06h41 – Jean-Philippe Blondel

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Cécile Duffaut, 47 ans, décide de rester une nuit de plus chez ces parents. Son mari et sa fille, n’ont pas souhaité l’accompagné. Le lundi matin, elle prend le train de 6h41 pour rentrer sur Paris. A côté d’elle une place libre, qu’un homme vient occupé. Pas n’importe quel inconnu : Philippe Leduc, un ancien amoureux d’il y a 20 ans.

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Londres de Miroslav Sasek

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4ème de couverture
Publiés avec un immense succès au début des années 1960, les albums de Miroslav Sasek invitent à de délicieux voyages dans les plus belles villes du monde. Poétiques et colorés, riche en détails et pleins d’humour, les voici proposés dans leur version originale, d’une étonnante modernité graphique. Capitale mondiale du commerce, Londres est aussi une ville pittoresque, haute e couleur, fière de ses belles traditions mais ouverte aux influences du monde entier. Découvrez ses hommes d’affaires en chapeau melon et ses écoliers en uniforme. De Hyde Park à Trafalgar Square, welcome to London !


Comment résister à cette couverture? Un véritable appel à la découverte de la capitale de l’Angleterre. Une confirmation qui se fait directement en ouvrant la première page.

Me voici dans Londres des années 60 avec des illustrations typiques de ces années donnant un côté authentique et enfantin au livre. Je ne verrai plus jamais la ville de la même façon. Sous le brouillard se cache une ville surprenante.

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L’auteur nous fait découvrir les particularités comme la police métropolitaine, le porteur de poisson, les laitiers à domicile; l’ambiance de Fleet Street de Piccadilly Circus; les activités tels que une promenade sur la Tamise ou les monuments avec la colonne de Nelson, la National Gallery ou le Tower Bridge. 

« La cathédrale Saint-Paul, construite de 1675 à 1710 par Christopher Wren, renferme les tombeaux de nombreux personnages célèbres tels Nelson et Wellington. L’architecte, Christopher Wren, y est également enterré. Sur sa tombe, on lit cette inscription : « Si vous cherchez mon monument, regardez autour de vous. »

J’ai adoré la présentation des différents types de gardes qui sont devant Buckingham. En effet, certains ont des plumets de couleurs et d’autres pas. Cela permet d’identifier si se sont : les Coldstream, les grenadiers, la garde irlandaise, galloise ou écossaise. J’ai rêve en espérant pouvoir visiter le zoo sur le dos d’un éléphant. Mais les dernière pages précisent les éléments qui n’existent plus de nos jours.

J’ai vraiment apprécié la lecture de ce livre qui donne à la ville une dimension magique.

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La duchesse de Bloomsbury Street – Helene Hanff

images-2Pendant des années j’ai été cette petite horreur qui courait de tous côtés en talons plats, pantalon et sac à bandoulière. Aujourd’hui je n’ai toujours rien changé à mes habitudes, mais après une vie entière de disgrâce mon style est salué dans les pages de l’Evening Standard.

Quelle question bizarre, a dit, Nora une fois dehors. Vous apprécierais-je si nous venions juste d’être présentées l’une à l’autre? Comme le saurais-je? Helen, je vous connais depuis vingt ans!

Sans laisser derrière eux ne fût-ce qu’un brouillard
Nous sommes de la même étoffe que les songes.

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4ème de couverture
Imaginez un croisement entre madame de Sévigné et Woody Allen : vous obtiendrez Helene Hanff (1917-1997), qui doit son passeport pour l’éternité à un talent unique d’épistolière joint à une perfusion d’humour juif new-yorkais et à un amour immodéré pour la littérature anglaise. Son best-seller, 84, Charing Cross Road, est né de vingt ans de correspondance (1949-1969) avec le personnel d’une librairie londonienne spécialisée en livres rares.  » Après toute une vie d’attente « , Helene arrive enfin à Londres en juin 1971. L’ami libraire, Frank Doel, est décédé sans qu’elle l’ait jamais rencontré, mais sa veuve, sa fille et une foule de personnages hauts en couleur l’accueillent lors de ce séjour, ses premières vacances à l’âge de cinquante-quatre ans.

