Little Man – Antoine Guilloppé

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Antoine Guilloppé décide d’emmener son lecteur aux Etats-Unis, à New-York à la rencontre de Cassius. Il rêve de traverser un pont pour acquérir sa liberté de vivre.

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Le train des orphelins – Tome 3 – Lisa – Philippe Charlot, Xavier Fourquemin et Scarlett Smulkowski

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Lisa a été adoptée par un homme qui va se marier avec et le jeune garçon par une famille mexicaine. Du moins au début, avant que le garçon soit placé de force auprès d’un alcoolique pour travailler dans les champs. Mais cette situation ne convient pas aux deux enfants qui vont alors s’enfuir.

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La ballade de Willow – Jamie Ford

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1934. Depuis qu’il a été abandonné quand il avait 7 ans, William Eng est pensionnaire de la très stricte institution du Sacré-Coeur, à Seattle. Cinq années ont passé, personne n’est venu le chercher. Aucune nouvelle de Liu Song, sa mère.

Un jour pourtant, alors qu’il est au cinéma avec les autres garçons de l’orphelinat, il reconnaît le visage de sa mère dans une bande-annonce. Troublé par cette apparition qu’il n’osait plus espérer, William décide de s’enfuir pour retrouver celle qui se nomme désormais Willow Frost…

Conteur hors pair, Jamie Ford tisse avec un immense talent une intrigue riche, tendre et bouleversante, au temps de la Grande Dépression.

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Jamie Ford décide de nous raconter une histoire en relation avec sa famille avec son roman fiction La ballade de Willow. Il emmène son lecteur au coeur des Etats-Unis après la Grande Dépression où il est encore mal vu d’être chinois et encore plus une femme. Une histoire touchante qui nous est raconté à travers le regard d’un petit garçon.

William est depuis 5 ans dans un orphelinat catholique nommé l’institution du Sacré-Coeur. Il rêve de retrouver sa mère comme les autres locataires. Il sait, comme son amie, Charlotte qu’ils ne pourront jamais être adoptés. Lui, parce qu’il est chinois et elle, parce qu’elle est aveugle. Le jour de l’anniversaire des garçons, date identique pour tous grâce à l’idée des soeurs pour une gestion plus facile, il découvre à l’écran au cinéma, une bande annonce où une femme asiatique est présente. Son coeur se serre, il est persuadée, c’est son ah-ma, sa mère. Mais comment en avoir la certitude? Par chance, elle se produit dans la même ville pour quelques jours, il faudrait qu’il aille voir. Soutenu par son amie Charlotte, il va arriver à la rencontrer.

De cette rencontre, va naître le récit de l’histoire de sa mère et de sa naissance. Ainsi pendant plus de la moitié du roman, le récit d’une jeune fille abusée par son beau-père qui doit élever un enfant seule dans un pays qui accepte très mal les chinoises et des chinois qui ne respecte pas les filles au père. Face à sa solitude, elle va utiliser son don pour le chant pour survivre et nourrir son fils. Mais la pression que son beau-père lui enlève son enfant au prétexte que c’est un homme lui est insupportable. Alors à la suite de sa fausse couche, elle confit son fils à une assistante sociale qui va placer son fils dans un institut catholique afin de l’aider à suivre le bon chemin.

Une histoire qui se lit très bien et très vite car il faut dire que l’auteur maîtrise très bien les mots. Mais bon, j’avais que je me suis ennuyée à chaque page car je m’attendais à quelque chose que je n’allais pas prévoir. Même si, un petit élément m’a légèrement surprise, il apporte juste un côté plus larmoyant à l’histoire. Tout est fait pour que l’on puisse se dire, que c’est bien triste et que c’est dommage pour ce petit garçon et de cette jeune fille. Il faut reconnaître que l’auteur parle de chose réel comme le racisme, le fait que les immigrés viennent avec le même état d’esprit que dans leur pays et ne sont pas très solidaires, la difficulté d’être une femme libre et seule.

On a un récit fidèle d’une période historique qui malheureusement ne me suffit pas. L’histoire si touchante pourrait-elle paraître, tout est assez prévisible et donc sans surprise. Pourquoi en faire une histoire qui finit bien? Pour être gentil avec les lectrices et des mouchoirs? En plus, cela m’a beaucoup fait penser à Julie Otsuka qui à l’avantage de faire des romans plus courts, elle.

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Sacrés américains! Nous, les Yankees, on est comme ça

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Et puis, le président doit aussi penser à récompenser ceux qui ont « aidé » sa campagne (et payé tous ses spots publicitaires) : se sont ces fameux lobbys, ceux qui parlent, au choix, au nom des banquiers, des fanatiques du port d’armes, des anti-IVG, des géants de l’industrie pharmaceutique, des patrons du Big Business, des marchands de canons et autres amoureux du processus démocratique. 
Sans ces gars-là, nos élections ne seraient qu’un grand débat d’idées, à la française. Dieu nous en préserve. 

