Sac à Puces, Tome 1 : Super Maman – Zidrou, Falzar et De Brab

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La vie quotidienne d’une famille très nombreuse est souvent extraordinaire. Et quand la petite Margot y ajoute un clébard bavard et plein de puces, on frôle l’hystérie ! Sac à Puces ? Un vrai chien dans un jeu de famille !

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La famille Duchêne est une famille un peu particulière. La maison est toujours pleine de cri et de bruits. Six enfants et un chien clandestin, n’est pas du tout repos au quotidien, surtout quand un septième bambin va montrer le bout de son nez.

L’album débute avec cette dédicace : Cet album est dédié à toutes les mamans du monde, et surtout à la mienne. Voilà un petit préambule qui prévoit une histoire toute en douceur et en tendresse. La famille Duchêne va s’agrandir avec un nouveau bébé. L’identité du sexe reste secrète et les enfants ont décidé d’ouvrir des paris créant des tensions à la maison. Donc toute la tribu à décider de le prénommé Bubulle. Le jour de la naissance est très attendue surtout depuis que la maman est tombée dans les marches. Surtout que le sac à puces à le droit maintenant de rester maintenant.

L’héroïne de cette histoire est Margot qui a comme meilleur ami un chien surnommé Sac à puces. Il rentre en douce dans la maison car les parents sont contre sa présence, surtout à cause de ces puces et de son odeur. Mais il va avoir les faveurs de la mère et va pouvoir revenir à la maison et reconquérir le coeur de son amie. La petite fille réalise un cahier pour offrir à son petit frère lors de sa naissance pour lui parler de ces 9 mois de vie dans le vendre de sa maman. Une histoire touchante et adorable qui plaira aux enfants, aux futurs grands frères/soeurs et surtout aux futurs parents.

Pas besoin de lire uniquement Françoise Dolto pour apprendre à savoir parler à son enfant d’un nouveau venu dans la famille. Cette bande dessinée remplie de gentillesse et d’amour peut montrer la force d’être ensemble et soutenu. Un très bon moment de lecture qui en plus peut se partager en famille.

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Le Teckel – Hervé Bourhis

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Une évocation au vitriol du monde des laboratoires pharmaceutiques et des pratiques commerciales, portée par une brillante galerie de portraits. Décapant !

 » Pour vendre ce nouveau produit à nos partenaires médecins, nous allons allier l’expérience à la fraîcheur « . Ainsi la direction des laboratoires Duprat s’adresse-t-elle à son nouveau binôme commercial pour le convaincre d’accepter une collaboration en réalité imposée. Guy Farkas, surnommé  » Le Teckel « , visiteur médical revenu de tout, devra faire équipe avec Jérémy Labionda, jeune cadre surdiplômé, en fait discrètement mandaté par sa hiérarchie pour enquêter sur les véritables agissements du Teckel. Bref, le mariage de la carpe et du lapin sur fond de mission à haut risque, puisqu’ils doivent vendre la nouvelle version d’un médicament soupçonné d’avoir provoqué des centaines de décès.
Cruel souvent, cynique parfois, mais d’un bout à l’autre extrêmement drôle, Le Teckel est une satire féroce de notre monde avide et amoral. C’est une grande histoire d’amitié, un brûlot anticapitaliste, une passion interdite, un thriller haletant ! N’ayons pas peur des mots : c’est un road trip à la française en CX break, entre Tandem et Les Galettes de Pont-Aven !
Hervé Bourhis réussit en outre une galerie de portraits humains très finement observés, qui jusqu’au bout réserveront des surprises. Un sans-faute.

Capture d’écran 2015-01-23 à 09.54.17 Hervé Bourhis propose une histoire assez insolite en allant à la rencontre d’un des mentor des visiteurs médicales, Guy Farkas, surnommé  » Le Teckel « . C’est l’un des premiers à faire ce métier et surrement l’un des derniers à utiliser les anciennes méthodes sans technologie. Alors lorsqu’il doit faire découvrir ses méthodes de travail à un jeune, Jérémy Labionda, tout va partir dans tous les sens.

