Mon petit Cluny – Marie Sellier

583_xl4ème de couverture
Cet album entraîne les enfants vers les vastes horizons des chefs-d’œuvre du musée de Cluny. Le Moyen-Âge à découvrir !

Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

Le musée du Moyen Age cache bien des trésors aux yeux de tous. Alors pour permettre aux plus petits d’aiguiser leur curiosité, l’édition de la Réunion des Musées Nationaux propose un petit livre pour leur faire découvrir un endroit riche d’Histoire.

Le musée du Moyen Age aussi appelé le musée de Cluny propose une très grande variétés d’objets, de peintures, de sculptures, de tentures…. afin de mieux connaître une grande période historique. En effet, il y en a une grande quantité et les cartels ne sont pas toujours bien présents. De ce fait, afin de mieux s’approprier  rien ne vaut quelques explications. L’ouvrage présente une vingtaine d’objets avec une petite explication compréhensible à partir de 5 ans.

On passe de la croix pectoral en or de la fin 6ème à Adam, en pierre polychrome du 13ème qui se trouvait dans la cathédrale Notre Dame de Paris puis par la Vierge à l’Enfant allaitant en bois du 14ème siècle. On découvre aussi le vitrail coloré représentant St Christophe vers 1430 et bien entendu la tenture de La dame à la Licorne. Les trésors y sont montrés simplement avec un petit texte écrit en très gros caractères pour faciliter la lecture aux tous petits.

J’adore le musée de Cluny qui offre un véritable voyage au coeur du Moyen Age et fait découvrir la richesse d’une période historique que l’on croit souvent assez pauvre et inintéressante, d’où d’ailleurs son appellation. Ce livre m’a tout de suite intéressée pour savoir comment le musée pouvait être abordé pour les enfants. J’ai trouvé cela dommage que les représentations sont à 95% religieuse dans l’ouvrage qui aurait pu être plus éclectique que cela soit dans les bijoux, la vaisselle ou le mobilier. Même si, effectivement plus de la moitié du musée présente des objets relatifs à la religion catholique qui était au coeur de la vie quotidienne au sein de toutes les classes sociales de l’époque.

Une lecture en demi-teinte qui m’a toutefois donné envie de découvrir cette collection à destination des plus jeunes pour leur donner envie de découvrir des musées de France. Le musée du Moyen Age propose des visites aussi bien pour les individuels que les enfants ou les familles qui sont très faîtes par du personnel passionné. Il faut dans un premier temps donné le livre au petit avant d’aller au musée et se laisser surprendre par ce lieu.

Lien vers le musée de Cluny

 

Maison Victor Hugo à Paris

Hugo

La mairie de Paris possède deux maison où Victor Hugo a résidé.  L’un à Paris, l’Hôtel de Rohan-Guéménée, place des Vosges et l’autre Hauteville House, à Guernesey où il vécut pendant son exil.

Victor Hugo emménage avec sa femme, Adèle Foucher et ces quatre enfants (Léopoldine, CHalres, François-Victor et Adèle) au deuxième étage de l’hôtel de Rohan-Guéménée dans un appartement de 280m2. Il y organise très souvent des salons où il reçoit aussi bien des écrivains que des peintres. On y rencontre souvent Théophile Gauthier, Lamartine, Mérimée….

Entre ces murs, il rédige Marie-Tudor, Ruy Blas, Les Voix intérieures, une partie des Misérables, le début de la Légende des Siècles et des Contemplations. Il rencontre sa maîtresse dont il tombe amoureux, Juliette Drouet, qui ne va pas habiter très loin. C’est elle qui réecrit les ouvrages de l’auteur pour les envoyer aux éditeurs. hugo1

C’est ici aussi qu’il devient pair de France et député. Et aussi qu’un drame va changer à jamais sa vie, la perte de sa fille chérie de 19 ans, Léopoldine qui va se noyer à Villequier. Toutefois, c’est la révolution en 1848 qui va faire déménager les Hugo après 16 ans d’occupation des lieux.

Paul Meurice, ami et admirateur de l’homme politique et littéraire rachète l’appartement quelques années plus tard et en fait don à la mairie de Paris. Cette dernière décide de racheter tout l’immeuble et d’en faire un musée qui va ouvrir en 1902. Les lieux ont changer puisque de nombreux locataires sont passés depuis. La décoration a été refaite selon les goût de l’époque. hugo3Beaucoup de mobilier a été ramené de Guernesey. On se rend compte que le mobilier est assez atypique. Il adorait décoré et construire des meubles. Et aussi on retrouve ces initiales ainsi que celle de son amante un peu partout.

Un lieu assez sympathique à visiter même si plus d’explications en salle aurait été un vrai plus. Un plan sur l’ancien agencement du lieu aurait été mieux pour comprendre la vie de l’époque. Je vous conseille de faire la visite guidée du musée pour mieux comprendre un homme et aussi son époque.

Maison de Victor Hugo
6 place des Vosges
75004 Paris

www.musee-hugo.paris.fr

Paul Meurice (1818 – 1905)
Romancier, dramaturge et journaliste.
Il a veillé sur les intérêts de Victor Hugo lors de son exil. Il va également assurer la charge de l’édition de ces oeuvres. Hugo lui fait tellement confiance, qu’il lui donne la charge d’être son exécuteur testamentaire.