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Helene Hanff décide enfin de venir à Londres, surtout après le succès inattendu de son roman 84, Charing Cross Road. Elle est allée à la découverte de ces amis de correspondances et de la ville où vécut beaucoup de ces écrivains préférés. Elle note sur son calepin un petit briefing de la journée qui va se passer où qui est passée. C’est par ce biais que nous allons la suivre pendant son séjour dans la capitale anglaise.

On pourrait croire que son roman fait l’éloge de ces personnes avec qui elle a correspondu pendant des années. Mais on rencontre une multitudes de fans qui l’emmènent dans un Londres plus intimiste. Elle devient une coqueluche car tous le monde veut la rencontrer et se partage entre les repas, la pause thé et les ballades; Le monde de Shakespeare, de Georges Bernard Show, de Dickens frappe à la porte de cette curieuse tout comme le British Museum dont elle tombe amoureuse. Un voyage qui m’a emmené là-bas avec elle. J’étais avec elle, avec ces amis, dans les rues, dans les église. Je me posais ces questions futiles du paraître. J’étais heureuse d’y être et triste que la date de départ pour retourner aux Etats-Unis approche.

Bref, j’ai vraiment adoré qui m’a fait voyager. Qui m’a donné très envie de partir de l’autre côté de la Manche et de découvrir son Londres, même si je ne connais personne qui habite là-bas.

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Des mots du livre 
Anachorète : Moine se retirant de la société des hommes pour vivre en ermite.
Hystérectomie : Ablation chirurgicale de l’utérus.

Du même auteur
84, Charing Cross road

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La pluie, avant qu’elle tombe – Jonathan Coe

52759847La pluie, avant qu’elle tombe
Jonathan Coe
Editeur : Gallimard
Nombre de pages : 249
Traducteur : Jamila et Serge Chauvin
Publication : 2007 en Angleterre
Parution en France : 2009
Origine de l’auteur : Anglais

Pensez-vous connaître l’histoire de votre famille? La pluie, avant qu’elle tombe va vous emmener au cœur d’une famille qui va découvrir une parcelle de son passé.

Rosamond, 73 ans, a décidé de mettre fin à sa vie. Avant de partir, elle a enregistré sur quatre cassettes, une histoire a transmettre à la jeune Imogen. Son histoire. Gill, s’occupe du testament de sa tante, et doit retrouver cette Imogen, qu’elle a rencontré lors d’une soirée familiale. Ces deux filles l’aident à passer des annonces en ligne et dans la presse nationale. Elles ont contacté par courrier les homonymes, ne donnant rien non plus. Ces cassettes deviennent bien intrigantes. Que pouvaient-elle contenir?

Gill décide de monter chez ces filles à Londres, afin d’écouter en famille le contenu. Toutes les trois confortablement installées, mettent en marche la machine, et la voix de Rosamond va les captiver jusqu’à leur dernière écoute. « J’espère, Imogen, que c’est toi qui m’écoutes. Je crains de ne pas pouvoir en être certaine, car tu as l’air d’avoir disparu. Mais je fais confiance au destin – et surtout à l’ingéniosité de ma nièce Gill – pour que ces enregistrements finissent pas arriver jusqu’à toi. » Voici les premières phrases prononcées. A travers 20 photos, elle va décrire des morceaux de sa vie. « Vingt scènes de ma propre vie, pour l’essentiel, car c’est ça, j’imagine, que je me propose de te raconter : l’histoire de ma vie – jusqu’au moment où tu en es sortie, si peu de temps après ton apparition. » Est-ce que Gill connaissait bien sa tante?