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L’histoire débute avec une publicité pour le Marshall 2, un nouveau produit antidouleur des laboratoires Duprat. Le Teckel va devoir présenter ce nouveau produit malgré la mauvaise publicité du premier produit qui a fait de nombreux morts. Un vrai défit à remplir qui n’effraie pas ce fameux Farkas même si ce petit jeune qu’il a dans ces pates ne croit qu’au présentation au Powerpoint. Mais de nombreuses choses vont se mettre sur leur route outre le concurrent sur le marché qui en plus, c’est marié avec la femme du mentor. Le grand patron les manipulent tous les deux afin de se débarrasser d’eux. Mais ils vont rencontrer l’amour et la justice pour le plus grand plaisir du lecteur.

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C’est à la grande surprise de l’auteur qu’au bout de 10 ans d’expérience et de 25 bandes dessinées, que son dernier né reçoit le prix Landerneau BD 2014. Mais cette bd à quelque chose de particulier, c’est indéniable. Un vrai style et une vraie signature que nous propose se voyage atypique et plein de génie. Même si l’histoire est un peu difficile à raconter quel régal de lecture aussi bien pour l’écriture, la mise en couleur, la mise en page où le dessin. Un peu surprise au début mais très vite conquise par l’originalité de ce thriller humoristique. Difficile de le refermer avant de l’avoir terminé.

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Un bon moment de lecture que je pense poursuivre pour découvrir un auteur plein de talent et d’imagination. Alors si vous avez envie de rire et de vous changer les idées un bon moment, prenez rendez-vous avec le Teckel, vous allez être surpris.

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Saucisse le Terrible – Billy the Cat – Tome 4 – Colman et Desberg

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Pour Billy, être un garçon dans un corps de chaton a bien des avantages : il sait lire, commander en ligne des pizzas aux anchois utiliser les transports en commun , il peut traîner la nuit dans les rues de la ville sans rendre de comptes à personne et fréquenter n’importe quel chat de gouttière… comme Monsieur Hubert par exemple. Pourtant, malgré les apparences, les deux compagnons ne sont pas tout à fait heureux : ils en veulent à leur père ! Celui de Monsieur Hubert, ex-vedette du cirque reconverti en matou parvenu, n’a pas hésité à renier son fils pour les beaux yeux de sa douce et tendre… pas si tendre que ça. Billy reproche au sien d’avoir toujours fait passer son boulot avant son fils, à l’époque où il était encore un petit garçon. Mr Hubert va donc voir un psy pour les chats et alors que Billy décide d’en faire voir de toutes les couleurs à « Monsieur Papa », il découvre par hasard les plans démoniaques que réservés à son père par deux collègues envieux… Alors ni une, ni deux, Billy part à la rescousse de son père avec l’aide de Monsieur Hubert.

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Billy était un petit garçon avant. Maintenant, c’est un petit chat. Il a des difficultés à s’adapter à la situation mais par chance, il a rencontré un ami, M. Hubert qui l’aide et est toujours présent pour lui. Son amitié va lui être précieuse lorsqu’il va vouloir retrouver sa famille et l’horrible chien qui garde la maison Saucisse.

Billy a sympathisé avec sa petite soeur qui voit en lui comme par hasard son petit frère. Il est content de cette situation et c’est pour cela qu’il veut revenir à la maison et retrouver sa famille. Mais voilà, le basset dénommé Saucisse n’est pas du tout d’accord même si il possède le don de pouvoir ouvrir le réfrigérateur. En effet, il est au régime alors il fait régner la terreur sur les petits chiens du quartier en les obligeant de leur apporter de la viande. Tout cela aurait pu durer mais Billy aidé de ces amis va mettre fin à cette dictature tout en trouvant sa place chez lui malgré l’allergie de sa mère au poil de chat.

Une histoire toute gentille qui ravira les enfants. D’une part, on va à la rencontre d’un petit garçon tout le temps méchant à faire des blagues au détriment de toute sa famille. Je ne doute pas que des enfants pourront s’identifier à Billy. Puis il y a aussi la question de l’amitié, de l’importance de la famille, de partager et de rire ensemble qui est longuement abordé comme une chose importante. Il n’est jamais trop tard pour changer de comportement et être heureux sans trop embêter les autres.

Une petite bande dessinée sympathique pour la jeunesse, toutefois je recommande de commencer par le premier tome. Une aventure avec des animaux tout en couleur et en bonne humeur qui promet un bon moment de détente et de rire.

