La briscola à cinq – Marco Malvaldi

9782264061850Dans un village près de Livourne, en Toscane tout était tranquille. Les vieux buvaient leurs cafés tout en jouant aux cartes au Bar Lume, tenu par Massimo. Tout aurait pu rester pareil si un soir on n’était pas venu le chercher pour l’informer qu’un cadavre occupait une benne à ordure. La police va enquêter mais sait-elle comment faire?  Lire la suite

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L’amie prodigieuse – Tome 1 : Enfance, adolescence – Elena Ferrante

9782070466122Elena est une vieille femme maintenant. L’appel du fils de son amie fut une belle occasion de se souvenir de sa jeunesse. Alors elle va prendre le temps de nous raconter sa rencontre avec une jeune fille qui a bouleversé sa vie. Direction un quartier pauvre de Naples dans les années 50. Lire la suite

Trois chevaux – Eric De Luca

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Le narrateur, un Italien émigré en Argentine par amour, rentre au pays. En Argentine, sa femme a payé de sa vie leur combat contre la dictature militaire. Lui, le rescapé, a appris que la vie d’un homme durait autant que celle de trois chevaux. Il a déjà enterré le premier, en quittant l’Argentine. Il travaille comme jardinier et mène une vie solitaire lorsqu’il rencontre Làila dont il tombe amoureux. Il prend alors conscience que sa deuxième vie touche aussi à sa fin, et que le temps des adieux est révolu pour lui.
Récit dépouillé à l’extrême, Trois chevaux évoque la dictature argentine, la guerre des Malouines, l’Italie d’aujourd’hui. À travers une narration à l’émotion toujours maîtrisée, où les gestes les plus simples sont décrits comme des rituels sacrés, et où le passé et le présent sont étroitement imbriqués, l’auteur pose la question des choix existentiels et interroge le destin.

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Tout en discrétion et en silence, Erri De Luca propose de nous raconter l’histoire d’un homme aux blessures et déchirures profondes qui a décidé de continuer d’avancer. Une opportunité de pouvoir aimer s’est offerte à lui, mais l’amour est-il sans conséquence?

Un arbre a besoin de deux choses : de substance sous terre et de beauté extérieure. Ce sont des créatures concrètes mais poussées par une force d’élégance. La beauté qui leur est nécessaire c’est du vent, de la lumière, des grillons, des fourmis et une visée d’étoiles vers lesquelles pointer la formule des branches. 

Rescapé de la vie suite à l’assassinat de sa femme en Argentine pour cause de lutte contre le pouvoir en place, il retourne en Italie. Son choix se résume à une vie solitaire en jardinant. Mais un jour, tout va changer avec deux rencontres. L’une amicale avec un africain, Sélim et l’autre amoureuse avec Làila, prostituée. Les deux vont lui permettre de son mutisme du à son passé, à son métier et sa passion des livres. Bien entendu, tout ne va pas aller pour le mieux même si son coeur ne s’était pas animé de cette façon depuis des années. 

Tu sautes un tour et tu ne reviens plus. Ainsi en Argentine, je rate un rendez-vous et je suis sauf, j’arrive au moment où l’on emmène la famille du dernier refuge. Moi je reste dans l’autobus bloqué par les soldats tandis que que mes derniers amis disparaissent dans un camion. 
La cendre ne peut rien m’apprendre, Selim, je suis la cendre. 

Malheureusement, l’espoir a un prix, celui de la réalité du monde. Tout en discrétion, j’ai été touchée par l’histoire de cet homme qui va devoir continuer à vivre avec sa tristesse, sa déception et sa déception. Des silences et des non-dits, je m’attache à ce personnage écorché vif.

 

Novecento : pianiste – Alessandro Baricco

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Novecento : pianiste
Alexsandro Baricco
Editeur : Folio
Nombre de pages : 88
Traduction : Françoise Brun
Publication : 1994
Genre : Théâtre

En lisant le blog d’Asphodèle, j’ai découvert le roman Novecento d’Alessandro Baricco qui m’a rappelé un magnifique film que j’avais vu : La légende du pianiste sur l’océan. Et bien, c’est l’adaption de ce livre.

En fond sonore, je mets un concert de Keith Jarrett. Je m’installe dans mon canapé, un petit thé  Christmas Weeding, aux parfums de chocolat et café, à la main. Le livre débute avec un note de l’auteur et son intention avec ce texte. Il l’écrit comme une pièce théâtre, façon monologue. « Je ne crois pas qu’il y ait un nom pour des textes de ce genre. Peu importe. L’histoire me paraissait belle, et valoir la peine d’être racontée. J’aime bien l’idée que quelqu’un la lira. » Nous sommes dans l’univers de cet auteur italien. Je tourne la page, et ici débute l’histoire passionnante de Novecento.

