Les délices de Tokyo – Durian Sukegawa

Vous avez un petit creux et cela vous dirait bien de manger un dorayaki? Cela tombe bien car Durian Sukegawa a décidé de vous amener à la rencontre d’un pâtissier, d’une vieille femme qui connaît des secrets culinaires et d’une adolescente mal dans sa peau. Vous voulez en savoir plus ?


4ème de couverture
« Écoutez la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.


Ce que j’en ai pensé ?
Parfois on choisit une lecture car on a une envie d’un ailleurs. Ce livre m’a plus par sa couverture si coloré et le titre qui appelait à la gourmandise. Toutefois, il ne faut pas s’attendre d’aller à la découverte de spécialités japonaises avec des conseils de cuisine. L’histoire se déroule autour d’un personnage principal, Sentarô, triste et dépité par la vie. Il cuisine pour vivre et parce qu’il n’a rien d’autre dans la vie. Le cœur n’est pas à la perfection. Puis il va faire la rencontre d’une vieille femme, Tokue Yoshii, qui sait faire une pâte de haricots rouges, le an, d’une façon exceptionnelle. Même si je ne suis pas une folle adepte de cette pâte, j’avais bien envie d’y goûter.

Durian Sukegawa arrive bien à nous parler de la nourriture, son diplôme en école de pâtisserie n’y est pas pour rien. Et comme c’est un homme complexe, il a étudié aussi la philosophie. C’est pour cela que des questions sur l’homme, sa nature et sa complexité se posent au fur et à mesure des pages. On va parler de la différence qu’elle soit physique, psychologique ou sociale. L’histoire de la grand-mère avec le fait qu’elle a eu la lèpre est très touchante et il est bien difficile d’y rester insensible. Même l’adolescente rebelle, Wakana, est attachante.

L’action n’est pas au rendez-vous mais ce n’est pas très important. J’ai savouré les moments en cuisine lors de la préparation de la pâte de haricots rouges. Tout comme les descriptions des changements des arbres selon les saisons, surtout avec les délicates fleurs de cerisiers. Le cheminement lent va la rencontre de l’autre et sa découverte. L’auteur nous rappelle que notre bien-être découle dans notre capacité à aller vers l’autre, à l’écouter et à partager. Nous ne pouvons nous épanouir en nous enfermant sur nous-même et dans la peur d’autrui. Un message plein de bon sens qu’il est bon parfois de réentendre.

Profitez du retour du froid pour vous pelotonnez dans une bonne couverture, une boisson chaude pas trop loin de la main, pour vous plonger dans un voyage vers l’âme humaine. 

Le livre a été adapté au cinéma. Bientôt la critique 🙂

2 réflexions sur “Les délices de Tokyo – Durian Sukegawa

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