Le maître des livres – Tome 2 – Umiharu Shinohara

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Mikoshiba, qu’on appelle affectueusement « le champignon », est le célèbre bibliothécaire pour enfants de « La rose trémière ». Derrière sa façon un peu rude de parler se cache en fait un personnage très agréable que les gens découvrent à travers les livres qu’il conseille. Adulte tourmenté ou enfant triste, chacun ressent le besoin de lire des livres. C’est à travers la rencontre de ces personnes que nous est contée la suite des aventures de Mikoshiba, le « sommelier du livre pour enfant ».

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Mikoshiba continue de vivre sa passion dans la bibliothèque jeunesse. Les habitués poursuivent leurs allés et venus tout en poursuivant leurs découvertes. Des rencontres vont se faire pour le plus grand ravissement du lecteur.

Aimer lire est une chose évidente quand on le pratique régulièrement. Mais lorsqu’on lit peut ou pas, il est difficile de comprendre cette passion qui vous dévore et vous anime au quotidien. La lecture devient additive et on ne peut plus s’en passer. La dose de mots devient nécessaire. Alors quand un enfant vient demander un conseil, comment lui refuser? Quand une personne âgée cherche un livre qui l’a touché dans sa jeunesse, comment ne pas l’aider? Quand un père se trouve perdu face à son garçon, comment ne pas lui donner des conseils pour être heureux? Quand un enfant veux écrire une histoire, comment ne pas lui permettre de lui donner confiance en son imagination?

Encore un tome qui se dévore très vite avec de multiples petites histoires adorables. En plus du côté authentique de la passion des bibliothécaires, on retrouve encore de nombreuses références à la littérature jeunesse internationale qui sont d’ailleurs regroupé à la fin de l’ouvrage. La relation à la lecture fait appel au réel et donne une furieuse envie de trouver une bibliothèque semblable pour lire des livres extraordinaires. Les personnages sont attachants avec une vraie personnalité construite et un caractère. Quel délice de les retrouver.

Vous l’aurez compris. C’est un vrai plaisir de lire un manga sur la lecture et les livres. Je suis rassurée que la série soit longue car je me dis que j’aurais encore de plaisant rendez-vous de lecture.

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Lire mon avis sur le Tome 1

 

Kamo, l’agence Babel – Tome 3 – Daniel Pennac

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Pourquoi Kamo doit-il absolument apprendre l’anglais en trois mois ? Qui est donc Cathy, sa mystérieuse correspondante de l’agence Babel ? Se moque-t-elle de lui ? Est-elle folle ? Devient-il fou ? Pourquoi ses lettres nous font-elles si peur ? Et les autres correspondants de l’agence Babel, qui sont-ils ? Fous, eux aussi ? Tous fous ? Qui est donc l’étrange vieille qui semble régner sur ce monde ? Menez l’enquête avec son meilleur ami : il faut sauver Kamo !

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Kamo est très mauvais en anglais et sa mère va lui signaler cela. Il décide alors de se lancer un défi chacun et si le premier réussi l’autre devra alors se mettre à parler anglais en trois mois maximum. Impossible se dit Kamo, vraiment?

La mère de Kano est arrivée à garder un emploi plus de trois mois de suite, Kano doit alors apprendre l’anglais en trois mois aussi. Pour l’aider à cela, sa mère lui donne une liste de correspondant anglais avec qui il va échanger. Que va t’il lui raconter? Elle lui répond du tac au tac : Fais le portrait de ta mère, explique avec quel monstre tu vis, ça te donnera de l’inspiration. Le hasard va lui le mettre sur la route d’une certaine Cathy. Très vite une relation d’amitié va se créer et il ne va pas avoir le choix d’apprendre l’anglais. Ces progrès vont être fulgurants. Mais Kamo va changer de comportement allant modifier la relation avec son meilleur ami. Alors ce dernier va enquêter sur cette fameuse agence Babel pour découvrir qui peut se cacher derrière. En plus, Kamo veut rencontrer Cathy même si elle a vécu dans un autre siècle. La découverte de sa correspondante va être une vraie surprise pour lui.

Une magnifique leçon pour inciter les enfants à lire. J’ai adoré le personnage de Kamo, très attachant avec une maman aimante. Il ni a pas à dire Daniel Pennac c’est y faire pour manier les mots avec talent et ingéniosité. Je suis persuadée qu’un enfant après la lecture de ce petit roman à envie de découvrir un peu le héros et le monde du livre. Les chapitres sont très courts et toujours illustré pour le confort de lecture.

J’ai envie de lire les autres romans de Pennac pour les jeunes maintenant car c’est furieusement bien.

