Antoine Duléry fait son cinéma mais au théâtre – Grand point Virgule

7769209333-antoine-dulery-fait-son-cinema-mais-au-theatre-au-grand-point-virgule-a-paris-jusqu-au-20-avril-2014Direction le Grand Point Virgule pour un moment de rire, du moins selon Le Figaro, pour aller à la rencontre d’Antoine Duléry qui fait son cinéma sur scène. Le noir recouvre doucement la petite salle et fait la lumière sur scène pour laisser place à l’artiste.

Antoine Duléry est un comédien de cinéma et de télévision que l’on a pu dans voir Camping, Brice de Nice ou Jean-Philippe qui avait un rêve, monter sur scène. Alors avec un peu de travail et de patience, il peut monter son one-man et aller directement au Grand Point Virgule sans devoir passer par de petites salles. Tout l’annonce le titre de son spectacle, le coeur de son spectacle c’est son métier, le cinéma, celui qui l’a influencé et celui qu’il aime. Alors, avec ce talent de comédien qu’il a développé pendant ces 30 ans de carrière, il interprète ces idoles tour à tour en imitant leurs voies et leurs attitudes.

Belmondo, Luchini, Johnny, Serrault, Barrault  se succèdent en citant des vieux films majoritairement en noir et blanc, quelques uns en couleur presque uniquement français à une exception. Robert de Niro est passé en coup de vent entre des références de La femme du BoulangerLa cage aux folles et des chansons comme celle d’Yves Montant.

Une chose indéniable, Antoine Duléry maîtrise à merveille l’espace, le public, le temps de silence sublimé avec la mise en scène de Pascal Serieis. Mais je n’ai pas accroché. Que de références à de vieux films que je n’ai jamais vu car je n’étais même pas né lorsqu’ils sont sorties. Les citations m’ennuient terriblement, je me sens trop jeune pour être ici entouré de soixantenaire et plus. Les blagues font rire ce public qui a été émerveillé en découvrant le boulanger de Pagnol avec Raimu. Tellement de références qui ne font aucun écho en moi et je n’adule en aucun cas les comédiens quelque soit leur talent.

Même si j’ai beaucoup regardé ma montre et que l’ennui m’a gagné longtemps, j’ai admiré la performance d’acteur et la recherche dans le texte. On peut pas toujours trouvé chaussure à son pied humoristique.

Kick-Ass 2

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Après le succès de Kick-Ass au cinéma, un deuxième volet du comics de Mark Millar fait son apparition sur les grands écrans. Etes-vous à en prendre pleins la tête?

Jim Carrey revient sur le devant de la scène dans la peau d’un gentil vilain, Colonel Stars & dans l’écurie des super-héros de la Marvel. Il est dommage qu’avant de faire la promotion du film, il est consterné par la violence de l’histoire. On peut comprendre qu’il a été touché par le massacre de Sandy Hook, mais pas au point de se tirer une balle dans le pied. Ma conscience ne me permet pas de continuer à promouvoir la violence d’un tel film dit-il en interview.

Est-ce la polémique, la violence dans ce film ou au cinéma? Peut-être. Toutefois malgré les morts et les quelques litres de sang qui coulent, à aucun moment je n’ai été choqué et personne n’a quitté la salle. Le réalisme n’est pas au rendez-vous et n’est pas glorifiée. On critique éventuellement ce dualisme de la fascination et du dégoût de la violence et surtout le rôle des armes à feu.

Au coeur de l’histoire des super-héros qui sont majoritairement des geeks boutonneux, des ados mals dans leur peau. L’habit ne fait pas le moine, pas forcément. Les costumes vont du très classe ou super-ridicule tout en reflétant la personnalité de celui qui le porte. On retrouve notre Kick-Ass(Dave Lizewski /Aaron Taylor-Johnson) et Hit-Girl (Mindy  Macready / Chloé Moretz) qui essaient de maintenir l’ordre et la paix. Hit-Girl conserve au fond d’elle cette colère suite à la mort de son père. Elle forme Kick-Ass à se battre et d’ailleurs on peut constater qu’il a drôlement changer depuis le premier opus. Ils se rallient à d’autres super-héros de la nuit qui habillés d’une deuxième coquille tentent de protéger la veuve et l’orphelin. Bien entendu, va arriver en grande pompe le super méchant Mother Fucker (Red Mist / Chris D’Amico / Christopher Mintz-Plasse) aidé d’une bande de très gros vilain comme Mother Russia, ancienne agent du KGB. Des combats hauts en couleurs vont avoir lieu et beaucoup vont périr. La production a mis les moyens pour certaines scènes ou Mother Russia au physique de catcheuse fait de très gros dégâts.

