Ben, Eco-responsable au Splendid

vz-3C282CC9-61FE-4E5F-9CD7-8A2B872E2264Le Splendid accueille l’humoriste Ben pour son troisième spectacle nommé Eco-Responsable. Peut-on faire de l’humour 100 % bio, sans graisses végétales saturées et à économie d’énergie?

Ben monte sur scène la première fois en 2001 et depuis il ne quitte plus le lieu. Très vite, il trouve et affirme son style pour se faire une petite place dans le milieu très fermé des humoristes. Lui, il s’affirme avec pas de sujet tabou, pas de transition entre les sketchs, un sacré débit de parole et une grande affinité avec l’absurde.

Le spectacle débute avec l’explication du titre du spectacle et le peu d’éclairage sur scène, mais très vite, on passe au delà. On parle du couple, de la famille, des figures rhétoriques, des clubs de rencontres, des chats, des écureuils, du plaisir de tondre le gazon…. Alors même si j’aime les digressions même à gogo, les jeux de mots et l’absurde, le rire n’était pas vraiment là. J’ai bien ri une ou deux fois mais le reste juste un sourire sympathique. Il manquait ce je ne sais quoi d’impertinence pour passer vraiment une bonne soirée. La première chose qui me soit venue à l’esprit en sortant c’est ce que je voudrais manger et non à quel point c’était drôle. Dommage.

Alors si vous voulez vraiment rire aux éclats et frapper des mains de bonheur de rire, je vous conseille d’aller voir ailleurs. D’ailleurs à la fin du spectacle, l’artiste part et puis la lumière revient en salle pour nous mettre dehors. Rire c’est bien, juste trouver où.

Fabien Olicard va vous enchanter en vous mentalisant

FABIEN OLICARD

Fabien Olicard, 31 ans, seul en scène au Point Virgule décide de montrer à tous son pouvoir extraordinaire. Il ne peut pas se transformer mais peut lire dans vos esprits, du moins c’est ce qu’il veut nous faire croise.

Tout jeune, il a développé une compétence : l’hypermnésie. Cette capacité de tout retenir l’aide forcément au jeux du dictionnaire. Il connait tous les noms et mise en page. C’est toujours bluffant à voir. Tout comme le fait qu’il puisse très très vite de tête de faire des calculs mentaux et compléter en 20 secondes un sudoku en faisant dans tous les sens le même résultat sur toutes les lignes. Ou encore qu’il arrive à deviner à quel film vous pensez ou qu’elle carte vous avez pioché. Le tout fait avec une grande pédagogie où il fait participer le public en expliquant les trucs pour nous faire croire que nous aussi on peut réussir à le faire.

olicard-040414-19g

Ce malicieux mentaliste-humoriste conquiert son public avec un charme tout personnel qui ne laisse personne indifférent dans la salle, même les plus septiques. Alors si vous avez envie de passer une agréable soirée, allez à la rencontre de cet artiste qui vous donnera le sourire et peut-être envie de croire en la magie.

Fabien Olicard_2

Site officiel de l’artiste

Les prix
– 1er Prix au Festival La Machine à Rire
– 1er prix au K D’Or du Cabaret (P. Sébastien)
– Mandrake d’Or 2012 sur Paris Première
– 1er Prix du l’Humour à Poitiers

Dans le même style vous pouvez voir actuellement : Giogio, expert mentalist.
Découvrir plus la série Le Mentaliste.

Vinvin monte sur les planches de la Comédie des Trois Bornes

10801853_10152925332854359_5825517027845370454_nLe nom de Vinvin ne vous évoque rien de précis ? Ou bien au contraire, vous connaissez sa verve incisive et cruelle qui ravie les amateurs de bons mots. Pour la première fois de sa vie, à 40 ans, il monte sur scène et se lance dans le petit théâtre de la Comédie des Trois Bornes à Paris.

Cyrille de Lasteyrie du Saillant de Comborn de Saint-Viance, qui possède le titre de marquis, a décidé de trouver un nom d’artiste sous le pseudonyme de : Vinvin. Plus simple, plus court et plus efficace que son véritable nom. Sous cette identité qui peut paraître simple se cache un homme à multiple casquette. Il est la fois, auteur, journaliste, producteur, animateur, chroniqueur, blogueur et maintenant humoriste. Découvert en 2013 sur France 5 avec Le Vinvinteur, j’ai tout de suite trouvé que cet homme avait un univers décalé bien à lui. Puis dans Médias, le mag, toujours sur France 5 dans une chronique assassine ou dithyrambique dans un verbiage assez précis et incisif.

