Elle s’appelait Tomoji – Jirô Taniguchi

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Jirô Taniguchi propose un nouveau voyage au coeur du Japon. Dans une contrée lointaine, dans le département de Yamanashi, en 1925, an 14 de l’ère Taishô, nous allons rencontré notre héroïne, Tomoji Uchida, 13 ans. Un moment important de sa vie va commencer à partir de là, et va nous être conté.

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Stupeur et tremblements – Amélie Nothomb

25642_1360864273-nothomb4ème de couverture
Au début des années 1990, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l’implacable rigueur de l’autorité d’entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant.
D’erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu’au rang de surveillante des toilettes, celui de l’humiliation dernière. Une course absurde vers l’abîme – image de la vie –, où l’humour percutant d’Amélie Nothomb fait mouche à chaque ligne.

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Amélie Nothomb propose de nous raconter son expérience professionnel ou de son homologue de papier, dans une entreprise japonaise. L’auteure a vécu toute sa petite jeunesse dans le pays du soleil levant et plus grande elle a souhaité aller redécouvrir ce pays qu’elle aimait tant. Bienvenue chez Yumimoto, une expérience que vous ne risquez pas d’oublier.

La mentalité japonaise est bien particulière et c’est cela qui a séduit Amélie Nothomb pour aller y travailler. Mais l’enthousiasme innocent des débuts rencontre très vite une mentalité très différente de celle des occidentaux. Le travail est ce qui le plus important, même devant la famille. Peu de femmes travaillent et encore moins possèdent des postes à haut niveau. Alors lorsque elle travaille aux côtés de Fubuki Mori, elle croyait avoir un soutien, voir une amie. Mais lorsqu’elle l’a dénonce, une rivalité va débuté et la déchéance professionnelle de notre héroïne va tomber jusque dans les toilettes. Une expérience étrange mais enrichissante puisque cela a donné naissance à un livre et une auteure.

Le Japon est un pays avec une véritable culture et des règles très strictes sur le comportement. L’égalité homme/femme est en cours et cela avance très doucement. Les hommes travaillent 6 jours sur 7, rentrent tard ou dorment parfois à leur travail ou à côté et ne voient que leurs enfants le dimanche, qu’ils souhaitent consacrer au repos d’une difficile semaine. Le bonheur est une idée d’occidentale. La femme doit se marier sinon elle devient une honte pour sa famille. Elle doit avoir des enfants et tout leur consacrer du moins jusqu’à trois ans. Cela permet de mieux comprendre une certaine froideur de ces personnes qui ont pourtant du coeur, et certains l’ont prouvé.

J’adore le Japon même si ce côté très coincé et cette obsession du travail à défaut de la santé, de la famille, des enfants, de l’amitié est dérangeant. Mais c’est une autre façon de concevoir le monde et de voir des choses surprenantes. Ce choc des cultures est présenté de façon assez humoristique et les pages de ce fait se tourne avec une certaine délectation de voir la déchéance de cette femme qui va péter les plombs complètement. Un roman plus léger que d’autres ce qui fait du bien et m’a donné envie de replonger dans ces autres histoires.

Envie de partir à la découverte d’un pays radicalement différent à travers le regard d’une petite femme belge? Un livre à apprécier avec un petit thé matcha, comme là-bas, et une ouverture d’esprit qui va faire venir le sourire, car ici, c’est bien d’exprimer des émotions.

De la même auteure
Les combustibles

 

Barakamon – Tome 4 – Satsuki Yoshindo

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A peine installé dans sa nouvelle résidence, Seishû tombe nez à nez avec la petite Naru, une gamine du village qui le prend en affection et ne tarde pas à lui présenter tous ses amis… Au fur et à mesure des rencontres, le calligraphe retrouve peu à peu l’inspiration, seulement voilà : il ne finit que deuxième au concours suivant ! Complètement dépité, il recommence à broyer du noir. Heureusement, l’enthousiasme de Naru et les conseils avisés d’une ancienne du village vont lui permettre de repartir de l’avant…

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Seishû a survécu au typhon qui a ravagé les appareils électronique de sa maison, surtout son ordinateur. Il doit se rendre au coeur du village pour contacter son ami Kawafuji afin qu’il lui en renvoie un neuf. Il apprend à ce moment qu’il va devoir participer à nouveau à un concours de calligraphie et qu’il va devoir se concentrer sur son art. Une bonne raison de s’inspirer de ce qui l’entoure et de ce qui l’accapare.

