Literary Life : Scènes de la vie littéraire – Posy Simmonds

unnamed-5Posy Simmonds, célèbre dessinatrice pour le Guardian, croque régulièrement le monde de la littérature. Cette bande dessinée réunit les chroniques publiées entre 2002 et 2005 du supplément littéraire. Direction le monde drôle et truculent des mots.

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Arlequin, Charlot, Guignol & Cie – Bénédicte Rivière et Gérard Du Bois

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« Marcel, arrête de faire le guignol! »
« Mais quel Roméo, ce Clément! »
« Cette Agnès est une sacrée pimbêche! »
D’où viennent ces drôles d’expressions? Descendus de la scène des théâtres, échappés des contes populaires ou des écrans de cinéma, les personnages qu’elles évoquent ont tant marqué les esprits que leur nom ou leur surnom est passé dans le langage commun! D’Arlequin à Charlot, de Pimbêche à don Juan en passant par Riquiqui, voici une galerie de portraits cocasses qui est aussi une incursion insolite dans l’histoire de la langue française!

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Chimène, Don Juan ou Harpagon ne sont pas des noms inconnus mais savons-nous d’où viennent-ils? Bénédicte Rivière, aux mots accompagnée de Gérard Du Bois, aux dessins proposent de façon ludique et esthétique de nous donner des explications.

L’ouvrage débute avec Arlequin qui est un vrai taquin à l’air coquin. Ce personnage est reconnaissable par son habit et son comportement. Puis on nous explique simplement le sens qu’à l’expression : Un arlequin désigne une personne inconstante, qui change d’opinion à tout moment. Puis une phrase contextuelle est proposé afin que les enfants comprennent mieux le sens. Puis une expression autour du personnage et enfin la page se termine avec l’histoire du personnage d’Arlequin qui est un valet dans la commedia dell’arte apparu dans la seconde moitié du XVIème. Sur la page de droite, l’illustration du personnage se fait dans un crayonné net et doux.

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L’ensemble des personnages se succèdent avec une présentation assez similaires. Ainsi j’apprend que l’Arlésienne veut dire qu’on en parle beaucoup mais que ce quelque chose ou quelqu’un n’arrive jamais. Que l’expression Les branquignols vient du film éponyme de Robert Dhéry. Que Cabotin était un arracheur de dents, comédien et charlatan du temps de Louis XIII, fait tout pour qu’on le remarque. Que Charlot apparaît pour la dernière en 1936 dans Les temps modernes, dernier film muet de l’histoire du cinéma. Que Chimène est une amoureuse en peine suite au conflit entre son père et Rodrigue d’après Le Cid de Pierre Corneille. Que Chocolat, Rafael Padilla, esclave noir né à Cuba est le premier clown noir au XIXème siècle. Que Don Juan a été crée par un écrivain espagnol, Tirso de Molina qui a été beaucoup repris comme Molière, Montherlant ou Mozart… Que les aventures de Double patte et Patachon sont racontées dans les films muets du Danois Lau Lauritzen. Que La Mère Gigogne est un personne du théâtre au début du XVIIème siècle. C’est une commère délurée à fort caractère et ce n’est pas peu dire! Elle est énorme, géante, très bavarde et a beaucoup d’enfants. La Mère Gigogne doit d’ailleurs son nom au latin gignere : enfanter. Ce nom rappelle aussi la cigogne qui, prétend-on, apporte les nouveau-nés dans les maisons…. Mais ce qui la rend très drôle, c’est qu’elle est la mère d’une multitude d’enfants qui se cachent sous ses jupons et s’en échappent en coutant à la moindre occasion. Effet garanti sur le public! Que M. Gogo est le roi des naïfs. Que Guignol a été créée en 1807 par Laurent Mourguet, un arracheur de dents lyonnais, pour attirer et divertir ses clients….

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Un livre riche d’apprentissage sur ces personnages qui pour la plupart me sont familiers. Le texte très claire et très bien présenté. J’ai adoré les illustrations qui donnent un côté un peu vieillot à l’ouvrage qui correspond totalement à ces héros de papiers, d’image et de théâtre. Un plaisir à chaque page aussi bien pour les yeux que les neurones qui se ravirent d’apprendre de nouvelles choses. L’ouvrage est à destination des enfants mais aucun équivalent simple est concis n’existe pour les grands, donc idéale pour tous les âges.

Pas besoin de longues histoires pour nous plonger dans l’histoire des noms et des personnages hauts en couleurs. Un adorable livre qui m’a donné envie de lire et d’aller au théâtre.