« Tous, un jour, on bascule, on devient sérieux. Qu’est-ce qui s’est passé ? Les ados ne se moquent pas des vrais vieux mais des demi-vieux, ils disent qu’on fait la gueule, c’est vrai »

Alors lorsque par hasard, je découvre que Vinvin se lance dans l’one-man show avec une mise en scène de Michel Laroque, il devenait indispensable d’aller le voir sur scène. C’est avec un humour pince sans rire qu’il débute son spectacle en parlant de ce qui l’obsède depuis très longtemps : sa mort. Sa metteuse en scène lui aurait qu’il ne fallait pas débuter par ce sujet. De toute façon, le spectateur est coincé dans la salle pour 1h00 alors autant faire ce qu’il veut. Il parle des changements dans sa vie et du monde qui l’entoure. Avec une véracité surprendre et drôle, on plonge dans son intimité et tout y passe que cela soit son rendez-vous chez le proctologue où le côté sexy de ces pieds plats qu’il n’hésite pas à montrer.

« c’est chez le proctologue que j’ai compris que l’on était rien ».

70 pages de texte, 4 mois de répétition, Vinvin est prêt à affronter le public pour un spectacle drôle et authentique. Si les situations les plus rocambolesques et vraies vous font sourire. Si l’humour subtil et décalé vous plaît, alors vous savez où vous devez aller prochainement.

 10885236_10152983239774359_4714438176509827910_n

 Le blog de Vinvin

Site du Vinvinteur  

Raymond Devos, la raison du plus fou. Portrait d’un impertinant – François Morel

1324280-gf4ème de couverture
« Raymond Devos, mesdames et messieurs, est un miracle qui est apparu, singulier, sur la scène du music-hall français. Il ne ressemblait à personne. Personne, plus jamais, ne lui ressemblera.

C’est comme ça. Il faut se faire une raison. même si on n’est pas obligé… de se faire une raison. Il est plus opportun en évoquant Devos de se faire une folie. Un grain de folie capable d’enrayer la mécanique bien huilée de la logique, de la réalité, du quotidien.

Ceux qui l’ont eu s’en souviennent: Raymond Devos fut un phénomène rare. Comme les arcs-en-ciel de feu circulaire, comme les colonnes de lumière, comme les vents d’incendie, comme les nuages lenticulaires, il a surgi, miraculeux et mystérieux, derrière un rideau rouge qui s’ouvrait sur l’imaginaire. On n’avait jamais eu ça! Et, devant cet homme en apesanteur, on avait le souffle coupé. »

Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

Raymond Devos n’était pas qu’un simple humoriste. C’est un artiste très talentueux qui rendait hommage aux mots et à l’imagination pour provoquer le rire. François Morel a décidé de rendre homme à une personne qu’il admire et qui l’a inspiré.

A l’évocation de Raymond Devos, des idées, des jeux de mots, des images, de la musique, une voie, une gestuelle…viennent à l’esprit. Je ne me lasse jamais de revoir ses sketches où de les lire. Il y a toujours une richesse qui surprend à chaque fois. Il est bien normal que François Morel souhaite lui rendre hommage d’une façon originale avec un abécédaire où l’absurde côtoie le clown ou le funambule.

Quelque fois on me dit : Monsieur, est-ce que les histoires que vous racontez ne vous empêchent pas de dormir? Je dis : Si, mais comme se sont des histoires à dormir debout, je récupère! 

La préface rédigée par Pierre Herran, président de la Fondation Raymond Devos, est une véritable déclaration d’amour au talent de cette humoriste hors du commun. D’ailleurs d’autres personnes lui rendent hommage dans l’ouvrage comme Philippe Caubère, des frères Taloche, de Vincent Roca, Robert Hossein, Dany Boon, Guy Béart, Line Renaud, Juliette Greco, Jean-Claude Dreyfus, Claude Hagège, Gérard Davoust, Charles Aznavour, Fred Mella, Jean-Michel Boris, Yves Duteil, Daniel Pennac, André Gaillard, Gaspard Proust, Alain Decaux, Jacques Chancel, Jean Orizet…. Ils ont été des amis, des proches, des connaissances, des personnes qui l’admiraient… Ces textes transcendent le temps et les époques et raisonnent toujours d’une grande justesse.

Quand on demande aux gens d’observer le silence, au lieu de l’observer comme on observe une éclipse de lune, ils l’écoutaient… et tête baissée encore! Ils ne risquent pas de le voir le silence!

