La bibliothèque des cœurs cabossés – Katarina Bivald

Capture d’écran 2015-05-14 à 09.41.22Véritable succès littéraire, La bibliothèque des cœurs cabossés se trouve sur tous les rayons de librairie et sur la blogosphère. Les romans parlants de l’amour des livres trouvent tout de suite un public de lectrices passionnés. Alors si en plus, on rajoute une love story dans une Amérique perdue, avec des désillusions, la tentation se fait plus grande. Mais est-ce que cela suffit à en faire une bonne histoire ?

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Libralire – 11ème – Paris

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Voici les conseils que m’a donné la charmante libraire de la librairie la Libralire, juste à deux pas de La maison des métallos. Gentiment avec un regard souriant j’ai senti son amour des livres qu’elle exprimait à demi-mots.

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Fille noire, fille blanche – Joyce Carol Oates
4ème de couverture
Elles se rencontrent au coeur des années soixante-dix, camarades de chambre dans un collège prestigieux où elles entament leur cursus universitaire. Genna Meade, descendante du fondateur du collège, est la fille d’un couple très  » radical chic « , riche, vaguement hippie, opposant à la guerre du Vietnam et résolument à la marge. Minette Swift, fille de pasteur, est une boursière afro-américaine venue d’une école communale de Washington. Nourrie de platitudes libérales, refusant l’idée même du privilège et rongée de culpabilité, Genna essaye sans relâche de se faire pardonner son éducation élitiste et se donne pour devoir de protéger Minette du harassement sournois des autres étudiantes. En sa compagne elle voit moins la personne que la figure symbolique d’une fille noire issue d’un milieu modeste et affrontant l’oppression. Et ce, malgré l’attitude singulièrement déplaisante d’une Minette impérieuse, sarcastique et animée d’un certain fanatisme religieux. La seule religion de Genna, c’est la piété bien intentionnée et, au bout du compte inefficace, des radicaux de l’époque. Ce qui la rend aveugle à la réalité jusqu’à la tragédie finale. Une tragédie que quinze ans – et des vies détruites – plus tard, elle tente de s’expliquer, offrant ainsi une peinture intime et douloureuse des tensions raciales de l’Amérique.

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Moins que zéro – Bret Easton Ellis
4ème de couverture
En 1985, le roman d’un jeune homme de vingt et un ans prenait la température de l’Amérique. Et prédisait, avec l’autorité et la lucidité exceptionnellement accordées à la jeunesse, que le climat allait se refroidir. Le livre, vite acclamé pour être plus vite encore réduit à une célébration du vide, décrivait en réalité, avec ironie et compassion, la misère de la jeunesse dorée de Beverly Hills ou de Bel Air. Misère de la drogue devenue pharmaceutique, du sexe cadenassé par la pornographie, de l’argent fétichisé, du langage édulcoré surtout. Jamais la richesse n’avait été aussi pauvre. Mais, indifférent au sort des particules pétrifiées, trop savant pour se soucier de l’avenir, assez élégant pour dissimuler ses inspirations, Bret Easton Ellis détournait déjà son regard de la religion cathodique pour le poser ailleurs :  » […] ils se retournaient pour lever les yeux vers l’écran monolithique sur lequel on balançait les images. Certains prononçaient les paroles de la chanson en cours. Mais je me concentrais sur ceux qui ne prononçaient pas les paroles ; sur ceux qui les avaient oubliées ; sur ceux qui ne les avaient peut-être jamais sues ». Impassible, Bret Easton Ellis invite à le lire ceux qui savent se taire, ceux qui savent oublier, ceux qui n’ont jamais cru devoir apprendre.