 

Opium – Maxence Fermine

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Dès l’adolescence, Charles Stowe avait pris l’habitude de boire plus de quinze tasses de thé pa jour. Cela lui donnait une énergie hors du commun et un penchant précoce pour la méditation. Et surtout, lorsqu’il  buvait du thé, il lui semblait respirer le parfum de chacune des femmes, qui avaient cueilli, pour lui, pour ces feuilles étranges à l’arôme doux et amer. Un parfum dont il s’enivrait sans jamais se lasser. 

Il pensa que le bonheur était aussi impalpable qu’une bouffée d’opium, aussi éphémère qu’une gorgée de thé. 

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C’est une route aux mille parfums, aux mille périls aussi : celle qui, partant de Londres pour atteindre les Indes, se perd irrémédiablement dans l’Empire de la Chine. Un périple que l’on nomme la route du thé. Pour la première fois, en 1838, un homme va s’y aventurer, décidé à percer le secret des thés verts, bleus et blancs, inconnus en Angleterre. Au fil de son voyage, il va rencontrer Pearle, un riche négociant irlandais, Wang, le gardien de la vallée sacrée, Lu Chen, l’invisible empereur du thé, et Loan, une Chinoise aux yeux verts qui porte, tatouée sur son épaule, une fleur de pavot. Au terme de sa quête, l’opium. Un amour que l’on ne choisit pas.

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Une couverture légèrement verte, des fleurs de pavot et une femme au regard lointain. Pour une fois, ce n’est pas une simple illustration, c’est une mise en bouche des éléments clés de l’histoire. Charles Stowe, influencé par son père tombe amoureux du thé et par conséquent du thé. Pour respecter une parole donnée à son père, il va partir dans l’empire du milieu. Il va aller à la découverte du thé tout en partant en quête du thé blanc et de cette femme qui a conquis son coeur.

Me voilà embarqué dans un conte philosophique où je tourne chaque page avec un bonheur simple et évident. Une aventure, de l’amour, de la folie, de la peur, un délicieux mélange servi avec une plume simple et au combien efficace. J’étais parti dans les denses forêts en plein coeur de la Chine en quête de ces feuilles de thé et de l’opium. Un vrai délice de lecture. J’ai beaucoup apprécié la référence à Robert Fortune, cet anglais qui a vraiment fait l’aventure pour découvrir le secret du thé et qui y est arrivé, d’ailleurs.

Bref, une bonne lecture dont il serait bien dommage de passé à côté.

Merci Asphodèle du conseil 🙂

L’avis du Bison : leranchsansnom.free.fr
L’avis d’Asphodèle : leslecturesdasphodele.wordpress.com

Du même auteur
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Si vous avez aimé, vous aimerez
Soie – Alessandro Barrico
La route du thé et des fleurs – Robert Fortune

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Bouquiner – Annie François

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Bouquiner
Annie François
Editeur : Le point
Nombre de pages : 199

La médiathèque a proposé une thématique sur le livre, parmi les ouvrages proposés Bouquiner d’Annie François, qui m’a parlé avec sa couverture et sa quatrième de couverture.

Annie François nous parle de ces habitudes de lectrice, de sa passion pour l’objet livre, de l’amour de lecture, du partage avec ces amis et sa famille. Elle n’aime pas les marques pages adore marqué les livres avec ces ongles. Elle aime acheté des livres qu’elle aime en plusieurs exemplaires pour les offrir à ces proches. Chez elle, les livres sont partout et classer par genre, aussi bien dans la salle de bains que dans la chambre, sous une table basse ou dans le bureau. Et la lecture se fait partout, où presque tant qu’elle reste à l’abri de bruits extérieurs. Elle aime lire dans son lit, dans son bain et va même jusqu’à noyer son livre.

Quelle ode à la lecture. J’ai été conquise par le livre qui se lit très rapidement et structuré en paragraphe. Cela ma poussé à voir aussi comment je me comporte avec mes livres, mes habitudes, les choses que j’aime ou pas. J’ai envie aussi de faire de la reliure de livres, je vais personnaliser mes livres en dessinant sur la dernière de couverture. J’ai envie aussi d’acheter des livres, de faire des emballages, de créer une petite carte, de la personnaliser et de l’offrir à quelqu’un en espérant qu’il prendra autant de plaisir que moi à le lire.

 

L’avis de Minou : minoualu.blogspot.be/2012/09/bouquiner-autobiobibliographie-annie.html
L’avis de Métaphore : metaphorebookaddict.wordpress.com/2013/05/26/2813bouquiner-autobiobibliographie-annie-francois/
L’avis de l’oeil qui fume : loeilquifume.wordpress.com/2013/03/08/bouquiner/

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Comme un roman – Daniel Pennac

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Comme un roman
Daniel Pennac
Date de parution : 1992
Nombre de pages : 175

Aimez lire est un vrai problème, surtout pour les jeunes qui clament avec ferveur : « J’aime pas lire ». Mais pourquoi tant de haine?

