Les chroniques de Wildwood, tome 3 : Imperium – Colin Melot

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Il était une fois un pays interdit où les animaux avaient décidé d’imposer leur loi… Alors que Prue soigne toujours sa grave blessure auprès d’Esben, Zita, une jeune adolescente, organise une mystérieuse séance de spiritisme dans une maison colonisée par le lierre. Ce que la jeune fille ignore, c’est qu’au terme de cette séance elle pourrait bien libérer un esprit ancien emprisonné dans la demeure.

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Dans la forêt de Wildwood, se cache de bien étrange choses. Du lierre qui prend forme humaine, des animaux qui parlent, des hommes qui communiquent avec la nature, un grand tout qui doit apprendre à cohabiter pour sauver l’équilibre de la planète.

Une aventure surprenante qui sait saisir son lecteur. Une histoire complexe et riche en rebondissement qui nous mène à la rencontre de gens bons, gentils, sauvages et horribles. Chacun vivant dans son monde se rend compte que de grands changements sont en cours. Prue, Esben, Carol, Seamus, Martha, Curtis, Elsie, Harry vont se rencontrer dans des circonstances exceptionnelles. Ils vont devoir mettre de côté leurs rancoeurs et leur nature pour lutter contre les grands de ce monde qui asservissent les enfants comme la nature et ces fous religieux. Tout va s’effondrer pour renaître à nouveau et finir dans un magnifique happy end.

Après la lecture, la couverture donne beaucoup d’informations sur cette histoire d’amour, d’amitié et de rencontres avec la reine qui anime le lierre, la rencontre entre deux adolescents une humaine et un robot où les retrouvailles d’un vieille homme aveugle et de son ami, ours. La texture du papier, le coupé des pages assez irrégulier donne l’impression d’un ouvrage rare et précieux, intrigue beaucoup et m’a beaucoup séduite dans le choix de la lecture. Et puis doucement, on va de personnages en personnages, de monde en univers et on sait pertinemment qu’ils vont se rencontrer. Alors les pages se tournent doucement avec une certaine gourmandise pour savoir ce qui va se passer tout en sachant que tout va bien finir car c’est roman jeunesse.

Le tome 3 a l’avantage de pouvoir se lire sans avoir déjà lu les précédents romans de la trilogie. On se prend vite au jeux des différentes quêtes et personnages, assez attachants. Une belle de pavé qui fait voyager dans le temps et l’espace.

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Le peintre d’éventail d’Hubert Haddad

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C’est au fin fond de la contrée d’Atôra, au nord-est de l’île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique se cache la paisible pension de Dame Hison dont Matabei apprend à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques.
Attenant à l’auberge se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s’attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d’éventail. Il devient le disciple dévoué de maître Osaki. Fabuleux labyrinthe aux perspectives trompeuses, le jardin de maître Osaki est aussi le cadre de déchirements et de passions, bien loin de la voie du Zen, en attendant d’autres bouleversements…

Avec Le peintre d’éventail, Hubert Haddad nous offre un roman d’initiation inoubliable, époustouflant de maîtrise et de grâce.

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Hubert Haddad nous emmène à la découverte d’un homme et du Japon à travers son roman Le peintre d’éventail. Un voyage surprenant tout en douceur et en lenteur vers un autre univers. Vous ne verrez plus jamais un éventail pareil.

Pourquoi un éventail me direz-vous? L’histoire se déroule dans une auberge dans la contrée d’Atôra, où réside un peindre. A vrai dire, Osaki c’est un grand maître de la peinture sur éventail qui s’inspire du jardin proche de sa chambre. Il essaie de mettre en valeur la nature qui l’entoure pour lui rendre le plus grand hommage. Matabei, tente d’apprendre auprès du maître tout en gérant le jardin surtout à la suite de la mort de son mentor. Un jeune garçon va venir, Xu Hi-han, à qui il va essayer de lui transmettre son savoir. Chose qui va devoir s’arrêter brutalement suite à la venue d’une femme à la beauté envoutante.

Mais voilà, la sublime délicatesse du jardin va connaître un grave dommage. Tout va être renversé, abîmé aussi bien la nature que les hommes. Le tsunami va tout changer. Matabei ne veut pas quitter ce désastre naturel même après avoir découvert les cadavres de ces anciens colocataires de l’auberge. Il cherche cette femme qui lui a enflammé le coeur et qu’il ne retrouve pas. Déchiré en lui-même, perdu dans un monde qu’il ne comprend plus seul la peinture lui permet de retrouver un peu pied. Surtout lorsque son ancien élève Hi-han vient le sauver avec son oeuvre.

