Qui est Richard Avedon? – Vieux Monde/ New Look

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Presque 10 ans après la mort du photographe Richard Avedon (1923 – 2004), la BNF a décidé de montrer ce lien qu’il a eu avec la France pendant presque un demi-siècle. 200 pièces pour affirmer qu’il était bien plus qu’un photographe de mode. Pour découvrir ces facettes, l’exposition se construit autour de trois thématiques : un film, un livre et un magazine. Partons à la découverte dans un premier temps de Richard Avedon.  Lire la suite

Visite guidée de Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910 – Musée d’Orsay

DSC09942Comme à son habitude, le musée d’Orsay décide de faire une exposition autour d’un sujet choc pour faire parler d’elle. Objectif réussi parce que Splendeurs et misères, images de la prostitution, 1850-1910 ne désemplit pas. Alors je suis partie à la découverte de l’histoire mise en image accompagnée d’une très charmante guide.

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Lartigue, la vie en couleurs – MEP

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La MEP décide montrer une autre face de Jacques Henri Lartigue. Ce photographe connu pour ces photos en noir et blanc, a toujours pratiqué la couleur. L’exposition a pour but de faire découvrir une autre partie de son oeuvre qui est pour une grande partie inédite. Direction l’histoire d’un homme qui a commencé la photo à 8 ans et qui n’a arrêté qu’à sa mort. Lire la suite

Alice Springs – MEP

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June Newton est l’épouse d’Helmut Newton. Elle partage une passion en commun avec son mari : la photographie qu’elle va pratiquer sous le nom d’Alice Spring. La Maison Européenne de la Photographie présente le deuxième volet d’une exposition de portraits dont la première partie a été montrée en 2012. Se sont les créations à partir de 1975 où elle a réalisé des portraits de célébrités du monde entier ainsi que des portraits des jeunes des années 80 qui nous sont présentés.

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L’épouse d’Helmut Newton dépose sa carrière de photographe en 1970 à Paris. Un jour, Helmut, devait allé à un shooting mais comme il est malade, il ne peut s’y rendre. Il explique alors à sa femme, June comme se servir de l’appareil photo ainsi que du luxmètre pour faire les photographies pour la publicité pour la cigarette Gitanes. La photo connu un grand succès.

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José Alvarez, direction d’une agence de publicité commande à June Newton des photographies pour des campagnes pharmaceutiques ainsi que des commandes de portraits. Sa carrière est lancée.

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Au début des années 70, Jean-Louis David lui commande aussi des photographies. Les portraits réalisés commencent à être publiées sous son propre nom dans la presse comme Elle, Vogue, Marie-Claire…

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Depuis 2005, ces travaux sont présentés dans la Fondation Helmut Newton dans une salle nommée June’s Room.

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J’ai beaucoup aimé sa série de portraits de personnalités en noir et blanc et aussi de ces femmes d’un autre âges.

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Une très jolie muséographie comme à son habitude. L’éclairage rend difficile les photos car cela fait beaucoup de reflet sur les vitre des cadres.

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Elle a réalisée une série en Californie au début des années 80 sur le mouvement punk et hi-hop.

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© Alice Springs

J’ai été beaucoup été touchée par la photo ci-dessous.

Los Angeles - 2004

Los Angeles – 2004

Le modèle préfère d’Alice Spring est son mari qu’elle aime passionnément. Ainsi on le retrouve seul, dans des conférences, dans des scènes de la vie quotidienne et avec d’autres célébrités.

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Lien vers l‘exposition à la MEP jusqu’au 23 août 2015

Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne – Pinacothèque

dadc9383b8a399a99ca89b6af36f3d0aJusqu’au 21 juin, la Pinacothèque accueille en partenariat avec Arthemisia Group et 24 ORE Cultura – Gruppo 24 ORE, l’exposition : Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne. Un rassemblement de 180 œuvres qui permettent de découvrir la richesse de l’Art nouveau qui s’est développé à Vienne au début du XXème siècle sous le nom de Sécession dans l’empire Austro-Hongrois.

