Barakamon – Tome 4 – Satsuki Yoshindo

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A peine installé dans sa nouvelle résidence, Seishû tombe nez à nez avec la petite Naru, une gamine du village qui le prend en affection et ne tarde pas à lui présenter tous ses amis… Au fur et à mesure des rencontres, le calligraphe retrouve peu à peu l’inspiration, seulement voilà : il ne finit que deuxième au concours suivant ! Complètement dépité, il recommence à broyer du noir. Heureusement, l’enthousiasme de Naru et les conseils avisés d’une ancienne du village vont lui permettre de repartir de l’avant…

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Seishû a survécu au typhon qui a ravagé les appareils électronique de sa maison, surtout son ordinateur. Il doit se rendre au coeur du village pour contacter son ami Kawafuji afin qu’il lui en renvoie un neuf. Il apprend à ce moment qu’il va devoir participer à nouveau à un concours de calligraphie et qu’il va devoir se concentrer sur son art. Une bonne raison de s’inspirer de ce qui l’entoure et de ce qui l’accapare.

En effet, il ne peut jamais être tout seul tranquille chez lui, encore moins pendant les vacances scolaires. Les enfants des plus petits au plus grands sont présents même à son réveil sur son lit. Cela l’exaspère un peu il faut dire. Mais en fin de compte, il les adore ces jeunes qui lui donne un coup d’énergie et le libère doucement de ces peurs. Naru est tous le temps collée à lui et a toujours des idées plus farfelues les unes que les autres. Sa proximité avec l’enfant, va l’emmener à partager la fête des morts avec elle en vaillant sur le tombeau de sa grand-mère.

On découvre un peu plus les habitants de l’île qui s’attache au maître très maladroit et qui a du mal avec la nature. Au bois de trois mois, il se sent bien sur cette île coupée du monde avec des gens adorables et très gentils. De plus, il se rend compte lui même que son art évolue en positif dans la pratique. Il va même peindre de façon un peu forcée la coque d’un bateau avec la compagnie des turbulents enfants. La peur de tâcher, de dépasser commence à s’évanouir car il en est nécessaire pour libérer sa créativité.

Encore une histoire très sympathique qui se dévore tout simplement. J’adore cette plongée insulaire à la découverte d’une nouvelle culture et de personnages sympathiques et attachants. Il ne me reste plus qu’à lire la suite pour retourner en immersion dans l’art et l’amitié.

Les autres tomes lus
Barakamon – Tome 1 – Satsuki Yoshino
Barakamon – Tome 2 – Satsuki Yoshino
Barakamon – Tome 3 – Satsuki Yoshino

Tokyo Home de Cyrielle et Gloris

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Julie Wallon – 1 m 67 de bonne humeur, 56 kilos d’énergie et 17 ans d’espièglerie – débarque au Japon avec une seule idée en tête : prendre un nouveau départ. Entre idées reçues et clichés en tous genres, elle va tracer son destin et trouver sa place.


Julie Wallon décide de quitter sa mère suite à une forte dispute. Elle prend l’avion, direction le Japon pour rejoindre son père. Toutefois, personne n’est là pour l’accueillir. Est-ce un signe de son futur séjour?

Son père l’avait totalement oublié mais elle arrive à trouver le chemin. D’ailleurs, elle va rencontrer des gens hauts en couleur qui vont lui faire aimer ce pays. Dans le métro, une personne assise avec un costume à l’apparence pas très commode. Pourtant ce cache une femme exceptionnelle au grand coeur qui va devenir son amie et sa confidente. Le fait qu’elle maîtrise le français aide beaucoup. Elle va se faire sa place à l’école malgré la haine et donc jalousie de certaines. Et surtout, une véritable relation avec son père va se créer.

Une géniale bande dessinée qui permet de partir à la rencontre de la culture japonais sous tous ces aspects. Cela m’a vraiment donné envie de monter dans un avion pour y aller. Je voulais savoir la suite. La relation avec sa mère va t’elle s’améliorer? Va t’elle être heureuse en amour? Comment vont évoluer ces futures amitiés? J’ai envie de poursuivre les aventures avec Julie, c’est pour dire que j’ai été séduite. Si vous aimez le Japon, n’hésitez pas à lire cette bd.

Wonderpatate

Spice & Wolf – Isuna Haseka

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Ca se tient. Tu es donc en train de me dire qu’un pays pourrait volontairement augmenter le taux d’argent de sa monnaie pour venir à bout d’un de ses rivaux?

