René, qu’est-ce qui te fait vivre? à la Maison des Métallos

thumbLaurence Vielle, auteure et comédienne a décidé de donner la parole à ceux qui vivent où passent un moment dans un centre hospitalier psychiatrique. Accompagnée d’un musicien, Bertrand Binet et d’une plasticienne, Eva Grüber, ils donnent une autre réalité aux réponses à la question : Qu’est ce qui te fait vivre ? Lire la suite

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Quand les extra-terrestres rencontrent le succès dans le monde

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Les Voca People ont traversé le monde entier avec leur spectacle où la musique est au cœur de l’histoire. Habillé de blanc de la tête aux pieds, ils décident avec leurs bouches d’emmener les spectateurs dans un voyage improbable.

Le groupe se forme fin 2008 et établit sa notoriété internationale en 2010 surtout grâce à You Tube. Il a débuté en Italie et maintenant il tourne dans le monde entier. Composé sur scène entre 8 et 9 personnages présentées ainsi : Beat On (bruitage rythmique), Scratcher (bruitage rythmique), Tubass, Bari-tone, Tenoro, Alta, Mezzo, Soprana et parfois Swing, ils sont au total 24 artistes qui se relaient selon les dates et les lieux. Vous l’aurez compris, leur nom correspond à leur tessiture de voie.

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Les Voca People sont très reconnaissables à leur tenue assez inimitable. Heureusement d’ailleurs. Surement inspirés des Daft Punk et de Kiss, ces artistes cachent leur identité sous un costume largement inspiré d’un suppositoire, d’un préservatif et d’un tic-tac. Ils sont tout de blanc vêtus avec juste un rouge à lèvres. Et pour justifier cet accoutrement, une bonne excuse, et oui, ce sont des extraterrestres. Alors ainsi ils peuvent s’habiller étrangement et aussi parler plus du genre entre des bruits et la langue des snorky. Toutefois, on comprend le sens des mots par la gestuelle qui en découle. Puis quand même on vient écouter des chants.

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De toute façon, les Voca People ont juste besoin de recharger leur batterie d’énergie (seul élément de décors) avec des chants de la planète terre pour repartir chez eux ou vers de nouvelles aventures. Un des personnages touche la tête d’un spectateur et vient de découvrir la musique de la planète terre. Heureusement qu’ils ne sont pas tombés sur un fan de Chantal Goy ou de Nana Mouskouri. Alors va commencer une succession de medleys où chaque chanteur va montrer son talent vocal le tout accompagné de très nombreux jeux de lumières.

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Les choix musicaux effectués sont très pertinents et fonctionnent dans de très nombreux pays du monde. Presque tous les airs sont reconnaissables. Oui presque, car parfois à trop mélanger la soupe on n’entend plus très bien. Le gros plus musical est les deux personnes faisant les accompagnements sonores avec leurs bouches. Les human beat box excellent dans leur catégorie. Les autres aussi savent chanter sauf quand ils essaient de copier les chanteurs d’Opéra où là mes tympans ont souffert. Par chance, cela n’a pas duré longtemps. La Bohème n’a pas été totalement massacrée.  

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L’atout le plus important qui fait la force de ce spectacle n’est pas le chant car au final, sur 1h30 de spectacle, nous avons moins d’1h de chant. C’est l’interaction qu’ils arrivent à créer avec un très grand talent avec le public. Sans hésitation, ils descendent à la recherche de spectateurs qu’ils font monter sur scène et jouent avec eux dans la salle. Cette proximité plaît et séduit tout de suite. En plus, ils se contentent pas seulement des personnes devant la scène mais vont dans toute la salle même si ce n’est que pour leur taper dans les mains. De même, à la fin du spectacle, ils sont présents à la sortie alors certes par loin des dvd du spectacle et autres goodies, mais le public sourit émerveillé de ces hommes en blanc.