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Visite guidée de Picasso – Musée de Montmartre

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Le musée de Montmartre consacre une exposition à Pablo Picasso d’après l’oeuvre de Julie Birmant et Clément Oubrerie jusqu’au 31 août 2014. Les collections permanentes se mélangent aux planches de la bande dessinée pour un plongeon direct dans l’univers artistique de Montmartre.

L’exposition nous emmène dans le Montmartre de Picasso, dans les années 1900 où il arrive et rencontre ces amis, ces amours. Sa passion pour l’art a toujours présente, c’est pour cela qu’il quitte son Espagne pour la capitale française. C’est son histoire que raconte Julie Birmant et Clément Oubrerie à travers quatre bandes dessinées sorties entre 2012 et 2014.

 

La visite guidée débute par les jardins et les bâtiments extérieurs. En effet, sous la verrière se trouvait l’atelier du 12 rue Cortot. Il a été occupé de 1906 à 1909 par le peintre Emile Bernard. Puis c’est le trio infernal connu de tout Montmartre qui s’installe en 1911. Son ce nom se cache Suzanne Valadon, son fils Maurice Utrillo et son compagnon André Utter. Les rapports étaient tendus d’une part car le compagnon de Suzanne Valadon a le même que son fils. Et que c’est ce dernier apporte l’argent permettant la subsistance de la famille. L’atelier est en cours de restauration et ouvrira en octobre 2014.

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Photo prise vers 1920

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Une petite photo qui prouve la ressemblance entre Pablo jeune et le personnage de la bd.

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Le musée était avant des ateliers d’artistes. Deux petits jardins entour le lieu qui a inspiré de nombreux artistes impressionnistes. Par exemple, La Balançoire de Renoir, peint en 1876 dans le jardin où une balançoire est maintenant fixée en mémoire de ce moment. L’oeuvre présentée à l’exposition des impressionnistes en 1877 a été mal accueillie. Caillebotte pour faire plaisir à son ami a décidé de l’acheter.

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unnamed-3 Avant l’accès au musée, on passe devant le buste de Poulbot qui a donné son nom à une expression pour parler d’enfants. D’ailleurs, quelques une de ces peintures sont présentes dans le musée. C’est également une figure phare dans l’histoire du quartier car il a fait en sorte de préserver l’esprit de Montmartre et a empêché beaucoup de constructions modernes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant de rentrée dans le musée, un petit arrêt pour regarder les vignes du 19ème siècle avec au fond la fameuse guinguette du lapin Agile.

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Après quelques marches, on pénètre dans l’espace de l’exposition et nous sommes accueillis par un mur rouge avec des dessins, des explications. Alors, tout ce qui va toucher la bd sera en rouge et le reste dans une autre couleur. Une muséographie très bien pensée et très complète.

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Sur une magnifique planche en bois sculptée on découvre le destin de St Denis. En effet, ce dernier a voulu convertir aux christianisme et sa punition fut sa décapitation. Mais il se leva, pris sa tête sous son bras et parti mourir à St Denis. C’est pour cela que l’on peut maintenant visité la basilique St Denis où l’on peut apercevoir un probable espace où aurait été son corps.

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Montmartre est un espace où l’on peut trouver beaucoup de moulins. De nos jours, il n’en reste que deux.

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Le paysage de Montmartre a beaucoup changé car avant c’était une zone où vivait les reclus de la société. C’est Haussmann, sous Napoléon III qui a entrepris les travaux dans cette zone avec aussi le remblai des carrières qui créaient beaucoup de mouvements de terrain.

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La bd illustre vraiment une époque avec l’évolution des voitures, des sorties, des lieux de création….

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Le Bateau lavoir, lieu d’hébergement d’artiste, proposait certes un lieu précaire mais un lieu pas cher où vivre.

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Une petite coquille dans l’image montrant le Sacré-Coeur, car sa construction fut terminée en 1923.