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L’histoire débute au village de Pasroe, au moment du festival de la moisson. Contrairement au reste du pays, les habitants sont païens et croient en une divinité-loup : Holo. La légende raconte qu’un pacte entre les hommes et les loups a été conclu afin d’assurer le bon fauchage du blé quand celui-ci a atteint la maturité escomptée. Mais les habitants du village ne prennent plus la légende au sérieux et avec les nouvelles méthodes inventées, ils n’ont plus aucune difficulté pour faucher le blé. Lawrence est un marchand ambulant qui vend de la fourrure et fait des échanges. Alors qu’il s’apprête à quitter le village, Lawrence découvre à l’arrière de sa carriole une jeune femme possédant des oreilles et une queue de loup, qui se présente comme la divinité des lieux. Elle demande à Lawrence de l’emmener avec lui puisque les habitants ne semblent plus avoir besoin d’elle.
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Dans un univers moyenâgeux fantastique, nous allons à la rencontre d’un marchand itinérant nommé Lawrence. Tout juste âgé de 25 ans, il fait la rencontre de la déesse de la moisson Holo. Pour échapper aux hommes qui n’ont plus besoin d’elle pour la moisson, elle c’est cachée dans sa roulotte. Afin de n’effrayer personne, elle a prie une apparence humaine. Avec quelques détails particuliers, elle possède deux oreilles sur la tête, des crocs et une grande queue comme une louve.

Lawrence et Holo vont devenir une équipe de commerçants spéciaux. La connaissance du terrain et la qualité des produits troqués pour Lawrence va se compléter à merveille avec les compétence de la déesse qui peut détecter les mensonges et qui se trouve être une très bonne négociatrice. D’ailleurs, si elle veut rester auprès du jeune homme, il faut qu’elle assure sa pitance. Ce qui ne sera pas un problème. Ce personnage ayant une apparence entre humaine et louve, est très jolie. D’ailleurs le moment où on l’a découvre dans sa nudité les pages sont colorées.

Il faut bien noter aussi que c’est un seinen, le manga s’adresse à des garçons à partir de 18 ans, qui ont laissé un peu de côté Naruto et semblables. Donc le côté du sublime féminin apparaît ici avec quelques scène de nudité ou encore avec des vêtement qui valorisent le corps féminin. Et aussi un sujet de fond plus « élaboré » avec ici le commerce. Le troc, l’échange, le prêt et la valeur de la monnaie sont au coeur de l’histoire. En effet, ils vont rencontrer Zehren, qui va leur proposer de gagner de l’argent par rapport à l’édition de nouvelles pièces sur le marché. Mais c’est une arnaque. Derrière cela se cache un homme qui souhaite nuire à ce brave commerçant. Voilà l’accroche pour le tome 2.

Un manga très bien écrit, très bien dessiné qui parle d’un sujet pas très courant. Il ne prend pas ces lecteurs pour des imbéciles, ce qui est très agréable. Je remercie Masse Critique de Babelio de m’avoir fait découvrir ce manga.

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Bonne nuit Punpun – 1 – Inio Asano

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Il faut que vous ayez de grands rêves dans la vie!!! Rêvez, ça ne coûte rien !! Bien sûr, il est important de tenir compte de votre personnalité et de la situation financière de votre famille!! Sinon, l’avenir risque d’être assombri par de grandes déceptions!!

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Punpun est un enfant dont la vie bascule le jour où son père blesse sa mère lors d’une violente dispute. C’est l’histoire d’une vie comme toutes les autres, truffées de pièges, d’obstacles, de doutes et de ces petits bonheurs qu’il ne faut pas perdre de vue.

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Inio Asano débute en 2007 Bonne nuit Punpun pour le magazine de manga Young Sunday. Punpun est un petit garçon dessiné sous les traits simple d’un oiseau, représenté la plupart du temps de profil. Juste les contours au crayon et un point pour faire l’oeil. Pour le différencier de sa famille, il est plus petit et chaque membre de la famille à un signe distinctif. Les autres sont dessinés comme des humains.

La vie courante de la vie de gamins en quête du monde se construit dans une absurdité pathétique. Les garçons sont obsédés par le sexe et les relations sexuelles et les filles par leur apparence et l’amour sentimentale. Se rajoute sur la toile de fond la maltraitance, la violence, la déchéance humaine, la religion, le chômage, la folie. La plupart des adultes sont représentés de façon grotesque où ils font toujours de grimaces, en disant des choses totalement exagérés ou des choses stupides.