Presque en une seule fois, assises ensemble, pour partager ce moment unique, les sentiments à fleur de peau, captivées écouter l’histoire. Rosamond avant pendant la guerre était hébergée chez sa tante, qui habitait loin de Londres et loin des bombardements. Elle sympathisa avec sa cousine, Béatrix. La seule personne de la maison à faire attention à elle, à lui donner de l’attention. D’aventures en aventures, elles vont devenir sœur de sang, et ce sentiment de rattachement, elle va le ressentir très longtemps en elle. Les deux filles grandirent, et gardèrent contact. Béatrix grandit, se mariant jeune car grandissait en elle un enfant. L’amour n’était pas vraiment au rendez-vous. Elle avait du mal à donner de l’amour à cet enfant, Théa, n’en ayant pas reçu elle même. Un soir, elle décide de fuir en Irlande avec un homme dont elle est tombée amoureuse.

Trois ans, de voyage en roulotte, qui se conclut, car de nouveau Béatrix a rencontré un homme dont elle amoureuse. Elle quitte Jack, fait un détour par Londres et confit sa fille à sa meilleure amie, Rosamond pendant 2 ans, car elle part rejoindre son futur mari au Canada. Rosamond est follement amoureuse de Rebecca. « Je me suis blottie dans la chaleur de mon lit, les mains entre les genoux, serrant ce souvenir contre moi. Et en même temps, je sentais planer une vague terreur à la lisière de mes pensées, la conscience de m’aventurer en territoire inconnu et dangereux. Mais j’ai repoussé cette terreur, je n’ai pas voulu la prendre en compte. » Elles hébergent dans leur petit logement ce bout de chou qui leur a procuré tellement de bonheur. Son départ a été une vraie déchirure, a telle point que son amoureuse va la quitter très peu de temps après.

Un lien invisible c’était crée avec ce jeune enfant et Rosamond. Même quand Béatrix est partie au Canada, elle a essayé de rester en contact avec Théa, que sa mère détestait profondément. Mais les choses ne pouvaient être si simple. Béatrix dévoilait son vrai visage de femme cruelle et manipulatrice, brisant à jamais cette affection magique qu’elle pouvait avoir. Sa fille, Théa en grandissant se mit à devenir taciturne, imperméable aux émotions. Elle brisa la coeur aussi de Rosamond, qui lui laissait tout de même une affection éternelle. Surtout lorsqu’à son tour, elle eut un enfant, Imogen. Un magnifique enfant, mal aimé. Suite à un mauvais traitement de sa mère, elle perdit la vue. La mère partit direction la prison et la fille, une famille d’accueil aimante et chaleureuse.

L’histoire se finit-elle ainsi? Tout est beau dans le meilleur des mondes? Non, car nos vies ne sont pas si roses, même si on le voudrait. La brave Imogène est morte, sans pouvoir revoir sa mère, sa grand-mère biologique et Rosamond, qui l’aimait tant.

Assise sur mon canapé, mon thé au sirop d’érable, je finissais la lecture du livre avec plaisir avec en fond sonore les albums de Devendra Banhart. Une lecture très agréable et plaisante. J’avais l’impression moi aussi d’être assise à mon aise, d’écouter les cassettes, avec ce bruit que font les vieux lecteurs et d’écouter cette histoire familiale si incroyable. Ce n’est pas pour autant que je crois au déterminisme social et à la reproduction de la violence familiale sans possibilité de modification. A chaque page que je tournais, j’avais l’impression d’écouter l’histoire. A être même perturbé, légèrement quand au milieu du livre la maman et ces filles doivent se rendre à un récital, car je voulais écouter la suite de l’histoire. Après avoir tout entendu/lu, j’aurais voulu rencontrer Gill et ces filles pour partager ce moment remplis d’émotions. « Une chose n’a pas besoin d’exister pour rendre les gens heureux. »

D’autres avis 
Val : vallit.canalblog.com/archives/2013/02/26/26329628.html
Métaphore : metaphorebookaddict.wordpress.com/2013/03/31/la-pluie-avant-quelle-tombe-jonathan-coe/
Enna lit : ennalit.canalblog.com/archives/2013/06/09/27233566.html
Lire et relire : lirerelire.blogspot.fr/2013/06/la-pluie-avant-quelle-tombe-de-jonathan.html

Du même auteur 
Testament à l’anglaise
La vie très privée de Mr Sim

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84, Charing Cross Road – Helene Hanff

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84, Charing Cross Road
Helene Hanff
Editeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 157
Traduit par : Marie-Anne de Kisch

Assise dans un pseudo TER, sur un siège strapontin, 1h18 de trajet m’attends. Ce n’est pas sans un petit bonheur, puisque j’ai prie en choix raisonnable et raisonné me tenir compagnie 84, Charing Cross Road. Un livre à une incroyable histoire.

