King, le nouveau magazine masculin impertinant

Unknown-1La presse masculine vient de s’enrichir d’un nouveau magazine qui se veut impertinent : King. Partons à la découverte de ce numéro 1 avec  sa couverture qui se percutante.

Le premier plaisir en ouvrant ce magazine, c’est que le nombre de publicités. Elles n’occupent pas la moitié de la publication comme cela peut-être le cas dans GQ. Puis le deuxième point positif est la variété des sujets des articles : Free Fight, une interview de Laurent Lafitte ou le love coach. De plus, les sujets sont assez recherchés avec des explications, de belles illustrations, des dates…. Ce n’est pas que du remplissage de page avec du vent. N’oublions que c’est un magazine pour les hommes, alors quelques articles plus masculins tout de même comme celui sur les coupés américaines ou un portrait de Robert De Niro.

Un magazine très agréable à lire pour un prix modique de 3,5€. Alors messieurs, si vous avez envie de renouveler vos lectures, loin des femmes dénudées et des conseils de musculation, prenez ce magazine en main

Popcorn n°1

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Un nouveau venu dans la catégorie des magazines concernant le cinéma et les séries. On pourrait dire « Encore? », mais celui là souhaite se différencier des autres que cela soit dans la forme que dans le fond.

Un couverture assez aguichante avec notre ami Wolverine et les deux héroïnes du film et des « exclusivités » sur les films à l’affiche entre août et septembre. En première partie du magazine, en double page les prochaines sorties avec une grande photo, le titre, une présentation avec rédaction maison et la date de sortie. Puis, deux doubles pages sur ces sorties sur grand écran qui manque un peu plus d’explications comme Machete Kills, Riddick ou Thor, le tout bien entendu illustré de belles photos.

On continu la lecture avec une troisième partie avec des interviews sur une douzine de pages avec photos sur les gros blockbuster tels que l’interview de Guillermo del Toro avec la sortie de Pacific Rim ou de Hugh Jackman pour Wolverine. Et pour finir un dossier sur les films d’horreur « Slasher. Fais-moi peur! », un article sur les séries que l’on va découvrir à la rentrée sur notre petit écran, puis sur Larry Cohen et enfin sur Grant Browler.

J’ai été surprise de ne pas trouver à la fin les sorties dvd des séries et des films et de leur BO. Ce qui m’a surprise c’est le manque de présentation de l’ensemble des sorties au cinéma sur la période de disposition du magazine en kiosque. Les choix sont axés sur les grosses productions américaines. Si vous ne connaissez pas le film, vous ne trouverez pas de synopsis mais l’avis d’un rédacteur avec des commentaires et des remarques. C’est un atout tout en étant une faiblesse. En effet, si vous aimez les films d’art et d’essai, vous ne trouverez rien qui puisse vous intéressez ici. Mais le titre du magazine devrait être une orientation. Est-ce que l’on mange vraiment du pop-corn devant un film d’Ozon?

J’ai hâte tout de même de lire le numéro 2 si ce dernier sort en kiosque au mois d’octobre. Il faut dire que le magazine est agréable en main, belle police, sympathique écriture, harmonieuse mise en page. Bref, j’aime.

Prix : 4,5€

CinéSaga, un nouveau mag ciné

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Le 26 avril 2013, un nouveau magazine cinéma côtoient Première, So Film, Transfuge et consort dans les kiosques à journaux.

Pour se différencier de ces nombreux concurrents, ce magazine se spécialise par une thématique. Pour ce numéro 1, le choix se trouve porté sur les héros de Marvel au cinéma. En effet, les super-héros ont le vent en poupe au cinéma actuellement. La sortie d’Iron man 3 sur les écrans correspond très bien à la sortie de cinéSaga, qui en fait sa couverture.

Un format agréable à prendre en main, couverture papier glacé, qualité dans le papier, 97 pages et beaucoup de photos. Peut-être un peu trop à mon goût, surtout que certaines sur deux pages sont pixellisées. En effet, on peut réduire des photos hautes qualités et avoir de très jolie images mais l’inverse ne fonctionne pas. Espérons que cela sera corrigé dans le numéro 2.