Bref, une lecture que je n’ai vraiment pas aimé. Déjà le personne de l’oiseau dans un monde d’humain, puis les histoires les plus étranges les unes que les autres, n’ayant ni queue ni tête. Il rencontre un public en France, j’en suis ravie pour l’éditeur qui a prie un sacré risque avec cela. Puisqu’il faut positiver un peu quand même. J’ai apprécié qu’il y avait un homme noir représenté dans l’histoire. Car les gens de couleurs sont très rarement présents dans les mangas et les japonais sont assez racistes avec les étrangers colorés. Il fallait trouver un point positif. Encore un manga que je ne vais pas suivre à la médiathèque. J’irais discuter avec la responsable manga pour être certaine de plus lire ces coups de coeur.

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Critiques de presse
Ouest France : Le génie graphique d’Inio Asano s’affine encore.
La Revue des Livres pour Enfants : Une oeuvre remarquable et exigeante.
Modes et Travaux : Des sujets profonds traités avec intelligence!

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Le Gourmet solitaire – Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi

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Les japonais aiment beaucoup les étrangers, et on vit très bien comme travailleur émigré au Japon… surtout si on n’est pas noir, pas Chinois, pas Coréen, pas une femme, pas un homosexuel, pas asiatique, pas musulman et pas Américain.

La nourriture au Japon se range en deux grandes catégories, selon sa fonction : celle que l’on prend pour se restaurer et celle que l’on prend pour accompagner l’alcool. Plus précisément, sans riz, les mets s’articulent autour de l’alcool qu’on boit en grignotant. Un gourmet qui ne boit pas d’alcool est une sorte de loups solitaire. L’empêcher de prendre du riz et de faire un repas licite, quand tout le monde autour de lui boit, c’est comme lui rappeler agressivement son « orientation gustative ».  

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On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n’est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c’est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires… Cet homme, c’est le gourmet solitaire. Chaque histoire l’amène à goûter un plat typiquement japonais, faisant renaître en lui des souvenirs enfouis, émerger des pensées neuves, ou suscitant de furtives rencontres. Imaginé par Masayuki Kusumi, ce personnage hors du commun prend vie sous la plume de Jirô Taniguchi. Le Gourmet solitaire est un mets de choix dans la collection Sakka.

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Première surprise en ouvrant le livre, il se lit comme un véritable manga. On commence par la fin en lisant de droite à gauche. Un choix surprenant pour Casterman qui a édité bien d’autres ouvrages de l’auteur dans le sens de lecture français. Peut-être que le plongeon dans la véritable culture japonaise à imposer ce sens de lecture. Cela ne me gène absolument pas.

Puis le livre débute par une introduction du traducteur, chose rare qui rend hommage avec bonheur à l’histoire qui va suivre. « Le Gourmet solitaire, il faut le lire comme on voit et revoit dix fois un film qu’on aime. Un film d’Ozu… ou de Truffaut, de Cassavetes, de Tarkovski… Lu comme on lit trop souvent une BD, à la va-vite, en surfant sur les images, vous passeriez à côté du meilleur. Comme on boit un grand vin, oui, c’est çà. Imaginez un grand bourgogne, ou même pas.. disons un honnête Valençay. C’est en sifflant un verre culsec que vos papilles vont réussir à trouver les notes florales, le pamplemousse, le persillé, n’est-ce pas? Et bien, Taniguchi, c’est pareil. Ce n’est pas de la BD fast-food, c’est le cas de le dire. C’est de la cuisine du patron, c’est du pot-au-feu de la grand-mère de Limoges, et parfois, c’est des cerises au sirop d’Alphonse Daudet. » Par moyen de ne pas comprendre. D’accord, je vais prendre mon temps pour lire, voir et écouter.

Voilà maintenant, je suis confortablement installée dans mon canapé, je pourrais presque me préparer un thé fumé. L’homme vagabonde toujours seul à la quête d’endroits pour se restaurer. L’obsession qu’il partage avec nous, c’est celle de combler son estomac. Comme d’habitude avec Taniguchi, on apprécie le plaisir de la marche, de la solitude, de prendre son temps, de se laisser porter par la hasard. Le voyage culinaire avec les algues nori des rochers, peau de tôfu crue à la kyôtoïte, manjû grillé, shûmaï, sanchu, sukiyaki, algues hijiki bouillies m’a emmené vers des saveurs qui me sont totalement inconnues.