Pour Daniel Pennac, l’amour du livre est une évidence. Ce qui l’est moins, est de comprendre pourquoi tous le monde n’aime pas lire. A travers son livre, il fait le portrait de l’enfant à l’adulte de parcours de rencontre de la lecture. Tout petit, certains parents lisent une histoire à leurs enfants pour qu’ils s’endorment. Et lorsqu’ils commencent à apprendre à lire, on les laisse se débrouiller tout seul. Et beaucoup de parents, récupèrent ce temps pour eux. On les laisse à lecture silencieuse.
A l’école, vient l’obligation de lire de gros ouvrages comme Mme Bovary de Flaubert avec de longues descriptions. Ici, commence à apparaître un problème, un blocage. Cela va devenir trop difficile. Peut-être une peur sous jacente de ne pas comprendre l’histoire, de ne pas s’approprier les mots. Alors, un rejet en bloc va se faire.
Les parents disent qu’il faut aimer lire, mais ne sont pas les premiers à pratiquer et accusent ouvertement la télévision, le cinéma et même l’écoute du walkman. Donner envie de  lire n’est pas chose aisé.
Daniel Pennac, professeur de littérature, va dans sa classe lire à haute voie des ouvrages comme Le Parfum de Süskind. Et sans détour, les élèves ont adhéré, jusqu’à trouver le livre en dehors de cours pour les relire ou connaître la fin. Il leur a permis d’acquérir assez de confiance en eux pour aller vers la lecture sans apriori et se laisser aller aux mots.
Ils pensent qu’il doit avoir 10 droits du lecteurs, comme les 10 commandements mais sans éléments liés à la souffrance, douleur ou mort.

Les droits imprescriptibles du lecteur : 

1 –     Le droit de ne pas lire.
2 –     Le doit de sauter des pages.
3 –     Le droit de ne pas finir un livre.
4 –     Le droit de relire.
5 –     Le droit de lire n’importe quoi.
6 –     Le droit au bovarysme ( maladie textuellement transmissible ) .
7 –     Le doit de lire n’importe où.
8 –     Le droit de grappiller.
9 –      Le droit de lire à haute voix.
10 –    Le doit de nous taire.

Beaucoup prétendent ne pas lire car le temps manque entre le boulot, les enfants, les courses…. Mais le temps, on choisit de le prendre dans beaucoup de chose de notre quotidien. Il écrit un paragraphe sur ce sujet qui m’a beaucoup fait sourire.
« C’est sans doute la raison pour laquelle le métro – symbole rassis dudit devoir – se trouve être la plus grande bibliothèque du monde. 
Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilatent le temps de vivre.
Si on devait envisager l’amour du point de vue de notre emploi du temps, qui s’y risquerait? Qui a le temps d’être amoureux? A-t-on jamais vu, pourtant, un amoureux, ne pas prendre le temps d’aimer? 
Je n’ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais n’a pas m’empêcher de finir un roman que j’aimais. 
La lecture ne relève pas de l’organisation du temps social, elle est, comme l’amour, une manière d’être.
La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas (temps que personne, d’ailleurs, ne me donnera), mais si j’offre ou non le bonheur d’être lecteur. »

La plume de Pennac se fait agréable et linéaire, ponctuée de cours chapitre. Même si le livre a été publié en 1992, j’entends encore les parents dirent qu’internet nuit à la lecture du livre, qu’ils n’ont pas le temps le soir de raconter une histoire. Les choses n’ont pas changé. Je garde aussi en mémoire des livres qui m’ont paru illisible et d’ailleurs, je n’en ai pas lu même pour passer le bac. J’ai fortement croisé les doigts pour ne pas tomber dessus. Et à contrario, je me souviens de livre comme Le joueur d’échecs que j’avais aimé et des discussions que nous avions eu en classe. Peut-être que la taille de l’ouvrage a joué dans sa lecture. Maintenant adulte, j’apprécie les livres, j’ai une bibliothèque et j’adore partagé mes lectures sur mon blog certes, mais aussi avec mon père, des inconnus du métro…  J’aurais aimé avoir Pennac en professeur à l’école et qu’il m’ouvre les portes d’un univers si riche et réconfortant.

Les avis des participantes aux challenges Le nez dans les livres et celui sur Daniel Pennac
Elora : lireparelora.wordpress.com/2013/01/16/comme-un-roman-daniel-pennac
Itzamma : itzamna.over-blog.fr/article-comme-un-roman-daniel-pennac-76488493.html
La vie page à page : nath-pageapage.blogspot.fi/2012/09/comme-un-roman-de-daniel-pennac.html
Thé, lecture et macarons : sylectures.wordpress.com/2012/12/03/jolie-libraire-dans-la-lumiere
The book addictes : thebookaddictes.canalblog.com/archives/2011/09/06/21963322.html

Du même auteur
Le roman d’Ernest et Célestine

lu le 5 février 2013

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