Ancien malade des hôpitaux de Paris – Daniel Pennac

102118830Gérard Galvan suite à une rencontre, décide de raconter un évènement qui a changé sa vie, il y a 20 ans de cela. Un soir, il était de garde aux urgences du CHU Postel-Couperin. Un homme annonce «Je ne me sens pas très bien» et à partir de là tout va s’effondrer.

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Ancien malade des hôpitaux de Paris au Théâtre de l’Atelier

affiche20150309182026Olivier Saladin, dernièrement rencontré aux côtés d’Olivier Broche, anciens des Deschiens, incarnant deux passionnés de cinéma du Masque et de la Plume dans Instants critiques,décide de monter seul sur scène pour interpréter un texte de Daniel Pennac : Ancien malade des hôpitaux de Paris. Initialement pas prévu pour être adapté au théâtre, mais avec le talent du comédien et l’ingéniosité du metteur en scène, on n’a l’impression que ce spectacle devait prendre forme sur les planches.

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René, qu’est-ce qui te fait vivre? à la Maison des Métallos

thumbLaurence Vielle, auteure et comédienne a décidé de donner la parole à ceux qui vivent où passent un moment dans un centre hospitalier psychiatrique. Accompagnée d’un musicien, Bertrand Binet et d’une plasticienne, Eva Grüber, ils donnent une autre réalité aux réponses à la question : Qu’est ce qui te fait vivre ? Lire la suite

Nos étoiles contraires – John Green

images-54ème de couverture
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.


Difficile de passer à côté de ce roman mis en avant partout dans les bonnes librairies et dont les blogueuses raffoles. Alors direction la médiathèque, un peu de patience et voilà qu’au bout d’un mois, le livre tant attendu est arrivé.

La couverture assez simple ne retient pas trop l’attention. Mais la magie opère dès la première page tournée. La thématique de l’histoire est le cancer et l’amour. L’amour entre Hazel et ce jeune garçon Augustus qui peut paraître simple cependant les mots, les comportements, les réflexions sonnent juste. L’amour de littérature, d’un livre en particulier qui les unit et va les emmener à Amsterdam. L’amour de la famille, toujours présente et qui essaie de soutenir et d’accepter la situation tant qu’elle peut. L’amour des amis qu’ils soient malades ou pas, car en fin de compte on n’est toujours seul face à sa maladie et à sa mort prochaine.

J’avais l’impression que, en perdant la personne avec qui je partageais mes souvenirs, j’avais perdu les souvenirs eux-mêmes, comme si les choses qu’on avait faites ensemble étaient devenues moins réelles, moins importantes qu’elles ne l’étaient encore quelques heures auparavant.

L’histoire reste belle et se lit si bien. J’étais avec les personnages, je les écoutais en tendant l’oreille, le coeur lourd triste et compatissant. Car la langue enterre, mais ne ressuscite pas, mais les mots rendent les gens éternels. Même si l’histoire est totalement inventée, elle devient réelle dans mes sentiments, dans ma sensation d’empathie. Une belle lecture à mettre entre toutes les mains.

L’avis d’Ennal’avis de Sylire, l’avis de Mrs Bl’avis d’Elelal’avis de Margueritel’avis des mots sur des pages, l’avis de Lire sous le magnolial’avis de Noctenbul

Dans la même thématique
Oscar et la dame en rose – Eric-Emmanuel Schmitt

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Métamorphose en bord de ciel – Mathias Malzieu

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Ici, tout est beige et gris décati avec de grandes fenêtres sévères. Chaque pas sur le linoléum fait le bruit d’un pansement qu’on arrache. Les gens s’ennuient, pleurent, crient. Des proches apportent des fleurs, un sourire cousu sur leur visage ; ils se débrouillent pour que leurs larmes coulent à l’intérieur de leurs orbites. Des blouses blanches aux gestes mécaniques, hantent les lieux. Bienvenue au service de cancérologie.

Six heures du matin. Le chef d’orchestre des interrupteurs fait claquer les néons et l’hôpital s’embrase comme un soleil électrique. 

Je voudrais hiberner et me réveiller guéri. Cette idée me réchauffe pendant quelques secondes. Puis la réalité refait surface.

Je prends les arbres dans mes bras et j’essaie de lire un peu. Je cherche les stimulations, mais la Betterave a installé un périmètre de sécurité autour de mes rêves, on se croirait sur les lieux du crime.

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Tom Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques le propulsent au sommet de la gloire. Jusqu’à ce qu’un médecin qui le soigne pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable. Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu’il appelle  » la Betterave « . Lors d’une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l’hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de voler rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant : « Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, ruais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter. » Dans la tradition de ses contes pour grands enfants, Mathias Malzieu nous raconte l’histoire merveilleuse d’un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux. Ce faisant il nous livre une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l’amour.

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Ce livre est rattaché à un souvenir. Je suis allée à une lecture d’extraits de ce livre par Mathias Malzieu. Il arrive vers la scène et une ambiance toute particulière débute. Son physique et son charisme m’a tout de suite attiré. Il s’assied, pose son livre sur un pupitre et dépose son youkoulélé sur sa jambe. Il lit quelques phrases, joue de l’instrument, chante. Puis à un moment, il ouvre un objet, se lève, se déplace dans le public et jette des plumes un peu partout sur le public. Il est son personnage, il est M. Cloudman.  J’étais émerveillée d’une telle situation. Incroyable, improbable et surprenant. Voilà.

Alors voilà, quand la géniale Métaphore a proposé dans le cadre de son challenge Jacques à dit avec l’aide de Minou comme sujet la même lettre pour le nom et prénom de l’auteur, ce livre rentrait dans les conditions. Direction la médiathèque, rayon jeunesse pour emprunter ce livre. J’ai attendu deux jours pour l’ouvrir et le dévorer en deux jours.