Raymond Devos proposait toujours un voyage en absurdie pour lequel il utilisait son côté clown, fantastique, imaginatif, fabuliste, funambule, équilibriste, musicien… Il naquit le 9 novembre 1922 à Mouscron en Belgique, à une centaine de mètre de la France. Sa famille s’installe à Tourcoing pour après déménager sur la région parisienne. A 13 ans, il décide d’arrêter ces études et multiplie les petits boulots : crémier, coursier, libraire… En 1943, il est fait prisonnier et fait son STO en Allemagne. Afin que les autres gardent le moral, il fait le pitre.

Philippe Caubère : On croit que l’on rit de ses jeux de mots. C’est faux. On rit de ses mots non parce qu’il joue avec, mais parce qu’ils sont une porte d’entrée vers le tragique. 

A sa libération en 1945, il devient élève dans un cours dramatique du Vieux-Colombier puis est devenu apprenti mime à l’école d’Etienne Decroux. Accompagné de deux autres personnes, il va faire la tournée des théâtre. En 1950, il se produit en duo avec Pinson. En 1963, il se lance dans le one-man show et fréquente le théâtre des Variétés, l’Olympia, le théâtre Hébertot…. Il crée deux deux spectacles un 1961/1962 et un autre en 1965. Parallèlement, l’humoriste s’essaie au théâtre aussi bien comme acteur que scénariste.

Je ne parle pas de politique. Ce n’est pas mon truc. Je préfère jouer de concertino. C’est peut-être l’instrument de l’alternance : quand on appui à droite ça souffle à gauche, quand on appui a gauche, ça souffle à droite. Et à l’intérieur, c’est du vent. 

Son génie se fait très vite repéré et reçoit en 1989 le prix Molière du meilleur spectacle pour un homme seul, en 1994, le prix Brigadier, en 1995, la victoire de la musique du meilleur humoriste et en 2001, le grand prix de l’humour de la Sacem. D’autres prix plus personnelles lui ont été remis comme le Grand Prix du théâtre de l’Académie Française, le grade de Commandeur de l’ordre du mérite, Commandeur des Arts et des Lettres et Commandeur de Légion d’Honneur.

– L’après-vous, c’est pour quand d’après-vous? 
– D’après moi, c’est le plus tard possible. 

Homme exubérant à la scène, sa vie privée était quelque chose de précieux. Sa modestie était l’une de ces qualités les plus appréciés. Fidèle en amour comme en amitié, il est toujours présent pour les gens qu’il aime et la plupart lui ont bien rendus. Car c’est aussi grâce à des artistes qu’il a pu faire sa place et raconter des histoires fabuleuses et incroyables qui peuvent emmener dans des mondes surprenants. Ce livre nous fait découvrir un homme étonnant, amoureux de la vie, des mots et du rêve.

Un livre que j’ai pris grand plaisir à lire. J’ai découvert d’autres facettes de cet humoriste hors du commun avec une furieuse envie de relire de sketches pour rire aux éclats et être émerveillé par la qualité et l’ingéniosité des mots. Une rencontre inédite qui laissera une trace pour ne pas oublier un artiste exceptionnel.

 

Xavier Adrier Laurent – Artiste Dramatique

1370869888_xal_300Comme à son habitude le théâtre le Lucernaire décide mettre en avant des artistes atypiques. Je ne pourrais dire que cela pour définir Xavier Adrien Laurent qui affirme en tête d’affiche « Vous ne verrez plus jamais la kulture comme avant!« . Mensonge ou vérité?

Je vous avoue que c’est bien une vérité et il faut un sacré bagage de culture dans sa sacoche pour proposer pendant 1h15 une succession de références allant de Shakespeare au PSG en passant par Plus belle la vie. Le savoir est un prétexte à rajouter une histoire, et pas n’importe laquelle. Son histoire, son parcours pour être un artiste et montrer son amour du spectacle.

Avec son physique atypique, son phrasé particulier, il se ballade sur la scène avec aisance tel un funambule sur un fil, sans hésitation et conviction. L’oreille se tend pour comprendre la subtilité des jeux de mots car que l’on soit bête comme son slip ou que l’on sorte de l’ENA, il y en a pour tous le monde et pour tous les niveaux de lectures.

Il est dommage que l’on a pas le temps de prendre son crayon pour prendre des notes tellement tout va vite. Alors on tend l’oreille, on écoute et bien entendu le sourire côtoie le rire. Une prestation qui se salue aussi bien par la qualité de l’écriture, le jeux, les décors, les jeux de lumières, la mise en scène… Bref tout. Mais attention, ce spectacle risque d’activer vos neurones et pas de l’espace disponible pour acheter du coca.

