Qui est Richard Avedon? – Vieux Monde/ New Look

expo_avedon

Presque 10 ans après la mort du photographe Richard Avedon (1923 – 2004), la BNF a décidé de montrer ce lien qu’il a eu avec la France pendant presque un demi-siècle. 200 pièces pour affirmer qu’il était bien plus qu’un photographe de mode. Pour découvrir ces facettes, l’exposition se construit autour de trois thématiques : un film, un livre et un magazine. Partons à la découverte dans un premier temps de Richard Avedon.  Lire la suite

Visite guidée de l’exposition Astérix à la BNF

expo_asterix_gd.jpg.gif

Mais qu’est-ce qui a poussé la Bibliothèque Nationale de France à accueillir ce petit blond moustachu? En 1959 sont publiées les premières aventures d’Astérix, signées par Uderzo et Goscinny. Mars 2011, Albert Uderzo offre trois planches sur lesquelles l’exposition est organisée du 16 octobre 2013 au 19 janvier 2014. Comment passée à côté de cette exposition? Alors direction la BNF pour une visite guidée.

La visite commence avec une présentation de l’espace d’exposition. A partir de ce moment la découverte des créateurs, des personnages et de l’univers débute.
René Goscinny et Albert Uderzo sont tous deux fils d’immigrés. Le premier né en 1926 de parents ukraino-polonais et le second en 1927 de parents italien. Tout jeune, ils sont toujours eu la passion du dessins et des histoires.

images-4

Uderzo crée les aventures de Belloy qui seront publiées de 1948 à 1958. Deux personnages se rapprochent de ceux qui nous sont devenus si familier : un gros benêt et un petit moustachu hargneux. Il va rencontrer Goscinny en 1951 au sein d’une agence qui les emploient. Une de leur première création commune, galop d’essai à Astérix sera Oumpah Pah en 1958.

Suite à une réunion chez World Press en 1956, Goscinny se fait licencier. Solidaire, Uderzo, Charlier et Jean Hébrard, responsable publicité, démissionnent. Ils décident alors de créer leur propre agence et naquit Edipress et Edifrance. Ils publient des journaux comme Pistolin, Clairon ou Jeunot et conçoivent des suppléments illustrés avec un florilège de la bande-dessinée franco-belge.

Jean Hébrad qui a noué des liens d’amitié avec François Clauteaux, publicitaire qui a décidé de créer un hebdomadaire pour la jeunesse. Il va penser à l’équipe d’Edipress. Ainsi apparu le magazine Pilote. Toutefois une consigne est donnée : s’inspirer de la culture française. Uderzo et Goscinny pensent au Roman de Renart. Mais l’idée est déjà utilisée par Jean Trubert.

images-5Eté 1959, il faut absolument créer une nouvelle série. Les deux amis passent en revue l’Histoire de France. Uderzo fait quelque croquis et un gaulois fait son apparition. La phrase « Nos ancêtres les gaulois…. » leur revient en mémoire. La mythologie gauloise forgée au XIXème, ère de naissance des nationalismes en Europe, comme identité nationale et véhiculé par les leçons d’histoire devient une évidence. Les aventures d’Astérix débutent.

Il reste peu de témoignages de la culture gauloise, de tradition orale, qui n’a pu se faire qu’à travers des regards grecs et les romains. La Gaule était un grand territoire qui recouvrait la France, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, une partie de l’Allemagne et le nord de l’Italie. Le terme gaulois fait son apparition à Rome dans les documents officiels vers le IVème avant 0. Ces conquérants envahissent l’Etrurie, s’empare de Rome avant de faire le siège au Capitole. Brennus, le chef dira même « Vae Victus » (Malheur aux vaincus). Les romains vont dire de ces assaillants qu’ils braillent comme des coqs. Jeu de mot repris au Moyen-Age contre les ennemis du royaume de France qui se transformera en emblème sous la Révolution puis par Louis-Philippe pour changer des fleurs de lys et deviendra officiel sous le IIIème république. Jules César s’attaque à ces ennemis redoutés et va imposer la Civilisation. Au bout de 8 années de guerre, Vergincétorix (qui signifie « roi suprême des guerriers ») déposa les armes aux pieds de César.

