Concours chez Folio

Capture d’écran 2015-03-13 à 14.42.34

 

Retrouvez toutes les informations sur le site de Folio

 

Capture d’écran 2015-03-13 à 14.45.56

Capture d’écran 2015-03-13 à 14.53.52

Publicités

Contes de l’âge du jazz – Francis Scott Fitzgerald

unnamed-4

Folio propose de partir à la découverte de onze nouvelles écrites entre 1916 et 1922 afin de découvrir ou redécouvrir l’étendu de talents de cet auteur surprenant. Ainsi on va partir dans l’insouciance des années 20, le fantastique improbable et l’amour étonnant. Prêt pour un voyage dans le monde des mots ?

Lire la suite

Sur le fil et autres histoires de cirque – Riki Blanco

933787-gf4ème de couverture
Quatorze histoires courtes sur le thème du cirque, chacune centrée autour d’un personnage, présentent une galerie de portraits fantasques : Capuchon l’homme canon, Amulette la voyante, Augusto Sordela l’évasionniste, Vladimir le lanceur de couteaux, Améthyste le trapéziste, etc.

Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

Riki Blanco est un amoureux de l’univers du cirque. Ainsi pour lui rendre hommage, il propose un ouvrage jeunesse composé de courtes nouvelles sous le doux nom de Sur le fil et autres histoires de cirque. Une douce aventure au coeur de la fantaisie et de la douceur.

L’auteur et illustrateur propose un ouvrage où quatorze histoires côtoient de délicates illustrations mettant en couleurs les mots. On part à la rencontre de Capuchon, l’homme Canon qui tombe amoureux de l’équilibriste, de Mme Amulette, la voyante qui n’a pas eu les dons qu’elle souhaitait mais qui voit dans les gens, d’Augusto Sordela, l’évasionniste qui n’aime pas être attaché… Chaque personnage qui occupe ce cirque incroyable abrite des personnes hauts en couleurs fait de rêves et de peur. L’espoir rencontre l’amour, la peur le courage, le rejet le triomphe.

Dans des couleurs sombres et délicates avec des textes où la mise en page change selon les histoires, les contes me séduisent. Rempli de magie, de féerie et d’onirisme, les mots s’enchaînent et m’emmènent dans un univers du cirque fantastique. Pas besoin de lions ou de jongleurs de feu, juste des personnes hautes en couleurs et en sensibilité dans un monde à part. Comment ne pas trouver charmante, la jeune Améthyste, la trapéziste qui a le mal de l’air ou de Vladimir, le lanceur de couteaux qui n’a jamais blessé sa cible humaine juste parce qu’il ne sait pas viser.

Un livre qui ravira les petits comme aux grands dans un cirque un particulier avec des artistes attachants. Enfin un livre qui montre un monde des arts de la rue sous un autre angle sans fanfare, trop plein de couleurs et de la bonne humeur forcée. Une bonne dose de douceur dans un monde vendant du rêves qui ne peut que plaire.

L’O10ssée – L’odysée Folio SF en 10 nouvelles

57813928_p4ème de couverture
Octobre 2000, l’odyssée commence : le navire Folio SF largue les amarres. Avec à son bord trente ouvrages dont Fondation, Fahrenheit 451, Les neuf princes d’Ambre … – autant de classiques majeurs -, Folio SF est le vaisseau idéal pour aborder avec plaisir tous les rivages de l’imaginaire : science-fiction, fantasy, fantastique …

Octobre 2010. Dix ans et trois cents cinquante titres plus tard, l’aventure continue. Avec La Horde du Contrevent d’Alain Damasio, La voie du Sabre de Thomas Day, La séparation de Christopher Priest, Spin de Robert Charles Wilson et de nombreux autres, la collection s’est étoffée : aux grands romans d’hier sont venus se joindre ceux d’aujourd’hui et, sans aucun doute, les classiques de demain.

Pour fêter cette décennie de succès, nous vous offrons une anthologie de dix nouvelles (dont six inédites en France) écrites par Mary Gentle, Jean-Philippe Jaworski, Philipp K. Dick, Maïa Mazaurette, Christopher Priest, Thomas Day, Robert Silverberg, Ray Bradbury, Stéphane Beauverger et Robert Charles Wilson. Cerise sur le gâteau, sept auteurs que l’on a peu coutume d’associer à la science-fiction, au fantastique où à la fantasy nous ont fait le plaisir de nous offrir leur regard sur la collection, sur un titre, un genre ou un auteur.

Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

 

Pour fêter les dix ans de la collection SF de chez Folio avec 355 titres, en 2010, un livre est offert aux passionnés du genre pour un passage chez un libraire. Un ouvrage, une O10ssée avec 10 nouvelles d’auteurs internationaux, reconnus pour nous faire découvrir la richesse de la science-fiction.

En effet, nous sommes en 2014 et Folio risque plus de fêter les 15 ans de la collection SF. Mais ce recueil de dix nouvelles est une vraie pépite surtout lorsque que comme moi, on est néophyte du genre. Beaucoup d’aprioris peuvent venir à l’esprit lorsqu’on pense science-fiction avec des bonhommes verts par exemple. Toutefois ce recueil permets de découvrir la très grande variété et richesse que cela peut être la SF. En plus, les nouvelles ont presque toutes une présentation d’un passionné ou d’un fan d’un auteur.

Ainsi on passe de Philip K. Dick à Jean-Philippe Jaworski, de Christopher Priest à Ray Bradury et de l’espace à la nature et du passé au futur. Elles commencent toutes en douceur et d’un coup elles vous emmènent et vous ne pouvez quitter l’histoire qu’au dernier mot. Certaines en effet parlent plus que d’autres mais ici on ne présente que de la qualité. Certaines histoires sortent du lot par rapport à d’autres. Ainsi l’histoire Chronos de Maïa Mazaurette m’a surprise jusqu’à la fin. En effet, qu’est ce qu’une femme serait prête à faire pour garder une jeunesse éternelle? Une chose bien sanglante pour conserver la beauté contre le temps. Puis aussi Kenningar de Jean-Philippe Jaworski où un viking barbare rencontre son double artiste. J’ai eu un véritable coup de coeur pour Ethologie du tigre de Thomas Day qui est d’une subtilité et d’une douceur incroyable qui parle d’une légende d’un tigre, d’un homme passionné par cet animal en voie d’extinction et l’amour.

Les auteurs proposés sont aussi bien de l’âge d’or que les nouveaux auteurs (ayant déjà fait leur preuve quand même) ainsi cela permet de découvrir un très large éventail des sujets et de l’écriture. Une seule envie après l’avoir fermé : lire de la science-fiction. Une très bonne mise en bouche pour une amatrice qui ne demande qu’à être éclairé.

L’erreur est humaine – Woody Allen

51ThlJG6HLL._SY445_

Je n’avais jamais rien vu de tel, déclara Homer Pugh, le chef de la police. D’habitude, ces choses-là n’arrivent jamais au Ruisseau de Wilton. Il y a bien eu la fois où quelqu’un est entré par effraction dans la boulangerie du coin et a aspiré toute la confiture des beignets. Mais au troisième coup, on a placé des tireurs d’élite sur le toit, et surpris le coupable en flagrant délit; il a été abattu sur-le-champ.

Quand à savoir si la peine de mort a un pouvoir effectivement dissuasif, cela demeure discutable, en dépit des études tendant à prouver que les criminels commettent moitié moins d’infractions après leur exécution. 

Eussé-je été un encornet que ce préambule aurait suffi à déclencher une éjaculation d’encre noire. 

Capture d’écran 2013-07-18 à 19.58.35

4ème de couverture
« Ce que je sais, en physique, c’est que pour un homme se tenant sur la berge, le temps passe plus vite que pour celui qui se trpuve en bateau – surtout si ce dernier est avec sa femme. »

Dans L’erreur est humaine, Woody Allen renoue avec un sens du décalage, de la dérision et de l’absurde qui rappelle l’esprit de ses premiers films. Avec, comme toujours, des dialogues à hurler de rire.

Capture d’écran 2013-07-18 à 19.58.35

La quatrième de couverture annonce un livre avec des dialogues à hurler de rire. Mais je crois que l’attachée de presse a prie une matière illicite pour rédiger la présentation. En effet, je trouve que l’absurdité et le non-sens est assez sympathique mais pas au point d’hurler de rire. Le sourire au coin des lèvres, j’ai prie plaisir à lire les nouvelles avec des situations plus rocambolesques les unes les autres.

Woody Allen a du talent aussi bien pour écrire que pour filmer et n’a pas vraiment d’équivalent. Une très bonne surprise que ce livre. Si un jour par hasard je retombe sur un de ces recueils, je pense céder à la tentation de l’étrange et du surprenant.

