Le Libraire – Régis de Sà Moreira

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Le Libraire
Régis de Sà Moreira
Editeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 190
Publication : 2004

Poudoupoudoupoudou… un client vient de rentrer dans la librairie. C’est le va et vient quotidien dans l’univers du livre de ce libraire. Il ne vend pas de la merde, lui, il ne vend que  des livres qu’il a lu et qu’il aime. « Dès qu’il ouvrait un livre, le libraire était heureux. » Il ne fermait jamais sa librairie au cas où quelqu’un cherchait un livre désespérément en pleine nuit. « La librairie du libraire était ouverte jour et nuit, tous les jours de l’année, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans interruption, et cetera, et cetera. Ce que le libraire avait résumé en peignant simplement et définitivement sur la porte de sa librairie le mot « Ouvert ».  » Parfois une femme nue passait, un fidèle dit Jacques Le Fataliste qui fumait dans les locaux, une femme qui souhaite juste faire l’amour, une baronne qui veut des livres pour ces petits enfants, un chercheur de guide de voyages, des témoins de Jéhovah, le Dalaï Lama et d’autres personnages haut en couleurs.

« – Bonjour, je cherche le rayon développement personnel.
– C’est de l’autre côté de la rue, juste en face… »

De l’autre côté de la rue, juste en face, c’est un bar.

Il se nourrit des mots, chéri ces livres comme ces enfants. Il boit de la tisane toute la journée. Il a arrêté le café, trop excitant. « Le libraire ne se nourrissait que de tisanes et de livres, et celui lui convenait très bien. Malgré ce régime, le libraire restait assez épais, et les fréquents allers et retours au premier étage de sa librairie que sa forte consommation de tisane lui imposait suffisaient à entretenir sa forme physique. » Il aime la musique, surtout Mozart. Il aime aussi la fleuriste à côté. Elle passe lui offrir un bouquet et lui, lui offre un livre s’effleurant les mains. Ses blessures au coeur, par les trois femmes de sa vie complique son envie d’investissement avec la charmante voisine. Et autre petite excentricité, il arrache des pages de livres qu’il envoie à ces frères et soeurs qui sont partout dans le monde, sans plus d’explication.

Un livre qui se dévore assez vite avec des courts chapitres.Une histoire? Pas vraiment, une succession de moments, d’absence, de tristesse, de solitude…  J’ai adoré ce libraire, passionné des mots, que j’aimerai connaître. Je rêverais de passer chez lui, lui déposer un chocolat sur son bureau, une petite carte ou un marque page fais main. J’aimerais qu’il me parle de ces romans et que j’ai l’impatience de rentrer chez moi avec l’un d’entre eux, pour le dévorer sur mon canapé, sous une couverture avec un bon thé. Poudoupoudoupoudou…..

Ce qu’en dit la presse
Erwan Desplanques – Télérama : « Un coup de coeur, pur concentré de poésie et de tendresse façon Amélie Poulain. »
Bernard Plessis – Le Bulletin des Lettres : « Ne pas lire trop vite, pour faire durer le plaisir. »

Autre avis d’une participante du Challenge Le nez dans les livres 
A propos de livres : aproposdelivres.canalblog.com/archives/2011/09/09/21881871.html

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