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Les personnages principaux s’affichent en grand dans l’exposition…. On rencontre Apollinaire et Marx Ernst…

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A l’étage, on rencontre ces yeux, ces regards. Ils sont bouleversants de beauté…. A ce qui paraît, Pablo Picasso avait un regard intense.

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Sur la maquette de Montmartre, des petits points indiquent les lieux et les personnages de la bande dessinée.

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Sur deux murs, se font face six décors de théâtre d’ombre qui étaient présents dans le bar du chat noir 2.

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Pablo et son Apollinaire montre à un marchand la peinture des Demoiselles d’Avignon. Peinture considérée comme trop expérimentale à l’époque dont il a été peint. Son premier amour, Fernande Olivier, est représentée sur la toile et elle n’apprécie pas du tout, car elle se trouve très laide.

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Changement d’étage et de pièce, profitons pour faire vite fait un panorama.

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Le cirque Médrano est mis à l’honneur car Pablo avec son ami Apollinaire s’y rendait au moins 4 fois par semaine pour rejoindre d’autres artistes.

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Dans les lieux insolites qui existaient on trouvait deux « bars » côte à côte avec des façades assez surprenantes. L’une représentant l’enfer et l’autre le paradis.

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Pablo et Apollinaire étaient des amis très proches et des artistes non reconnus par le public. Ils partageaient ce désespoir ensemble.

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Le cirque Médrano était toujours présent physiquement et se remplissait d’artistes pauvres en quête d’enchantement.

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Le cirque Médrano est le premier cirque français à accueillir le premier clown noir, avec le duo Footit et Chocolat.

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Vite, l’aventure se poursuit…..

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Plongeon dans une époque avec ces représentations et ces artistes….

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Vue d’une chambre d’artiste…

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Montmartre c’est aussi la fête où toutes les classes sociales se mélangent. C’est le cas en tout cas pour le Moulin Rouge. Ouvert en 1889, il était tout d’abord dans un part où dans un éléphant géant en plâtre, copie d’une structure présentée à une exposition universel, dans lequel était logé l’orchestre. Et puis, sous le chapiteau, les danseuses qui montraient leurs jolies gambettes. unnamed-42Le cabaret fait office de beaucoup de représentations que cela soit dans la littérature, dans les affiches, dans les peintures ou au cinéma.

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Affiche de Toulouse Lautrec avec en avant La Goulue et le décharné, contorsionniste qui danse le flamenco.

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Sublime exposition qui nous plonge dans une histoire vraie racontée à travers la bd et validée en plus par l’ancienne directrice du musée Pablo Picasso à Paris. La muséographie est très jolie avec beaucoup d’explications claires et limpide. En plus, les objets et peintures qui représentent la folie de 1900. La guide est souriante et passionnée par l’histoire du lieu, du quartier et de la bande dessinée. Alors pourquoi passer à côté à côté d’un voyage dans le temps à travers l’art et l’histoire?

La BD Pablo au Musée de Montmartre
Du 28 Mars au 31 Août 2014
Musée de Montmartre
Horaires : 10h-18h tous les jours
Tarifs : 9€ | 7€  18-25ans | 5€ 10-17ans | gratuit -10ans
Bon plan visite guidée, deux places pour le prix d’une    

Il était une fois l’Orient Express – Institut du monde arabe

orientexpress L’Institut du monde arabe accueille jusqu’au 31 août une exposition amenant au voyage avec un hommage à l’Orient Express. Tout comme plus de 200 000 visiteurs, je suis allée à la découverte d’un univers qui a bercé mon imaginaire.

unnamed-1Lorsqu’on arrive on voit apparaître au loin des wagons et on entend aussi un bruit au loin. La locomotive de 1922, en état de marche, est mise un peu à côté et produit des sons évoquant de nombreux films d’aventures. Beaucoup de gens s’arrêtent et restent admiratifs de cette machinerie imposante que l’on rencontre assez rarement. Elle a connu son heure de gloire, il y a quarante ans avec le tournage « Le crime de l’Orient Express » de Sidney Lumet, inspiré du roman d’Agatha Christie.