En effet, il ne peut jamais être tout seul tranquille chez lui, encore moins pendant les vacances scolaires. Les enfants des plus petits au plus grands sont présents même à son réveil sur son lit. Cela l’exaspère un peu il faut dire. Mais en fin de compte, il les adore ces jeunes qui lui donne un coup d’énergie et le libère doucement de ces peurs. Naru est tous le temps collée à lui et a toujours des idées plus farfelues les unes que les autres. Sa proximité avec l’enfant, va l’emmener à partager la fête des morts avec elle en vaillant sur le tombeau de sa grand-mère.

On découvre un peu plus les habitants de l’île qui s’attache au maître très maladroit et qui a du mal avec la nature. Au bois de trois mois, il se sent bien sur cette île coupée du monde avec des gens adorables et très gentils. De plus, il se rend compte lui même que son art évolue en positif dans la pratique. Il va même peindre de façon un peu forcée la coque d’un bateau avec la compagnie des turbulents enfants. La peur de tâcher, de dépasser commence à s’évanouir car il en est nécessaire pour libérer sa créativité.

Encore une histoire très sympathique qui se dévore tout simplement. J’adore cette plongée insulaire à la découverte d’une nouvelle culture et de personnages sympathiques et attachants. Il ne me reste plus qu’à lire la suite pour retourner en immersion dans l’art et l’amitié.

Les autres tomes lus
Barakamon – Tome 1 – Satsuki Yoshino
Barakamon – Tome 2 – Satsuki Yoshino
Barakamon – Tome 3 – Satsuki Yoshino

Thermae Romae – Tome 2 – Mari Yamazaki

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Les aventures thermales de Lucius se poursuivent sur les chapeaux de roue. Si l’humour est toujours aussi présent (un orgueilleux citoyen romain pris pour un dieu japonais de la fertilité suite à un malentendu, puis enfermé dans l’enclos aux crocodiles d’un parc d’attractions, ou encore terrifié mais excité par sa première glissade sur un toboggan aquatique) notre architecte semble être de plus en plus dépassé par les événements : devenir un proche de l’empereur, s’est s’attirer l’inimitié de gens puissants. Lucius va-t-il se retrouver au centre d’un complot politique ?

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De nouvelles aventures vont arriver à Lucius qui vont lui permettre de développer sa renommé à travers Rome. De plus en plus, il apprécie la communauté des gens à la tête plate, une peuple si intéressant et si malin, que serait-il sans eux?

Plusieurs petites histoires se succèdent où l’auteure propose à la suite une explication historique avec des illustrations. Ainsi cela apporte une vraie plu-value par rapport à l’histoire que vit Lucius. Ici, il va essayer de retrouver sa vigueur car sa femme est partie. Il fait la découverte d’une therme pour favoriser la fertilité surtout chez les femmes. Suite à la venue d’étranger dans les thermes, beaucoup de gens ne souhaitent plus venir car ces derniers en plus de faire du bruit se lavent dans l’eau chaude. A la suite d’un voyage sous-marin, il revient avec l’idée de faire des panneaux explicatifs pour ces voyageurs qui ne comprennent pas la langue. Une fois installés, les mésentente se sont dissipées.

L’empereur Hadrien sent que la fin est proche pour lui. Afin de faire accueillir de façon positive son successeur par le peuple, il demande à Lucuis de créer une nouvelle therme. Il n’apprécie pas trop ce futur empereur très coureur de jupon. Encore moins lorsque ce dernier s’envoie en l’air sur une jeune pousse de bananier ramener d’un Japon moderne que l’empereur aime tant. Auprès de lui, il rencontre le jeune Marc-Antoine qui l’étonne par sa sagesse et son calme. Mais trop jeune pour succéder à Hadrien, son temps viendra. Une idée incroyable va lui être présenté lors d’une immersion. Il va découvrir les toboggans géants qu’il va installé pour le peuple pour les enfants en principal même si les adultes adorent aussi cette nouveauté. Toutefois, les vieux a qui appartiennent sont furieux car les clients préfèrent ces nouvelles thermes pour délaisser les leurs. Lucius va les aider à retrouver un public et à les fidéliser en créant une carte avec un cadeau au bout d’un certains nombres de visites. Le succès est très vite au rendez-vous. Ouf, tous le monde est heureux.

Encore un très beau voyage dans les pratiques des thermes au Japon qui donne très envie de partir pour découvrir en vraie cela. Sans les japonais, les thermes romaines n’auraient jamais été aussi populaires. Un manga intelligent et très bien écrit. Je n’ai qu’une hâte continuer à découvrir les aventures de Lucius.