81330859_p challengeus

Le chat noir et autres nouvelles – Edgar Allan Poe

images-1

Une nuit, comme je rentrais au logis très-ivre, au sortir d’un de mes repaires habituels des faubourgs, je m’imaginai que le chat évitait ma présence. Je le saisis; – mais lui, effrayé de ma violence, il me fit à la main une légère blessure avec les dents. Une fureur de démon s’empara soudainement de moi. Je ne me connus plus, mon âme originelle sembla tout d’un coup s’envoler de mon corps, et une méchanceté hyperbolique, saturée de gin, pénétra chaque fibre de mon être. Je tirai de la poche de mon gilet un canif, je l’ouvris; je saisis la pauvre bête par la gorge, et, délibérément, je fis sauter un de ses yeux de son orbite! Je rougis, je brûle, je frissonne en écrivant cette damnable atrocité !

4ème de couverture
Une femme dépérit, son portrait s’anime… Un homme pris de folie tue son chat… Un excellent dîner, des convives charmants, mais d’où vient alors ce sentiment étrange ? Des danseurs tournent, valsent pour conjurer la mort jusqu’à l’apparition d’un masque rouge… Un monstre surgissant de nulle part dévale la colline… Jouant du mystère et de l’illusion, à la frontière du scientifique et du fantastique, Edgar Allan Poe nous conte un univers étrange et proche, réel et imaginaire. Découvrez à votre tour les clés de ces histoires envoûtantes, à moins que vous ne préfériez laisser dans l’ombre certaines vérités terrifiantes…

Un recueil de six nouvelles plus étranges et surprenantes les unes des autres nous est proposé dans ce livre. Bienvenue dans l’univers sombre et macabre d’Edgar Allan Poe. Vous aimez les chats? La première nouvelle concerne un chat noir vous procurera un léger frisson, où la folie de l’homme côtoie la malignité du félin. Puis les sujets de la haine, du rejet, de la différence, de la vengeance sont abordés pour mettre en avant l’Homme qui n’a plus de lien à la réalité et se laisse aller à la colère et la haine.

Avec une plume bien posée, des mots justes et un langage un peu lourd, il crée un univers assez rapidement pour arriver à un objectif clair et limpide. Pas de description inutile, pas de perte de temps, l’important est l’histoire. Un petit livre d’une centaine de pages qui se lit vite et qui impact bien notre imaginaire.

Les Fourmis – Boris Vian

fourmisLes fourmis
Boris Vian
Editeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 219

Avec Valentyne et L’oeil qui fume, nous avons décidé de faire une lecture commune du recueil de nouvelles Les fourmis de Boris Vian. On retrouve dans cet ouvrage onze nouvelles de jeunesse publié par l’auteur en 1949.

La première nouvelle « Les fourmis » débute ainsi « On est arrivé ce matin et on n’a pas été bien reçus, car il n’y avait personne sur la plage que des tas de types morts ou des tas de morceaux de types, de tanks et de camions démolis. Il venait des balles d’un peu partout et je n’aime pas ce désordre pour le plaisir. » Le ton d’écriture est donné. Le souci c’est que je n’ai pas du tout accroché. Et cette fin, « Je n’ai gardé que mon carnet et mon crayon. Je vais les lancer avant de changer de jambe et il faut absolument que je le fasse parce que j’en ai assez de la guerre et parce qu’il me vient des fourmis. » Pff.

Bon, je reste positive, peut-être que la nouvelle qui suit sera mieux, elle se nomme Les bons élèves. « Lune et Paton descendirent l’escalier de l’Ecole des Fliques. Ils sortaient du cours d’Anatomie contribuable et s’apprêtaient à déjeuner avant de reprendre leur stage devant l’immeuble du Parti Conformiste dont les vilains énergumènes venaient de briser les vitrines avec des bâtons noueux. » La mauvaise impression reste pareil. Je me force à lire avec une profonde déception de ce qui m’attends. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas trouvé un livre que je n’aimais pas du tout lire, où chaque page me demande un effort.

Pour la première fois de ma vie, j’ai sauté des pages, tellement que j’en avais raz le bol. Le soulagement arrive enfin quand la dernier nouvelle débute, j’ai pensé trop vite. « A dix-huit kilomètres de l’après-midi, c’est-à-dire neuf minutes avant que l’horloge sonne douze coups, puisqu’il faisait du cent vingt à l’heure et ceci dans une voiture automobile, Phaéton Bougre s’arrêta sur le bord de la route ombreuse, obéissant à l’appel d’un pouce braqué vers l’avant et que prolongeait un corps prometteur. » Le ton était encore indiqué et l’exaspération à son comble encore. J’ai sauté des pages, je ne me voyais pas faire autrement avant d’avoir un mal de crâne impossible à soigner sans une bonne dose d’anti-douleur.

