La soupe de Kafka – Une histoire complète de la littérature mondiale en 16 recettes – Mark Crick

Vous avez un petit creux? Vous ne savez pas quoi choisir entre un bon livre et une part d’un gâteau au chocolat. Mais pourquoi choisir? Ouvrez La soupe de Kafka, vous allez déguster des mots qui sauront parfois vous rassasier. Prêt pour la découverte? 


Quatrième de couverture
Si vous alliez dîner chez Gustave Flaubert, Virginia Woolf, Gabriel García Márquez ou Raymond Chandler, que vous offriraient-ils à manger ? Mark Crick répond à la question en nous donnant une série de savoureux pastiches de quelques-uns des plus grands écrivains du monde. Chaque texte est une plongée dans un univers différent, raconté d’une voix semblable à s’y méprendre à celle de l’écrivain lui-même. S’inscrivant dans la tradition des Pastiches de Proust et rappelant les Exercices de style de Queneau, le recueil de Mark Crick est un véritable tour de force, publié dans une vingtaine de pays.

L’auteur a également illustré chacun de ces fins morceaux de sa propre main, proposant autant d’éloges d’artistes célèbres.

Suite au fulgurant succès du livre à sa parution il y a dix ans, cette nouvelle édition de La Soupe de Kafka, enrichie de trois recettes inédites et de trois nouveaux pastiches de dessins et tableaux, est toujours un délicieux hommage aux grands écrivains et un clin d’œil à la société contemporaine.


Les recettes présentes (et traduction)
• Agneau à la sauce à l’aneth à la Raymond Chandler (Patrick Raynal)
• Œufs à l’estragon à la Jane Austen (Geneviève Brisac)
• Soupe miso express à la Franz Kafka (Eliette Abécassis)
• Gâteau au chocolat à la Irvine Welsh (Alain Defossé)
• Coq au vin à la Gabriel García Márquez (Claude Durand)
• Risotto aux champignons à la John Steinbeck (Frédéric Jacques Temple)
• Moules marinières à la Italo Calvino (Patricia Reznikov et Gérard de Cortanze)
• Poussins désossés et farcis à la Marquis de Sade (Patrice de Méritens)
• Clafoutis grand-mère à la Virginia Woolf (Anne Freyer-Mauthner)
• Fenkata à la Homère (Isabelle D. Philippe)
• Tiramisu à la Marcel Proust (Alain Malraux)
• Poulet vietnamien à la Graham Greene (François Rivière)
• Sole à la dieppoise à la Jorge Luis Borges (Patricia Reznikov et Gérard de Cortanze)
• Pain grillé au fromage à la Harold Pinter (Jean Pavans)
• Rösti à la Thomas Mann (Anne Freyer-Mauthner)
• Tarte à l’oignon à la Geoffrey Chaucer (André Crépin)
• Plum Pudding à la Charles Dickens (Yves Sarda)
• Pain perdu à la François de la Rochefoucauld (Julie Maillard-Pujos)
• Gâteau breton à la Gustave Flaubert (Yves Sarda)


Ce que j’en ai pensé ?
Le pastiche n’est pas toujours une chose facile à écrire et beaucoup se sont cassées les dents sur le genre. On ne compte plus ceux qui ont essayé de se prendre pour Arthur Conan Doyle sans pourtant y arriver à la cheville. Mark Crick lui semble assez à l’aise avec le genre et prend plaisir à copier le style aussi bien Homère ou Italo Calvino. Rien ne lui semble impossible aussi bien dans le fond que dans la forme.

Après, je ne peux pas juger de la valeur de tous les textes pour la simple raison que je n’ai pas lu tous les auteurs pastichés. Il faudra surement qu’un jour je me plonge dans la littérature de Jorge Luis Borges ou Thomas Mann, mais cela ne sera pas pour aujourd’hui. Mais c’est assez plaisant de changer de genre entre chaque recette où l’on ne risque pas de trouver de bons conseils pour faire la popote. Nous avons bien un nom de recette, ces ingrédients mais le reste de la recette est un prétexte à raconter une histoire, plus ou moins capilotractée. Attention, il y a un lien quand même avec le nom de la recette, si fin parfois peut-il être.

Mes préférences vont pour deux histoires, une avec la recette du plum pudding à la Charles Dickens qui nous plonge vraiment au cœur d’une histoire étrange et intriguante. Je me serais presque crue dans l’épisode de Docteur Who en hommage à l’auteur qui parle aussi de revenants. Et l’autre, c’est celle du gâteau au chocolat à la Irvine Welsh, qui n’est pas du tout à fait à mon inclination pour le chocolat. Mais j’ai trouvé cela assez drôle de faire un gâteau pour soi qu’au final on est obligé de partager avec ces potes et avec de l’alcool en plus.

L’objet livre est assez jolie avec un beau papier blanc, épais et brillant ce qui donne au livre un certain poids qui rappelle des livres de cuisine trop gros. Ceux que parfois on achète pour leurs jolies photos et que l’on n’utilise jamais ou juste une fois. Par contre, je n’ai pas trop aimé la diversité des illustrations des recettes. J’aurais trouvé appréciable qu’un seul illustrateur s’occupe de toutes les recettes pour donner une cohérence comme un vrai livre de cuisine. Après, on peut me dire que l’auteur s’inspire d’un auteur différent à chaque fois alors pourquoi pas pour l’illustration. Ce qui peut s’entendre mais la disparité me semble trop grande.

En bref, une lecture assez agréable qui saura mettre l’eau à la bouche de certains gourmands et gourmandes. En plus, le froid et la nuit tôt vont plus inciter à rester dans nos demeures, de quoi se motiver à tester des recettes.

Merci aux Editions Baker Street pour ce partage.

Lire l’avis de Lecturothèque : « Si vous aimez les pastiches ou la bonne bouffe, c’est ici que ça se passe !« 

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2 réflexions sur “La soupe de Kafka – Une histoire complète de la littérature mondiale en 16 recettes – Mark Crick

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