51HivjYEjzL._SY445_ La tête hors de l’eau – Dan Fante
4ème de couverture
Après Rien dans les poches réédité par 13e Note, voici la suite des aventures de Bruno Dante à Los Angeles. Notre héros, apparemment assagi, gagne maintenant sa vie dans le télémarketing. C’est le calme avant la tempête, une tempête nommée Jimmi. « Dans la rue, en allant au magasin, j’ai eu comme un éclair de compréhension. Ma vraie difficulté, mon problème, ce n’étaient pas mes accès de dépression ou mon alcoolisme ou mes échecs professionnels, ni même la peur inexprimée d’être un foutu cinglé. Mon problème, c’étaient les gens. Et il yen avait partout. Pour sortir de l’enfer, il reste l’humour et l’écriture : ça tombe bien, Dan Fante a une forte propension au- premier et un réel talent pour la seconde. Marchant la tête haute dans les pas de Bukowski et de Hubert Selby Jr, son idole révérée, il fait de son odyssée sur le fil […] un petit chef-d’oeuvre d’émotion, de drôlerie désabusée et de compassion. Un roman violent et plein de vie, hérédité oblige. Tendrement rock’n’roll.

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Un livre de John Carver

Libralire
116 rue Saint-Maur
75011 Paris

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Chantelivre – Issy-les-Moulineaux

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Je suis allée à la rencontre du libraire roman adulte de la librairie à Issy-les-Moulineaux en face de la sortie de métro Mairie d’Issy pour lui demander des conseils de lecture concernant la littérature américaine.

Voici les livres conseillés « qui l’ont touché« .

  • Féroces de Robert Goolrick – Pocket

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Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler.
C’étaient les années 1950, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l’esprit. Les hommes préparaient des cocktails, des Gimlet, des Manhattan, des Gibson, des Singapore Sling, c’était la seule chose qu’ils prenaient au sérieux. Dans cette petite ville de Virginie, on avait vraiment de la classe, d’ailleurs on trouvait son style en lisant le New Yorker. Chez les Goolrick, il y avait trois enfants, tous brillants. Et une seule loi : on ne parle jamais à l’extérieur de ce qui se passe à la maison. A la maison, il y avait des secrets… Les Goolrick étaient féroces.

  • Blessés de Percival Everett – Babel

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Voilà des années que John Hunt, qui a maintenant atteint la quarantaine, a choisi de se détourner de la société des hommes en allant vivre dans un ranch où, aux côtés d’un oncle vieillissant, il élève des chevaux. Mais le fragile éden de ces deux hommes noirs dans le grand Ouest américain vient à se fissurer : un jeune homosexuel est retrouvé dans le désert battu à mort, un fermier indien découvre deux de ses bêtes sauvagement assassinées, et l’inscription « Nègre rouge » en lettres de sang dans la neige… C’est dans ce contexte menaçant que John s’interroge sur ses choix de vie depuis la mort tragique de sa femme, sur les silences coupables qui couvrent les agissements d’un inquiétant groupe néonazi, sur la fin imminente de l’oncle Gus, sur l’amour, enfin, qu’une jeune femme vient réveiller en lui… Privilégiant une écriture de l’action qui exalte les puissances du non-dit, Percival Everett propose, à travers une subtile dénonciation de toutes les haines – raciale, sexuelle – qui meurtrissent l’Amérique contemporaine, une variation sur l’humaine condition, dans sa bouleversante vulnérabilité.

  • Emily de Stewart O’Nan – Points

4ème de couverture
Dans la vie d’Emily, il y a eu les repas animés, la ronde des jours et des choses à faire. Aujourd’hui, Emily est veuve. Ses enfants sont loin. Sa belle-soeur, Arlene, lui tient compagnie. Emily aime la musique classique, les musées, les petits déjeuners copieux du Eat’n Park. Sa santé est bonne. Elle ne manque de rien. A 80 ans, le temps semble infini et la solitude se change en une liberté inédite.

  • Parlez moi d’amour de Raymond Carver – Points

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En pleine nuit, Nancy discute dans son jardin avec Sam, son voisin, pour fuir le souffle alcoolisé de son mari. Entre deux avions, Les risque une impossible réconciliation avec son père. Lors d’un dîner entre amis, Mel tente vainement de donner une définition de l’amour. Dans une Amérique moderne déchiquetée, une humanité à la dérive s’accroche à une idée fixe : la poursuite du bonheur.