Kamo, l’agence Babel – Tome 3 – Daniel Pennac

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Pourquoi Kamo doit-il absolument apprendre l’anglais en trois mois ? Qui est donc Cathy, sa mystérieuse correspondante de l’agence Babel ? Se moque-t-elle de lui ? Est-elle folle ? Devient-il fou ? Pourquoi ses lettres nous font-elles si peur ? Et les autres correspondants de l’agence Babel, qui sont-ils ? Fous, eux aussi ? Tous fous ? Qui est donc l’étrange vieille qui semble régner sur ce monde ? Menez l’enquête avec son meilleur ami : il faut sauver Kamo !

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Kamo est très mauvais en anglais et sa mère va lui signaler cela. Il décide alors de se lancer un défi chacun et si le premier réussi l’autre devra alors se mettre à parler anglais en trois mois maximum. Impossible se dit Kamo, vraiment?

La mère de Kano est arrivée à garder un emploi plus de trois mois de suite, Kano doit alors apprendre l’anglais en trois mois aussi. Pour l’aider à cela, sa mère lui donne une liste de correspondant anglais avec qui il va échanger. Que va t’il lui raconter? Elle lui répond du tac au tac : Fais le portrait de ta mère, explique avec quel monstre tu vis, ça te donnera de l’inspiration. Le hasard va lui le mettre sur la route d’une certaine Cathy. Très vite une relation d’amitié va se créer et il ne va pas avoir le choix d’apprendre l’anglais. Ces progrès vont être fulgurants. Mais Kamo va changer de comportement allant modifier la relation avec son meilleur ami. Alors ce dernier va enquêter sur cette fameuse agence Babel pour découvrir qui peut se cacher derrière. En plus, Kamo veut rencontrer Cathy même si elle a vécu dans un autre siècle. La découverte de sa correspondante va être une vraie surprise pour lui.

Une magnifique leçon pour inciter les enfants à lire. J’ai adoré le personnage de Kamo, très attachant avec une maman aimante. Il ni a pas à dire Daniel Pennac c’est y faire pour manier les mots avec talent et ingéniosité. Je suis persuadée qu’un enfant après la lecture de ce petit roman à envie de découvrir un peu le héros et le monde du livre. Les chapitres sont très courts et toujours illustré pour le confort de lecture.

J’ai envie de lire les autres romans de Pennac pour les jeunes maintenant car c’est furieusement bien.

 

43, rue du vieux cimetière – Trépassez votre chemin – Kate et M. Sarah Klise

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Ignace Bronchon est sans doute le plus grincheux des auteurs de séries pour enfants. Lui qui n’a pas écrit une ligne depuis vingt ans espère terminer le treizième volume de sa série dans la vieille demeure victorienne du 43, rue du Vieux-Cimetière qu’il a louée pour l’été. Mais il découvre horrifié qu’il doit cohabiter avec Lester, le fils des propriétaires, et – bien qu’il ait quelques difficultés à l’admettre – avec Adèle I. Vranstock, l’ancienne propriétaire. Ou, plus exactement, avec le fantôme d’Adèle…


M. Bronchon, totalement ruiné n’a pas le choix de devoir reprendre la plume après vingt-ans  pour écrire un treizième tome de sa série le Dompteur de fantômes. Cela pourrait sembler simple, mais une maison va lui poser problème.

En effet, il va habiter le temps de rédiger son roman au 43, rue du Vieux-Cimetière. Une demeure qu’il loue. Il croyait bien être seul mais c’est en fait une colocation. Un jeun enfant, Lester abandonné par ces parents dans la maison et le fantôme de l’ancienne propriétaire. M. Bronchon ou grognon, est perturbé par ces habitants non prévus.

D’ailleurs, au début de leur relation, ils ne communiquaient que par courrier. L’histoire se lit principalement par le biais de ces lettres et des extraits du journal local. « Nous rapportons vos secrets. Vos secrets nous rapportent. »Ce qui m’a beaucoup plu en plus des petits dessins enfantins. L’histoire se lit vite avec plaisir, car arriver à la fin, je n’avais qu’une envie, poursuivre la découverte des personnages. Pourtant, j’avais été prévenu dés le début.

« Attention. A partir du moment où vous aurez tourné cette page, les personnes qui ont réuni ces documents déclineront toute responsabilité en ce qui concerne les pensées, les obsessions, les hallucinations et les rêves (ou les cauchemars) relatifs aux fantômes – que ces derniers soient sympathiques ou non. (On vous aura prévenu). »

Une belle histoire d’amour, d’amitié et de partage qui s’apprécie même quand on a plus de 14 ans.

