Klaw – tome 1 : Eveil – Antoine Ozanam et Joël Jurion

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Depuis ses 10 ans, Ange Tomassini traîne un lourd secret: quand il est menacé, il lui arrive de se transformer en homme-tigre, pour un résultat sanglant… Mais rien n’est avéré, et le jeune homme ignore qu’en réalité, si tous le craignent, c’est parce que son père est l’un des plus gros mafieux de la ville. Il lui reste beaucoup à apprendre sur sa « Famiglia », et sur Dan, son mystérieux garde du corps…

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Le confident – Hélène Grémillon

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Hélène Grémillon est apparue dans le panel littéraire en 2010 avec son premier roman Le Confident. Son envie de raconter l’histoire de deux femmes qui se haïssent se concrétise avec ce roman autour d’un enfant et de l’Amour. Les histoires de famille ne sont jamais simples et Camille va très vite s’en rendre compte.

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Sac à Puces, Tome 1 : Super Maman – Zidrou, Falzar et De Brab

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La vie quotidienne d’une famille très nombreuse est souvent extraordinaire. Et quand la petite Margot y ajoute un clébard bavard et plein de puces, on frôle l’hystérie ! Sac à Puces ? Un vrai chien dans un jeu de famille !

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La famille Duchêne est une famille un peu particulière. La maison est toujours pleine de cri et de bruits. Six enfants et un chien clandestin, n’est pas du tout repos au quotidien, surtout quand un septième bambin va montrer le bout de son nez.

L’album débute avec cette dédicace : Cet album est dédié à toutes les mamans du monde, et surtout à la mienne. Voilà un petit préambule qui prévoit une histoire toute en douceur et en tendresse. La famille Duchêne va s’agrandir avec un nouveau bébé. L’identité du sexe reste secrète et les enfants ont décidé d’ouvrir des paris créant des tensions à la maison. Donc toute la tribu à décider de le prénommé Bubulle. Le jour de la naissance est très attendue surtout depuis que la maman est tombée dans les marches. Surtout que le sac à puces à le droit maintenant de rester maintenant.

L’héroïne de cette histoire est Margot qui a comme meilleur ami un chien surnommé Sac à puces. Il rentre en douce dans la maison car les parents sont contre sa présence, surtout à cause de ces puces et de son odeur. Mais il va avoir les faveurs de la mère et va pouvoir revenir à la maison et reconquérir le coeur de son amie. La petite fille réalise un cahier pour offrir à son petit frère lors de sa naissance pour lui parler de ces 9 mois de vie dans le vendre de sa maman. Une histoire touchante et adorable qui plaira aux enfants, aux futurs grands frères/soeurs et surtout aux futurs parents.

Pas besoin de lire uniquement Françoise Dolto pour apprendre à savoir parler à son enfant d’un nouveau venu dans la famille. Cette bande dessinée remplie de gentillesse et d’amour peut montrer la force d’être ensemble et soutenu. Un très bon moment de lecture qui en plus peut se partager en famille.

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Pierres enchantées – Rodrigo Rey Rosa

product_9782070456970_195x320Titre : Pierres enchantées
Auteur : Rodrigo Rey Rosa
Traduit de l’espagnol par : André Gabastou
Première parution : 2005
Editeur : Folio n°5776
Parution : 20 mai 2014
Nombre de pages : 144

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Un garçonnet est renversé par une voiture. Par crainte des représailles, l’automobiliste s’enfuit.
C’est le début d’un récit fascinant sur le surgissement du mal. Rodrigo Rey Rosa le débusque dans les paroles de l’ami qui trahit l’ami, dans les mensonges de la mère qui n’aime pas son enfant, dans le machisme de l’homme d’affaires sans scrupules, dans les combats quotidiens des démunis pour tromper leur faim.
Faisant alterner les points de vue sur un rythme haletant, dans une langue tantôt sèche, tantôt d’une grande sensibilité, il se révèle l’un des plus solides romanciers de la littérature latino-américaine actuelle.