Le Maxim’s va-t-il me révéler ces secrets?

Maxims

Le Maxim’s évoque à chacun un univers particulier, celui du luxe et de la luxure. En remontant la rue Royale, on s’arrête au numéro 3, l’enseigne rouge vole selon les mouvements du vents et où s’arrêtent bon nombres de touristes et de gourmands au portefeuille fourni.Vendredi, j’ai réservé pour la visite du musée Maxim’s suite à un passionnant reportage vu sur Arte se nommant « Belles de nuit ou la fin d’une époque ». De plus, j’aime beaucoup la période artistique de l’art nouveau. Un petit groupe attends devant la porte, il est 15h15, la porte s’ouvre, tous le monde se précipite à l’intérieur car le froid sévit dehors. Une quinzaine de personne, et je suis là seule de moins de 50 ans. Toutefois, la plus part maîtrise la langue de Shakespeare et non celle de Molière. Le guide s’insurge et précise qu’une visite en anglais se fait à 14h00. Si pas bilingue, merci de revenir un autre jour. Un peu inquiète, je vois le guide n’avoir qu’une boîte en métal faisant office de caisse. Excusez-moi, vous ne prenez pas la carte bleue? lui demandais-je. Lui, sourcille légèrement en me disant que : « Voilà une méthode bien moderne ». Et me précise, que cela facilite le tracement de vos activités par la police. De quelle époque est-il? Je cours vers le  distributeur à proximité et revient essoufflé. Mais où sont les gens? Nous sommes un petit groupe de 5, avec 3 bilingues américain et deux française dont moi.

Maxims4Le guide et directeur du musée, Pierre-André Hélène, petite lunette, gillette sur les épaules, on croirait le frère de Stephan Bern. D’ailleurs, c’est peut-être le cas. Il ferme la caisse, puis les portes, direction les étages. Petit arrêt au premier, le salon impérial. Nous entrons dans un salon qui a gardé sa décoration depuis 100 ans. Petit historique, mais le plus important c’est le récent. Pierre Cardin, a racheté le lieu en 1981 et collectionne depuis très longtemps des oeuvres caractéristiques de l’Art nouveau (1890-1905). Puis, nous poursuivons la montée des marches sur une moquette neuve refaites à l’identique, et des murs et plafonds de couleur verte, qui fait mal aux yeux. Petite faute de goût, à mon avis, vu l’élégance du reste du lieu. Le deuxième étage accueil le cabinet particulier, il a été fait pour ressembler à un espace de dame du beau monde. Les meubles ont peu d’angles droits, les formes sont douces et arrondies, comme le corps d’une femme. La femme et la nature (surtout fleurs) est au coeur du mobilier, des vases, des cruches, des lampes. Et le sous-entendu sexuelle y sont souvent représentés, Maxims9mais il faut y regarder par deux fois. Comme le haut d’une cruche ci à côté, qui peut faire penser à un pénis et la anse, est une femme dénudée.
Les grands noms de Belle Epoque y sont présents
fabuleuses lampes Tiphany, des meubles Majorelle, Daum, Gallé, Gaudi, Massier, Toulouse Lautrec… Certains objets sont agrémentés de commentaires du directeur du musée qui est très fier de sa collection et un passionnée de la Belle Epoque.
Il faut savoir que le Maxim’s était le lieu incontournable où l’on venait avec sa non-officielle. Lieu des gourgandines, des courtisanes, des beaux esprits …, on y rencontre la belle Otéro, Sarah Bernard ou Sacha Guitry. L’univers du plaisir et des délices interdits. Cocteau disait : «c’était un amoncellement de dentelles, velours, satin, rubans, diamants, rubis, perles… que déshabiller une de ces dames était une entreprise à prévoir avec trois semaines d’avance comme un déménagement». Les femmes offraient leur corps comme un symbole de libération sexuelle, car les femmes n’avaient pas le droit de gérer leur argent et encore moins le droit d’avoir un compte. Il a fallu attendre 1964 pour que les femmes en ouvrir un toute seule.

Maxims6

Malgré un très beau lieu et de très beaux objets, 15€ pour moins d’une heure de visite me semble excessif. Cela coûte moins cher de passer une journée au Louvre ou au musée d’Orsay. En plus, une fois la visite finie, on peut pas rester pour mieux regarder les objets. Tous le monde doit redescendre et sortir afin de laisser les gens de la visite suivante entrer. Quelques belles images vont rester imprégner dans mon esprit grâce à ce que j’ai vu. Cela doit bien mériter la relecture d’un livre de Sacha Guitry.

maxims1Maxims2

Maxims8

Informations pratiques
Musée Maxim’s
3 rue Royal
75008 Paris
Site officiel : www.maxims-musee-artnouveau.com

Article site Mairie de Paris : www.paris.fr

Visite guidée de l’hôtel de Rohan

Hôtel de Rohan - Christophe Huet : "Les Cartes et les Échasses

Les archives nationales proposent depuis ce début d’année, le deuxième lundi de chaque mois, de visiter l’hôtel de Rohan qui jouxte l’hôtel de Soubise.