Les Etats-Unis totalisent à eux seuls 43% des dépenses militaires de la planète, et les 1 400 dollars dépensés par tête d’habitant par nos armées expliquent bien des aspects de la société américaine : deux semaines de vacances par an, pas de Sécu, et de nombreux laissés-pour-compte. Tout cela pour s’offrir une belle machine de guerre. 

Reste que la pus belle victoire de notre etablishment militaire est de réussir à faire croire au public américain qu’il n’a jamais perdu de guerre. L’épisode de la guerre de 1812 où les Britanniques ont tout de même réussi à brûler notre Maison Blanche? Zappée des manuels d’histoire. La Corée et le Viêt-nam? Des matchs nuls, joués à l’extérieur, donc une performance honorable! Et chacun d’oublier le « génie » militaire du général Westmoreland responsable de la perte de 55 000 GI face à un adversaire qui n’avait ni hélicoptère ni porte-avions.

« On s’est gouré en tirant sur eux, on a même tué le grand-père, et malgré cela il nous adorent », s’était félicité le sergent de l’unité, qui a donné l’ordre à ses hommes d’aider à enterrer la victime sur place. Cet officier n’avait évidemment rien compris : les survivants, terrorisés à la vue de ces hommes surarmés et faisant feu à volonté sur des civils, les imploraient simplement de les épargner. On est loin d’une quelconque reconnaissance pour le libérateur. 

Selon David Cay Johnson, auteur d’un livre sur la fiscalité aux Etats-Unis, en 1999, le revenu des 1% les plus fortunés égalait – après impôts ) celui des 100 millions de leurs concitoyens les moins payés. En 1980, un PDG américain gagnait 40 fois le revenu d’un salarié moyen. Depuis 2000, l’écart est monté à 400. Les gros revenus totalisent 210% du revenu moyen (par rapport à 150% en France).

Si je mourrais après avoir ingurgité un steak bien rouge, ma famille pourrait attaquer en justice le restaurant et sa compagnie d’assurances, gagnant ainsi des millions de dollars. Ainsi vont les choses en Amérique. 

4ème de couverture
Après Sacrés Français !, son impertinent best-seller, Ted Stanger récidive. À l’issue de dix années passées en France, notre Yankee parisien est retourné chez lui, dans l’Ohio, et nous livre ses impressions sur une Amérique qu’il ne reconnaît plus. Abordant des thèmes graves ou légers illustrés par de nombreuses anecdotes, il brosse, sur le ton ironique et distancié qui le caractérise, le portrait de l’Amérique profonde. Ted Stanger décrypte avec humour le système électoral diaboliquement complexe de ce pays où les lois changent d’un État à l’autre. Il raconte la patrie du dieu dollar et des fous de Dieu ; le sexe à l’américaine où puritanisme et sexualité débridée se côtoient allègrement ; l’apocalypse gastronomique qui sévit au pays du fast-food et nous menace déjà…
Anti-américain ou pro-américain, chacun se régalera à la lecture de ce livre qui nous permet de mieux comprendre le nouvel Empire.

Ted Stanger, journaliste d’origine américaine à voyager et vécu dans beaucoup de pays dans le monde. Il est resté quelques temps en France avant de retourner dans son pays natal. Son retour, était pour lui l’occasion de rédiger un ouvrage sur ces homologues à l’attention de nous les petits français. Une rivalité nous opposé ainsi qu’un océan.

Il nous présente un portrait loin de l’image véhiculée par la multitude de films et séries que nous pouvons voir. Et certains clichés restent exactes comme par exemple que les américains ne sont pas très cultivés, qu’ils sont nuls en géographie, qu’ils ne pratiquent pas beaucoup de langues étrangères. J’ai été surprise par beaucoup d’informations qui m’a conforté dans certains choix de vie en France.

Par exemple, les élections se déroulent un mardi, un jour où beaucoup de gens travaillent. Personne ne pose une journée pour aller voter, le patriotisme ne va pas si loin. Mais chaque état qui vote pour un grand électeur qui va élire un président  possède un bulletin de vote différent car de nombreuses informations sont demandés. En effet, on ne vote pas seulement pour un grand électeur, mais aussi pour son shérif, le sénateur, le maire, le médecin légiste…. Ainsi pour une vingtaine de personnes ce qui ne facilite pas le comptage des votes qui sont toujours inexacte. Un système complexe qui favorise les manipulations des deux côtés. Deux, car aux Etats-Unis il n’existe que deux gros partis politiques.

