Jeudi noir – Michaël Mention

Fermez les yeux et partons dans le passé. Direction le 8 juillet 1982, coupe du monde de football, demi-finale France – RFA. Un match historique ou chaque équipe n’a qu’une seule obsession : gagner sa place en finale. Mais un évènement va bousculer le match. Tout va-t-il bien se passer quand même ?

 

 

 

 


De quoi ça parle ?
Dans l’histoire du football, il y a des matchs qui marqueront à jamais l’histoire du sport. C’est le cas de fameux jour du 8 juillet 1982 lors de la coupe du monde de football lors de la demi-finale qui oppose la France à la RFA. Chaque équipe a très envie de gagner pour imposer ses valeurs et son histoire. Leurs pays les regardent et placent en ces joueurs beaucoup d’espoir. Les joueurs sont tendus. Les allemands essaient de montrer leur supériorité avec force. Ils sont réputés pour donner des coups sur le terrain. Puis vient cet acte, ce joueur français au sol. Il ne parle pas, il ne bouge pas beaucoup. Très vite Patrick est évacué à l’hôpital. L’arbitre ne donne pas de carton jaune ni de pénalty. Le match doit continuer mais dans quelle ambiance. Les joueurs français veulent la vengeance et la gagne. La tension va alors monter d’un grand. Qui va pouvoir accéder alors à la finale ?

 


Ce que j’en pense ?
Je vous l’avoue, le football ce n’est pas ma grande passion. Je ne suis jamais les résultats des matchs quelle que soit les championnats. J’apprends des noms de joueurs dans les publicités. Parfois, le facteur à mon boulot fan de foot me parle des matchs et des résultats. Ma connaissance se limite juste à cela. Puis voilà qu’un jour Belette fait une chronique sur son blog sur ce livre qu’elle a adoré. Comme nous aimons souvent les mêmes livres, je tente l’expérience foot en roman.

L’histoire nous est racontée à travers le regard d’un joueur fictif. Il parle avec fougue, passion de tout ce qui se passe. Par chance, il ne parle pas trop technique. Les joueurs le font-ils dans la vraie vie ? Le stress, la peur de perdre, la peur de se blesser, la colère qui demande la vengeance, la suspicion de complicité au sein de l’équipe, la joie lorsqu’un but est marqué… Tout un panel d’émotions se succède montrant la véritable tension qui peut se passer pendant un match d’une telle importance. Ce match n’est pas qu’un simple match de demi-finale, c’est un match où s’affronte la France et l’Allemagne, l’Histoire, le mur de Berlin, la liberté… C’est pour cela que les pays en question regardent le match d’un autre œil.

Puis vient cet acte violent d’un joueur allemand sur un français. L’hospitalisation en urgence d’un joueur. La colère des équipiers qui veulent une punition pour ce joueur que l’arbitre ne donnera pas. Comment va Patrick ? Aucun joueur ne doit savoir car il risque de perdre sa concentration. Cette ambiance très particulière est palpable à travers les pages. Même si je n’apprécie pas le foot, j’avais envie de savoir comment cela se finissait. Je ne savais pas qui allait gagner. J’avais un retard de 35 ans. Le plus est le regard des joueurs, du personnels des équipes, de la presse après l’évènement. Ce qui donne du crédit à la perception du récit par l’auteur.

Un roman assez intéressant qui m’a donné un autre regard sur ce sport. Toutefois, ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais regarder des matchs même si c’est l’équipe de France qui joue.

Lire l’avis de Belette : «Jamais je n’aurais cru possible que le récit d’un match de foot puisse me prendre aux tripes ainsi. Ni que le récit puisse atteindre autant de profondeur.« 

L’avis de Gruznamur : « Ce livre est un OVNI qui dépasse largement le cadre footballistique tout en restant le récit d’un passionné du jeu. A l’image de son style d’écriture nerveux et si expressif, au point qu’il nous recolle mal au bide plus de trente ans après. Sacrée performance !  »

Lire l’intéressante interview de Gruznamur de l’auteur, Michaël Mention

L’avis de Motordu : « Ce fut laborieux pour moi d’arriver au bout du livre alors qu’il ne fait que 180 pages. Attention, je précise que je n’ai jamais dit que je n’aimais pas le foot, j’en suis indifférente totalement. Ce que je n’aime pas, c’est l’image qui est véhiculée autour de ce sport. Et ce roman noir  ne m’a pas aidée à aimer plus le foot. Je lis des chroniques favorables où l’on dit « Oh ce livre m’a aidé à aimer le foot. ». Je veux bien vous croire mais je trouve cela un peu exagéré. »

L’avis de Collectif Polar : « Mais revivre ce match de l’intérieur, minute par minute, avec les mots de Mickaël Mention, c’est une expérience d’une incroyable intensité. J’ai été captivé, je suis passée par tout un tas d’émotions. J’ai même eu l’impression d’être sur le terrain et de jouer le match, d’être un des héros malheureux de ce duel fratricide. »

Lire la rencontre de Collectif Polar avec l’auteur

 

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8 réflexions sur “Jeudi noir – Michaël Mention

  1. Pingback: Challenge lecture 2017 – 200 chroniques livres | 22h05 rue des Dames

  2. Je ne l’ai pas lu, je le lirai sans doute un jour parce que j’apprécie beaucoup la plume de l’auteur et qu’à défaut de me souvenir de ce match (j’avais quatre ans), je me souviens bien de la coupe du monde de 1986 et du souvenir qu’avait laissé ce match.

  3. Je déteste toujours autant le foot, hormis le féminin, qui est plus chouette, mais je ne serai jamais fan de ce sport et encore moins de tout ce qu’il véhicule. Le livre ne m’a pas fait aimé le foot, mais je n’aurais jamais cru, en effet, qu’un livre sur le foot me passionnerait autant. sans doute parce que le match de foot n’est que le vecteur pour le reste, que l’auteur va plus profondément qu’un récit sur un match de foot controversé et violent.

    • L’auteur a montré que derrière certains matchs il peut y avoir des enjeux plus importants. Il ne doit en avoir beaucoup ce genre de match. L’auteur a su trouvé le bon et bien en parler. Est-ce que les matchs de nos jours ont encore un rôle politique?

      • TOUT est politique de nos jours, ne nous leurrons pas, les croisades de l’époque était déjà politiques avant tout et rien à voir avec la religion, sauf qu’on le faisait croire aux crétins de l’époque (« crétins » au sens non péjoratif du terme, nous sommes toujours des crétins avec lesquels on joue et auxquels on fait croire tout et n’importe quoi).

        Dès que du fric est en jeu, tout change, le fric et la politique dominent le monde, l’un n’allant pas sans l’autre, et dans le monde du foot, le fric est roi et la politique sans doute car tout est affaire de pouvoir, de magouilles, de blanchiment d’argent, bref, de ce qui fait la politique ! mdr

      • Tout se limite au fric. On le voit avec l’achat de Neymard. Mais derrière, il y a une euphrorie des supporters. Il a des gens qui ont attendu des heures pour acheter un tee-shirt à 80e. Il y a des gens que cet excès de fric fait rêver.
        On voit aussi dans des émissions de télé-réalité où on suit la vie de gens riches et les spectateurs regardent ça. Rêve d’argent et perdent des neurones en route. Tout cela est bien triste.

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