Le film se regarde très bien mais j’ai moins bien aimé que le premier malgré les plus gros effets présents. J’adore les scènes de combats stylisées surtout celles réalisées avec Hit-Girl. Et là, beaucoup de blabla autour de Red Mist, de sa prise de pouvoir, de son pseudo éveil aux arts martiaux. Franchement, je viens voir de l’action au cinéma pas une mièvrerie pour ados boutonneux. Une petite déception quand même. Mais si un nouvel opus revenait à être produit au cinéma, j’irais.

Popcorn n°1

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Un nouveau venu dans la catégorie des magazines concernant le cinéma et les séries. On pourrait dire « Encore? », mais celui là souhaite se différencier des autres que cela soit dans la forme que dans le fond.

Un couverture assez aguichante avec notre ami Wolverine et les deux héroïnes du film et des « exclusivités » sur les films à l’affiche entre août et septembre. En première partie du magazine, en double page les prochaines sorties avec une grande photo, le titre, une présentation avec rédaction maison et la date de sortie. Puis, deux doubles pages sur ces sorties sur grand écran qui manque un peu plus d’explications comme Machete Kills, Riddick ou Thor, le tout bien entendu illustré de belles photos.

On continu la lecture avec une troisième partie avec des interviews sur une douzine de pages avec photos sur les gros blockbuster tels que l’interview de Guillermo del Toro avec la sortie de Pacific Rim ou de Hugh Jackman pour Wolverine. Et pour finir un dossier sur les films d’horreur « Slasher. Fais-moi peur! », un article sur les séries que l’on va découvrir à la rentrée sur notre petit écran, puis sur Larry Cohen et enfin sur Grant Browler.

J’ai été surprise de ne pas trouver à la fin les sorties dvd des séries et des films et de leur BO. Ce qui m’a surprise c’est le manque de présentation de l’ensemble des sorties au cinéma sur la période de disposition du magazine en kiosque. Les choix sont axés sur les grosses productions américaines. Si vous ne connaissez pas le film, vous ne trouverez pas de synopsis mais l’avis d’un rédacteur avec des commentaires et des remarques. C’est un atout tout en étant une faiblesse. En effet, si vous aimez les films d’art et d’essai, vous ne trouverez rien qui puisse vous intéressez ici. Mais le titre du magazine devrait être une orientation. Est-ce que l’on mange vraiment du pop-corn devant un film d’Ozon?

J’ai hâte tout de même de lire le numéro 2 si ce dernier sort en kiosque au mois d’octobre. Il faut dire que le magazine est agréable en main, belle police, sympathique écriture, harmonieuse mise en page. Bref, j’aime.

Prix : 4,5€

Georges Méliès, le magicien du cinéma – Zéno Bianu et Julia Perrin

CVT_Georges-Melies-le-magicien-du-cinema_7702.pjpegIl y a plus de quarante ans, le 20 juillet 1969, Neil Armstrong marchait sur la Lune. Pourtant d’autres personnages jaillis de l’imagination humaine avaient déjà foulé le sol lunaire avant l’astronaute américain. 1865 : Jules Vernes, dans De la Terre à la Lune, propulse trois explorateurs vers notre satellite. 1901 : H. G. Wells, le père de la science-fiction moderne, relate les aventures des Premiers hommes dans la Lune. En 1902, inspiré par ces deux livres, Méliès tourne son chef-d’oeuvre, Le Voyage dans la Lune, le premier film d’anticipation. 

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Quand Georges Méliès, célèbre prestidigitateur, invente le cinéma, c’est tout un monde magique qui surgit…fait de mille et un trucages.
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Fidèle à l’objectif de cette petite collection des éditions A dos d’âne, c’est une petite mise en bouche pour mieux connaître Georges Méliès. Difficile de ne pas connaître de nom où d’avoir une image en tête d’une lune avec un obus dans l’oeil. Mais qui était-il vraiment? Juste un passionné de l’image qui a cru au cinéma. Il a fait des montages avec plaisir pour créer des choses toujours plus surprenantes. Mais le succès c’est vite essoufflé et il repris son ancien métier en vendant des bonbons et jouets dans le hall de la gare Montparnasse à Paris.

J’ai beaucoup aimé ce petit livre qui m’a donné envie d’en connaître un peu plus sur lui et de regarder ces films.

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La parade

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La Parade est sorti sur nos écrans le 16 janvier 2013, réalisé par Srdjan Sragojevic. Il a encore plus d’importance dans la prise de conscience maintenant lorsqu’on voit ce qui se passe actuellement en France.