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Mais j’avoue ne pas être du tout conquise. Je m’ennuie très vite et dès le début. Une histoire d’extraterrestre, déjà je suis exaspérée et cette façon de parler et de mimer un colonel avec ces soldats. Je me dis que 1h10 va me sembler très long. Et ce fut le cas et quand les gens debout, hurlant de joie en tapant des mains au-dessus de leurs têtes, réclamant un rappel. J’aurais juste voulu m’enfuir. En effet, après avoir vu les Franglaises où se dégagent une telle énergie, une joie de vivre et où on a envie de chanter, le choc est rude avec ce spectacle tout gentillet et légèrement insipide.

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Alors si vous aimez les chants a capella, que vous allez voir peu de spectacles de ce genre, les Voca People vous enchanteront avec ce divertissement léger, familiale et très grand public. Par contre, si vous aimez l’exigence, la fantaisie, la communication d’énergie, écouter vraiment des chants et pourquoi pas partir avec de la bonne humeur, partez voir les Franglaises.

Whiplash ou la rencontre d’un homme avec sa passion pour la batterie

345974Quoi? Tu aimes la batterie et tu n’as pas été voir Whiplash? Non, Nabilla n’aurait pas pu dire une chose aussi intelligente. Elle préfère vendre du vide à des gens qui aime cela. Mais vous, vous aimez vous remplir de belles choses et de bons sons. Alors pourquoi pas découvrir ce film surprenant sur le surpassement de soi dans une passion?

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Après 35 ans de joyeux service, Le Quatuor range ces archets dans un Bouquet final

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Il m’était impossible de ne pas aller aux Bouffes Parisiens pour dire adieux à des artistes hors du commun et au talent immense de ceux qui compose Le Quatuor. Leur spectacle Bouquet finalreprend les grands succès de leur carrière avec quelques nouveautés, bref un délice pour les zygomatiques.

En 1980 se crée un ensemble musical humoristique sous le nom du Quatuor. Le groupe est composé de Jean-Claude Camors (violon, composition), Laurent Vercambre (violon), Pierre Ganem (alto) et de Jean-Yves Lacombe (violoncelle et contrebasse). Ces musiciens humoristes exploitent avec une grande aptitude leurs instruments mais leurs capacités sont très larges et n’ont comme frontière que l’imagination. Déjà ils sont multi-instrumentalistes et créent aussi leurs propres instruments. En effet, quand deux instruments s’accouplent (un violon et un tuba), ils ne peuvent que donner naissance à un nouvel instrument qu’il faut apprendre à maîtriser. Cela vous paraît loufoque ? Et bien tant mieux, car c’est cela leur univers. Celui de l’étrange, du fabuleux et du merveilleux. Celui qui redonne des étoiles dans les yeux des adultes car leur âme d’enfants s’est réveillée.

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Musicien, chanteur, dompteur, nageur, jongleur, mimes… tout est bon pour la créativité au service d’un moment de bonheur simple. Ainsi Vive le vent d’hiver rentre par la porte des notes dans L’hiver de Vivaldi, les peignes ou cintres se transforment en archets, on chante une ode à la vache et ils vont même jouer à quatre sur un violoncelle On the Road Again de Canned Heat. 35 ans de créativité où tout peut se croiser, se mélanger pour leur plus grand plaisir mais surtout celui du spectateur. Car c’est 2h de spectacle intense et magnifique où je n’ai fait que de rigoler, rigoler et rigoler jusqu’à avoir mal à la mâchoire. 

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Avec une mise en scène très travaillé, ce magnifique quatuor propose un spectacle inoubliable pour tirer leur révérence. On ne peut qu’être émerveillé par ce talent exceptionnel et ces histoires extraordinaires pour tirer leur dernier Bouquet final.

Poulet aux prunes – Marjane Satrapi

Poulet-aux-prunes-de-Marjane-Satrapi-le-sanglot-d-amour-du-joueur-de-tar_article_mainTitre : Poulet aux prunes
Auteure : Marjane Satrapi
Editeur : L’association
Date de publication : 1997
Adaptation au cinéma : 2004 

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Avec cette nouvelle Ciboulette, Marjane Satrapi comblera les lecteurs de Persepolis tout en en surprenant plus d’un.

