Vous n’aurez plus de raison de chanter yaourt

Franglaises-2015Un collectif d’artistes nommé Les Franglaises ont décidé de mettre leurs multiples talents (chant, danse, comédie, musique, vidéo…) au service du grand public friand de chansons dans la langue de Shakespeare ou de Bukowski. Beaucoup chante en anglais ou en anglais yaourt, mais que chante t’on vraiment ? Pas d’idée ? Alors on va vous expliquer, prêt pour la rigolade ? Lire la suite

Publicités

La dame à la camionnette – Alan Bennett

9782283027332-dd32cTitre : La dame à la camionnette
Auteur : Alan Bennett
Langue : Anglais
Traducteur : Pierre Ménard
Editeur : Buchet ChastelCapture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

 

4ème de couverture
Miss Shepherd, vieille dame excentrique, vit dans une camionnette aux abords de la résidence londonienne d’Alan Bennett. Victime de l’embourgeoisement du quartier et de quelques vauriens, elle finit par installer son véhicule dans la propriété de l’auteur.
Commence alors une incroyable cohabitation entre la marginale et la célébrité, qui durera près de vingt ans.
Entre disputes, extravagances et situations drolatiques, la dame à la camionnette n’épargne rien à son hôte ni au lecteur. Bennett, en excellent conteur, saisit leur duo et livre, au-delà des anecdotes, un tableau très juste du Londres des années 1970 et 1980, de sa bourgeoisie progressiste et de ses exclus.
Un récit d’une grande humanité qui croque avec humour les travers de la société britannique contemporaine.

Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

 

Alan Bennett est un auteur très réputé et apprécié en Angleterre. Un jour, Miss Shepherd, vivant dans une camionnette décida de s’installer pas très loin de sa demeure londonienne. Le hasard a fait qu’il lui proposa de s’installer dans son jardin. A partir de ce jour, tout son quotidien à changer.

Miss Shepherd est une femme bien étrange et qui raconte bien des choses incohérentes. Avec le temps, l’auteur, Alan Bennett s’attache à ce petit bout de femme acariâtre qui vit dans une caravane sans électricité et sans toilette. Il sait peu de choses d’elle, il apprendra qui elle était vraiment à sa mort. Souvent avec des idées farfelues qui accompagnent un comportement des plus étranges, elle ne passe pas inaperçu dans le quartier. Comment le pourrait-elle d’ailleurs? Elle a marqué ceux qui l’entoure par sa particularité. L’auteur a voulu lui rendre honneur à travers ces petites chroniques chronologiques.

Une lecture sympathique à la rencontre d’un auteur et de sa voisine un peu particulière. On apprend à connaître cette mamie qui pédale dans la semoule en grande partie. Le style est dynamique ce qui fait que les pages se tournent doucement avec une certaine simplicité et sans prise de tête. On retrouve le côté un peu absurde et décalé de l’auteur qui m’a bien fait rire dans La Reine des lectrices. D’ailleurs, l’éditeur à osé faire une couverture jaune pétante, un peu particulier, comme le roman?

Un bon livre d’été qui vide complètement la tête de tout stress ou inquiétude. Toutefois, rien de mémorable peut-être juste une bonne entrée en matière pour découvrir un auteur anglais.

Ce qu’en dit la presse
Livres Hebdo : On retrouve dans ce livre tout le talent de Bennett, mais dans un registre plus social, plus grave que celui de ses livres précédents.
Page des Libraires : Comme un personnage de Dickens dont l’histoire et les secrets ne sont dévoilés que lors du tour d’horizon qui précède le dénouement final », la dame à la camionnette est irrésistiblement attachante. À la fois grinçant, drôle, tendre, ce texte qui lui rend hommage possède une fantaisie revigorante.
L’Express Styles : Alan Bennett n’a pas son pareil pour décrire l’incongru et l’accoutrement de ses compatriotes […] Le meilleur de l’Angleterre…

Du même auteur
La Reine des lectrices

Kamo, l’agence Babel – Tome 3 – Daniel Pennac

couverture_Kamo_agence_babel4ème de couverture
Pourquoi Kamo doit-il absolument apprendre l’anglais en trois mois ? Qui est donc Cathy, sa mystérieuse correspondante de l’agence Babel ? Se moque-t-elle de lui ? Est-elle folle ? Devient-il fou ? Pourquoi ses lettres nous font-elles si peur ? Et les autres correspondants de l’agence Babel, qui sont-ils ? Fous, eux aussi ? Tous fous ? Qui est donc l’étrange vieille qui semble régner sur ce monde ? Menez l’enquête avec son meilleur ami : il faut sauver Kamo !

Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

 

 

 

 

 

 

 

Kamo est très mauvais en anglais et sa mère va lui signaler cela. Il décide alors de se lancer un défi chacun et si le premier réussi l’autre devra alors se mettre à parler anglais en trois mois maximum. Impossible se dit Kamo, vraiment?

La mère de Kano est arrivée à garder un emploi plus de trois mois de suite, Kano doit alors apprendre l’anglais en trois mois aussi. Pour l’aider à cela, sa mère lui donne une liste de correspondant anglais avec qui il va échanger. Que va t’il lui raconter? Elle lui répond du tac au tac : Fais le portrait de ta mère, explique avec quel monstre tu vis, ça te donnera de l’inspiration. Le hasard va lui le mettre sur la route d’une certaine Cathy. Très vite une relation d’amitié va se créer et il ne va pas avoir le choix d’apprendre l’anglais. Ces progrès vont être fulgurants. Mais Kamo va changer de comportement allant modifier la relation avec son meilleur ami. Alors ce dernier va enquêter sur cette fameuse agence Babel pour découvrir qui peut se cacher derrière. En plus, Kamo veut rencontrer Cathy même si elle a vécu dans un autre siècle. La découverte de sa correspondante va être une vraie surprise pour lui.