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Epictète – Sergio Algozzino et Guillaume Bianco

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Je m’appelle Épictète.
Je suis né de l’imagination torturée de Guillaume Bianco, et de la plume angoissée de Segio Algozzino… En bon souffre douleur, mon nom a été inspiré de celui du célèbre esclave philosophe boîteux… Il s’était laissé cassé la jambe sans broncher… Difficile de faire preuve d’ironie et de resté stoïque lorsque l’on est prisonnier d’une case de B.d… Et l’actualité qui ne fait rien pour me remonter le moral…

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Sergio Algozzino au dessin et Guillaume Bianco au texte ont donné naissance à un chien bien particulier qui se nomme Epictète. Dans une bande dessinée au format bien particulier pour nous présenter une histoire tout aussi surprenante dans le fond que dans la forme.

Ce n’est pas un hasard si le héros de la bande dessinée porte le nom d’un philosophe stoïcien. Le petit chien tente désespérément de s’échapper, de s’évader à tout prix du cadre de la bande dessinée. Tout est bon pour trouver de nouvelles idées d’évasion. Surtout quand on collabore avec le dessinateur qui peut par exemple se casser le poignet ou oublier un trait sur un bord de case. Toutefois, la déception est toujours au rendez-vous puisqu’il n’arrive jamais à partir. Il profite de ces moment d’enfermement pour observer le monde qui l’entoure sous toutes les coutures.

 

 

 

Épictète était un esclave de la Grèce antique qui supportait tous les maux. Son maître, sot et cruel, lui cassa un jour la jambe, car son philosophe d’esclave avait toujours réponse à tout. Épictète lui dit alors :« Et bien, cher maître, te voilà bien avancé. Désormais tu as un esclave boiteux qui sera moins efficace pour te servir… » Ce côté souffre-douleur me plaisait bien, et vu que notre petit chien bleu en prend plein la gueule et qu’il garde toujours le sourire, j’ai cru bon de le baptiser ainsi…

On a déjà eu quelques petits personnages de bande dessinée qui s’interrogeaient sur leur devenir ou leur rôle dans un album, mais Epictète est sans doute le plus particulier : toujours un peu triste, un peu bougon, on sent qu’il doit être compliqué de le rendre heureux à long terme ? En même temps, n’est-ce pas une gageure permanente d’écrire des gags dans un schéma aussi restreint ?

Epictète représente un peu l’être humain en général. Paumé et avide de liberté. Il se pose des questions sur le pourquoi de son existence, et surtout sur son sens profond. L’absurdité de tout ça, c’est qu’il ne semble ne pas y en avoir. Il essaye constamment de s’échapper de cette prison que représentent les cases de sa BD… Pour aller où ? La liberté ne serait elle pas l’acceptation de sa condition ? Mystère…

Mais comme Epictète, nous sommes râleurs, insatisfaits, tristes et colériques. Cette série, si elle possède une prétention, n’est pas tant celle de faire réfléchir, que de faire rire. C’est d’ailleurs très stimulant de composer avec les mains liées. Je crois que c’est Schultz qui disait « Plus on est limité par les codes ou les contraintes d’une bande dessinée, plus on doit redoubler d’inventivité pour s’en échapper et trouver quelque chose d’original. » À l’école, lorsque j’étais plus jeune, une rédaction ayant pour thème : « sujet libre » me laissait dubitatif car c’était trop vaste : je ne savais pas quoi raconter ! En revanche, un thème imposé me stimulait, car me sentant contraint, j’avais envie de m’en échapper et, tout comme Épictète, j’étais obligé de trouver des astuces pour continuer à avancer. Un peu comme dans la vie…

Algozzino a modifié son trait en cours de route ? Quelle en est la raison ?

Sergio dessinait de manière assez traditionnelle, avec un trait bien propre fait à la plume, mais il commençait à en avoir assez. Lors de nos longues discussions, je l’incitais parfois à se lâcher un peu plus, et ce qu’il finit par faire en y prenant un plaisir fou. Je lui ai dis que ça ne posait pas de problème et qu’il devait dessiner comme il avait envie. Nous avons donc continué avec ce nouveau style plus frais, et Sergio à trouvé l’idée de faire croire au lecteur qu’il s’était cassé le poignet, ce qui déprimait d’autant plus notre pauvre Épictète…

Comment ne pas parler de cet album aussi format si typé ? Qui en a eu l’idée ? Quelle en est la raison principale (mise à part un concept marketing assumé, j’imagine) ?