En effet, si l’Iran et la famille de l’auteur sont de nouveau les principaux sujets de Poulet aux prunes, l’auteur explore ici de nouvelles voies de narration qui en font probablement son meilleur livre. Ou comment entrer dans le for intérieur de Nasser Ali Khan, qui a décidé de se laisser mourir car sa femme lui a cassé son Tar, son instrument de musique inégalable…
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Peut-on vivre sans musique? et sans amour? Nasser Ali Khan a décidé qu’il ne pouvait se passer ni de l’un et ni de l’autre. Alors quand son instrument fétiche a été brisé, il pris une décision qui allait radicalement changer sa vie.

Marjane Satrapi décide raconter en noir et blanc l’histoire de son oncle. Alors direction Téhéran, 1958, à la rencontre du grand musicien Nasser Ali Khan. Lorsqu’une nouvelle dispute avec sa femme éclate, de colère elle brisa le tar, cet instrument exceptionnel, au son sublime qui lui donnait son talent et sa renommé. Il a cherché un autre instrument mais aucun ne possède cette sonorité unique. Alors il a pris la décision de mettre fin à ces jours et de se laisser mourir. Cela prendra 8 jours durant lesquels je vais découvrir sa vie.

Un jour, il tomba amoureux d’une femme magnifique à laquelle il n’a pu se marier. Comme son métier était musicien, son père a refusé de laisser sa fille à un homme qui n’a pas de vrai métier. Puis sa famille, lui a proposé une autre femme pour épouse, qui était amoureuse de lui. Toutefois, ce sentiment n’a jamais été partagé alors lorsqu’elle brisa son instrument c’est son coeur qui a été brisé. Alors remonte à la surface des souvenirs et des rêves, comme la poitrine de Sophia Laurens ou le fameux Poulet aux prunes.

La déstructuration des pages aide à servir l’histoire au mieux. Cela peut au premier abord surprendre que cela concerne l’histoire d’un homme qui meurt que le choix de l’histoire de sa vie. Toutefois, on se laisse très vite avoir et c’est avoir plaisir que les pages se tournent pour aller à la rencontre de personnages haut en couleurs. La structure en huit parties qui correspondent aux huit jours de vie Nasser Ali Khan est très ingénieuse surtout avec les aller-retours dans le passé ou dans l’avenir. L’auteure n’hésite pas à nous présenter sa famille avec ces meilleurs côtés et les pires.

Si vous aimez les histoires de famille un peu étrange dans un roman graphique de qualité aussi bien dans le texte que dans l’illustration, alors lisez le Poulet aux prunes, cela vous donnera peut-être envie de cuisiner.

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De la même auteure
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Dans les rapides – Maylis de Kerangal

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Le Havre, 1978. Elles sont trois amies: Lise, Nina et Marie, la narratrice. Lycée, garçons, aviron, la vie quotidienne. Un dimanche de pluie, elles font du stop, et dans la R16 surgit la voix de Debbie Harry, chanteuse de Blondie. Debbie, blonde, joueuse, sexy, Debbie qui s’impose aux garçons de son groupe, Debbie qui va devenir leur modèle. Jusqu’au jour où Nina découvre l’amour et la voix cristalline de Kate Bush qui, d’un coup de pied romantique et pop, vient fissurer le trio jusqu’ici soudé comme un roc.

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La musique peut être un point commun de partage entre amies mais aussi un point de discorde. D’ailleurs, Lise, Nina et Marie vont en faire l’expérience et ainsi ce que la musique a lié, peut aussi le défaire.