L’auteur parle de la nature et des fabuleux jardins japonais tout en délicatesse et en douceur. Passionné du Japon sans jamais y être allé, il lui rend hommage dans plusieurs de ces romans en parlant aussi bien de ces extraordinaires jardins que des haïkus. On voyage en tournant les pages tellement les descriptions sont effectuées avec talent. Je pouvais entendre le bruits du vent, de la mer et je pouvais sentir l’odeur des fleurs. Tout le début du roman est consacré à la présentation de ces héros et de cette nature fragile et sublime à la fois. Puis le drame arrive et ravage la lenteur pour passer à la phase désastre.

A partir de là, j’ai moins accroché à l’histoire mais je n’ai pas lâché le livre jusqu’à la fin. La solitude au coeur des personnages parfois allant jusqu’à la détresse m’a touché comme révulsé. L’horreur côtoie la contemplation nous mettant au coeur de l’histoire. Si vous aimez la culture japonaise ou la quiétude des jardins, jetez-vous sur ce livre.

Merci à l’édition Folio.

Sabine et Griffon – Nick Bantock

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Pardonnez-moi si la mémoire me fait défaut, mais suis-je censé vous connaître?  Comment avez-vous bien pu avoir connaissance de la première esquisse d’une tasse brisée que j’avais faite pour cette carte?

Le phénomène qui nous lie m’en a appris beaucoup sur vous, et pourtant j’ignore tout de votre histoire. Quel plaisir d’avoir vos oeuvres sous une forme tangible. 

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Tout avait commencé par une mystérieuse carte postale, apparemment bien innocente, mais depuis, plus rien n’allait comme avant pour le peintre Griffon Moss, dans sa tranquille solitude de Londres. Son monde de logique et de méthode était brutalement renversé par l’existence lointaine d’une femme sur une île des Tropiques, à des milliers de kilomètres de lui. Qui est Sabine ? Comment peut-elle voir ce que peint Griffon, quand ils ne se sont jamais vus ? Est-elle son âme soeur depuis toujours perdue ? Ou une magicienne ? Un ange exterminateur ? Assistons-nous aux prestiges d’une communion par l’imaginaire ou à une descente dans la folie ? Cet étonnant roman visuel se déroule en plusieurs lettres et cartes postales, parsemées d’illustrations fascinantes de monstres et d’inventions saugrenues, de paysages obscurs… Les lettres de Sabine et Griffon, on les trouvera à l’intérieur du livre dans leurs enveloppes, pour que le lecteur ait la curiosité de lire la correspondance intime de ces deux étrangers inexplicablement liés l’un à l’autre. Cet ouvrage auquel on chercherait en vain l’équivalent ailleurs, mêle audacieusement la poésie de sa narration onirique à un luxe d’images dans une présentation aux mille et une surprises.

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L’histoire d’un échange entre deux protagonistes à deux endroits du monde m’a tout de suite séduite. En plus, le fait que l’ouvrage contient des lettres était un sacré plus. Sabine et Griffon s’envoient des cartes postales créatives pour apprendre à se connaître. La seule chose qui les lie serait un lien télépathique graphique. Ils se séduisent puis d’un coup plus rien. Une rupture se fait très vite et le livre s’arrête là tout net. Rien n’a eu le temps de se construire, juste mettre un peu en appétit le lecteur.

Une promesse de belles lettres, d’échanges et puis rien. Quelle déception, véritablement.

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Un zoo en hiver – Jirô Taniguchi

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J’aurais tant voulu, comme dans cette histoire dessinée pour elle, la sauver et l’emmener loin de l’hôpital!
J’en rêvais, au plus profond de moi.

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Kyôto, 1966. Le jeune Hamaguchi, employé d’une société de textile en gros, n’a pas la fibre de la plupart des gens de son âge. Plutôt que de fréquenter les clubs de sport, il préfère assouvir sa passion du dessin en allant croquer sur le vif les animaux du zoo de la ville. Mais même ce dérivatif ne suffit pas à combattre l’ennui qu’il ressent. Dès l’année suivante, sollicité par un ami de lycée, Hamaguchi part pour la capitale, Tôkyô. C’est là, un peu par hasard, que sa route croise celle d’une communauté professionnelle un peu particulière: celle des auteurs de bande dessinée, les mangakas…


On a l’espoir un jour de faire un métier que l’on aime. Le hasard a aidé notre jeune Hamaguchi, mais l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous. Une rencontre, une jeune fille fragile va bouleverser son univers en permettant de valoriser son savoir faire et sa confiance en lui. J’ai aimé la boucle autour du monde des animaux que l’on découvre au début du livre, où le personne passe son temps dans un zoo à dessiner les animaux. Il reprend le dessin de ces animaux lorsqu’il rencontre Mariko. D’ailleurs, c’est cela qui donne le titre à l’ouvrage.