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L’auteur Rodrigo Rey Rosa, nous propose un nouveau voyage dans le Guatemala à travers son roman Pierres enchantées qui nous plonge dans un pays où règne la violence et l’injustice. Mais tout est-il vraiment autorisé? Ni a t’il pas de limite à la violence?

Pour débuter l’histoire, l’auteur préfère déjà nous présenter son pays et le contexte de l’histoire. Il nous prévient tout de suite dès la deuxième ligne : Le pays le plus beau, les gens les plus laids. Puis on mets les pieds dans l’histoire, Joaquín Casasola renverse un jeune garçon, Silvestre, à cheval. Après son action, il fuit tout de suite et essaie de ne pas se faire prendre. Pour cela, il en parle à son meilleur ami et à un avocat. Par chance, il est soutenu et tout se mets en place pour qu’en aucun cas il puisse être incriminé. Toutefois, une autre histoire va se monter en parallèle, car le jeune garçon, n’est pas un enfant ordinaire et plus d’une personne souhaite le voir disparaître pour faire du chantage.

Rien n’est vraiment facile mais une seule certitude. C’est l’argent qui dirige le monde. La justice, l’égalité, la tolérance n’a de valeur que si la bourse est pleine. Ici, la misère côtoie l’opulence, le vol, la violence, la maltraitance, le viol, la saleté et seul la loi du plus fort est respectée. Quel avenir pour les personnages du roman, même des familles riches? Aucun apparemment. La démocratie n’est qu’une idée que l’argent pourra toujours acheté. Que va devenir ce petit garçon qui est recherché? Personne ne le sait car que deviennent ces enfants vivants dans les rues?

Un roman qui nous mène dans une misère crasse dont je ne doute pas qu’elle existe encore. Par chance, je n’avais pas prévu d’aller au Guatemala prochainement, la lecture du roman me convainc de cela. L’histoire se lit bien et est assez bien découpée par paragraphe mais je suis restée sur ma fin. On comprend les personnages sans jamais tombée dans un patos larmoyant, d’ailleurs, je serais restée une centaine de pages de plus avec eux pour avoir un plus d’histoire. Un petit séjour sympathique dans un pays d’Amérique du Sud.

Pour aller plus loin
Mapuche de Caryl Férey

Un rose parfait – Nan Gregory et Luc Mélanson

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Manon ne rêve que d’une chose : une vie en rose. Plus rose que rose. Où tout serait rose. Le genre de vie que mènent les petites filles riches et que son papa chéri, chauffeur de camion, ne peut lui offrir.

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Parfois on rêve de posséder une chose plus que tout. Et les plus courageux mettent en place les choses afin de pouvoir l’obtenir comme mettre de l’argent de côté. C’est d’ailleurs le cas de Manon qui rêve de posséder une poupée rose.

Manon, un jour en passant dans la rue, tombe sur la devanture d’une boutique toute rose où se trouve une magnifique poupée. Elle rêve de pouvoir l’acheter mais elle n’a pas assez dans son cochon pour l’acheter. Elle décide sur le conseil de ces parents de passer une annonce dans l’immeuble de rendre service contre de la petite monnaie.

Mais un jour à l’école, elle veut faire sa maligne face à un petit groupe de filles aisées toujours habillées en rose qu’elle a trouvé une poupée parfaite dans une magnifique boutique. Pas de chance, car une des petite pimbêche va se le faire offrir par sa tante. La pauvre Manon est très triste et déçue. Grâce à son père, elle va apprendre que l’on ne peut pas toujours avoir tout ce que l’on veut dans la vie.

Un très jolie livre qui m’a séduite dès la couverture. C’est important d’apprendre aux enfants qu’ils ne peuvent pas avoir tout ce qu’ils veulent. Et aussi qu’ils n’oublient pas que les parents sont là pour donner certes des limites mais aussi pour être là pour eux quand ils se sentent tristes ou en colère. Les couleurs sont douces avec un dessin très précis.