unnamedDans l’espace, juste en face, trois locomotives classées monuments historiques. La première, de 1929, est celle nommée « La Flèche d’Or », tout de bleu vêtue. Une scénographie très imaginative a été mise en place pour faire croire que les passagers venaient juste de descendre en laissant leurs affaires en place.  Une impression de temps figé se fait tout de suite le tout accompagné des sublimes verreries de René Lalique inspirées des Naïades. En plus, des éléments informatifs sont rajoutées de façon très élégante.

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Sur les tables se trouvent des objets qui auraient pu figurer dans la période de circulation du train et aussi ceux qui font partie de la construction de la renommée du train. On trouve la pipe d’Hercule Poirot, du champagne Mum, le monogramme de l’Orient Express sur les nappes… Des petits cartels donnent des explications sur des personnalités ayant utilisé le train comme Pierre Lotti, Joséphine Baker, Agatha Christie…

unnamed-3Le voyage se poursuit dans une voiture-lit de 1949, plaquée d’acajou verni où l’on peut voir les chambres simples ou doubles où ont dormi aussi bien Mata-hari que James Bond (Bon Baisers de Russie, 1963 avec Sean Connery). Dans le dernier espace, repose un corps légèrement ensanglanté qui a subi douze coups de couteaux. Mais heureusement, Hercule Poirot va aider à résoudre cet étrange meurtre. L’espace dans le couloir est très restreint et les photos interdites pour éviter de boucher la circulation.

Le visiteur qui est accompagné d’un »guide » donne quelques explications très brèves. Les petits groupes de 15 personnes ainsi amené par une personne du musée dynamise l’avancée des visiteurs et permet de désengorgé la fille d’attente pour faire l’exposition. C’est une belle trouvaille de gestion du public à la fin intelligente et pratique.

Et le dernier wagon est une voiture bar où l’on peut admirer des bouquets de fleurs de René Lalique où les feuilles sont incrustées d’argent.

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Un dernier wagon est visible mais il est privatisé par un grand restaurateur.

La visite des wagons est terminée, la suite de l’exposition se poursuit dans deux salles au sein du musée.

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Georges Nagelmackers (1845 – 1905), fils d’un banquier belge, est envoyé en décembre 1867 aux Etats-Unis pour qu’il oublie sa cousine dont il était tombé amoureux. C’est lors d’un voyage en train dans les nouvelles voitures Pullman qui proposent dortoir, salon et restaurant avec en plus du confort et luxe que lui vient l’idée de transposer cela aux transports européens. Malgré de très nombreux obstacles (politique, technique et financier), il crée en 1876, la Compagnie International des Wagons-lits (CIWL) dont le parc de voitures ne cesse de croître.

Le succès va être du à beaucoup de choses : moins de correspondances, beaucoup de confort, du luxe, peu d’occupants, commodité, eau-chaude, des compartiments privatifs qui peuvent se transformer en chambre et être fermé à clé, un espace bar, des animations….

Le premier express international relit Paris et Vienne.

En 1883, il lance l’Orient Express qui relie Paris à Constantinople en 4 jours. Le premier trajet se fait le 4 octobre 1883 en présence exclusive de journalistes, d’écrivains et de personnalités exclusivement masculine à qui est demandé de venir armé. Edmond About (L’homme à l’oreille cassée) et Georges Boyer, journaliste du Figaro ont effectué ce voyage dont ils sont revenus émerveillé. Toutefois, deux femmes ont profité d’un arrêt en gare de Vienne pour s’infiltrer dans le train. Ainsi la femme et la soeur de l’administrateur des chemins de fer furent les premières passagères. Le train va traverser cinq pays (France, Empire allemand, Empire austro-hongrois, la Bulgarie et la Roumanie) pour s’arrêter à Varna, sur la mer noire puis il fallait prendre un bateau jusqu’à Constantinople. La ligne directe n’a été établie qu’en 1889.