images-6Au Moyen-Age, la filiation venait des Francs et l’évènement fondateur de l’histoire de France est le baptême de Clovis. C’est à partir de la Renaissance et surtout au 18ème que les Gaulois apparaissent dans l’histoire. La question est de connaître l’héritage de ses origines. Les francs peuple noble et fort d’un côté. Et de l’autre, les gaulois vaincus. Vercingétorix va être choisi comme symbole d’un pays, défenseur de la liberté. Tout comme Napoléon III qui va devoir lutter contre l’impérialisme allemand.

Napoléon III demande d’ériger une statue en l’honneur de ce chef guerrier, dessiné par Viollet-le-Duc, réalisé par Aimé Millet à Alise-Sainte-Reine (ancienne Alesia). Fier sous le poids de la défaite, il est conforme à l’esthétique d’une époque donc à l’allure anachronique. L’épée et bouclier sont issus de l’âge de bronze et les bandelettes autour de ces braies courante au Moyen-Age.

Suite à défaite et la chute du Second Empire, Vercingétorix incarne encore mieux une nation avide de vengeance.

Vercingétorix jette ces armes aux pieds de Jules César de Lionel Royer

Vercingétorix jette ces armes aux pieds de Jules César de Lionel Royer

Sous la IIIème république jusque dans les années 50, les petits français apprennent que leurs ancêtres sont des hommes téméraires, guerriers, fêtard auquel Rome apporta la civilisation. Les hommes sont chevelus, moustachus. Les druides portent des toges blanches et des serpettes. Les découvertes archéologiques vont mettre à mal ces représentations qui toutefois perdurent dans la représentation mentale.

images-7

Une bonne base historique pour créer un univers riche ainsi naquit un petit village gaulois en Armorique, au bord de mer. « Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum…  »

La guerre devient assez drôle car ce village d’irréductible possède une potion magique qui les rend irréductible. Le village est organisé autour de figures attestées comme le chef, le barde, le druide… Ils incarnent la civilisation face à l’oppression. On rencontre par exemple le chef, Abraracourcix, dirige le village soutenu par sa femme Bonemine. Panoramix, le druide qui réalise la potion magique. Agecanonix, le doyen qui a une très charmante compagne qui a tendance à radoter. Cetautomatix, le forgeron qui se bat souvent avec son ami le poissonnier, Ordralfabétix.

La proximité avec la mer va leur permettre de voyager, de faire des rencontres et d’aller à l’encontre des clichés, des particules… En effet, dès le deuxième album, nos héros partent à Lutèce. 20 aventures sur 32 se déroulent en dehors du village. Ces déplacements sont motivés par des valeurs fondamentales tels que l’amitié ou la solidarité. La raison est plus la quête d’un objet, d’une substance ou défier Rome comme Le tour de Gaulle. Suite au décès de Goscinny en 1977, Astérix et Obélix partent en Inde et voguent vers l’Atlantide.

images-9Dès la fin des années 60, Astérix devient un phénomène éditorial. Le premier tome, Astérix le Gaulois, publié en 1961, est vendu à 6 000 exemplaires. Trois ans plus tard, on double la publication. En 1967, on dépasse le 1 million d’exemplaire. En vue de ce succès grandissant, Uderzo fonde sa propose maison d’édition en 1979. Un succès à l’étranger également avec une première traduction en 1961 en portugais sous forme de périodique. Puis, Astérix sourit à l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, la Scandinavie. En 1965, ils voyagent en Turquie, puis au Brésil (1968), au Moyen-Orient et Asie (à partir des années 80) et l’Europe de l’Est à partir des années 90. Avant tout cela, dès 1960, les aventures d’Astérix le Gaulois étaient éditées sur des disques 33 tours. Deux ans plus tard, suivi l’adaptation de La Serpe d’or. Cela correspondant au prolongement des enregistrements des feuilletons radiophoniques diffusés tous les jeudis depuis le 6 octobre 1960 sur Radio Luxembourg dans l’émission Pilote. Lorsque la série passe sur France Inter, qu’elle trouve ces véritables voies avec Roger Carel en Astérix, Jacques Morel en Obélix et Gérard Calvi aux bruitages.