Je découvre des plats dans un grand calme, une certaine douceur où se mélange l’émotion et les souvenirs. Je tente en vain de regarder les personnages, de m’imaginer dans les restaurants, de convertir les yens en euros. J’essaie de percevoir le chant des oiseaux, le bruit de la mer, le cri des clients disant ce qu’ils souhaitent manger… Les pages se tournent simplement, avec lenteur. Zut plus d’histoire. Cela se conclue par une postface de Masayuki Kusumi qui fait l’apogée de la nourriture, du bien-être que cela lui produit…

J’avoue avoir eu quelques peurs à la lecture, c’est pour cela d’ailleurs que j’ai repoussé sa lecture. Maintenant, j’ai très envie de découvrir la vraie nourriture japonaise, pas celle que l’on trouve forcément partout avec sushi ou brochette. Un jour peut-être j’adorerai les desserts aux haricots rouges aussi. Une belle balade culinaire qui m’a fait voyager.

Adaptation
Drama de 12×24 minutes diffusé sur TV Tokyo en 2012, scénarisé par Masayuki Kusumi qui apparaît à la fin de chaque pour épisode pour présenter le restaurant qui a servi de décor.

D’autres livres de Jirô Taniguchi
L’homme qui marche
La montagne magique
Le promeneur
Un zoo en hiver
Quartier Lointain
Un ciel radieux 
Le journal de mon père

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Un zoo en hiver – Jirô Taniguchi

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J’aurais tant voulu, comme dans cette histoire dessinée pour elle, la sauver et l’emmener loin de l’hôpital!
J’en rêvais, au plus profond de moi.

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Kyôto, 1966. Le jeune Hamaguchi, employé d’une société de textile en gros, n’a pas la fibre de la plupart des gens de son âge. Plutôt que de fréquenter les clubs de sport, il préfère assouvir sa passion du dessin en allant croquer sur le vif les animaux du zoo de la ville. Mais même ce dérivatif ne suffit pas à combattre l’ennui qu’il ressent. Dès l’année suivante, sollicité par un ami de lycée, Hamaguchi part pour la capitale, Tôkyô. C’est là, un peu par hasard, que sa route croise celle d’une communauté professionnelle un peu particulière: celle des auteurs de bande dessinée, les mangakas…


On a l’espoir un jour de faire un métier que l’on aime. Le hasard a aidé notre jeune Hamaguchi, mais l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous. Une rencontre, une jeune fille fragile va bouleverser son univers en permettant de valoriser son savoir faire et sa confiance en lui. J’ai aimé la boucle autour du monde des animaux que l’on découvre au début du livre, où le personne passe son temps dans un zoo à dessiner les animaux. Il reprend le dessin de ces animaux lorsqu’il rencontre Mariko. D’ailleurs, c’est cela qui donne le titre à l’ouvrage.

J’avoue avoir été moyennement conquise par ce manga, que j’ai trouvé très enfantin. Tout est trop gentil, même si « l’héroïne » est gravement malade pour donner un côté grave à l’histoire, cela reste trop facile. Il faut reconnaître que la lecture se fait bien, que cela reste très agréable. Le dessin toujours aussi clair, simple et travaillé.

Cette histoire peut très bien faire office de livre de découverte manga pour des ados.

Du même auteur
L’homme qui marche
Un ciel radieux
La montagne magique
Le promeneur
Quartier Lointain
Le Gourmet solitaire
Le journal de mon père

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L’homme qui marche – Jirô Taniguchi

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L’homme qui marche
Jirô Taniguchi
Editeur : Casterman écritures

Jirô Taniguchi aime l’homme et la nature, et chaque manga en est un hommage. Partez pour l’aventure et voyez ce qui vous entoure autrement.

Voici l’histoire d’un homme, comme son titre l’indique, qui marche. Peu de mots, mais ici cela est inutile, car je suis avec lui. J’apprécie de prendre mon temps, de regarder la nature, de regarder les gens et de discuter avec eux. J’apprécie simplement la présence de sa femme, les balades avec son chien Neige. Qu’il est agréable de voir un sourire, de faire un clin d’oeil, de partager un moment avec un inconnu. La pluie, la neige, le soleil sont des occasions de redécouvrir ce qui nous entoure et d’en faire un espace de découverte et de plaisir.

Un moment agréable de lecture, le noir et blanc renforce ce moment de calme et de détente. Parfois, au détour d’une page, je sentais l’odeur de pluie juste après le soleil où voyais une fleur s’épanouir.

Si vous avez aimé vous aimerez aussi
Le promeneur

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