Les américains adorent leur voiture même si elle consomme 30l/100, la marche n’est pas leur sport favori, tout faire dans leur voiture, porter plainte pour tout et n’importe quoi, Dieu qui est présent aussi bien au tribunal, à l’école ou sur la monnaie tout en étant un pays laïque, les stéroïdes, le football américain même si il ne se passe jamais grand chose….

Bref, un pays avec de nombreuses particularités qui l’a rend aussi à part des autres, même si elle tend à étendre son mode de vie via le cinéma et les séries. Cela ne m’a pas dissuadé pour autant de pas aller là-bas même si les français ne sont pas trop apprécié. Sacré guerre du golf. Je suis persuadée de vivre un vrai choc culturel surtout si en plus je visite plusieurs états.

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La lettre écarlate – Nathaniel Hawthorne

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Nathaniel Hawthorne
Editeur : Folio classique
Nombre de pages : 468
Préface : Julien Green
Traduction : Marie Canavaggia

Une femme que tout accable, mais qu’a t’elle fait pour être ainsi rejeté de la société? et est-ce mérité? Nathaniel Hawthorne nous livre ici un roman poignant sur la société puritaine du 17ème aux Etats-Unis.

L’auteur, Nathaniel Hawthorne a des origines puritaines, issue d’une famille qui naquit dans Salem, cette ville où l’on brûlaient et pendaient des femmes accusées de sorcellerie. Le Massachusetts est un état qui accueilli les premiers puritains, ces dissidents anglais fuyant l’église anglicane souhaitant créer une terre pure, sainte sous contrôle de théocratie et contrôle sociale. Il grandit isolé en partie de la société, car comme l’imposaient les convenances les veuves devaient vivre reclus. Ce monde de vie a influencé son imaginaire dans la rédaction de ce livre révolutionnaire pour l’époque. Suite à un très long prologue, l’auteur nous présente comment lui vint cette idée, inspiré d’une histoire vraie.

Nous sommes dans une communauté puritaine à Boston, dans le Massachusetts entre 1642 et 1649. « Une foule d’hommes barbus, en vêtements de couleurs tristes et chapeaux gris à hautes calottes en forme de pain de sucre, mêlée de femmes, certaines portant capuchon, d’autres la tête nue, se tenait assemblée devant un bâtiment de bois dont la porte aux lourdes traverses de chêne était cloutée de fer. » Hester Prynne se fait juger et devra porter à jamais sur sa poitrine la lettre A de l’infamie, celui de l’Adultère. Elle se refuse pourtant d’avouer avec qui elle a conçut cette enfant, alors que son mari à quitter la demeure familiale depuis deux ans. A vie, son corps sera marqué au fer rouge de cette marque de son amour, avec le pasteur du village, Arthur Dimmesdale.

Elle va transformer cette lettre en une magnifique oeuvre de couture avec du fils d’or, un savoir faire qui lui permet de trouver un emploi de brodeuse pour survivre avec sa fille, Pearl. Son mari, va revenir au village sous l’identité d’un médecin Roger Chillingworth. Le point commun de ces trois personnages va être la torture intérieur, la souffrance et le mal être dans une société où seul l’obscurantisme religieux est toléré. Un mari jaloux qui sympathise avec l’ancien amant de sa femme pour le torturé en le maintenant en vie pour que sa douleur dure plus longtemps. Un homme qui a perdu tout contact avec la vie pour se venger et accuser de son comportement odieux sa femme, sans en assumer totalement ces choix. Un pasteur qui prêche le dogme de la foi tout en aimant une femme avec laquelle il a fait l’amour et a conçut un enfant. Et une femme Hester, qui avance dans la vie rejeter d’une société dans elle a du bien du mal à se faire accepter.

Un livre intense dans la souffrance d’une société injuste et misogyne. Je m’attendais après plusieurs lecture d’avis en ligne à un vrai pamphlet pour la liberté et l’égalité des femmes, pour la tolérance envers les croyances… Un livre qui fait écho pour moi dans l’actualité avec par exemple dernièrement aux élections législatives aux Etats-Unis, un des candidat soutenait qu’il ne fallait plus rembourser les contraceptifs féminins, car cela revenait à valider que les femmes auraient une vie sexuelle dissolue. Les crises économiques aboutissent forcement à des retranchement extrémistes de tous genres, comme on peut le constater partout même en Europe, et la position de la femme fait bien des bons en arrière. La transformation du sens A à la fin de l’ouvrage correspondrait au A d’Amérique, puisque cette haine du puritanisme, à l’époque de la rédaction de l’ouvrage, va donner naissance à une nouvelle Amérique. Un nouveau livre de ce genre, plus actuel, pourra peut-être lui aussi donner un nouveau sens à la lettre A.