« Ca arrivait toujours, à un moment ou à un autre, il y en avait un qui levait la tête… et qui la voyait. » Nous sommes sur le Virginian, un bateau qui voyage dans le monde. Il va souvent en Amérique, et il y en a toujours un qui voit en premier la statut de liberté. Une chance peut-être? Les gens descendent vers cette nouvelle terre promise. Mais une boîte est restée sur un piano dans la première classe. Danny Boodmann jette un coup d’oeil et il découvre un petit bébé avec un sourire enjôleur. Il tombe sous le charme et adopte ce nouveau né abandonné par les immigrants. Il le baptise Danny Boodmann T.D. Lemon Novecento. Novecento qui signifie 1900, une nouvelle époque et T.D. Lemon, nom qui figurait sur la boîte. Après cela, il sera son fils et tout le monde sur la bateau l’adopte. Lorsqu’il va mourir, Novecento va découvrir son don. Avant même qu’il puisse toucher les pédales, les 88 touches du piano n’avait pas de secret pour lui et va devenir un prodige.

Il ne va jamais quitter le bateau, le mal de terre. Un grand nom de la musique va même venir le défier sur bateau, le soi-disant inventeur du jazz. Mais il s’en frotter à trop passionner. Les touches blanches et les touches noires ne font qu’une avec lui. Jouer sur ce bateau, c’est tout sa vie. Voilà ce que nous raconte son meilleur ami, le trompettiste. Pendant 7 ans, il a vécu sur le bateau. Suite à la réception d’un courrier de Neil O’Connor, l’Irlandais, qui lui annonce que le bateau suite à la guerre a subi de gros dommages et on va l’exploser. Il va prendre le premier train et trouver le bateau, car il sait qu’il est toujours dedans. Il va le trouver assis, heureux sur de la dynamite. Il allait mourir mais il a été heureux. Il ne peut pas vivre sur terre, d’ailleurs il n’existe même pas. Ils échangent et se disent adieu, comme les vrais amis qu’ils étaient.

« Je sais maintenant que ce jour-là Novecento avait décidé qu’il allait s’asseoir devant les touches blanches et noires de sa vie, et commencer à jouer une musique, absurde et géniale, compliquée mais superbe, la plus grande de toutes. Et danser sur cette musique ce qu’il lui resterait d’années. Et plus jamais être malheureux. »

Ce fut un vrai délice de lire ce court roman en musique, car je me laissais emporter surtout lors de description des pratiques musicales. Les images du films se superposaient à la lecture de l’ouvrage qui reprend très fidèlement l’histoire. J’aurais rêvé de prendre un jour un bateau de voyage, de descendre au troisième sous-sol et d’écouter Novecento improviser. Puis discuter avec le personnel qui me présenterait cet atypique personnage.

Cinéma
Adapté au cinéma, sous le titre « La légende du pianiste sur l’océan », en 1998 par Giuseppe Tornatore.

Théâtre
Adapté pour la première fois au théâtre en juillet 1994 au festival d’Asti en Italie.

Du même auteur
Soie

L’avis d’Asphodèle : leslecturesdasphodele.wordpress.com/2013/01/18/novecento-pianiste-dalessandro-baricco

Pays dans le cadre du challenge Voisins Voisines : Italie

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Le K – Dino Buzzati

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Il existe parfois des rencontres avec des livres. Ils vous attendent. J’avais acheté en occasion il a fort longtemps un livre que l’on m’avait chaudement conseillé comme étant un des meilleurs livres au monde. 10 années passent et le livre déménage de ville en ville en me suivant. Un jour, me dis-je, j’aurais une bonne raison de le lire. Voilà que le mois dernier, une rencontre numérique m’a poussé à le sortir de son classement alphabétique. Une liseuse passionnée de mot : Asphodèle, qui propose une lecture commune.

Je saute sur cette opportunité qui en fin de compte était un sort délicat. Une fois le livre ouvert plus moyen de le refermer. 50 nouvelles à lire d’enviro 6 pages. Mais chaque nouvelle avait pour moi l’impression d’en faire 20 pages. A chaque page tournée, je regardais le numéro en bas de page en ayant l’impression de ne jamais en finir. Les notes de l’album « The Human Octopus » de Cascadeur, me berçait au fur et à mesure des histoires.