images-8

Le 19 septembre 1966, il est en couverte de l’Express. En 1967, première adaptation en dessin animé qui a été le premier d’une série de 7. Ce premier essai réalisé à l’insu des créateurs les a beaucoup déçus même si le succès public est au rendez-vous. C’est pour celui qu’ils ont mis leur grain de sel dans les suivants. Ainsi à partir de 1968, que Pierre Chernia devient la voie officielle. Puis en 1999, le premier film avec les comédiens vivants avant une série qui n’est pas encore terminée.

Le 30 avril 1989, à la mode américaine, un grand parc d’attraction sur la thématique d’Astérix ouvre ces portes à la frontière de Paris.

Ce qui fait la véritable force et la raison d’un tel succès c’est la qualité de l’écriture, des jeux de mots, des anachronismes… Une lecture ne suffit pas à comprendre toutes les subtilités. On peut relire la bande dessinée et découvrir toujours des choses. Surprenant.

Une magnifique exposition et une visite guidée extrêmement intéressante et riche. Une muséographie réfléchie, claire, lumineuse, sonore, tactile… On voit des tableaux, des reproductions de sculptures, des planches, des objets historiques de période gaulloise, des albums, des personnages en plastiques…. Et on écoute des 33 tours avec des chansons, des interviews, des enregistrements d’épisodes… Lorsqu’on tend l’oreille, on sait qu’une bagarre va exploser suite à un problème de poissons frais, le chant du coq, des discussions entre Astérix et Obélix… Sans oublier les jeux interactifs pour les petits tout comme les grands. A la fin de l’exposition, on peut s’asseoir et relire des albums, autant vous dire que les places sont très occupées par des lecteurs. Après 2h30, une visite et une visite guidée, malgré un mal de jambes j’étais ravie. Je vais reprendre la lecture des Astérix, je n’ai plus le choix maintenant.

Le site officiel de la BNF

A la rencontre de Guy Debord

images-5

La BNF propose actuellement et jusqu’au 13 juillet une exposition surprenante sur Guy Debord. J’ai pris la direction de la BNF pour une visite guidée, haute en couleurs.

Le nom de Guy Debord m’était très familier et d’ailleurs dors toujours tranquillement dans ma bibliothèque « La société du spectacle » que j’aurais du lire il y a quelques années de cela. J’ai oublié mes cours de fac sur Guy Debord, alors l’occasion était bonne pour redécouvrir cet homme qui a marqué les théories de la communication.

Du moins, c’est ce que je croyais avant de faire l’exposition. Accompagné de 5 autres personnes venus aussi pour découvrir l’homme, nous partons dans son histoire, ces convictions, ces combats. L’homme ne travaille pas, vie de rente du travail de sa femme. Il prône qu’il ne faut pas travailler. Toujours facile quand on gagne de l’argent à ne rien faire. Facile quand ne repose pas sur vous la survie et le bien-être d’une famille. Des gens riches critiquent une société tout en y étant en grande partie extérieur. D’un côté eux, qui pouvaient parler de tout de rien en allant dans les bars, puis s’égarer pour reconquérir l’espace urbain.

GuyIl a plusieurs corde à son arc, puisqu’il est sociologue, écrivain, cinéaste, journaliste, rédacteur, provocateur, chef de bande… Il crée les lettristes, puis les situationnistes puis l’Internationale situationnioste pour révolutionner le quotidien. Puis quitte son mouvement pour en créer un autre. Il se fait un réseau d’amis qui lui permets de publier des livres et de diffuser ces essais cinématographiques.