L’avis de Chroniques Littéraires et Sharon

Mon avis sur le tome 2  

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Challenge ABC Critiques Babelio 2013 – 2014

9lruLe site Babelio propose la lecture sur un an jour pour jour pour vous adonner à la lecture de 26 ouvrages !

26, pourquoi 26 ? Parce que notre joli alphabet dispose de 26 jolies lettres.

Si vous ne voyez pas le rapport, eh bien le voici : le nom des auteurs des 26 ouvrages que vous allez choisir puis critiquer, devront tous commencer par une lettre différente de l’alphabet.

B : Charles Bukowski : Contes de la folie ordinaire
D : Jim Dodge : L’oiseau Canadèche
F : Fellag : L’allumeur de rêves berbères
G : Anna Gavalda : Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part
K : Stephen King – Marche ou crève
L : Lisa Lutz : Spellman & associés – Tome 1
M : William March – Compagnie K
O : Julie Otsuka : Certaines n’avaient jamais vu la mer
R : Tom Robbins : Féroces Infirmes retour des pays chauds
S : Luis Sepulveda : Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis
T : John Kennedy Toole : La conjuration des imbéciles
V : Tanguy Viel : La disparition de Jim Sullivan
W: Martin Winckler : La vacation

Challenge Jacques à dit de septembre – Réussi

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La condition de lecture pour le mois de septembre est que le titre doit contenir le nom d’une ville.

J’ai choisis dans ma bibliothèque un conseils du libraire La Bibliothèque de Villiers de Benoît Peeters.

N’hésitez pas à vous inscrire : metaphorebookaddict.wordpress.com/2013/09/01/challenge-jacques-a-dit-septembre-ville/#comments

Chagrin d’école – Daniel Pennac

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Le futur comme un mur où seraient projetées les images démesurément agrandies d’un présent sans espoir, la voilà la grande peur des mères!

Seulement, pour que la connaissance ait une chance de s’incarner dans le présent d’un cours, il faut cesser d’y brandir le passé comme une honte et l’avenir comme un châtiment. 

Les uns après les autres, nous devenons. 
Ca se passe rarement comme prévu, mais une chose est sûre : nous devenons.

Le savoir est d’abord charnel. Ce sont nos oreilles et nos yeux qui le captent, notre bouche qui le transmet. Certes, il nous vient des livres, mais les livres sortent de nous. Ca fait du bruit, une pensée, et le goût de lire est un héritage du besoin de dire. 

Pour qu’il aient une chance d’y arriver, il fallait leur réapprendre la notion même d’effort, par conséquent leur redonner le goût de la solitude et du silence, et surtout la maîtrise du temps, donc de l’ennui.

C’est peut-être cela enseigner : en finir avec la pensée magique, faire en sorte que chaque cours sonne l’heure du réveil. 

– L’université forme exactement ce que souhaite votre système, répond la recrue pas si bête : des esclaves incultes et des clients aveugles! Les grandes écoles formatent vos contremaîtres – pardon vos « cadres » -, et vos actionnaires font tourner la planche à dividendes. 

Le cancre oscille perpétuellement entre l’excuse d’être et le désir d’exister malgré tout, de trouver sa place, voir de l’imposer, fût-ce par la violence, qui est son antidépresseur.

Comment leur reprocher cette frime perpétuelle, cette image de soi composée pour le public miroir du groupe? Il est assez facile de moquer leur besoin d’être vus, eux qui sont à ce point cachés au monde et qui ont si peu à voir! Que leur offre-t-on d’autre que cette tentation d’exister en tant qu’images, eux qui hériteront du chômage et que les hasards de l’histoire, ont, pour la plupart, interdits de passé et privés de géographie? 

Faire passer l’école pour un lieu criminogène est, en soi, un crime insensé contre l’école. 

Héroïque mais inutile, me fit observer un copain : sais-tu la différence entre un professeur et un outil? Non? Le mauvais prof n’est pas réparable. 

Car, paradoxe de l’enseignement gratuit hérité de Jules Ferry, l’école de la République reste aujourd’hui le dernier lieu de la société marchande où l’enfant client doive payer de sa personne, se plier au donnant-donnant : du savoir contre du travail, des connaissances contre des efforts, l’accès à l’universalité contre l’exercice solitaire de la réflexion, une vague promesse d’avenir contre pleine présence scolaire, voilà ce que l’école exige de lui. 

Il l’aurait adoré, cette époque qui, si elle ne garantit aucun avenir à ses mauvais élèves, est prodigue en machines qui leur permettent d’abolir le présent!  Il aurait été la proie idéale pour une société qui réussit cette prouesse : fabriquer de jeunes obèses en les désincarnant. 