Sinon, l’écriture des articles est très clair et agréable à lire. La structuration des articles, bien pensé puisque l’on passe d’une présentation des super héros en général jusqu’à des articles par thématique comme les X-men ou le Iron-man. Le plus que j’ai apprécié, c’est de faire des petits encarts en recontextualisant  le film par rapport au comics.

Bref un bon premier numéro, très intéressant qui j’espère rencontrera son public pour pouvoir lancer le numéro 2.

Stylist n°2

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Une semaine est passée, et le numéro 2 de Stylist se retrouve dans les rues de Paris. Alors est-il toujours au niveau du numéro 1?

Déjà, je prend un risque en montrant la couverture du numéro 2 car comme stipuler dans l’ours en page 5, seulement  » Tous droits réservés. La reproduction, même partielle, de tout article ou image publié dans Stylist est interdite. » La couverture est déjà moins surprenant par rapport au numéro précédent. L’édito est juste en page 5, avec seulement 3 pages pubs avant.

On retrouve les grandes rubriques, avec La style list, Made in France, les brèves, l’employée de la semaine, le dossier…. Je me permets de remettre en cause certains choix d’objets comme dans la rubrique Style list. Un portefeuille en cuir de la marque Lancaster à 85€, d’autres marques comme I am, propose un portefeuille semblable pour 45€. Le choix pour le luxe est manifeste. Et oui, la femme est consommatrice et s’épanoui dans l’achat. Femme frivole…

La femme n’est pas que frivole souffrant de fièvre acheteuse pour s’épanouir en tout que femme. Elle se cultive, et oui. Elle se bat pour plus de femme dénudé dans le Sun à la page 3 ou connaître les bons plans pour faire la fête avec ces amis.

Bref, un moment sympa de lecture malgré la pub et la pub…. J’essaierai peut-être d’avoir le numéro 3…

Stylist, un nouveau gratuit – numéro 1

stylist-magazine-gratuit-beautifulandmore-5-233x300Depuis le jeudi 18 avril, un nouveau magazine gratuit se découvre dans 9 grandes villes de France. Il se nomme Stylist.Le premier numéro est tiré à 400 000 exemplaire par le Groupe Marie Claire, en partenariat avec l’éditeur britannique Shortlist Media. A la base, c’est un bristish mag, crée en 2007 par Tim Ewington et Mike Soutar qui diffère de la presse gratuite habituelle. Ici, il pourrait se rapprocher d’un A nous Paris avec un Be, qui sera un accouplement aussi bien dans les articles proposés que dans le format. La diffusion touche 9 grandes villes françaises : Paris, Lyon, Marseille, Aix-en-Provence, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Lille et Strasbourg en direction des femmes entre 25 et 49 ans, actives. 80% de la distribution se fera par de main à main dans des espaces fréquentés par des femmes comme les sorties de métro et centres commerciaux. Les 20% restants seront disposés sur des présentoirs dans des salles de sport, hôtels, restaurants… tous les jeudis.

Deux femmes sont à la tête, Aude Walker et Audrey Diwan, anciennement salariées de Glamour. Leur objectif est de créer un magazine féminin haut de gamme qui parle aussi bien de la mode, de la beauté que de la culture avec des couvertures décalées. Avec environ 56 pages, jusqu’à 100 pages pour les éditions spéciales, elles ont choisis une édition couleur, sur papier couleur avec dos piqué. L’investissement de base estimé à 20 millions d’euros; à parts égales avec Marie Claire et ShortList Media, qui ont l’objectif d’attirer des annonceurs du luxe.

Sinon que peut-on trouver dedans?
En couverture, une photographie assez sympa avec un titre Cape ou pas Cape? Une génération de filles frappés du syndrome Wonder Woman. Mais aussi une présentation courte mais succincte : Mode, culture, beauté, société, idées et gratuit. Allez, j’ose, je l’ouvre. Cela débute mal, trois doubles pages de pub, une page simple pour enfin arriver à un édito de la rédactrice en chef : Aude Walker. Elle dit : « On s’engage devant vous à beaucoup dessiner, rire et réfléchir afin de vous offrir chaque semaine des émotions fortes, avec des couvertures et un magazine singuliers et innovants. » Il ne reste plus qu’à juger sur le long terme.