Je prend contact par mail pour réserver et par chance, il restait de la place. Les 20 personnes sont là et pour une fois, il y a 4 jeunes de moins de 50 ans sur tout le groupe. Et sur l’ensemble 3 hommes, pour toujours bien illustrer que se sont les femmes qui font le plus de sorties culturelles.

On regarde la maquette de l’ensemble des bâtiments dans l’hôtel de Soubise puis direction l’hôtel de Rohan. Pour cela, nous passons devant le petit jardin de l’hôtel de Soubise ouvert depuis peu au public. L’hôtel de Rohan est ouvert au public pour les visites guidées.  Les locaux sont occupés en partie par l’administration des archives nationales et l’autre par l’école de Chartres.

Olivier de Clisson fit construire un hôtel particulier à partir de 1371. De ce premier bâtiment il ne reste que la porte d’entrée fortifiée et de deux échauguettes donnant sur la rue des Archives. En 1553, François de Lorraine, duc de Guise l’acquière. De sa possession, il ne reste que la chapelle ainsi que l’ancienne salle des gardes. Sous la dernière descendante du nom, Marie de Guise, l’hôtel devint le théâtre d’une cour où se côtoyaient les intellectuels. A sa mort en 1688, l’hôtel est resté sans habitant. Il a été racheté en mars 1700 par François de Rohan-Soubise. En 1705, il choisit Pierre-Alexis Delamair comme architecte sur les conseils de leur fils, futur cardinal de Rohan. Il changea l’orientation de l’hôtel en mettant une nouvelle façade et créa une cour à colonnade en demi-lune sur la rue des Francs-Bourgeois. La décoration intérieur est en partie confiée à Germain Boffrand, passionné d’art rocaille.

A la suite de la révolution française, les hôtels de Soubise et Rohan sont la possession de l’Etat. L’hôtel de Soubise est affecté aux Archives impériales et l’hôtel de Rohan à l’Imprimerie nationale qui y demeura jusqu’en 1927. En 1867, Napoléon III installe le musée des Archives nationales à l’hôtel de Soubise.

On découvre vite fait à travers une dizaine de pièces les quelques restes de ces passages. Moins d’une heure après notre entrée dans les lieux nous avions fait le tour, posé des questions alors que la visite devait durée 1h30. J’ai appris plus de choses en regardant sur le web sur les 5 premiers résultats qu’en faisant la visite. Certes, j’ai vu des peintures de Huet avec des petits singes et chinoiseries à la mode sous Louis XV, de très beaux travaux d’ornemanistes et une devanture sculptée par Le Lorrain, et alors? Aucun intérêt dans la visite. Nous avons dérangé des gens qui travaillaient, passer dans des salles de cours et la plus part des salles sont sombres car on ne peut pas ouvrir les stores. Ce fut compliqué d’avoir de la lumière car les boutons d’allumage ne sont pas toujours à côté des portes d’entrée, il faut contacter la sécurité.  Bref, aucun intérêt, mieux vaut visiter le musée des archives nationales.

archi5

archi2

archi3

Informations pratiques

Musée des Archives nationales
Hôtel de Soubise
60, rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris
Tél – 01 40 27 60 96 

Tarif
8 euros

Dates et horaires
Le 2e lundi du mois de 16h à 17h30
Premier semestre 2013: 14 janvier, 11 février, 11 mars, 8 avril, 13 mai, 10 juin

Renseignements et réservations
Tél – 01 75 47 20 06
Courriel : service-educatif.an@culture.gouv.fr
www.archivesnationales.culture.gouv.fr

Courriel : infomusee.archivesnationales@culture.gouv.fr

Intérieurs romantiques

interieurs-romantiques_xl Aujourd’hui, j’ai fait la visite guidée de l’exposition « Intérieurs romantiques » au musée de la vie romantique et par chance, j’étais toute seule. Une guide passionnée juste pour moi, et je pouvais poser toutes les questions de mon choix.

Le Cooper Hewitt National Design Museum de New-York propose 80 vues d’intérieurs du XIXème siècle occidentale, réunis grâce au don en 2007 du collection Eugene V. Thaw. Il existe peu de traces visuelles des intérieurs au 19ème. Un mouvement pictural est né avec la représentation de son chez soi par des artistes, des architectes ou des novices. Plusieurs techniques sont utilisées, crayon, aquarelle ou gouache pour un rendu différent selon le statut social et le pays. On sent l’influence française en Russie, le développement des salons thématiques par pays (Chine, Inde), des espaces de sociabilité, des lieux d’isolement du monde et du bruit ou même des salles de musique.

Une très jolie exposition qui m’a permis de construire mon imaginaire d’une époque. A voir rapidement, avant le 13 janvier 2013.

imgres-1

 

imgres

Informations pratiques :
Hôtel Scheffer-Renan
16 rue Chaptal – 75009 Paris

Vidéo : www.dailymotion.com

Site officiel : www.paris.fr/loisirs/musees-expos/musee-de-la-vie-romantique