Il existe quelques histoires cocasses dans l’histoire de ces trains de luxes. L’Orient Express est attaqué en 1891 à 60 kilomètres d’Istanbul. La ligne a été sabotée par Anastasios et ces soldats qui réclament une somme de 200 000 francs or pour libérer le train. Le montant va être payé et les coupables jamais attrapées. Pour dédommager  les voyageurs, on leur a donné cinq souverains or. Il y a aussi le roi Ferdinand de Bulgarie qui adorait conduire le train de façon très dangereuse, en ne prenant pas en compte les voyageurs. Où encore en 1907, un Maharadja qui doit se rendre à Londres pour une conférence diplomatique, accompagné de ces conseillers, de ces épouses et de ces concubines, monopolise la moitié du train. Pour l’occasion, le train avait été redécorée dans un style plus orientale. Par malchance, le système de chauffage tombe en panne suite au fait qu’il a été surchauffé pour le confort des femmes en sari. Puis, le Maharadja exige de manger de l’agneau, viande non disponible à bord. Le train a alors fait un arrêt pour trouver un boucher qui vendrait ce qui a été demandé. Pour remercier le personnel, l’homme va leur offrir des diamants.

Sa popularité ne cesse d’augmenter grâce à l’exposition universelle de 1900. Georges Nagelmackers est un excellent communiquant et met en place des campagnes de communication, diffuse des produits dérivés avec des brochures, des étiquettes…. comme peut le faire Pullman aux Etats-Unis. La littérature et le cinéma contribue grandement à sa réputation auprès de tous le monde, quelque soit le statut social.

La première ligne de traction à vapeur date de 1825 en Grande-Bretagne. On constate peu d’évolution dans le fonctionnement mais se développe les performances de vitesse, de tractage, en surface de chauffe… Georges Nagelmackers travaille sur les systèmes de suspension pour permettre aux voyeurs d’être vraiment dans un grand confort où que soit le train. En 1889, un système de soufflet permet de traverser l’ensemble du train sans risque et sans rencontrer les affres climatiques. Puis 1919, le creusement du tunnel du Simplon sous les Alpes a permis d’aller jusqu’à Istanbul en passant par Venise, Zagreb et Sophia. Le train change de nom alors pour Simplon Orient Express. Le confort et le luxe à l’intérieur du train se développe. En 1922, les trains sont maintenant totalement en acier alors qu’avant ils étaient en teck, permettant ainsi plus de poids, plus de solidité et plus de confort.

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Les voyages incitent une population assez riche à assouvir un rêve d’exotisme en allant vers l’orient. Il fallait compter pour un allé simple Paris – Istanbul coûtait environ 25 000€. La mode au XIXème siècle se veut vers l’exotisme avec des idées d’harems, de bazars, de mosquées, de chaleur, d’érotisme… On découvre des récits de voyageurs, des photographies de Nadar, d’Albert Khan, des romans de Chateaubriand, de Victor Hugo, d’Herman Hess…. Le fantasmes des odalisques est présent. Dans l’imaginaire, se sont des maîtresses du sultan alors qu’originellement se sont des esclaves au service des femmes du harem. Ces représentations contribue à l’érotisation des femmes. Mais la déception est réelle quand les touristes découvrent des femmes voilés dans la ville.

A partir de 1840, les premiers guides de voyages apparaissent. Ainsi on découvre le Guide Murray en anglais, le guide Baedeker en allemand et le guide Joanne en français avec en auteur Pierre Loti ou Théophile Gautier.