Une lecture très fastidieuse qui m’a permis de le classer comme le pire livre que j’ai lu depuis le début de l’année.

L’avis de la Jument Verte

sans-titre-21LC381330859_p

Les deux messieurs de Bruxelles – Eric-Emmanuel Schmitt

images-1

Les deux messieurs de Bruxelles
Eric-Emmanuel Schmitt
Editeur : Albin Michel
Nombre de page : 281
Publication : Novembre 2012

Eric-Emmanuel Schmitt m’a emmené dans un recueil composé de cinq nouvelles, Les deux messieurs de Bruxelles. Le point commun de ces histoires est l’amour et sa complexité. Partout à leur découverte.

– Les deux messieurs de Bruxelles. Bruxelles, cathédrale Sainte-Gudule, avril 1957, Geneviève et Eddy décide de ce marier. Au fond de l’église un autre couple décide de profiter de ce moment pour ce marier en cachette : Jean et Laurent. La première cérémonie va se lier à la deuxième, secrète comme un lien familiale. Jean et Laurent vont à travers leur vie garder un oeil sur cette famille et vont s’y attacher. Ainsi, cinquante ans plus tard, Geneviève recevra un notaire avec une nouvelle qui va la surprendre et bouleverser sa fin de vie. Une belle déclaration d’amour.

Le Chien. Samuel Heymann, ancien médecin du village, vient de se suicider à la suite de la mort de son chien, Argos. Sa fille, Miranda, s’interroge sur le pourquoi de ce geste. Elle aurait tellement aimé mieux le connaître. Pour cela, elle va rencontrer son ami. A son désarroi, il lui explique que l’homme était assez discret sur sa vie personnelle. Ensemble, ils vont enquêter sur cet mystérieux homme. Peu d’informations leur parviennent, jusqu’au jour où il reçoit un courrier. Une lettre surprenant qui le bouleverse, c’est Samuel qui lui raconte sa jeunesse. Il a été enfermé dans des camps de concentration pour finir à Auschwitz. Une rencontre avec un chien lui a donné la force de vivre. « Si les hommes ont la naïveté de croire en Dieu, les chiens ont la naïveté de croire en l’homme. »

Ménage à trois. Difficile de raconter l’histoire car cela risque de gâcher la surprise si vous voulez la lire. Grossièrement, une femme vie un bon moment avec son mari et ces deux enfants, jusqu’à ce dernier meurt. Plus tard, elle rencontre un nouvel homme, un danois. Il aime vraiment sa femme mais aime presque autant son defunt mari, un grand musicien selon lui. D’ailleurs, il va consacrer beaucoup de son temps à revaloriser cet homme presque oublié.

Un coeur sous la cendre. Deux soeurs très liées, vont devoir faire face à deux situations très particulière. La mort d’un enfant, Thor et la survie de l’autre, Jonas. En plein coeur de l’Islande, ces femmes vont devoir face à des situations très difficiles. Seul l’amour leur permettra de reprendre le dessus.

L’enfant fantôme. L’histoire débute sur une place où un homme assise à côté d’un homme, qui feignent se voir. Ils donnent à manger aux pigeons. Deux hommes les regardent surpris de cette scène assez étrange. L’un connaît véritablement leur histoire, l’histoire de ce couple atypique, qui s’aimait passionnément jusqu’à la déchirure qui détruit le coeur.

J’ai vraiment apprécié cette lecture, légère dans la rédaction et si douce par les histoires qui surprennent là où on ne l’attend pas. J’ai été touché par de nombreuses histoires qui paraissent si simple en apparence et qui appel à nos sentiments, comme la mort d’un proche ou l’avortement. Ce que j’apprécie aussi, c’est le fait que l’auteur ne prend jamais vraiment part en disant que son affirmation qui fait foi. L’amour qui lie les histoires n’est pas celle de la rencontre d’un homme et d’une femme, mais d’un lien plus profond, plus vrai qui se construit sur le long terme et la confiance. Chose que je fais rarement, c’est prendre le temps de le lire pour le déguster. Un vrai délice qui est très bon pour le moral.

Du même auteur
Oscar et la dame en rose

M. Ibrahim et les fleurs du Coran
Milarepa
La rêveuse d’Ostende 

challenge-2