Le Havre, ville béton, possèdes des airs bien tristes en hiver. Lorsque trois copines, Lise, Nina et Marie, 15 ans, font du stop ont un choc lorsqu’elles grimpent dans une Renault 16, verte pistache. Qu’elle est cette musique qui passe en fond sonore? Un rock chanté par une fille et qui bouge. C’est le choc partagé. A partir de ce moment, ces jeunes filles en mode rebelle, ne vont plus pouvoir respirer sans se procurer Parallel Lines de Blondie. Le vinyl s’écoute en boucle, les textes se font traduire en française. Cette chanteuse incroyable dirige son groupe, composé d’homme. Il faut découvrir tout ce qu’elle a fait aussi bien dans sa vie privée que dans sa vie artistique. L’effusion va doucement rencontrer la séparation, lorsqu’une des jeunes filles va tomber sous le charme de Kate Bush avec sa voie de cristal et ces chansons romantiques.

A travers le regard de Marie, on part à la rencontre de jeunes filles en quête de vie, de sensations et de réponses. Leur rencontre avec la musique les bouleverse et l’auteure Maylis de Kerangal  traduit avec talent ces moments de troubles et de joie mélangées. Je découvre l’enthousiasme et les projets des jeunes adolescentes quand on a 15/16 ans comme partir à New-York, le rêve d’un ailleurs ou trouver l’amour. Les pages se tournent avec simplicité avec de courts paragraphes aux titres de chansons de Parallel Lines de Blondie et The Kick Inside de Kate Bush. Mais ce qui est le plus surprenant, c’est qu’un fur et à mesure, l’envie d’écouter de la musique s’insinue doucement dans l’esprit. Et le refrain d’Heart of Glass de Blondie se fait entendre même lorsque je finie le roman.

Un livre assez étonnant sur la musique et les jeunes avec leurs espoirs, leurs déceptions, leurs attentes d’un futur radicalement différent du moment actuel. Et puis, c’est une bonne occasion de réécouter aussi Blondie et Kate Bush.

 

Comme ton ombre – Tome 1 – Un mystérieux garçon – Lyfoung et Manboou

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Parfois les gens doivent se rencontrer, ils sont fait pour partager un moment de bonheur. C’est le cas des deux héros de cet album. Etes-vous prêt à laisser parler la midinette qui est en vous?

Alice un peu tête en l’air et très charmante, se fait voler son sac. Le voleur est arrêté par la police mais Alice lui fait gentiment la moral et part sans portée plainte. Il tombe alors sous le charme de la demoiselle qui lui rappelle sa mère et va la suivre jusqu’à Paris. Ces amis poursuivent toujours la musique et trouve refuge quelques temps chez eux. Yoann va tout faire pour rester en contact avec Alice et cela va se faire. L’amour est dans l’air.

Les éditions Soleil décide de diversifier leurs offres avec ce manga à la française qui reprend les codes du manga, un format A3 et des couleurs joyeuses. J’ai beaucoup aimé les dessins, la construction de l’histoire et les couleurs. Un mangabd assez sympathique tant que l’on garde en soi un émerveillement des histoires romantiques.

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L’enfer des concerts – tome 2 – Zep

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Dylan, Springsteen, les Stones, AC/DC, Led Zeppelin, U2… Je les ai vus! J’étais là, dans le public, tourmenté par ces questions existentielles : où sont les bières? Et qui m’a marché sur le pieds?


Avec la sortie du nouveau livre de Zep, je me suis dit pourquoi pas lire une de ces bd mais qui ne soit pas Titeuf. Alors, direction la médiathèque le rayon adulte, lettre Z. Par chance, il y avait un livre « L’enfer des concerts« .

J’adore les concerts, sentir les notes se méler à ma globules rouges, alors j’attendais quelque chose de cette bd, de ces micros-histoires. Alors oui, dans les festivals on est souvent écrasé, on sent les mauvaises odeurs des autres, il y a les fumeurs de beuh, les gros consommateurs de bières… Oui, il y a des femmes qui crient, qui lancent leurs culottes… Boire trop de bières donnent envie de faire pipi souvent. Bon après ces faits que j’ai expérimenté, je n’ai rien trouvé de drôle.

La chute est rarement surprenante et mon sourire est resté aux abonnés absents. Je n’attendais à plus. Donc une rencontre raté avec ce dessinateur.