C’est la talentueuse Clotilde Vu, directrice éditoriale chez soleil, qui nous a proposé de faire ce livre. Elle est fan de nos strips depuis le début et trouvait original d’utiliser un format différent. Comme nous, Clotilde a un réel amour pour le livre aussi bien en tant qu’objet, qu’au niveau de son contenu. L’idée de ce format l’amusait donc beaucoup, et je crois important de fonctionner à l’enthousiasme. Généralement les lecteurs le ressentent et le livre a plus de chance de marcher. Et puis, si le livre ne vend pas, eh bien, nous nous serons bien amusés et n’aurons aucun regret.

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Le livre possède un format de 400 sur 70 mm !

Vous lui avez ajouté une petite glissière cartonnée.

Pour empêcher en effet que l’album s’abîme ! Vu sa longueur, ça évite qu’il ne s’ouvre et que les pages ne se tordent. C’est une sorte de protection nécessaire à ce genre de format. Nous en avons profité pour la décorer avec un petit Épictète. Concernant les gags eux-mêmes, nous avons bien entendu du faire des choix, supprimant ceux qui nous plaisaient le moins, faisant des nouveaux pour donner une cohérence à l’ensemble.

Allez-vous continuer votre délire, contraint et heureux ?

Je ne sais pas s‘il y aura une suite à Epictète, cela dépendra de nos envies. Pour le moment j’ai envie de me consacrer à Billy Brouillard et à Ernest et Rebecca, mon autre série avec Antonello Dalena aux éditions du lombard.

Dis bonjour à Zorro! – Carter Goodrich

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Mister Bud est un chien heureux. Il a sa maison à lui, son lit à lui, ses jouets à lui… Mais surtout, il a ses horaires à lui. Et pas question d’y déroger !
Chaque journée suit à la minute près le même rituel : réveil, petit gâteau, promenade, sieste, changement de position et re-sieste, démonstration de joie au retour du maître, film-canapé puis coucher. La vie rêvée, quoi. Mais un soir, à l’heure de la démonstration de joie, la porte s’ouvre sur un inconnu. « Dis bonjour à Zorro, s’entend intimer Mister Bud. Vous allez être amis ! » Tu parles, Charles ! La cohabitation commence très mal. Jusqu’à ce que les deux rivaux découvrent un truc incroyable : ils ont les mêmes horaires ! Ah, mais ça change tout…
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Mister Bud est bien heureux dans sa maison, il profite d’un grand confort. Bien entendu, lorsqu’un nouvel habitant arrive dans la maison, cela signifie forcément des changements. Parfois, les changements peuvent avoir du bien, non?

Le chien Mister Bud vit comme un grand pacha avec ces habitudes quotidiennes et son confort avec son lit, ses jouets, sa gamelle. Il est trop heureux. Mais voilà, qu’un soir au moment de la démonstration de joie la porte s’ouvre sur un autre petit chien, Zorro, qui n’a pas l’air très commode. Très vite, ils se prennent la tête pour tout jusqu’au jour où ils se rendirent qu’ils avaient un gros point commun. Et depuis, ce jour se sont les meilleurs amis du monde.

En effet, le sujet est l’amitié est récurrent dans la littérature jeunesse, mais je trouve se livre très bien amené et assez rigolo. J’avoue que j’adore véritablement les graphisme et les les couleurs utilisées qui donnent un style so british. Normal pourrait-on dire puisque c’est un livre anglais mais tous n’ont pas se style. Bref, les pages se tournent avec sourire et attachement à ces petits chiens tout charmant.

Un livre qui devrait plaire aux enfants comme aux grands pour sa simplicité et son charme particulier. On prend plaisir à le relire ou juste regarder à nouveau les magnifiques dessins cadrés uniquement sur l’univers des chiens. Alors si vous voulez l’offrir ou vous l’offrir, il ni a pas à hésiter.

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Kiki et Rosalie – Ronan Badel

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Rosalie est vieille et s’ennuie toute seule dans son appartement, à regarder la météo. Un jour, son fils lui offre un chiot au large sourire. Coup de foudre. Rosalie l’appelle Kiki et très vite, les deux rigolent ensemble du matin au soir : plus besoin de télé ni de météo. Mais Kiki grandit, les voisins commencent à se plaindre… Une rigolade de trop et Rosalie se retrouve en maison de retraite et Kiki, à la fourrière. Fini de rigoler. Pour un temps seulement… le sort réunira les deux amis !

 

 

 

 

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Kiki et Rosalie ce n’est pas une histoire d’amour ordinaire. C’est un lien extraordinaire entre une grand-mère et un chien qui s’insuffle l’envie de vivre ensemble au quotidien. Une fabuleuse histoire d’amitié qui sera forcément vous touchez.