Les autres tomes
– Thermae Romae – Tome 1

Gibier d’élevage – Kenzaburo Oé

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En pleine guerre, un avion américain s’écrase dans les montagnes japonaises. Le rescapé est aussitôt fait prisonnier par les villageois. Or il est noir…
Aux yeux du jeune enfant naïf et émerveillé qui raconte cet épisode, sa nationalité, sa race, sa langue n’en font pas un étranger on un ennemi, mais une simple bête dont il faut s’occuper.
Un extraordinaire récit classique, une parabole qui dénonce la folie et la bêtise humaines.

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La seconde guerre fait rage et le Japon est bombardé. Les américains sont considérés comme un ennemi de la nation. Lorsqu’un de leur avion s’écrase dans une montage,  et que les habitants capturent un homme, toute la tranquillité du village perdu va être rompu.

Les villageois ramènent avec fierté l’homme trouvé dans la montagne mais voilà, l’homme est noir. Sa couleur de peau va changer son rapport aux autres surtout aux enfants qui le considère plus comme un animal qu’un être humain. D’ailleurs, se sont les enfants qui vont lui donner à manger et vider son sceau à excrément. Il devient une bête curieuse avec lequel chacun essaie de communiquer. Au fur et à mesure, il va passer du temps avec les enfants qui vont même le libérer de ces entraves. Un lien d’égalité doucement se mets en place, le temps que la nouveauté n’intéresse plus les petits.

En parallèle, les adultes cherchent une solution sur que faire de cet homme. Les hauts responsables de la grande ville à quelques kilomètres de marche, n’arrivent pas à prendre une décision. Ces derniers décident de déléguer le choix à une plus haute autorité qui tarde à répondre. Quand le choix est effectué, l’homme doit descendre à la ville, mais qui va l’emmener? A partir de ce moment tout va changer et tourner à l’orage. La différence de couleur avait presque disparue mais la haine et la peur ont repris le dessus.

Dans une fin horrible, la nature de l’homme reprend le dessus dans une sauvagerie saisissante. La barbarie humaine s’affiche sur chaque page vous tenant aux tripes pouvant vous amenez à vous posez des questions sur la situation actuel dans le monde. La haine, les préjugés, l’ignorance sont partout présents, n’est-ce pas la nature de l’Homme? Parfois, des petits fables racontées à travers les yeux d’un enfant permettent de mettre un peu plomb dans la tête.

Prix reçu
1958 : Prix Akutagawa

Si vous avez aimé vous aimerez
Des souris et des hommes de John Steinbeck

Quand l’empereur était un dieu – Julie Otsuka

97822640466734ème de couverture
Empruntant largement à l’histoire de ses grands-parents, déportés comme des centaines de milliers de citoyens américains d’origine japonaise, après l’attaque de Pearl Harbour, Julie Otsuka retrace le destin d’une paisible famille de Berkeley. Dans ce climat de psychose et de peur collectives où chacun est soupçonné d’être un traître au service de l’empereur, commence une lente descente aux enfers… Alors que le père est déjà interné, la mère et ses deux jeunes enfants sont envoyés dans un camp de l’Utah aux confins du désert. Un exil fait de privations et de souffrance, où les pires sévices sont perpétrés dans l’indifférence générale. Trois ans plus tard, lorsque le monde sort de sa folie et qu’arrive le temps des retrouvailles, c’est une famille brisée qui doit réapprendre à vivre avec ses voisins.

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Julie Otsuka a fait beaucoup parler d’elle avec son second roman Certaines n’avaient jamais vu la mer qui a donné un peu de lettre de noblesse à son premier Quand l’empereur était un dieu. Elle conserve son sujet de prédilection, les japonais aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale. Prêt un voyage culturel?

Inspiré par l’histoire de ces grands parents, l’auteure nous raconte l’histoire d’une famille de japonais installés aux Etats-Unis. A partir de l’entrée du Japon dans la seconde guerre mondiale et la peur du communisme, les asiatiques sont victimes d’actes de malveillance et de haine. Les conflits augmentants sur les mers, les américains décident de parquer les japonais dans des centres de déportation en attendant la fin de la guerre. Le père de famille avait déjà été emmené en pleine nuit par la police car il était suspecté de donner des informations à l’ennemi. Beaucoup d’hommes ont été ainsi enlevés à leur famille par crainte de collaboration qui souvent se concluait par l’innocence de ces derniers.