Du même auteur
Happy Sex

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Métamorphose en bord de ciel – Mathias Malzieu

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Ici, tout est beige et gris décati avec de grandes fenêtres sévères. Chaque pas sur le linoléum fait le bruit d’un pansement qu’on arrache. Les gens s’ennuient, pleurent, crient. Des proches apportent des fleurs, un sourire cousu sur leur visage ; ils se débrouillent pour que leurs larmes coulent à l’intérieur de leurs orbites. Des blouses blanches aux gestes mécaniques, hantent les lieux. Bienvenue au service de cancérologie.

Six heures du matin. Le chef d’orchestre des interrupteurs fait claquer les néons et l’hôpital s’embrase comme un soleil électrique. 

Je voudrais hiberner et me réveiller guéri. Cette idée me réchauffe pendant quelques secondes. Puis la réalité refait surface.

Je prends les arbres dans mes bras et j’essaie de lire un peu. Je cherche les stimulations, mais la Betterave a installé un périmètre de sécurité autour de mes rêves, on se croirait sur les lieux du crime.

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Tom Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques le propulsent au sommet de la gloire. Jusqu’à ce qu’un médecin qui le soigne pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable. Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu’il appelle  » la Betterave « . Lors d’une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l’hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de voler rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant : « Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, ruais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter. » Dans la tradition de ses contes pour grands enfants, Mathias Malzieu nous raconte l’histoire merveilleuse d’un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux. Ce faisant il nous livre une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l’amour.

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Ce livre est rattaché à un souvenir. Je suis allée à une lecture d’extraits de ce livre par Mathias Malzieu. Il arrive vers la scène et une ambiance toute particulière débute. Son physique et son charisme m’a tout de suite attiré. Il s’assied, pose son livre sur un pupitre et dépose son youkoulélé sur sa jambe. Il lit quelques phrases, joue de l’instrument, chante. Puis à un moment, il ouvre un objet, se lève, se déplace dans le public et jette des plumes un peu partout sur le public. Il est son personnage, il est M. Cloudman.  J’étais émerveillée d’une telle situation. Incroyable, improbable et surprenant. Voilà.

Alors voilà, quand la géniale Métaphore a proposé dans le cadre de son challenge Jacques à dit avec l’aide de Minou comme sujet la même lettre pour le nom et prénom de l’auteur, ce livre rentrait dans les conditions. Direction la médiathèque, rayon jeunesse pour emprunter ce livre. J’ai attendu deux jours pour l’ouvrir et le dévorer en deux jours.

J’ai été séduite par l’univers onirique du chanteur de Dionysos, j’ai tout de suite été emmené dans l’univers farfelu de Tom. Un rêveur loufoque qui aime l’éphémère et l’émerveillement. Même atteint d’une grave maladie, son monde imaginaire reprend le dessus, même si la femoiselle y est pour beaucoup. Le sujet de la maladie se retrouve chez beaucoup d’auteurs, mais l’approche varie toujours. Ici, il prend le choix de l’espoir et d’une idée de métamorphose. Ici pas de mort juste une autre étape vers autre chose qui demande d’accepter sa situation physique.

J’ai retrouvé l’univers de Tim Burton en noir et blanc et de Benjamin Lacombe. Lorsque je rentrais chez moi, le chant des oiseaux me paraissait plus magique. Lui aussi était peut-être un homme avant et à renaît dans la peau de cette petite mésange.  J’ai été emmené loin avec les images qui provoquent des visions de couleurs, d’odeurs ou de sensations. Un vrai délice à chaque page. Maintenant, je n’ai qu’une envie lire un autre livre de Mathias Malzieu.

Site officiel : www.metamorphoseenborddeciel.com

Du même auteur
La mécanique du coeur

Livres sur le sujet de la maladie
Little Joséphine – Raphaël Sarfati et Valérie Villieu
La pluie avant qu’elle tombe – Jonathan Coe
Oscar et la dame en rose – Eric-Emmanuel Schmitt

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