Helene Hanff, fille d’immigrés découvre très jeune le théâtre grâce à son père. A l’âge de 20 ans, elle décide d’écrire des pièces de théâtre et gagne même une bourse. Toutefois, personne ne souhaite l’engager. Elle décide de parfaire sa culture classique qu’elle n’a pu se forger par des études. Lors d’une ballade en quête d’ouvrages, elle découvre une annonce de Marks & Co de Londres qui vend des anciennes éditions.

« D’après votre publicité dans le Saturday Review of Literature, vous êtes spécialisés dans les livres épuisés. L’expression « libraires en livres anciens » m’effraie un peu parce que, pour moi, « ancien » est synonyme de « chers ».  »

Le 5 octobre 1949, elle va leur adresser une première lettre en se présentant et en demandant ce qu’elle cherche en bon état et pas trop cher car elle n’arrive pas à trouver ce qu’elle rechercher aux Etats-Unis. Le 25 octobre 1949, un courrier de réponse se fait et quelques ouvrages lui sont livrés. A partir d’ici un échange va se faire sur 20 ans. L’Angleterre au sortir de la guerre reste soumise au rationnement. Pour les remercier de faire son bonheur, elle va adresser à l’ensemble de la librairie un colis avec des oeufs en conserve ou en poudre, de la viande… Une réelle amitié se met en place que cela soit avec Frank Doel, celui qui envoi les ouvrages avec les factures, avec sa femme, ses filles, leur voisine où le personnel de ce lieu magique. Elle rêve d’y aller un jour et de rencontrer ces personnes si authentiques et généreuses, mais chaque année elle repousse son voyage, mais continu à leur écrire. Chaque lettre est un plaisir simple de lecture.

Helene Hanff trouve des petits emplois ou elle fait des scénarios de série, raconte la vie de personnes célèbres, qui l’aide à survivre. En 1969, lui vient l’idée de publier sa correspondance dans la presse new-yorkaise, mais n’arrive pas à déterminer le format. Elle demande l’avis d’un de ces amis qui va directement envoyer l’ensemble à un éditeur qui va tomber sous le charme et le publier directement. C’est un succès immédiat et dans le monde. En 1971, elle se rend à Londres devant la fameuse librairie, dorénavant fermé, avec de la désolation car la plupart de ces correspondants sont décédés. En 1975, la reconnaissance se poursuit avec la production par la BBC d’un téléfilm, puis une pièce de théâtre en 1981 et enfin au cinéma en 1987. Malheureusement, ce fut son seul succès puisqu’elle mourut seule et pauvre avec ces livres dans une maison de retraite à l’âge de 80 ans.

Peut-être que la lecture de se livre me rappelle des rêves de correspondances. Que l’espoir qu’un humain souhaite partager avec moi une passion par les mots couchés sur le papier, créant un mélange de plaisir et de déception lorsque j’ouvre la boîte aux lettres. Même si ma satisfaction maintenant se fait que j’ai bien reçu mon magazine et parfois quelques cartes de vacances et de Noël viennent me saluer de loin. Le charme des courriers échangés où l’on découvre les expéditeurs et fait apparaître en nous sourire, tristesse ou envie. Un délice qui se consomme malheureusement trop vite.

Du même auteur
La duchesse de Bloomsbury Street  (suite de 84, Charing Cross Road)

Si vous avez aimé, vous aimerez :
Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

L’avis de Romans et lectures : romansetlectures.canalblog.com/archives/2010/05/24/17994752.html
L’avis de L’oeil qui fume : loeilquifume.wordpress.com/2013/08/10/84-charing-cross-road-helen-hanff/comment-page-1/#comment-338

lu le samedi 9 février 2013

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