Une magnifique leçon pour inciter les enfants à lire. J’ai adoré le personnage de Kamo, très attachant avec une maman aimante. Il ni a pas à dire Daniel Pennac c’est y faire pour manier les mots avec talent et ingéniosité. Je suis persuadée qu’un enfant après la lecture de ce petit roman à envie de découvrir un peu le héros et le monde du livre. Les chapitres sont très courts et toujours illustré pour le confort de lecture.

J’ai envie de lire les autres romans de Pennac pour les jeunes maintenant car c’est furieusement bien.

 

Meurtres à la table de billard – Glen Baxter

Unknown

– Mais vos parents furent-ils prévenus? s’enquit oncle Roderick.
– Ne me parlez pas de ces deux-là! siffla Gladys. Plutôt que de me donner la petite rallonge que je leur demandais pour couvrir mes achats de produits chimiques, ils ont préféré vendre la maison, changer de nom et quitter le pays.

Capture d’écran 2013-06-01 à 11.11.49

4ème de couverture
Pris séparément, les éléments qui composent une table de billard sont parfaitement inoffensifs. Ce que peu de gens savent, c’est qu’une fois mélangés, ils peuvent devenir redoutablement meurtriers. Pourtant, à la découverte du premier cadavre, l’inspecteur Trubcock a de quoi être sceptique. Scepticisme qui sera de courte durée puisque la liste des morts va bientôt s’allonger. Avec quelques points communs : tous ont mangé des cannellonis, tous ont été les amants de la redoutable Gladys Babbington Morton. Une poursuite effrénée s’engage alors qui, durant de longues années et aux quatre coins du globe, mènera notre intrépide inspecteur de Scotland Yard sur les traces de cette femme mystérieuse, acquise au crime depuis l’âge de quatre ans et dédaigneuse des lois de la société civilisée autant que des principes fondamentaux de la cuisine toscane. Où il sera question, entre autre, d’aéronef, de robots gentlemen, de chapeau-gramophones ou de chaussures de claquette en éponge…

On connaissait l’illustrateur Glen Baxter (Le livre de l’amour) pour ses dessins parfaitement incongrus et absurdes au plus haut point. Cette première incursion dans le roman (illustré bien entendu) confirme qu’on est en présence soit d’un fou furieux soit d’un humoriste de génie (ce qui n’est pas incompatible). – Georges Louhans

Capture d’écran 2013-06-01 à 11.11.49

Voilà une lecture bien surprenante. On retrouve tout ce qui est relatif au policier : des meurtres, une tueuse folle, un policier de Scotland Yard, un billard, une poursuite et de l’amour. Tout les ingrédients y sont, mais le mélange ne donne pas toujours ce que l’on croit. Si on ne connaît pas l’humour absurde anglais avant on connait tout à fait après. Un exemple pour que cela soit plus parlant? La tueuse a un signe distinctif, il y a toujours un billard à proximité du mort. Un billard? Oui, promis.

Le texte rencontre l’image. Des dessins en noir et blanc illustrent le texte d’une façon assez décalée. Chaque page est une surprise en ce qui concerne l’évolution de l’histoire. On s’inquiète, on se surprend à être surpris et on va jusqu’à s’interroger de sa propre lucidité. Suis-je folle? Non. Peut-être qu’un grain de folie est venue délicatement germer dans mon cerveau depuis la lecture. Va falloir que je lise un autre ouvrage du même auteur pour faire pousser la graine.

Bref, une lecture surprenante qui monte le talent à afficher leur particularité culturelle.

keep-calm-and-readchallenge-2

France – John Burningham

JOHN-BURNINGHAMS-FRANCE-1-JB FRANCE

Présentant le projet de loi, le Ministre de la Culture, Jacques Toubon, a déclaré que son gouvernement avait décidé de faire de la politique de la langue française une « cause nationale » et cherchait à protéger le droit des Français à être interpellés dans leur propre langue.

Capture d’écran 2013-06-01 à 11.11.49

4ème de couverture
John Burningham aime la France, mais c’est un amoureux lucide. Petits portraits parfois tendres, parfois cruels mais toujours amusés pour nous faire découvrir travers et bons côtés du Français éternel, râleur et bon vivant.

Capture d’écran 2013-06-01 à 11.11.49
On croirait un ouvrage réalisé par une classe d’école primaire qui devrait présenter la France avec quelques dessins. L’innocence du  dessin à pour moi gâcher l’objectif du livre qui est de refléter la France à un moment vu par un anglais. Les pages sont complétées par des citations, des extraits de classique, d’articles, de règlements…

Je ne suis pas certaine qu’en lisant cela les anglais aient très envie de venir découvrir la recherche de truffes dans le sol, les bouchons au mois d’août ou une centrale nucléaire. J’y ai retrouvé une grande diversité comme celle qui peut exister dans toutes les villes du monde. Si par hasard, je découvre un livre de cet auteur, je passerai mon chemin.

keep-calm-and-readchallenge-2