J’ai été séduite par l’univers onirique du chanteur de Dionysos, j’ai tout de suite été emmené dans l’univers farfelu de Tom. Un rêveur loufoque qui aime l’éphémère et l’émerveillement. Même atteint d’une grave maladie, son monde imaginaire reprend le dessus, même si la femoiselle y est pour beaucoup. Le sujet de la maladie se retrouve chez beaucoup d’auteurs, mais l’approche varie toujours. Ici, il prend le choix de l’espoir et d’une idée de métamorphose. Ici pas de mort juste une autre étape vers autre chose qui demande d’accepter sa situation physique.

J’ai retrouvé l’univers de Tim Burton en noir et blanc et de Benjamin Lacombe. Lorsque je rentrais chez moi, le chant des oiseaux me paraissait plus magique. Lui aussi était peut-être un homme avant et à renaît dans la peau de cette petite mésange.  J’ai été emmené loin avec les images qui provoquent des visions de couleurs, d’odeurs ou de sensations. Un vrai délice à chaque page. Maintenant, je n’ai qu’une envie lire un autre livre de Mathias Malzieu.

Site officiel : www.metamorphoseenborddeciel.com

Du même auteur
La mécanique du coeur

Livres sur le sujet de la maladie
Little Joséphine – Raphaël Sarfati et Valérie Villieu
La pluie avant qu’elle tombe – Jonathan Coe
Oscar et la dame en rose – Eric-Emmanuel Schmitt

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Les deux messieurs de Bruxelles – Eric-Emmanuel Schmitt

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Les deux messieurs de Bruxelles
Eric-Emmanuel Schmitt
Editeur : Albin Michel
Nombre de page : 281
Publication : Novembre 2012

Eric-Emmanuel Schmitt m’a emmené dans un recueil composé de cinq nouvelles, Les deux messieurs de Bruxelles. Le point commun de ces histoires est l’amour et sa complexité. Partout à leur découverte.

– Les deux messieurs de Bruxelles. Bruxelles, cathédrale Sainte-Gudule, avril 1957, Geneviève et Eddy décide de ce marier. Au fond de l’église un autre couple décide de profiter de ce moment pour ce marier en cachette : Jean et Laurent. La première cérémonie va se lier à la deuxième, secrète comme un lien familiale. Jean et Laurent vont à travers leur vie garder un oeil sur cette famille et vont s’y attacher. Ainsi, cinquante ans plus tard, Geneviève recevra un notaire avec une nouvelle qui va la surprendre et bouleverser sa fin de vie. Une belle déclaration d’amour.

Le Chien. Samuel Heymann, ancien médecin du village, vient de se suicider à la suite de la mort de son chien, Argos. Sa fille, Miranda, s’interroge sur le pourquoi de ce geste. Elle aurait tellement aimé mieux le connaître. Pour cela, elle va rencontrer son ami. A son désarroi, il lui explique que l’homme était assez discret sur sa vie personnelle. Ensemble, ils vont enquêter sur cet mystérieux homme. Peu d’informations leur parviennent, jusqu’au jour où il reçoit un courrier. Une lettre surprenant qui le bouleverse, c’est Samuel qui lui raconte sa jeunesse. Il a été enfermé dans des camps de concentration pour finir à Auschwitz. Une rencontre avec un chien lui a donné la force de vivre. « Si les hommes ont la naïveté de croire en Dieu, les chiens ont la naïveté de croire en l’homme. »

Ménage à trois. Difficile de raconter l’histoire car cela risque de gâcher la surprise si vous voulez la lire. Grossièrement, une femme vie un bon moment avec son mari et ces deux enfants, jusqu’à ce dernier meurt. Plus tard, elle rencontre un nouvel homme, un danois. Il aime vraiment sa femme mais aime presque autant son defunt mari, un grand musicien selon lui. D’ailleurs, il va consacrer beaucoup de son temps à revaloriser cet homme presque oublié.

Un coeur sous la cendre. Deux soeurs très liées, vont devoir faire face à deux situations très particulière. La mort d’un enfant, Thor et la survie de l’autre, Jonas. En plein coeur de l’Islande, ces femmes vont devoir face à des situations très difficiles. Seul l’amour leur permettra de reprendre le dessus.

L’enfant fantôme. L’histoire débute sur une place où un homme assise à côté d’un homme, qui feignent se voir. Ils donnent à manger aux pigeons. Deux hommes les regardent surpris de cette scène assez étrange. L’un connaît véritablement leur histoire, l’histoire de ce couple atypique, qui s’aimait passionnément jusqu’à la déchirure qui détruit le coeur.

J’ai vraiment apprécié cette lecture, légère dans la rédaction et si douce par les histoires qui surprennent là où on ne l’attend pas. J’ai été touché par de nombreuses histoires qui paraissent si simple en apparence et qui appel à nos sentiments, comme la mort d’un proche ou l’avortement. Ce que j’apprécie aussi, c’est le fait que l’auteur ne prend jamais vraiment part en disant que son affirmation qui fait foi. L’amour qui lie les histoires n’est pas celle de la rencontre d’un homme et d’une femme, mais d’un lien plus profond, plus vrai qui se construit sur le long terme et la confiance. Chose que je fais rarement, c’est prendre le temps de le lire pour le déguster. Un vrai délice qui est très bon pour le moral.

Du même auteur
Oscar et la dame en rose

M. Ibrahim et les fleurs du Coran
Milarepa
La rêveuse d’Ostende 

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