Cinéma
Adapté en 1926 par Victor Sjöström en muet, puis en 1973 par Win Wenders et en 1995 par Roland Joffé sous le titre Les Amants du nouveau monde.

Série
La lettre écarlate est le nom de l’épisode 13 de la saison 5 de la série américaine Nip/Tuck où il est fait une allusion à ce livre.

Lettre commune avec Martine, son avis : plaisirsacultiver.wordpress.com/2013/04/02/la-lettre-ecarlate-de-nathaniel-hawthorne/

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Tribulations d’un précaire – Iain Levison

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Tribulations d’un précaire
Iain Levison
Liana Levi
«Piccolo» n°61
Paru le 30 août 2007
Lu le 26 décembre 2012
Nombre de pages : 192

Dépenser 40 000€ pour des études dans l’espoir d’une vie meilleure, d’un emploi intéressant. Voilà ce qu’espérait Iain Levison. La dure réalité du monde dévoile sa violence.

De licenciement à démission, l’auteur aux 42 emplois dans six états différents sur dix ans, ne pensait pas en sortant de l’université, une licence de lettres en poche, que se destin l’attendrait. Aucune offre d’emploi dans le journal qui correspond à ces compétences et aucun chercheur de tête n’est passé dans son université. Le livre débute ainsi « C’est dimanche matin et j’épluche les offres d’emploi. J’y trouve deux catégories de boulots: ceux pour lesquels je ne suis pas qualifié, et ceux dont je ne veux pas. J’étudie les deux« . Il accumule les jobs pour survivre, avoir juste de quoi pouvoir payer le loyer et quelques bières. L’espoir d’avoir un emploi intéressant s’amoindrit chaque jour, tout comme être respecté. La notion d’être un individu à part entière s’évapore vite.

Aucune compétence n’est requise pour de nombreux emplois comme déménageur, livreur de fuel, serveur où pêcheur de crabes en Alaska. Les offres alléchantes cachent la misère d’une sévère réalité sociale où l’on va toujours exiger le sourire, la mobilité, la rapidité, l’efficacité, l’endurance et l’obéissance. « Pourquoi y a-t-il toujours des annonces pour une AMBIANCE DE TRAVAIL STIMULANTE qui se révèle être une bande de gratte-papier à un poil de la démission ou du suicide« .  Cet américain d’adoption, débite avec humour grinçant ces déboires professionnelles. Il nous fait le portrait d’un pays où ces habitants survivent dans une grande précarité. Et où la frontière avec la grande misère et finir sdf reste très fine. « Ils essaient de nous persuader que les voleurs de câble érodent la moralité américaine. Fermer des usines rentables, licencier des centaines de travailleurs et rouvrir ces usines au Mexique avec une main-d’oeuvre meilleur marché n’est pas un signe d’érosion de la moralité. Payer des ramasseurs de champignons quatre dollards de l’heure n’est pas illégal. » A défaut d’avoir trouvé un vrai emploi, cela lui a donné de la matière  à l’auteur pour ses livres.

Une féroce critique du système actuel, un système oppressif, sans pitié, qui pousse chaque jour des millions de personnes sur la pente de la misère au nom du  profit des entreprises. Une présentation de la mondialisation de la misère. Un livre qui me touche également car  j’ai connu ces employeurs sans scrupule qui oublient que le respect est une valeur qui donne envie de s’impliquer dans son activité. Mais l’humain en bas de l’échelle n’est qu’un déchet que l’on utiliser, épuiser puis jeter pour reprendre un autre et continuer ainsi. Le portrait de l’Amérique me réconforte que nous ayons un droit du travail qui nous préserve, pour l’instant, de ces employeurs sans scrupule qui peuvent nous virer du jour au lendemain. L’écriture sur un ton réaliste, cynique et froid font que les pages se tournent avec délectation.

Ce qu’en dit la presse :

Le Monde – «Drôle, juste, très bien traduit, Tribulations d’un précaire est l’un de ces livres auquel on souhaite un large succès et que l’on s’empresse d’offrir à ses amis.»

Télérama – «Levison fait tilt à chaque page. Il est un enragé de la narration, un de ces conteurs qui emballent le public, parce qu’il est sans haine et d’une clairvoyance furibonde.»

Les Inrockuptibles – «Ici la verve caustique , critique, de ce Jack Kerouac de la Mcjob génération du XXe siècle triomphe de l’horreur ordinaire.»

La vie – «Si la critique de l’Amérique est impitoyable, Iain Levison n’en raconte pas moins ses déboires d’une manière irrésistible

Du même auteur
Un petit boulot
Une canaille et demie
Arrêtez-moi là

Vidéo autour du livre :
Présentation de l’ouvrage

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