J’veux pas vieillir – Hélène Bruller

Le temps passe vite et la jeunesse devient juste un souvenir. Une période toujours plus difficile pour les femmes de la cinquantaine en quête d’un partenaire. Hélène Bruller a décidé de le prendre avec humour. Ne crie t’elle pas : J’veux pas vieillir? 


De quoi ça parle? 
Hélène est une femme qui rêve de jeunesse et d’amour. Mais voilà, elle a au moins 47 ans, son corps lui rappelle. Et si parfois elle oublie, ces deux enfants prennent le temps de lui rappeler avec sarcasme. L’âge mûr est une étape bien difficile. Heureusement qu’elle peut partager son désarroi avec ces copines. Elles aussi, elles voient le temps passé. Mais pourquoi c’est forcément différent pour les hommes? C’est injuste. Même si, c’est plus toléré d’avoir des rondeurs et des cheveux en moins, il reste des conquêtes potentiels. La qualité des produits par contre laisse à désirer. Ce n’est pas facile d’être heureuse.


Ce que j’en pense? 
Après « Je veux le prince charmant »,  « Je veux toujours le prince charmant » et récemment « Larguées », Hélène Bruller revient pour parler de l’amour et de l’âge. Ce n’est pas facile de voir son corps changer et de devoir l’accepter. Où sont les années qui nous rendaient belle et sublime? Loin manifestement car c’est la cinquantaine qui frappe à la porte. Qu’importe si on essaie de lutter à coup de régime et de sport, le corps sait la vérité. En plus, on rajoute le rêve du prince charmant et pas seulement pour une nuit, la vie est devient bien compliquée.

Pour raconter des moments des tracas du quotidien, les séquences entre 1 et 4 pages se succèdent. Avec son passif de dessinatrice et de femme, elle peut d’une part parler de son expérience de son quotidien et de son entourage. Cela lui permet une grande liberté de ton avec une certaine impertinence. Et d’autre part, par son passé professionnel (12 bandes dessinée a son actif), elle sait comment raconter les histoires. Elle ne profite d’un phénomène de mode dans la bande dessinée féminine. D’ailleurs, son style est assez différent de beaucoup d’autres artistes comme Margaux Motin ou Diglee. Son trait est vif, imparfait, couleurs grossières et n’est pas sans rappeler le travail de Claire Bretécher. Leur but est quand même de faire rire les lectrices face à une réalité que personne ne peut changer. On ne peut pas redevenir jeune et belle et attirer que des homme intéressants et prévenants. Pour cela, il vaut mieux regarder un film. La vérité est plus dure et intraitable. Alors il vaut essayer d’en rire, même si cela risque de faire des ridules. 

 

Et si prendre de l’âge était une aventure qui permet de rencontrer votre corps et d’en rire? 

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2 réflexions sur “J’veux pas vieillir – Hélène Bruller

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