On découvre une famille qui subit la haine, la suspicion, le rejet, le jugement et le racisme. Mais comment faire face à cela? Attendre que cela passe car cela passe toujours. Une fois enfermé, chacun attend qu’un jour on puisse les renvoyer chez eux. Les deux enfants se font à cette vie et se font des amies qui tout comme eux n’ont jamais le Japon et voir même ne parle même pas la langue. Lorsqu’enfin, ils peuvent rentrer dans leur maison, bien entendu elle a été pillée et saccagée allant même jusqu’au jardin. L’insertion va être de nouveau très difficile et cela va aller en se disant chinois pour éviter de se faire battre par des inconnus.

Malgré une histoire qui semble authentique dans la description, j’ai trouvé que cela se rapprochait plus d’un documentaire romancé que d’un roman. Je me suis ennuyée en tournant les pages même si le sort de ces personnes étaient un fait réel. Mais je pense que j’en aurais appris beaucoup plus en regardant un reportage sur le sujet sur Arte. L’histoire m’a intéressé à un sujet que je ne connaissais que vaguement et c’est tout. Le soulagement en venue quand j’ai fermé le livre et surtout quand je l’ai donné à quelqu’un qui semblait curieux du sujet.

Moralité, je ne vais pas poursuivre la découverte de cette auteure avec ces prochains romans qui risquent encore de parler de la même chose. Toutefois, pourquoi pas lire des auteurs japonais encore très rare de mon répertoire de lecture ainsi cette lecture ne sera pas totalement du temps perdu.

De la même auteure
Certaines n’avaient jamais vu la mer 

 

Thermae Romae – Tome 1 – Mari Yamazaki

imgres-1Envie de se détendre et de changer un peu d’air? Que diriez-vous d’aller prendre un bain dans des thermes? Prenez la direction que propose Mari Yamazaki vers Thermae Romae.

A grand renfort de communication, ce manga n’est pas passé inaperçu dans les librairies et dans la presse. En effet, comme l’indique la couverture, on va suivre un romain à travers l’histoire du bain. Lucius Modestus, architecte spécialisé dans la construction des thermes sous le règne d’Hadrien possède un pouvoir mystérieux. A la suite d’avoir été remercié par son patron car il avait des idées pas assez innovantes, il va se produire un évènement qui va changer sa vie.

Un jour en prenant son bain dans des thermes, il est aspiré dans le bain en direction du Japon moderne. A chaque aspiration, il va voyager dans le temps et l’espace à la découverte des nouvelles pratiques autour de l’activité aquatique comme le côté thérapeutique. Le fait qu’il applique ce qu’il apprend dans sa réalité permet d’augmenter sa réputation qui va aller jusqu’à l’empereur.

Un passionnant manga que j’ai lu avec beaucoup de plaisir et de sourire. L’histoire est ponctuée de moment rigolos nés d’une part de quiproquo lié à la langue (romain / japonais, italien) et d’autre part à l’évolution des pratiques comme le papier toilette ou les jets d’eau dans les toilettes modernes japonaises. Puis on peut rajouter le côté pédagogique, car les références sont exactes. Si par exemple, vous êtes déjà allés visiter des thermes romaines comme le frigidarium du musée de Cluny à Paris, la mise en image des pratiques dans ces thermes va donner une autre dimension au lieu.

Le sujet choisi par l’auteure est important car le bain, principalement les onsens sont très importants au Japon. Rien de tel pour se décontracter que d’aller dans un bain public où l’on peut se délasser dans une eau thermal bien chaude. C’est un rituel que tous les habitants connaissent qui est très précis. Les hommes et les femmes sont séparés dans deux espaces. Chacun se déshabille, se lave dans la pièce prévue à cet effet puis va se baigner dans une eau bouillante.

Un succès qui n’est toujours pas démenti de nos jours que cela soit au Japon ou en France. Au Japon, l’histoire a été pré-publié dans le magazine Comic Beam entre décembre 2008 et mars 2013 puis compilé dans six tomes. Plus de 2 230 000 exemplaires ont été vendus au Japon et il a reçu le troisième prix Manga Taishō en 2010. En complément de la version papier, l’histoire a été adapté en animé et en film en prise réelle. En France, c’est Casterman qui achète les droits pour les publier depuis le 14 mars 2012 dans la collection Saka. L’éditeur a publié les six tomes existants et les a même republié dans trois tomes en collection de luxe. 

Une lecture très heureuse qui m’a donné envie de lire la suite des aventures de Lucius. En plus, on m’a raconté qu’il allait rencontré une charmante japonaise lors d’un futur voyage. Alors comment résister à cette mise en appétit?