Synopsis
En voulant sauver son pitbull chéri et contenter sa fiancée capricieuse, Lemon, parrain des gangsters de Belgrade, se voit obligé d’assurer la sécurité de la première GayPride de Serbie.
Pour l’aider dans cette mission impossible, il part à la recherche d’anciens mercenaires. Serbes, musulmans, bosniaques, albanais du Kosovo et combattants croates se retrouvent aux côtés des militants homosexuels. Comment cet équipage hétéroclite qui n’aurait jamais dû se rencontrer va-t-il arriver à transcender les frontières et leurs différences ?

Un film que j’ai vraiment apprécié car par amour pour sa famille, un homme, un macho va aller au delà des stéréotypes, des clichés pour défendre des gays. Au fur et à mesure du film, il va perdre ces amis, perdre le respect de ces proches car il veut aider à l’organisation de la Gaypride à Belgrade. Il va chercher d’ancien mercenaires en Bosnie, en Albanie, en Croatie afin d’assurer la sécurité du défilé par amour pour sa femme. Beaucoup d’apprioris vont disparaître car c’est de la peur que naît la haine. Une haine tellement présente partout renforcer par les extrémistes de tout bord. Un gros pincement au coeur pendant tout ce film à la vue de tant de rejets, de cruauté et de violence. La tolérance prend tellement de temps à se propager. Le respect d’autrui est souvent une formule que beaucoup n’applique pas.

L’homophobie, sujet d’actualité qui était latente s’affiche en France de nos jours comme en Serbie ou en Bosnie. Dur dur…. Mais un film qui montre et c’est bien. Je vous recommande beaucoup de voir ce film qui appelle à la compréhension, la tolérance et l’amour.

 

 

 

Les Gamins

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Le mercredi 17 avril, Alain Chabat et Max Boubil sont à l’affiche du premier film d’Anthony Marciano dans Les Gamins. Lorsque je pense film français, un frisson de scepticisme frise la colonne vertébrale. Gros gros navet, sympathique ou vraiment génial, pas trop de nuance en général.

Et bien là, un bon divertissement, drôle et qui vide la tête. Est-ce qu’un film avec Alain Chabat reste un garant de bon film? Je dirais oui, pour passer un bon moment en général. Ici, il joue un père rebelle, qui veut vitre comme un jeun’s dans lequel on croit sans problème qui s’amuse avec son futur gendre interprété par Max Boubil, qui aime la musique. Lui rêve lui de devenir chanteur, et qui crée une chanson naze qui sera repris par une gamine capricieuse. Max Boubil qui fait des chanson naze. Incroyable, non? Il faut dire aussi qu’il a participé au scénario, cela aide pour construire son personnage.

Et entre eux des femmes, celles qu’ils aiment, qu’ils ont épousé ou vont le faire et celle qui les font fantasmer. Les meilleures restent celle que l’on aime vraiment et qui les aiment comme ils sont. Une sublime Sandrine Kiberlain, dont l’air naïve lui sied à merveille, surtout quand elle ne finit jamais ces phrases et que personne ne s’en aperçoit. Et enfin, Mélanier Bernier, au regard révolver, qui a la tête sur les étoiles et qui adore quand son copain imite un acteur porno.

Un jour, c’est le clash dans les couples jusqu’à tour finisse bien. On le sait déjà dans la bande annonce, alors pas de surprise. Juste un bon film pour se vider la tête. Le plus du film, est la bande son très bien placé et très bien choisie. On y entend Révolver, Angus & Julia Stone ou Concrete Knives avec le Saint John’s International School pour les coeurs. Ce mélange de rock, pop, folk berce le film, en entrainant le battement de rythme du pied.

Bref, un bon film qui fait rire et sourire… C’est bon pour le moral.

L’élégance du hérisson – Muriel Barbery

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Muriel Barbery
Editeur : Folio
Nombre de pages : 410
Publié en 2006 chez Gallimard
Traduit en 34 langues

L’élégance du hérisson devient un livre incontournable et a rencontré un succès aussi bien en gros volume qu’en poche. Alors je suis partie à la découverte de ce hérisson.

L’histoire se déroule autour de trois personnages dans un immeuble rue de Grenelle à Paris. Renée, une concierge, qui correspond à l’image que l’on peut en avoir qui est très cultivée mais le cache aux habitants de l’immeuble. Paloma, une enfant de 12 ans, qui n’aime pas sa famille, très cultivée, et qui se croit meilleur que tous, normal pour son âge. Et le nouvel arrivant, Katuro Ozu, un japonais, très calme et très cultivé qui vient de s’installer dans l’immeuble. Ils sont tout trois cultivés et partagent un intérêt pour le Japon. Le point central de l’histoire va être la concierge, Renée.