  • Un don de Toni Morrison – 10/18

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Dans l’Amérique du XVIIe siècle, celle des vastes étendues et des territoires vierges, Blancs, Noirs, Indiens subissent encore la même oppression. Jacob, un négociant anglo-néerlandais vit avec sa femme Rebekka en Virginie. Lorsqu’il se rend chez un planteur de tabac qui lui doit une forte somme, ce dernier ne pouvant le payer, lui propose une esclave. En dépit du mépris qu’il a pour ce système, Jacob accepte de prendre avec lui Florens, une enfant noire de huit ans. Elle formera avec Lina, seule survivante de sa tribu indienne et Sorrow, une adolescente blanche, un surprenant trio de domestiques. Roman polyphonique, Un don traverse l’Amérique des origines, transcende les genres, bouleverse.

  • Dites-leur que je suis un homme de Ernest J. Gaines – Liana Levi

4ème de couverture
Dans la Louisiane des années quarante, un jeune Noir, démuni et illettré, est accusé d’avoir assassiné un Blanc. Au cours de son procès, il est bafoué et traité comme un animal par l’avocat commis d’office. Si le verdict ne fait aucun doute, l’accusé, lui, décide de mener un combat pour retrouver aux yeux de tous sa dignité humaine…

 

Chantelivre
Esplanade de la Mairie
92130 Issy-les-Moulineaux
01 41 46 00 92

Une librairie so english

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En me baladant dans Paris hier, comment ne pas penser au challenge du mois anglais lorsque je tombe sur ce cadre (photo à côté)? D’autant plus, que je suis entrée dans une librairie franco-anglaise nommée I love my blender. Pourquoi ce nom? Et bien, blender revient à mélanger, mixer. Ici à mélanger et découvrir la littérature.

La librairie est partagée en deux, d’un côté des romans en anglais et de l’autre, les même en français et au milieu un très sympathique libraire passionné. Ici pas pleins de nouveauté, juste des livres que le libraire aime ou pas trop mais un vrai talent de l’écriture. Un vrai passionné qui aime échanger avec les égarés des mots 🙂

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En plus, on peut trouver les fameuses tasses Pengouin’s que beaucoup ont montré pendant le mois anglais 🙂 J’ai craqué pour Gatsby Le magnifique.

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Bref, si vous passez dans le coin de l’Hôtel de ville, à 5 petites minutes au dessus du BHV, vous trouverez la librairie :
I love my blender
36 rue du temple
75004 Paris.

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Le salon by Thé des écrivains – 3ème

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J’ai découvert le Thé des écrivains sur internet. Je connaissais déjà la papeterie en coton aux multiples couleurs. Mais je connaissais pas la librairie/salon de thé. Bien entendu, le thé servi est le Thé des écrivains à vous de choisir celui qui vous inspire le plus.

A 14h30, il ni avait personne a part moi pour déguster un thé avec un morceau de gâteau. Un thé à la menthe à 3,80 € avec un cake au citron avec son supplément de chantilly à 3,50€. Le gâteau déjà très bon, atteint le summum avec la chantilly. La gourmande en moi parle….

On m’a servi un thé brûlant. Je n’ai pas le boire avant un moment. Puis la serveuse me demande si cela va, mais je lui précise que le thé est vraiment brûlant. Elle croyait que je voulais un thé très chaud, alors que je n’avais rien demandé. Ni une, ni deux, elle me refait chauffer de l’eau à température normal pour du thé.

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Le thé n’avait rien de spécial et le service de la tasse et d’un support à rajouter dedans m’a semblé bien étrange. Surtout lorsqu’on rajouter le support à thé dans la tasse et forcement cela déborde. Mais l’ambiance du lieu est très décontracté, le personnel discute avec joie entre eux et les éclats de rires fusent par-ci, par-là.

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Tranquillement, je continue à lire, me sentant à l’aise. Personne ne me presse à partir et cela tombe bien car j’avais une heure à perdre. J’ai profité du temps disponible pour visiter la librairie au risque de céder à la tentation de l’achat.
Un très bon choix de livre malgré le petit espace. Je suis repartie avec deux livres dont un que j’hésitais à m’acheter depuis 2 ans.

Une très bonne adresse pour prendre un thé à 10 minutes du métro Saint-Paul et pas trop cher. Je pense qu’il faut éviter de venir pendant les heures pleines car cela doit être chaotique.

Le salon by Thé des écrivains
16 rue des minimes
75003 Paris
Site : www.thedesecrivains.com

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