Rosalie a la suite de la mort de mari se retrouve bien seul. Un jour, son fils lui offre un petit chien tout mignon puis tenir compagnie. Tout de suite, c’est une grande histoire d’amitié qui va se créer entre les deux qui va durer longtemps. Mais voilà, le petit chien grandit vite et devient trop envahissant. Le jour de son anniversaire, sans le faire exprès, il va mettre le feu à l’appartement et les voisins ont marre de ce gros chien. Alors pour apaiser les locataires de l’immeuble, la mamie est placée dans une maison de retraite et le chien placé dans une famille qui adore les animaux. Toutefois, l’un sans l’autre, la tristesse les envahit et rien ne peut leur redonner le goût de vivre.

Mais parfois le hasard fait bien les choses, car la maison de retraite va accueillir de nouveaux pensionnaires canins pour tenir à ces petits vieux. Dans le lot, il ni a rien de moins que le fabuleux Kiki. Alors c’est le sourire qui va revenir illuminer la vie de ces personnages tellement attachants. Ronan Badel propose avec des magnifiques dessins et une histoire surprenante très bien écrite. Il plaira certes aux enfants et ne pourra laisser insensible l’adulte le lisant aussi.

Une lecture très agréable qui mène très vite le sourire sur les lèvres. Simple, bien dessiné, bien présenté tout pour plaire, alors pourquoi se priver d’un petit bonheur de lecture?

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Mon chien stupide – John Fante

images-2Il m’a vraiment dit ça. Merci pour tout. Merci pour l’avoir engendré sans lui demander la permission. Merci pour l’avoir fait entrer de force dans un monde de guerre, de haine et de fanatisme. Merci pour l’avoir accompagné à la porte d’écoles qui enseignaient la tricherie, le mensonge, les préjugés et les cruautés en tous genres. Merci pour l’avoir assommé d’un Dieu auquel il n’avait jamais cru, de la seule et unique Eglise – que toutes les autres soient damnées. Merci pour lui avoir inculqué la passion des voitures qui provoquerait peut-être un jour sa mort.

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 » Si vous avez des idées noires, plongez-vous dans Mon Chien Stupide. Vous en sortirez revigoré. Le nouvel avatar de Fante, alias Bandini, est un quinquagénaire vivant sur le bord du Pacifique avec sa femme et ses quatre enfants qui le font tourner en bourrique. Il recueille un énorme quadrupède, Stupide, un chien étrange qui complète la maisonnée. C’est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement écrit. A lire de toute urgence.  »
Pierre Roudil, Figaro Magazine

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Bienvenue dans le monde opposé de celui des bisounours. Pas de nuage rose. Pas de couleur. Pas de personnages chantants et heureux. Le bonheur c’est pour le cinéma. Ici une famille en plein coeur des Etats-Unis et la vie est sang goût et sans saveur. Quatre enfants et une femme, on aurait pu croire l’auteur heureux, mais non. Tous des râtés ou presque. Heureusement qu’un jour il découvre ce chien dans le jardin. Il va être ce qui va mettre un peu de lien dans la famille malgré qu’il ne soit pas malin.
On n’est pas plus heureux avant qu’après la lecture. Au contraire, bienvenue sur un nuage gris dans la médiocrité, plongé dans un monde raciste, homophobe et haineux. Mais tout est bien amené. L’écriture est très agréable jusqu’à la fin. D’ailleurs en parlant de fin, je suis restée sur la mienne. J’étais dans l’histoire du personnage quand pff dernier ligne de la page 184. Mais je voulais continuer à connaître ou avoir une vraie fin.

L’avis de Valentyne : l-echo-des-ecuries.over-blog.com/article-mon-chien-stupide-john-fante-112805346-comments.html#anchorComment

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Les deux messieurs de Bruxelles – Eric-Emmanuel Schmitt

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Les deux messieurs de Bruxelles
Eric-Emmanuel Schmitt
Editeur : Albin Michel
Nombre de page : 281
Publication : Novembre 2012

Eric-Emmanuel Schmitt m’a emmené dans un recueil composé de cinq nouvelles, Les deux messieurs de Bruxelles. Le point commun de ces histoires est l’amour et sa complexité. Partout à leur découverte.