Le livre débute avec la nouvelle le K, un animal fantastique qui suit un homme qui est obnubilé par l’animal que seul lui voit. Il pense qu’il veut sa mort. Alors lorsque l’instant fatidique arrive, il prend une barque en pleine mer et va à sa rencontre. Mais l’animal voulait juste lui remettre une perle qui lui offre réussite et bonheur. L’homme meurt alors seul et malheureux. Dino Buzzati maîtrise avec un grand talent l’utilisation avec justesse de chaque mot pour que le lecteur crée directement l’univers de l’histoire et ne s’y perde pas. Que cela soit « Pauvre petit garçon » qui raconte l’histoire du petit Adolf  ou Voyage aux Enfers du siècle, les univers se succèdent et cohabitent avec ce filon de la folie, de la tristesse et de la dépression. Aucun espoir ne brille, le monde est forcément rempli de noirceur et de désespoir. L’Homme n’est qu’un profiteur, un égoïste et négligeant.

400 pages plus tard, une boîte de chocolat et un moral en berne, j’ai fermé mon livre. Je voudrais l’abandonner, mais un rude enchantement a du me lier à ce livre. Il va retourner dans la bibliothèque. Un jour quelqu’un me parlera de ce livre et je lui offrirais à ce moment le sort sera dissou.

Avis des participantes à la lecture commune
Asphodèle : leslecturesdasphodele.wordpress.com/2013/01/31/le-k-de-dino-buzzati
Laure : madansedumonde.wordpress.com/2013/01/31/dino-buzzati-le-k
La comtesse : eeguab.canalblog.com/archives/2013/01/31/25734353.html
L’écho des écuries : l-echo-des-ecuries.over-blog.com/article-lecture-commune-le-k-dino-buzzati-114211807.html
Chroniques littéraires : chroniqueslitteraires.wordpress.com/2013/01/30/le-k-dino-buzzati/

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Captain Blood – Rafael Sabatini

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Captain Blood
Rafael Sabatini
Phébus – Libretto
Date de publication : 1922
Nombre de pages : 232 pages

Lecture : décembre 2012

Comment devient-on flibustier? Voilà une bonne question que ce passionnant roman nous propose à travers le portrait du Captain Blood.

Peter Blood, fidèle à sa fonction de médecin, soigne les blessés quelque soit leur camp. Voilà son erreur et elle va transformer sa vie. Il ne voulait pas prendre part aux révoltes contre le roi Jacques II d’Angleterre. Il sera jugé comme les autres et échappe de peu à la mort. Il est envoyé avec ces compagnons d’infortune travailler sur les nouvelles conquêtes du royaume d’Angleterre,  l’île antillaise de la Barbade en esclavage. Le labeur est difficile. Du moins, moins pour lui que pour les autres. Sa connaissance lui permet quelques passe droit et ces compétences sont reconnues. La belle Arabella, la nièce de l’horrible colonel Bishop qui dirige la plantation, ne reste pas insensible au charme de cette homme. L’attirance est réciproque.
Lors d’une attaque espagnol, les bagnards en profite pour s’enfuir à bord d’un magnifique galion  et le passé de Blood refait surface. A partir de ce moment, débute une vie de flibuste et de combats et devient Captain Blood (alias M. Le Sang, alias don Pedro Sangre). Il va mettre à feu les Antilles et se faire beaucoup d’ennemies de toutes nations au bord de l’Arabella. Sa bravoure, son insoumission et son respect de l’honneur, lui procure un équipage fidèle prêt à le suivre dans l’aventure. Après moult rebondissements, tout est bien qui finit bien.

Les pages se tournent avec un ravissement non dissimulé. Mon charmant libraire, m’en a parlé avec tellement de passion, que le plaisir de le lire n’a été que plus grand. Je me voyais sur ce bateau voguant sur toutes les mers, affronter les bateaux espagnols, français ou anglais. J’étais présente à chaque moment et quel délice. Et comme tout bon roman de pirates, une histoire d’amour basé sur une attirance certes mais aussi sur l’entente moral. Un vrai bijou qui m’a donné envie de découvrir l’île aux pirates. Laissez vous tenter par ce roman. Allez conquérir ce trésor et vous enrichir d’images et de rêves.

Cinéma :
Adapté au cinéma en 1935, titre éponyme par Michael Cruz avec Errol Flynn et Olivia de Havilland.

Ce qu’en dit la presse : 
Daniel Martin – La Montagne : « L’histoire est classique, certes, mais l’écriture est un bonheur : rigoureuse, aventureuse, porteuse de suspense et d’émotion. Une merveille !« .

Si vous avez aimé, vous devriez aimer :
Roman : 
L’île au trésor

BD :
De capes et de Crocs