« C’est au milieu du siècle, quand j’avais dix-neuf ans, que j’ai commencé à mener une vie pleinement indépendante ; et tout de suite je me suis trouvé comme chez moi dans la plus mal famée des compagnies. »

Mai 68 passe par là, mais lui n’agit pas. Il voit les étudiants de la Sorbonne descendre dans les rues, les ouvriers manifestés. Il voit une société en changement. Il critique la société qui met sa propre mis en scène, tel est le sujet de « La société du spectacle« .  Il se suicide en 1994 car atteint d’une grave maladie il ne veut pas devenir souffrance.

Une magnifique muséographie qui permet de découvrir l’homme au fur et à mesure du temps qui passe. Une exposition très complète qui présente aussi bien des lettres, des livres, des magazines, des peintures, des vidéos… dans un espace judicieusement clair et lumineuse. Concernant la visite guidée, j’avoue m’être sentie souvent bête. Je ne connaissais pas les lettristes et d’autres références qu’apparemment j’aurai du avoir. Mais sans complexe j’ai demandé que l’on m’explique les yeux remplis d’innocence comme les enfants. J’ai aimé quand même, même si dans un sens je trouve que ces mouvements révolutionnaires sont des passes temps de gens aisés.

Ne travaillez jamais

 

 

Visite guidée Jean de Gonet

expo_jean_de_gonet_relieur_gd.jpg.gif

Direction la BNF pour l’exposition Jean de Gonet, relieur pour une visite guidée avec un guide passionné et passionnant.

Voir une exposition sur un relieur, français de surcroit peu en refroidir plus d’un. D’ailleurs, quand j’ai vu l’affiche puis le titre, j’avoue que je n’avais pas prévu d’y aller. Mais lorsque j’ai faîtes la visite insolite de la BNF, nous sommes passés dans l’exposition, et le guide m’a parlé avec tellement de passion des livres reliés que j’ai été conquise. En plus, c’est lui qui faisait la visite, je n’ai pas résisté.

Pas grand monde pour la visite guidée, une personne de la bnf et un vieux monsieur arrivé avec 45 minutes de retard. Jean de Gonet est une relieur d’art très créatif. Il innove dans le mélange de matériel, dans le touché et dans le confort de lecture. Il propose une certaine rupture où le livre se rapproche d’une oeuvre d’art. Les livres ne sont plus dans les bibliothèques, ils sont exposés, protégés, chouchoutés. Certains, d’ailleurs dorment avec leur livre tellement que le support devient affectif.

Il réinvente la reliure en s’inspirant du classicisme avec coin renforcé, clous sous le livre et utilise surtout de nouveaux matériaux qu’il mélange. Ici se côtoie avec naturel et simplicité, l’ébène, le galuchat, la peau de crapaud, le poil de poulain, la glotte de dinde, du papier japonais, le kevlar… A cela s’ajoute la texture, frappée, gravée, gaufrée, lise, striée. J’aurais aimé les toucher ces livres qui convoitait mon sens du toucher en plus de celui de la vue.

Beaucoup de ces exemplaires étaient présenté, il a réalisé 1 600 livres sur 30 ans. Bien entendu, ces livres n’appartiennent pas à monsieur, madame, tous le monde. Certains livres montent à plus de 20 000€. L’histoire que j’ai trouvé assez drôle, c’est que M. J’ai de l’argent, contact Jean de Gonet pour lui donner un livre. Ce dernier lui prend, ne veut aucune exigence concernant la forme et ne lui rendra qu’avec la facture. Le prix dépend du client. Pas de devis avant, juste une facture après.