Une note en tout petit dans l’ours attire mon attention. « Important. Nous ne faisons aucune publicité rédactionnelle. Si nous citons une maison de commerce, c’est uniquement par souci de signaler à nos lectrices un objet dont la qualité a retenu l’attention  de nos spécialistes. Les prix ne sont donnés qu’à titre indicatif. » Vraiment? Il est bien de la noter, car la presse féminine est rempli d’articles d’avis qui ne sont que du placement de produits. Quelques doubles pages de pub suivantes, La style list, objets du désir à portée de main. Placement de produits ou coup de coeur? Mystère.

Les chroniques arrivent ponctués de pub bien entendu.
– Made in France, un talent français avec Alice de Lencquesaing
– Les Grand Bazar avec pleins de brèves « toutes les news indispensables qu’on ne savait pas où mettre »
– L’employée de la semaine, « Du café au dîner, une femme nous raconte son métier » avec Jeanne Crousaud
– Mauvaise réputation – « Fuite d’eau et déclin de l’Europe » par Audrey Diwan
– Le syndrome Wonder Woman
– Le genre idéal – « Masculin, féminin, pourquoi choisir? La mode réconcilie les sexes en inventant un troisième type séduisant.
– Macadam Exquis – Effets de matières
– Ceci est une bombe
– Albert Cohen m’a rendue maso
– La vérité si je bois
– Féministe jusqu’au bout des ongles !
– Envie de chopper
– Interview de Valérie Donzelli
– Agenda To do list

Une écriture sympa et facile à lire et à comprendre. Moins de pub serait mieux, mais pour pouvoir faire un gratuit il faut des investisseurs. Je vais essayer de trouver le numéro 2 jeudi. La qualité est bien meilleure que les magazines féminins si creux.

Le magazine en pdf c’est ici.

Site du journal : www.stylist.fr

Bisou, le nouveau mag

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Les éditions Delcourt viennent de publier un magazine, qui se trouve en kiosque depuis le 4 avril 2013. Un féminin qui se veut assez sympa avec des bd très filles, mais cela suffira t’il pour qu’il se trouve une place sur le marché de la presse déjà bien rempli?

Une couverture pleine de couleur et de dynamisme, comment passer à côté de ce bisou? On ne peut pas. Difficile de passer à côté d’un kiosque à journaux sans voir qu’un nouveau magazine vient de sortir. Il se veut sympa et tendance et loin des clichés féminins que l’on peut retrouver chez leur concurrent. On ne croirait pas trop en regardant la couverture pourtant. Mais les titres comme l’interview de Norman ou Un homme, une pipe, une question sont un peu différents et interpellent. 84 pages d’articles, d’interviews et de bd surtout.

Beaucoup de pub pour le lancement de ce nouveau magazine, toutefois une abscence de critiques. Etrange? Des numéros n’ont pas été envoyé à des journalistes? Une pub pour de mousse coiffante en pleine page d’un « interview » de Norman, normal? Manque de contenu peut-être. Surement, car entre les questions du journaliste, du stagiaire pour savoir ce qu’il aime manger au Mc Do et un portrait chinois, il restait de la place. De même pour les grands bas de pages blanches sur le petit précis d’hipsterologie. Et que dire des comparaisons entre les roux et les chauves avec l’article Les roux sont-ils les nouveaux chauves? Important de comparer Kojak à David Caruso ou Vin Diesel à sergent Brody, qui lui n’a même pas le droit à son nom.

Quelle est la cible? En édito, c’est noté pour la vingtaine. On parle de pipe entre copine à 20 ans??? Margaux Motin aussi?? Il me semble que c’était plus la trentaine. Est-ce que tous le monde sait qu’est-ce un hipster? Il me semble que cela reste très parisien. Une couverture qui fait des promesses mais le contenu ne se trouve pas au rendez-vous. Je ne prends en compte les fautes de mise en page avec des espaces et autres, mais je n’ai rien appris. J’ai eu l’impression que l’on m’a pris pour une cruche totale. C’est sur que je n’ai pas eu l’impression d’avoir appris quelque chose, mais juste d’avoir un vague divertissement pour trentenaire un peu bobo branché, qui mettrait du 38 et rêve de Louboutin.

Bref, je vais le donner à ma nièce de 19 ans, peut-être que cela lui plaira plus, puisque son magazine préféré est Biba. Ce qui est certain, je n’investirai pas mes 3,95€ dans le numéro 2.