J’avoue avoir été moyennement conquise par ce manga, que j’ai trouvé très enfantin. Tout est trop gentil, même si « l’héroïne » est gravement malade pour donner un côté grave à l’histoire, cela reste trop facile. Il faut reconnaître que la lecture se fait bien, que cela reste très agréable. Le dessin toujours aussi clair, simple et travaillé.

Cette histoire peut très bien faire office de livre de découverte manga pour des ados.

Du même auteur
L’homme qui marche
Un ciel radieux
La montagne magique
Le promeneur
Quartier Lointain
Le Gourmet solitaire
Le journal de mon père

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Le promeneur – Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi

imagesUne maison neuve et une vielle maison en bois, on dirait un puzzle.

A chaque coins de rue, il y avait des choses… qui faisait peur aux enfants. Mais… ces réseaux enchevêtrés de lignes électriques. Cette accumulation chaotique a bizarrement quelque chose… de rassurant.

 

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À la faveur des petits événements ordinaires de sa vie professionnelle et personnelle (la recherche d’un vélo disparu, une réunion de travail au sommet d’une tour de bureaux, etc.), un quadragénaire se laisse aller à des escapades impromptues au hasard de la géographie urbaine, sur les innombrables chemins de traverse qu’offre la grande ville – pour peu qu’on sache les voir et s’y abandonner… Une balade après l’autre, cette pulsion vagabonde prendra bientôt les allures d’un cheminement sentimental au fil des méandres de la mémoire, ponctuées d’images inopinément ressurgies de l’enfance et de la jeunesse du promeneur. Conçues par Masayuki Kusumi, déjà scénariste des histoires culinaires du Gourmet solitaire, ces déambulations nostalgiques, à la tonalité nonchalante et chaleureuse, ont initialement été publiées au Japon dans un magazine d’art de vivre, Tsuhan Seikatsu. Interprétées dans le registre intimiste dont Jirô Taniguchi a fait son signe distinctif depuis L’Homme qui marche, transfigurées par son humanisme pudique et serein, elles acquièrent une résonance universelle, dans laquelle se retrouveront les nombreux fidèles du maître japonais.

Jirô Taniguchi avait déjà travaillé avec Masayuki Kusimi dans Le Gourmet Solitaire, où la ballade dans la ville tient un rôle important. On y retrouve cette plume propre au dessinateur qui nous emmène là où on va se surprendre. Là ou la poésie côté l’espoir et le plaisir. Il fait l’éloge des bonheurs simples de la vie à la portée de tous. Une rupture avec son quotidien peu se faire simplement.  Si pour une fois, on rentrait à pied ou on prenait une partie du chemin de retour à pied? Si un soir, en rentrant l’esprit brumeux, on prenait le temps de découvrir son quartier. Quand on repars dans la ville de notre enfance, on allait voir l’évolution des boutiques de notre enfance : boulangerie, librairie, salon de thé…. Voilà ce qu’il recommande à travers son personnage qui redécouvre sa ville, avec un brin de nostalgie.

Le choix du noir et blanc ne  dérange pas. Il sublime les lieux où se mélange l’ancienne ville de la nouvelle. Les rencontres avec d’anciens amis, la ballade d’un chien, la redécouverte d’un livre d’enfance, la découverte d’un restaurant donne un aspect véridique. Il m’a tellement donné envie de me balader et de renforcer ma passion de me perdre dans les villes, les yeux innocents. Un vrai délice de lecture que je conseille à tous et ainsi voir ce qui l’entoure autrement.

Critique de la presse
Marianne : « Jirô Taniguchi est sans doute le seul à avoir mixé avant autant de talent le manga et la BD occidentale. Sa renommée planétaire s’appuie sur ce principe étrange d’un graphisme épuré au service du drame psychologique. »

Si vous avez aimé, vous aimerez
L’homme qui marche

Du même auteur
L’homme qui marche
Un ciel radieux
La montagne magique
Un zoo en hiver
Quartier Lointain
Le Gourmet solitaire
Le journal de mon père

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L’homme qui marche – Jirô Taniguchi

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L’homme qui marche
Jirô Taniguchi
Editeur : Casterman écritures

Jirô Taniguchi aime l’homme et la nature, et chaque manga en est un hommage. Partez pour l’aventure et voyez ce qui vous entoure autrement.