Ce que j’ai apprécié, le petit plus, était la rencontre avec l’artiste par hasard. Il attendait une journaliste. Pour faire fuir les secondes qui défilaient, il regardait le petit film qui lui est consacré. Il commentait les images à haute voie « Là, c’est chez moi, ma maison dans le Sud », « là c’est ma bibliothèque Jack London ». Alors, j’en ai profité de discuter avec lui, d’échanger quelques mots. Il s’aime beaucoup et il est arrivé à faire son réseau car c’est ainsi que l’on doit faire pour réussir me dit-il. Un vrai personnage haut en couleur avec un petit grain de folie. A un moment, une jeune femme un peu intimidé vient voir l’homme et lui demande une dédicace. La voie hésitante, le sourire jusqu’aux oreilles et les yeux pétillants, elle lui donne son nom pour qui lui signe son livre. En quelques mots, elle lui avoue l’amour de son travail. C’était une très belle rencontre hasardeuse qui m’a touché et à donner une touche particulière à cette exposition. Comme quoi, juste une petite chose donne naissance à un beau moment qui rend l’exposition particulière.

Vous avez jusqu’au 21 juillet pour découvrir cet artisanat d’art dans la galerie François Ier.

Cartes et images des Nouveaux mondes – Jean-Yves Sarazin

gd_mondes

Cartes et images des Nouveaux mondes
Jean-Yves Sarazin
Editeurs : Gallimard et la BNF
Année de parution : 2012

Ce livre a été publié dans le cadre de l’exposition « L’âge d’or des cartes marines. Quand l’Europe découvrait le monde » qui a eu lieu jusqu’au 27 janvier 2013 à la BNF. Il permet en quelques pages de découvrir rapidement l’évolution de la découverte du monde en bateau et l’évolution des cartes marines.

Le livre donne des rapides repères historiques, découpé en huit catégories :
– L’Orient merveilleux de Marco Polo
– L’Afrique contournée par les Portugais
– Inde ou Amérique?
– L’océan Indien, un espace convoité
– Les îles du Japon
– Les Amériques, une épopée française
– L’invention des terres australes
– Le Pacifique, le dernier mystère pour les Européens
Chaque chapitre se compose d’une page d’explication et de trois pages d’illustrations avec des cartes, des peintures, des citations ou des objets de navigation, avec des compléments d’informations.

A travers les quelques pages, on y découvre des brèves de l’histoire de la marine, que je vais présenter de façon succinte. Ainsi, du XIIIème au XVIIIème siècle, les Européens voulant mettre en place des voies navigables pour aller en Orient, découvrent le monde et créent des cartes. L’observation des astres et l’utilisation de la boussole, permettaient de naviguer, toutefois sans grande précision. Il est impossible encore de calculer les longitudes. Les bateaux ne pouvaient affronter les hautes mers, ils devaient naviguer le long des côtes.
De nouveaux territoires sont découverts comme l’Amérique par Christophe Colomb (1451-1506) qui a accoste sur les rivages du Venezuela et du Honduras, croyant être en Inde. Amerigo Vespucci (1454-1512) propose de baptiser ce pays America, inspiré de son prénom, même si d’autres le baptise les « Indes occidentales », d’où le nom d’indiens pour les habitants.

« En cette année 1492, Vos Altesses m’envoyèrent aux Indes. Il me semblait que tous Indiens étaient des gens très pauvres en tout. Tous étaient nus, comme leurs mères les avaient faits, même les femmes. Certains se peignaient en noir, d’autres en blanc, en rouge. Ils ne possédaient rien en fer. Je crois qu’ils deviendront facilement chrétiens, cr il me semble qu’ils n’ont aucun culte. Je me suis employé à savoir s’ils avaient de l’or. » Christophe Colomb, Journal de bord.

De nombreux planisphères nautiques montrent une ligne de démarcation qui a été établie par les portugais et les espagnols, issue du traité de Tordesillas (1493). L’objectif est de partager en deux les terres découvertes, ainsi les Portugais possédaient les terres à l’est du Brésil et les Espagnols celles à l’ouest, sachant que l’Amérique est encore à découvrir. Ce traité ne dura qu’un temps, car de nouveaux explorateurs comme les Verrazzano, Cartier, Ribaut, Balboa, Magellan, Lemaire partent en quête d’épices, d’or et d’esclaves et  à la conquête de nouveaux mondes que cela soit vers le Japon ou l’Amérique.