Prix
2010
Troisième prix Manga Taishō
2013
Nominé au festival d’Angoulême

Internet
Site officiel en japonais
Site officiel des films
Site officiel de Casterman

 

 

 

Aoki, Hayo et Kenji vivent au Japon – Alexandre Messager

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Aoki vit à Tokyo, Hayo à Kyoto et Kenji à Hiroshima. A travers chaque enfant nous découvrons quelques facettes de la culture japonaise tels que l’écriture, l’art floral, la cérémonie du thé et le jeu de go.

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Le Japon est un pays très mystérieux et surprenant. Alexandre Messager propose de le faire découvrir à travers trois enfants : Aoki de Tokyo, Hayo à Kyoto et Kenji à Hiroshima.

Les trois enfants ont des âges assez proches et présentent leur quotidien, leur famille, leurs passions… Bien entendu, ils parlent de leur ville à travers des activités. Ce que j’ai apprécié c’est la clarté du langage utilisé pour présenter une culture riche et variée. On passe du manga, à la cérémonie du thé, à l’ikébana jusqu’au peuple d’origine les Aïnous. Et l’Histoire n’est pas restée de côté car on parle des shoguns, des samouraïs, de l’influence de la culture chinoise et le bombe d’Hiroshima.

J’ai vraiment été séduite par cette présentation claire du Japon qui m’a donné très envie de partir à l’autre bout du monde et d’apprendre encore plus de chose sur ce pays.

 

Akiko la rêveuse – Antoine Guilloppé

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Après Akiko la curieuse, voici une nouvelle histoire où la petite Japonaise part à la rencontre d’un rêve si vrai qu’elle veut le rejoindre dans le monde réel. Au bord d’un lac, elle trouvera sa grand-mère, venue la saluer une dernière fois. C’est alors qu’un tourbillon de feuilles vole autour d’elle. Akiko est au printemps de sa vie et l’automne arrive. Un récit troublant où le temps du rêve pénètre la vie pour évoquer la présence aimante en nous de ceux qui s’en vont pour toujours. Ecrit et illustré par Antoine Guillopé en traits déliés à l’encre rehaussés de délicats papiers japonais.
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Antoine Guilloppé propose un nouvel album de son héroïne, Akiko, destiné à un public jeunesse. Petit voyage au coeur d’un conte sur le souvenir.

Akiko se réveille un matin suite à un rêve surprenant. Elle décide de suivre le chemin qu’il lui a été indiqué qui va l’emmener à une rencontre merveilleuse. Un conte onirique où l’encre de Chine rencontre le collage de papier à motif donnant une certaine douceur.

Malgré cela, je n’ai pas été emmené par l’histoire malgré les délicats dessins. Il manquait une histoire plus longue, plus complexe avec d’autres rencontres d’animaux dans son trajet pour aller saluer l’esprit de sa grand-mère. J’avoue que je ne poursuivrais pas ma découverte d’Akiko mais que je continuerai à lire les ouvrages d’Antoine Guilloppé.

Du même auteur
Prédateurs

Tokyo Home de Cyrielle et Gloris

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Julie Wallon – 1 m 67 de bonne humeur, 56 kilos d’énergie et 17 ans d’espièglerie – débarque au Japon avec une seule idée en tête : prendre un nouveau départ. Entre idées reçues et clichés en tous genres, elle va tracer son destin et trouver sa place.


Julie Wallon décide de quitter sa mère suite à une forte dispute. Elle prend l’avion, direction le Japon pour rejoindre son père. Toutefois, personne n’est là pour l’accueillir. Est-ce un signe de son futur séjour?

Son père l’avait totalement oublié mais elle arrive à trouver le chemin. D’ailleurs, elle va rencontrer des gens hauts en couleur qui vont lui faire aimer ce pays. Dans le métro, une personne assise avec un costume à l’apparence pas très commode. Pourtant ce cache une femme exceptionnelle au grand coeur qui va devenir son amie et sa confidente. Le fait qu’elle maîtrise le français aide beaucoup. Elle va se faire sa place à l’école malgré la haine et donc jalousie de certaines. Et surtout, une véritable relation avec son père va se créer.

Une géniale bande dessinée qui permet de partir à la rencontre de la culture japonais sous tous ces aspects. Cela m’a vraiment donné envie de monter dans un avion pour y aller. Je voulais savoir la suite. La relation avec sa mère va t’elle s’améliorer? Va t’elle être heureuse en amour? Comment vont évoluer ces futures amitiés? J’ai envie de poursuivre les aventures avec Julie, c’est pour dire que j’ai été séduite. Si vous aimez le Japon, n’hésitez pas à lire cette bd.

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