Voici l’histoire d’un homme, comme son titre l’indique, qui marche. Peu de mots, mais ici cela est inutile, car je suis avec lui. J’apprécie de prendre mon temps, de regarder la nature, de regarder les gens et de discuter avec eux. J’apprécie simplement la présence de sa femme, les balades avec son chien Neige. Qu’il est agréable de voir un sourire, de faire un clin d’oeil, de partager un moment avec un inconnu. La pluie, la neige, le soleil sont des occasions de redécouvrir ce qui nous entoure et d’en faire un espace de découverte et de plaisir.

Un moment agréable de lecture, le noir et blanc renforce ce moment de calme et de détente. Parfois, au détour d’une page, je sentais l’odeur de pluie juste après le soleil où voyais une fleur s’épanouir.

Si vous avez aimé vous aimerez aussi
Le promeneur

Du même auteur
Un ciel radieux
La montagne magique
Le promeneur
Un zoo en hiver
Quartier Lointain
Le Gourmet solitaire
Le journal de mon père

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Le vieux qui lisant des romans d’amour – Luis Sépulveda

LevieuxromansLe vieux qui lisait des romans d’amour
Luis Sepulveda
Editeur : Points
Nombre de pages : 121
Traduit de l’espagnol par François Maspero
Publication en France : 1992

Partez à la découverte de cette magnifique ode à la nature. Il ne faut pas hésiter et suivez l’appel de la peinture de couverture du Douanier Rousseau.

Luis Sepulveda a rédigé ce premier roman en hommage à un de ces ami, Chico Mendes qui c’est fait tuer car il protégeait la forêt amazonienne. Ici, le personnage principale, est le vieux Antonio José Bolivar Proaño. Il a quitté une ville de la Cordillère des Andes avec sa femme Dolores Encarnacion del Santisimo Sacramento Estupiñan Otavalo pour s’installer sur les rives du Nangaritza près d’El Idilio. Mais après deux ans de la vie intense et très difficile une maladie l’emporta. Il se retrouve seul, mais les shuars qui peuple la forêt vont lui apprendre à chasser, pêcher et manger les fruits comestibles.

Il va découvrir une autre culture qui vit en harmonie avec la nature. Un mode de vie qui lui convient très bien en plus qu’il a découvert une passion, lire des romans d’amour. Un jour qu’il devait s’inscrire pour voter, il apprit qu’il savait lire, il ne restait plus qu’à trouver quoi lire. Le dentiste passe tous les 6 mois et à cette occasion, il remet deux livres au vieux qu’il connaît bien.

La société change et évolue, il s’en rend vite compte. On détruit la nature, des maisons se construisent et les chercheurs d’or sont de plus de plus présents et de moins en moins prudents. On en retrouve souvent mort emportés par les fortes pluies ou tuer par des animaux sauvages. D’ailleurs, il entra en conflit un jour avec le maire surnommé la limace, car il accusa deux shuars d’avoir tué un homme, un chercheur d’or pour le voler de ces biens. Le vieux était là, il les a défendu en prouvant que l’homme possédait encore sur lui tous ces biens et aussi que c’était un animal qui l’avait tué. Une femelle ocelot qui folle de rage a voulu tuer ce gringo qui a abattu ces petits.

A partir de là, le maire va lui chercher des ennuis et le menace de l’expulser de sa maison. Il va aider à tuer cette femelle vengeresse pour éviter quelle attaque le village. Mais le voilà face à un conflit intérieur, face à un choix culturelle de la vision du monde que les shuars lui ont inculqué.

Un sublime livre sur la nature, qui l’instant de quelques pages m’a fait voyager et d’autant plus rendu compte l’importance de la nature et des cultures présentes. On apprend les rites de vie et de mort dans ce peuple qui vit au rythme des saisons. On ne tue pas de bébés, on ne capture que des animaux adultes pour ce nourrir. J’ai aimé le rite quand les personnes meurent, où on enduit leur corps d’une substance ce rapprochant du miel. Puis on dépose le corps dans la nature. Le lendemain, on vient récupérer les os qui ont été nettoyé par les fourmis. Et on découvre, avec stupeur la destruction de la nature sans se préoccuper autre chose que le profit, l’installation de l’homme moderne qui se croit supérieur et meilleur.

Prix
1992 : Prix Relay du roman d’évasion
1992 : Prix France Culture étranger

Cinéma
Adapté en 2001, par Rolf de Heer

L’avis des participantes au challenge Le nez dans les livres
Book Addictes : thebookaddictes.canalblog.com/archives/2011/08/18/21791301.html
Le petit livre de Mia : hibiscus971.eklablog.com/le-vieux-qui-lisait-des-romans-d-amour-l-sepulveda-a21426377

L’avis d’un participant au challenge Romans Cultes
Ps aime lire : psaimelire.blogspot.fr/2013/03/le-vieux-qui-lisait-des-romans-damour.html

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