Un ouvrage que l’on peut mettre sans souci entre les mains des enfants, surtout des filles. (Il est plus difficile aux garçons de s’identifier lorsque le personnage principal est une petite fille, malheureusement.) J’ai adoré la douceur de l’histoire et la présentation de cette petite fille, Manon, qui est très attachante.

Petite Poussette – Michel Serres

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Ils sont formatés par les médias, diffusés par des adultes qui ont méticuleusement détruit leur faculté d’attention en réduisant la durée des images à sept secondes et le temps des réponses aux questions à quinze, chiffres officiels; dont le mot le plus répété est « mort » et l’image le plus représentée celle de cadavres. Dès l’âge de douze ans, ces adultes-là les forcèrent à voir plus de vingt mille meurtres. 

Ils sont formatés par la publicité : comment peut-on leur apprendre que le mot « relais », en langue française, s’écrit « -ais » alors qu’il est affiché dans toutes les gares « -ay »? Comment peut-on leur apprendre le système métrique quand, le plus sottement du monde, la SNCF leur fourgue des S’Miles? 

Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui nous sépare des années 1970.
Il ou elle n’a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature, n’habite plus le même espace.

De jadis jusqu’à naguère, nous vivions d’appartenances : français, catholique, juifs, protestants, musulmans, athées, gascons ou picards, femmes ou mâles, indigents ou fortunés…, nous appartenions à des régions, des religions, des cultures, rurales ou urbaines, des équipes, des communes, un sexe, un patois, un parti, la Patrie. 

On dit partout mortes les idéologies : ce sont les appartenances qu’elles recrutaient qui s’évanouissent.

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Le monde a tellement changé que les jeunes se doivent de tout réinventer ! Pour Michel Serres, un nouvel humain est né, il le baptise  » Petite Poucette « , notamment pour sa capacité à envoyer des messages avec son pouce. Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. Comme chacune des précédentes, la troisième, – le passage aux nouvelles technologies – tout aussi majeure, s’accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives. Ce sont des périodes de crises. Devant ces métamorphoses, suspendons notre jugement. Ni progrès, ni catastrophe, ni bien ni mal, c’est la réalité et il faut faire avec.Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d’être et de connaître… mais il faut lui faire confiance !

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Mon avis
Une lecture que j’avais hésité à faire quand tous mes collègues me parlait de cette Petite poucette comme une référence dans les pratiques du numérique. Mais je n’ai pas voulu le lire. Puis suite à un passage dans une émission littéraire sur France 5, j’ai été tenté. Par chance, l’ouvrage a été commandé à la médiathèque, il m’a fallu peu de temps pour l’obtenir.

Une fois en main, il passa devant toutes les lectures à faire pour le mois de juin. En plus, c’est écrit assez gros, comme pour les mal-voyants, la lecture c’est faîtes assez rapidement. La lecture se fait assez vite et débute avec beaucoup de curiosité. En effet, la société a évolué, a muté dans tous les sens du terme. Puis il s’égare pour moi à grand renfort de comparaison d’intellectuelles et de quelques mots savants comme sérendipité ou des phrases tel « Le moteur de recherche peut, parfois, remplacer l’abstraction. » Encore un chercheur qui veut expliquer le monde aux autres, à ceux d’en bas.

Je ne suis pas d’accord sur le fait que l’enseignement oral devient en partie inutile car on peut avoir accès à tous le savoir partout. Ce qui n’est pas vrai. Il faut avoir envie de chercher, savoir comment chercher, comprendre ce qu’on lit, regrouper des lectures, des vidéos, des photos. On apprend beaucoup par l’écoute et par l’échange. Internet et objets interactifs ne nuisent pas à l’écoute oral et l’apprentissage, au contraire. Si les gens chuchotent pendant les cours, c’est qu’ils sont irrespectueux.

Vue les éloges de beaucoup, il faudra peut-être que je le lise avec un esprit plus tranquille. Mais j’en ai marre de ces gens qui parle du numérique sans pratiquer.

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