi souvenirs autobiographiques et réflexions sur la pédagogie et les dysfonctionnements de l’institution scolaire, sur la douleur d’être cancre et la soif d’apprendre, sur le sentiment d’exclusion et l’amour de l’enseignement. Entre humour et tendresse, analyse critique et formules allant droit au but, il offre ici une brillante et savoureuse leçon d’intelligence. Ce Chagrin d’école s’impose déjà comme un livre indispensable.

Capture d’écran 2013-07-18 à 19.58.35Voilà une lecture que je ne regrette pas. En effet, Daniel Pennac est un homme à part. Il croit en la valeur de l’éducation, la passion de l’enseignement, développer la curiosité, l’envie d’apprendre , de s’ouvrir, d’apprendre, à avoir confiance en soi. On sent véritablement sa passion qui m’a animé, qui m’a donné envie de croire en tous ces élèves bons et mauvais. Bien entendu, cela m’a renvoyé à mon enfance à mon rapport avec les professeurs. Quelques uns ont été vraiment là pour moi, une élève médiocre, qui était persuadée de sa médiocrité. Quelques enseignants ont cru en moi et m’ont aidé à comprendre et aimer des matières. En effet, beaucoup se persuadent tellement d’être nul, on les convainc aussi de cela.  Mais il suffit parfois de peu pour être certain de valeur mieux.

Une magnifique ode à l’enseignement, au partage, à la tolérance face aux préjugés, aux idées préconçues qui se lit avec plaisir. J’ai dévoré le livre d’un bout à l’autre avec toujours le même plaisir. Je pense que je le relirai plus tard et même si je le trouve en occasion, je céderai à la tentation.

L’avis de Métaphore : metaphorebookaddict.wordpress.com/2013/06/07/chagrin-decole-daniel-pennac/

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Le roman d’Ernest et Célestine – Daniel Pennac

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Le roman d’Ernest et Célestine
Daniel Pennac
Editeur : Casterman
Nombre de pages : 199

Blogueuse : Un livre vraiment surprenant rempli de douceur et de tendresse qui se lit très facilement.

Lecteur : Normal c’est un livre jeunesse.

Blogueuse : Tout de suite. Ce n’est pas vrai, en plus la plume est de Pennac qu’il partage avec Ernest, Célestine, lui, le lecteur et d’autres animaux du livre. Difficile de résister à une si jolie histoire d’amitié et de tolérance en plus dans une magnifique mise en page, qui rend la lecture encore plus agréable.

Lecteur : Et sinon?

Blogueuse : Ernest est un ours et Célestine, une souris. Et dans leur monde, ils ne peuvent pas être amis, car ils sont censés se détester. Mais eux vont aller de l’avant. Ils ont un point commun : se sont des artistes. Lui aime la musique et elle le dessin. D’ailleurs grâce à leur talent, ils vont créer des histoires qui vont conquérir les petits comme les grands. En plus, Pennac rend ici hommage à une femme artiste qui a crée Ernest et Célestine, avec il partageait des univers créatifs. Maintenant, elle est décédée et voulait ici valoriser son imagination et son talent. Très beau geste artistique. Un bon moment de lecture.

Lecteur : Bon. D’accord, j’ai envie de le lire maintenant…

Blogueuse : N’hésite pas. Fonce…..

L’avis d’une autre internaute
Les livres de Georges

Si vous avez aimé, vous aimerez
Ernest et Célestine, musiciens des rues

Du même auteur 
Comme un roman

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