Un livre qui se lit vite et qui donne quelques bases sur la découvertes du monde, de la vision ethnocentrique et religieuse de ces conquérants. Il s’adresse très bien à des jeunes dès 13/14 ans. Une fois que j’eu terminé, je n’avais qu’une envie en savoir plus  sur ces marins prêt à s’aventurer sur des mers sans savoir ce qu’il pouvait y avoir derrière. Une petite mise en bouche avant de passionnantes découvertes par de prochaines lectures.

« Essaie de te représenter comment ils se lançaient dans l’inconnu, ignorants de la route à suivre, perdus dans l’infini. »
Stefan Zweig, Magellan, 1938

lu le 31 janvier 2013

challenge-2

A la découverte de la BNF

Bnf

La bibliothèque nationale de France organise des visites de ces bâtiments, une belle occasion pour découvrir ce surprenant endroit.

Rendez-vous à 15h00 devant la maquette de la bibliothèque. 5 inscrits, dont une maman en retard de 20 minutes qui est venue avec son petit de 2 ans 1/2. Donc forcément qui dit poussette et enfants en bas âge, dis cris et courses. Et oui! Le médiateur nous fait un récapitulatif de l’histoire de la bibliothèque nationale. En 1537, François I par le biais d’une ordonnance datant du 28 décembre oblige les imprimeurs et les libraires à déposer à la librairie du château de Blois tout livre imprimé mis en vente dans le royaume. Mais les guerres de religion vont passer par là et de nombreux ouvrages protestants vont disparaître. Une plus grand stabilité va apparaître avec Colbert sous Louis XIV. Même si pendant 3 ans à la révolution française, le dépôt légal va être supprimé de nombreux ouvrages vont être récolté à la suite des confiscations pratiquées en France et à l’étranger.

C’est par la volonté de Frédéric Mitterand que la BNF que nous connaissons est née. Il fallu 5 ans pour choisir et bnf10construire ce projet, tellement décrié. Il a fallu deux ans pour dépolluer les sols. Les anciennes habitations sont rasées et un nouveau quartier naquit. La polémique fait rage car la grande devanture de la bibliothèque en bois est certes imputrescible et imperméable mais il est glissant quand il pleut. Mais c’est devenu la plus grande bibliothèque au monde en surface dans lequel gît une forêt d’un hectare.

J’ai pu apprécié la visite avec M. Calme qui porte à ravir son nom. Nous sommes montés au 18ème étage de la tour ouest qui offre une magnifique vue sur Paris. Les deux étages au dessus sont réservés au refroidissement des bâtiments. Car comme tout est en verre, il fait très froid en hiver et trop chaud en été. La méthode pour éviter ces trop pleins de climat des portants en bois, nécessaire aussi pour protéger les livres qui n’aiment guère les rayonnement du soleil.

bnf9

Puis descente, direction le sous-sol où voyage les livres que les étudiants et chercheurs ont demandés. Et enfin, une petite explication des globes de Coronelli, qui sont actuellement à l’accueil de la BNF dans le cadre d’une exposition. Les globes sont très impressionnants à voir. Le cardinal d’Estrées à offert à Louis XIV deux globes géants qui ont été réalisés en 1683 par le cosmographe vénitien Vincenzo Coronelli, en espérant un poste à ces côtés. Cependant le présent n’a du tout été apprécié par le roi, tout ces efforts pour rien. Si, pour notre plus grand plaisir.

Bref, une excellente visite d’1h30 dans la bibliothèque avec l’accès à de nombreux endroits interdits au public. Et en plus, ce n’est que 3€, alors pourquoi s’en priver?

bnf2

bnf4bnf7

bnf6

Plus d’informations
Historique complet de la BNF : www.bnf.fr/fr/la_bnf/histoire_de_la_bnf/a.sept_siecles.html
Les globes Coronelli : expositions.bnf.fr/globes/grand/068.htm

bnf8bnf3