« Je m’appelle Renée. J’ai cinquante-quatre ans. Depuis vingt-sept ans, je suis la concierge du 7, rue de Grenelle, un bel hôtel particulier avec cour et jardin intérieurs, scindé en huit appartements de grand luxe, tous habités, tous gigantesques. Je suis veuves, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Je n’ai pas fait d’études, ai toujours été pauvre, discrète et insignifiante. »

Elle joue son rôle de concierge grognon, aigris et stupide à merveille alors qu’elle est passionnée de lecture, de cinéma, de peinture… Des concours de circonstances vont lui faire rencontre Paloma, une pré-ado mal dans sa peau, avec un regard intense. Elle aime venir se cacher dans sa loge, avec l’accord de sa mère bien entendu. Son désespoir est réelle avec une famille particulière et prétentieuse, propre à son statut social. Elle adore lire les mangas et apprend le japonais.

«  »C’est tellement vrai » a dit Colombe qui est une spécialiste de la fausse autocritique. Elle fait partie de ceux qui pensent que savoir vaut pouvoir et pardon. Si je sais que je fais partie d’une élite autosatisfaite qui brade le bien commun par excès d’arrogance, j’échappe à la critique et je récolte deux fois plus de prestige. »

Plus tard, elle va rencontrer le nouveau locataire du 4ème étage, M. Ozu, qui est japonais. Entre lui et la concierge, il va se passer quelque chose. Ils ne se laissent pas insensible l’un l’autre. Elle a eu une telle émotion, où elle reçut un présent de ce nouveau locataire, une belle édition d’Anna Karénine, leur livre préféré. Il pensait que c’était son livre préféré suite à une réaction qu’elle a eu lorsqu’il a cité une phrase de l’ouvrage lors d’un échange verbal avec d’autres locataires de l’immeuble. Mais surtout parce que son chat s’appelle Léon, comme Léon Tolstoï. A partir de ce moment va naître une amitié sincère et honnête. Il avait deviné comme Paloma qu’une autre personne gentil et généreuse se cachait sous cette apparence sauvage.

« Mme Michel, elle à l’élégance du hérisson : à l’extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j’ai l’intuition qu’à l’intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes. »

Ils vont se rencontrer et échanger autour d’une tasse de thé, d’un film, de la nourriture et apprendre à s’apprivoiser. La vie dans l’immeuble va prendre de nouvelle couleur, plus douce et plus chaude pour le coeur. Chacun par des échanges même brefs va donner un nouveau sens à leur vie, plutôt calme et tranquille. Mais cela peut-il toujours durer?

J’avoue avoir eu beaucoup de difficulté pour rentrer dans le livre, tellement le langage et les termes utilisés par la concierge me paraissait exagéré. Je veux bien qu’elle soit laide mais brillante à la limite du génie, il ne faut pas pousser non plus. Cette exagération culturelle de Mme Michel, m’a gêné, voir exaspéré par moment. De même que Paloma, cette pré-ado, supra-cultivé et seule, m’a saoulé aussi. Comme beaucoup de gamins de son âge, on considère que ces parents sont nuls, que sa soeur est chiante et que personne ne l’a comprend. Seul la concierge et le nouveau voisin, la considèrent comme une adulte et lui parle comme tel, cela lui fait changer de programme en ce qui consiste son suicide.
Après plusieurs page, je me suis rappelée que j’avais vu le film au cinéma, qui m’a fait la même impression que le livre. Par chance, j’avais oublié la fin, car cela m’a permis de la redécouvrir. Et quel fin. Après 50 pages et avoir accepté le caractère très particulier des protagonistes, je suis rentrée dans l’histoire. Je n’ai pu reposer le livre qu’en allant à la fin. Je reste partagé sur ce final si brutal. Aurais-je préféré vraiment une fin pays des bisounours?

Prix
2006 : 1er prix Georges Brassens
2007 : Prix des libraires
2007 : Prix Rotary
2007 : Prix de l’Armitière de Rouen
2007 : Prix Vivre Livre des lecteurs de Val d’Isère

Cinéma
Adapté au cinéma, sorti le 3 juillet 2009, sous le titre Le Hérisson, réalisé par Mona Achache avec Josiane Balasko et Garance le Guillemic.

L’avis de Lilousoleil qui participe au challenge « A tous prix » : lilousoleil.wordpress.com/2013/02/14/lelegance-du-herisson

Participation au Challenge Petit Bac dans la catégorie Animal.

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