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« Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier. (Champagne !) Fermé à l’arithmétique d’abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l’apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des rés

ultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d’ailleurs aucune activité parascolaire. » Dans la lignée de Comme un roman, Chagrin d’école est donc un livre qui concerne l’école. Non pas l’école qui change dans la société qui change, mais, « au cœur de cet incessant bouleversement, sur ce qui ne change pas, justement, sur une permanence dont je n’entends jamais parler : la douleur partagée du cancre, des parents et des professeurs, l’interaction de ces chagrins d’école ». Daniel Pennac entremêle ainsi souvenirs autobiographiques et réflexions sur la pédagogie et les dysfonctionnements de l’institution scolaire, sur la douleur d’être cancre et la soif d’apprendre, sur le sentiment d’exclusion et l’amour de l’enseignement. Entre humour et tendresse, analyse critique et formules allant droit au but, il offre ici une brillante et savoureuse leçon d’intelligence. Ce Chagrin d’école s’impose déjà comme un livre indispensable.

Capture d’écran 2013-07-18 à 19.58.35Voilà une lecture que je ne regrette pas. En effet, Daniel Pennac est un homme à part. Il croit en la valeur de l’éducation, la passion de l’enseignement, développer la curiosité, l’envie d’apprendre , de s’ouvrir, d’apprendre, à avoir confiance en soi. On sent véritablement sa passion qui m’a animé, qui m’a donné envie de croire en tous ces élèves bons et mauvais. Bien entendu, cela m’a renvoyé à mon enfance à mon rapport avec les professeurs. Quelques uns ont été vraiment là pour moi, une élève médiocre, qui était persuadée de sa médiocrité. Quelques enseignants ont cru en moi et m’ont aidé à comprendre et aimer des matières. En effet, beaucoup se persuadent tellement d’être nul, on les convainc aussi de cela.  Mais il suffit parfois de peu pour être certain de valeur mieux.

Une magnifique ode à l’enseignement, au partage, à la tolérance face aux préjugés, aux idées préconçues qui se lit avec plaisir. J’ai dévoré le livre d’un bout à l’autre avec toujours le même plaisir. Je pense que je le relirai plus tard et même si je le trouve en occasion, je céderai à la tentation.

L’avis de Métaphore : metaphorebookaddict.wordpress.com/2013/06/07/chagrin-decole-daniel-pennac/

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Le crime de l’Orient Express – Agatha Christie

agathaLa porte était fermée et la chaînette mise à l’intérieur, répéta Poirot. Ne s’agirait-il point d’un suicide ?
Le docteur grec fit entendre un rire sarcastique.
– Un homme se suicide-t-il en se donnant des coups de couteau en dix ou douze endroits ?

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Alors qu’il rentre de mission et compte s’arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d’urgence à Londres. On est en hiver et à cette époque de l’année, l’Orient Express roule habituellement quasiment à vide. Pourtant, sans l’aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n’aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s’étaient donné rendez-vous dans ce train ! Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l’assassin de s’enfuir. Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l’enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

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Depuis un certain temps, ce livre se repose sur mes étagères avec d’autres de ces congénères. Le mois anglais est une bonne raison de le libérer pour enfin le découvrir. Chose incroyable, je n’ai jamais lu ce livre alors que j’ai déjà vu en téléfilm avec David Suchet qui pour moi est vraiment le détective belge, Hercule Poirot.

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J’avais oublié qui était le ou les coupables. A peine que je tournais les pages, qu’il rencontrait chacun des personnages occupant les wagons. Il se doute que quelque chose ne tourne pas rond. Son sens de déduction va le guider vers la réponse, bien entendu. Le lien entre tous est la disparition et la mort de l’enfant des Lindberg, fait divers qui a fortement les Etats-Unis en 1936. D’ailleurs, suite à cela le rapt d’enfant est devenu un crime fédéral passible de la peine de mort.

Les pages se tournent avec facilité et grande curiosité. Il est malin ce petit monsieur belge venu de l’esprit créatif d’une femme anglaise, Agatha Christie. Le crime de l’Orient-Express se trouve être un des romans des plus connu de l’auteure. On y retrouve : un meurtre, des personnes très différentes, un lieu isolé, des préjugés, de la peur, de la haine, bref tous les ingrédients et aussi une bonne plume.

Bref, une belle lecture pleine de suspens qui m’invite à me dire que les autres Agatha vont aussi sortir des étagères d’ici la fin d’année.

