Chiisakobé – Tome 2 – Minetarô Mochizuki

Shigeji ne manque pas de chose à faire entre reconstruire l’entreprise familiale et s’occuper des orphelins. Il doit être partout à la fois et réussir les objectifs qu’il s’est fixé. Va-t-il pouvoir y arriver ?


De quoi ça parle ?
Lors d’un incendie, Shigeji perd ses parents et l’entreprise familiale. Il doit faire face et aller de l’avant. Pour cela, il décide de reconstruire l’entreprise et ce n’est pas facile quand on n’a pas d’argent et beaucoup de fierté. Mais il garde une certaine générosité. Ainsi, il va embaucher Ritsu, une ancienne camarade de jeu avec cinq gamins de l’orphelinat aux mauvais caractères. La cohabitation n’est pas facile. Surtout lorsqu’il appelle les services sociaux pour qu’ils puissent être pris en main par des familles.

Pour la peine, ils vont fuguer pour ne pas être séparés. Aidé par des voisins et des amis, ils vont partir à leur recherche. Ils vont être retrouvés et Ritsu va être en colère tellement elle s’est fait du sang d’encre. Pour se venger, ils ne vont pas être tendres avec elle, à part l’adolescent qui est amoureux d’elle. Les enfants préfèrent la douceur de Yûko qui rend le mal-être de Ritsu encore plus présent. En plus, secrètement elle jalouse l’autre fille car elle est belle et brillante. Son penchant pour Shigeji l’incite à penser qu’il la préféra à elle. Le jour où il l’avait frappé lorsqu’elle était petite n’arrange rien. Mais on ne peut pas savoir ce que nous réserve l’avenir.


Ce que j’en pense ?
J’avais fini le tome 1 sans grand enthousiasme. Mais l’écho très positif autour de ce manga m’a poussé à me demander si je n’étais pas passée à côté de quelque chose. Alors j’ai décidé de lire le tome 2 pour me faire mon opinion. Je ne comprends toujours pas pourquoi cet enthousiasme autour de Chiisakobé. Il faudra peut-être que j’en discute avec un fan. Ce que j’apprécie c’est le découpage et les plans choisis qui change du mange plus traditionnel. Je trouve que cela se rapproche d’un regard photographique. Ce n’est pas toujours les corps avec les visages qui sont importants. Cela peut-être un geste lorsqu’on fait la cuisine, les mouvements d’une jupe dans un déplacement, des mains posées sur les genoux. J’aime aussi regarder le manga juste pour les cadrages pour apprendre à voir ce qui nous entoure différemment.

Le dessin est très important puisqu’il y a une économie de mots. Il y a quand même des échanges, des discussions mais cela ne s’éternise jamais. Un mot fort peut mettre fin à une phrase et clôture la parole. Le doute et les reproches peuvent se traduire d’un seul regard, d’un geste alors pourquoi vouloir remplir des bulles ?

Shigeji essai d’être un patron juste et qui veut bien faire malgré les remarques des autres. Il ne sait pas comment faire. Tout comme Ritsu qui veut être une sorte de mère pour ces enfants plus cruels et méchants les uns, les autres. Sans oublier, Yûko qui doit trouver sa place dans cette famille assez atypique. Maître Yoda ne disait-il pas : « Non ! N’essaie pas. Fais-le. Ou ne le fais pas. Il n’y a pas d’essai. » au jeune Luke. Dans la vie, il n’y a pas d’essai, tu fais et tu vois si ça marche. Un vrai philosophe ce petit bonhomme vert. Peut-être que Minetarô Mochizuki s’en est un peu inspiré pour l’adaptation de son manga de l’ére Edo à nos jours. Pour savoir ce qui va leur arriver, il faut lire la suite. Par chance, cette série ne se compose que de quatre tomes. Il m’en reste encore deux à lire.

Envie d’un manga moins traditionnel et très tranquille qui vous mettra sur le chemin d’humains normaux en quête d’eux même ? En plus, vous n’aimez pas trop lire et vous aimez le soft, vous trouverez votre bonheur avec Chiisakobé.

Lire mon avis sur le tome 1

Lire l’avis D’une berge à l’autre : « La ligne claire de Mochizuki ne s’embarrasse pas de trames ou de décors surchargés. C’est dans l’épure que son art se déploie avec finesse. Une façon unique de parler aussi bien de l’amour que du deuil, de l’enfance en danger ou de l’artisanat et des traditions.« 

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4 réflexions sur “Chiisakobé – Tome 2 – Minetarô Mochizuki

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