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Odalisque – Louis Courtat d’après Ingres, 1882

Ce n’est qu’à partir de 1856 que les trains peuvent se rendre en terres ottomans. D’ailleurs, ce fut l’Egypte, le premier pays arabe à avoir développé son réseau notamment avec la gare d’Alexandrie et du Caire. En 1924, Constantinople devient Istanbul où l’on peut trouver deux gares. La gare d’Orient Express qui se nomme Sirkaci sur la rive européenne où débarque des touristes occidentaux. Ceux qui souhaitent continuer la traverser passe par le Bosphore en bateau pour rejoindre la gare de Haydarpasha, pour aller vers l’Asie et l’orient arabe. Le tout relié en train de luxe à partir de 1930, grâce au Taurus Express. A la gare d’Alep, une partie des voitures part trois fois par semaine vers Baghdad et Téhéran et l’autre deux dois par semaine à Mayak (pour Damas et Beyrouth), à Tripoli et au Liban. La ligne jusqu’à Haïfa n’ayant été achevée qu’en 1942, la jonction est assuré par un service automobile avec un parc Rolls Royce.

Mais ces voyages imposent des pauses et on ne trouve pas d’hôtels de grands luxes dans ces villes. Alors la CIWL fonde en 1894 la Compagnie Internationale des Grands Hôtels, créant ainsi la première chaîne internationale d’hôtels de luxe. Par exemple, le Perra Palace ou le Therapia Summer Palace sont parmi les premiers établis avec une très haute qualité de services avec par exemple de l’eau courante, de l’eau chaude et surtout de l’électricité.

Le tourisme va se développer avec l’agence Cook & Son qui propose des offres de voyages dans le Moyen-Orient et en Egypte. Il va d’ailleurs s’associé à la CIWL et crée Wagons lits/Cook en 1930.

Le réseau unifié vers l’orient va s’arrêter après la seconde guerre mondiale à cause des conflits israëlo-arabe, de la guerre au Liban et de celle en Syrie.

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Pont de Charing Cross, Londres

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La sublime muséographie met en valeur énormément de choses pour rendre hommage aux trains. On découvre dès l’entrée deux peintures du musée d’Orsay avec une peinture de Derain avec Pont de Charing Cross, Londres et Vue de la gare du Luxembourg à Bruxelles d’Ottmann. D’autres peintures, seront présentes dans le second espaces plus en rapport à l’orientalisme et la construction d’un imaginaire.

Les vitrines où s’exposent les affiches, les photos, mobiliers de trains… sont sous forme de mâles géantes avec des rivets comme celle de chez Vuitton et selon l’espace le tissus imitation cuir est de différentes couleurs. Autour de ces malles au premier étage, douze écrans diffusant une histoire simplifié et imagé des trains de la compagnie CIWL.

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Ce symbole de la révolution industrielle à bien changer de nos jours, même si les trains de luxe circule toujours. La SNCF possède maintenant ces trains particuliers et souhaite réinventer la croisière de luxe d’ici 2020. Elle a financé l’exposition pour un montant de 2,5 millions €. En effet, la SNCF a déposé la marque Orient Express en 1977 et a racheté au groupe Accor plusieurs voitures classées. Une belle vitrine de communication pour développer un projet d’envergure. En effet, la restauration serait gérée par Yannick Allano, la mallerie par Moynat et la litterie par Cauval.

Une exposition qui fait appel à la nostalgie de ces époques où tout paraissait possible d’où ce nombre incroyable de visiteurs. Un bien sympathique voyage dans ces wagons magnifiques car je n’aurais jamais le budget pour monter dans un vrai Orient Express et partir à la découverte du monde. Sympathique moment de ballade un peu confuse quand même car pas de sens de visite et quelques fautes d’orthographe en plus du manque de d’explications.

Les +
– Sujet original
– Magnifique affiche
– Sublime muséographie

Les – 
– Le prix que je trouve cher 10,50€
– Le fait que si on prend son billet à l’avance, c’est majoré de 2€
– Les horaires des visites guidées en horaires de pointe (15h00 et 16h00)
– Le manque d’information
– Dommage que l’apparence a été privilégiée au contenu
– Pas de sens de visite
– Beaucoup de redite dans les explications

L’avis de Plaisir à cultiver  

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