Adaptation 
Au cinéma en 1974 par Sidney Lumet
En téléfilm en 2010 sur ITV avec David Suchet
A la radio en 1993, en 5 épisodes écrits par Michael Bakewell, réalisée par Enyd Williams, diffusée par BBC Radio 4, du 27 au 31 décembre 1993.
En jeu vidéo en 2006 pour pc par AWE Games 

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La lettre écarlate – Nathaniel Hawthorne

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Nathaniel Hawthorne
Editeur : Folio classique
Nombre de pages : 468
Préface : Julien Green
Traduction : Marie Canavaggia

Une femme que tout accable, mais qu’a t’elle fait pour être ainsi rejeté de la société? et est-ce mérité? Nathaniel Hawthorne nous livre ici un roman poignant sur la société puritaine du 17ème aux Etats-Unis.

L’auteur, Nathaniel Hawthorne a des origines puritaines, issue d’une famille qui naquit dans Salem, cette ville où l’on brûlaient et pendaient des femmes accusées de sorcellerie. Le Massachusetts est un état qui accueilli les premiers puritains, ces dissidents anglais fuyant l’église anglicane souhaitant créer une terre pure, sainte sous contrôle de théocratie et contrôle sociale. Il grandit isolé en partie de la société, car comme l’imposaient les convenances les veuves devaient vivre reclus. Ce monde de vie a influencé son imaginaire dans la rédaction de ce livre révolutionnaire pour l’époque. Suite à un très long prologue, l’auteur nous présente comment lui vint cette idée, inspiré d’une histoire vraie.

Nous sommes dans une communauté puritaine à Boston, dans le Massachusetts entre 1642 et 1649. « Une foule d’hommes barbus, en vêtements de couleurs tristes et chapeaux gris à hautes calottes en forme de pain de sucre, mêlée de femmes, certaines portant capuchon, d’autres la tête nue, se tenait assemblée devant un bâtiment de bois dont la porte aux lourdes traverses de chêne était cloutée de fer. » Hester Prynne se fait juger et devra porter à jamais sur sa poitrine la lettre A de l’infamie, celui de l’Adultère. Elle se refuse pourtant d’avouer avec qui elle a conçut cette enfant, alors que son mari à quitter la demeure familiale depuis deux ans. A vie, son corps sera marqué au fer rouge de cette marque de son amour, avec le pasteur du village, Arthur Dimmesdale.

Elle va transformer cette lettre en une magnifique oeuvre de couture avec du fils d’or, un savoir faire qui lui permet de trouver un emploi de brodeuse pour survivre avec sa fille, Pearl. Son mari, va revenir au village sous l’identité d’un médecin Roger Chillingworth. Le point commun de ces trois personnages va être la torture intérieur, la souffrance et le mal être dans une société où seul l’obscurantisme religieux est toléré. Un mari jaloux qui sympathise avec l’ancien amant de sa femme pour le torturé en le maintenant en vie pour que sa douleur dure plus longtemps. Un homme qui a perdu tout contact avec la vie pour se venger et accuser de son comportement odieux sa femme, sans en assumer totalement ces choix. Un pasteur qui prêche le dogme de la foi tout en aimant une femme avec laquelle il a fait l’amour et a conçut un enfant. Et une femme Hester, qui avance dans la vie rejeter d’une société dans elle a du bien du mal à se faire accepter.

Un livre intense dans la souffrance d’une société injuste et misogyne. Je m’attendais après plusieurs lecture d’avis en ligne à un vrai pamphlet pour la liberté et l’égalité des femmes, pour la tolérance envers les croyances… Un livre qui fait écho pour moi dans l’actualité avec par exemple dernièrement aux élections législatives aux Etats-Unis, un des candidat soutenait qu’il ne fallait plus rembourser les contraceptifs féminins, car cela revenait à valider que les femmes auraient une vie sexuelle dissolue. Les crises économiques aboutissent forcement à des retranchement extrémistes de tous genres, comme on peut le constater partout même en Europe, et la position de la femme fait bien des bons en arrière. La transformation du sens A à la fin de l’ouvrage correspondrait au A d’Amérique, puisque cette haine du puritanisme, à l’époque de la rédaction de l’ouvrage, va donner naissance à une nouvelle Amérique. Un nouveau livre de ce genre, plus actuel, pourra peut-être lui aussi donner un nouveau sens à la lettre A.

Cinéma
Adapté en 1926 par Victor Sjöström en muet, puis en 1973 par Win Wenders et en 1995 par Roland Joffé sous le titre Les Amants du nouveau monde.

Série
La lettre écarlate est le nom de l’épisode 13 de la saison 5 de la série américaine Nip/Tuck où il est fait une allusion à ce livre.

Lettre commune avec Martine, son avis : plaisirsacultiver.wordpress.com/2013/04/02/la-lettre-ecarlate-de-nathaniel-hawthorne/

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