Site du comédien qui vend dés à présent le texte du spectacle.

Le best-ouf des Chevaliers du fiel – Palais des Glaces

imgresLes Chevaliers du fiel propose pendant trois jours au Palais des glaces, un best off de leurs meilleurs numéros.

Muni de deux billets, j’accompagne la personne a qui j’ai offert les places. Nous arrivons un peu l’avance pour éviter un peu trop la foule. Pour ne pas être trop mal situé, j’ai prie des places en catégorie 2 sachant qu’il en existe quatre. Mais pas de chance, la catégorie 2, est très mal placé puisque cela se situe à l’étage sur les côtés, visibilité réduite. La soirée débute mal. Puis 15 minutes se déroule et il ne se passe rien. Les placeuse annonce que c’est à cause des retardataires. L’envie de changer de places se fait sentir, surtout que les rangs derrières nous se font placer en première catégorie, juste en face de la scène. On tente de changer de place, mais on se fait refouler, on prend la place de ceux qui ont été surclassé. Après l’heure du spectacle la place n’est plus garantie, c’est précisé derrière le billet. Merde.

On nous annonce une première partie, non annoncé. Voilà un groupe, des amis aux artistes qui se produisent pendant 30 minutes. Par chance, on me prête un jeux sur téléphone portable, je n’avais pas prie de livre pour une fois. Une erreur qui ne se reproduira pas. L’inconfort des places et la mauvaise organisation me dépite fortement. A la fin, on se dit enfin le spectacle pour lequel nous sommes venue. Ben non, les retardataires arrivent toujours avec 50 minutes de retard, tranquillement et entracte de 20 minutes. Le vendeurs de sucreries passent dans les premières catégories et or pendant que des pubs pour ces même cochonneries défilent sur les écrans géants. L’impatience et le mécontentement se fait sentir. 21h10 les lumières se tamisent et les artistes arrivent en scène.

Les yeux des gens qui m’entourent brilles d’impatience et le sourire leur vient aux lèvres. 1h10 plus tard, après avoir écouter de leurs sketches déjà vu et revue sur France 4, Comédie et Paris Première ces deux derniers mois, j’ai ri. Et qu’il est bon de rire et de mettre mon temps de cerveau disponible à des artistes de spectacles vivants. Le plaisir de les voir sur scène est tout de même présent. On peut reconnaître leur talent et leur réel plaisir d’être sur scène. Les moments les plus drôles restent ceux les plus imprévus comme les oublies de texte, les phrases pour combler une phrase ou un éclat de rire sincère impromptue. Car ils sont malins, ils incérent des faux moments d’égarement dans le spectacle comme le rideau qui est censé prendre un reste de cartouche de fusil ou le pagne qui tombe lorsqu’un des humoristes incarne Jésus. Ils jouent avec tous les détails. Hop un serre tête avec des étoiles qui bougent et des grosses lunettes rose et Francis se transforme en chanteuse aguicheuse qui aime faire des fellations. Pas besoin de beaucoup de décors, voir pas du tout pour changer de personnage, d’univers ou de personnages.

Éric Carrière et Francis Ginibre ont débuté leur carrière en 1983 à Toulouse. Respectivement docteur en sociologie et diplômé en droit, il se rencontre et partage un univers commun. Ils créent en compagnie d’un troisième larron, Gilles Petit (qui sera présent à leur côté jusqu’en 1990),  un premier spectacle Le Détournement d’avion le plus fou de l’année en 1984 qui donna naissance aux Chevaliers du Fiel. Le succès va être au rendez-vous. Ils débutent à la TLT (Télé Toulouse), réalisent des courts métrages, passent à la radio. La vrai révélation nationale va se faire par ce cher Michel Drucker en 1996 dans une émission sur France 2. La France va découvrir la Simca 1000, véritable tube du duo, qui vendra dès sa sortie en cd 400 000 de cette chanson. D’ailleurs aucun spectacle ne finit sans cette chanson que le public prend plaisir à chanter quelque soit leur âge.  Ils jouent dans des salles de plus en plus grande de l’Européen au Palais des Glaces pour un public de plus en plus conquis.

Le lieu d’accueil est horrible, je ne vous le recommande pas du tout. Mais le spectacle en lui même est autre chose. Des humoristes qui s’auto-produisent, qui écrivent, qui jouent, qui chantent, qui dansent et qui font rire, ce n’est pas courant et il est important de le souligner. Des artistes complets qui savent où ils vont. Je leur dis bravo pour la qualité d’écriture et d’interprétation. Merci de nous faire rire.

Site officiel : www.leschevaliersdufiel.com