– Les deux messieurs de Bruxelles. Bruxelles, cathédrale Sainte-Gudule, avril 1957, Geneviève et Eddy décide de ce marier. Au fond de l’église un autre couple décide de profiter de ce moment pour ce marier en cachette : Jean et Laurent. La première cérémonie va se lier à la deuxième, secrète comme un lien familiale. Jean et Laurent vont à travers leur vie garder un oeil sur cette famille et vont s’y attacher. Ainsi, cinquante ans plus tard, Geneviève recevra un notaire avec une nouvelle qui va la surprendre et bouleverser sa fin de vie. Une belle déclaration d’amour.

Le Chien. Samuel Heymann, ancien médecin du village, vient de se suicider à la suite de la mort de son chien, Argos. Sa fille, Miranda, s’interroge sur le pourquoi de ce geste. Elle aurait tellement aimé mieux le connaître. Pour cela, elle va rencontrer son ami. A son désarroi, il lui explique que l’homme était assez discret sur sa vie personnelle. Ensemble, ils vont enquêter sur cet mystérieux homme. Peu d’informations leur parviennent, jusqu’au jour où il reçoit un courrier. Une lettre surprenant qui le bouleverse, c’est Samuel qui lui raconte sa jeunesse. Il a été enfermé dans des camps de concentration pour finir à Auschwitz. Une rencontre avec un chien lui a donné la force de vivre. « Si les hommes ont la naïveté de croire en Dieu, les chiens ont la naïveté de croire en l’homme. »

Ménage à trois. Difficile de raconter l’histoire car cela risque de gâcher la surprise si vous voulez la lire. Grossièrement, une femme vie un bon moment avec son mari et ces deux enfants, jusqu’à ce dernier meurt. Plus tard, elle rencontre un nouvel homme, un danois. Il aime vraiment sa femme mais aime presque autant son defunt mari, un grand musicien selon lui. D’ailleurs, il va consacrer beaucoup de son temps à revaloriser cet homme presque oublié.

Un coeur sous la cendre. Deux soeurs très liées, vont devoir faire face à deux situations très particulière. La mort d’un enfant, Thor et la survie de l’autre, Jonas. En plein coeur de l’Islande, ces femmes vont devoir face à des situations très difficiles. Seul l’amour leur permettra de reprendre le dessus.

L’enfant fantôme. L’histoire débute sur une place où un homme assise à côté d’un homme, qui feignent se voir. Ils donnent à manger aux pigeons. Deux hommes les regardent surpris de cette scène assez étrange. L’un connaît véritablement leur histoire, l’histoire de ce couple atypique, qui s’aimait passionnément jusqu’à la déchirure qui détruit le coeur.

J’ai vraiment apprécié cette lecture, légère dans la rédaction et si douce par les histoires qui surprennent là où on ne l’attend pas. J’ai été touché par de nombreuses histoires qui paraissent si simple en apparence et qui appel à nos sentiments, comme la mort d’un proche ou l’avortement. Ce que j’apprécie aussi, c’est le fait que l’auteur ne prend jamais vraiment part en disant que son affirmation qui fait foi. L’amour qui lie les histoires n’est pas celle de la rencontre d’un homme et d’une femme, mais d’un lien plus profond, plus vrai qui se construit sur le long terme et la confiance. Chose que je fais rarement, c’est prendre le temps de le lire pour le déguster. Un vrai délice qui est très bon pour le moral.

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M. Ibrahim et les fleurs du Coran
Milarepa
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L’homme qui marche – Jirô Taniguchi

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L’homme qui marche
Jirô Taniguchi
Editeur : Casterman écritures

Jirô Taniguchi aime l’homme et la nature, et chaque manga en est un hommage. Partez pour l’aventure et voyez ce qui vous entoure autrement.

Voici l’histoire d’un homme, comme son titre l’indique, qui marche. Peu de mots, mais ici cela est inutile, car je suis avec lui. J’apprécie de prendre mon temps, de regarder la nature, de regarder les gens et de discuter avec eux. J’apprécie simplement la présence de sa femme, les balades avec son chien Neige. Qu’il est agréable de voir un sourire, de faire un clin d’oeil, de partager un moment avec un inconnu. La pluie, la neige, le soleil sont des occasions de redécouvrir ce qui nous entoure et d’en faire un espace de découverte et de plaisir.

Un moment agréable de lecture, le noir et blanc renforce ce moment de calme et de détente. Parfois, au détour d’une page, je sentais l’odeur de pluie juste après le soleil où voyais une fleur s’épanouir.

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