Suicide Squad – Tome 1 – Têtes brûlées – Adam Glass, Frederico Dallocchio et Clayton Henry

Quand l’état a besoin de certaines compétences pour résoudre des problèmes, elle fait appel à des repris de justices. Pas n’importe lesquels, les plus dangereux, les plus malins, les plus déterminés et il forme la Suicide Squad. Besoin de tuer des zombies dans un stade ? On fait appel à eux. Besoin de maîtriser des fous dangereux dans une prison ? on fait appel à eux. Y a-t-il une limite ?


Une nouvelle Suicide Squad
Avant l’adaptation au cinéma, bien peu de gens connaissait cette fine équipe de voleurs, de tueurs et de fous. Seuls quelques passionnés de comics avaient lu quelques histoires parues en 1959 dans The Brave & The Bold dès le tome 3. Qui ont été par la suite popularisés par John Ostrander à partir de 1987. DC Comics avait tout de même relancée l’équipe dans ces pages en 2011 en se concentrant sur Harley Quinn. C’est cette histoire qui arrive maintenant en France dans un album relié pour une série. Une version plus noire qui se raccorde à celle proposée par les studios de Warner Bros.


C’est quoi cette fameuse Suicide Squad ?
Amanda Waller, chef de la sécurité nationale va utiliser des prisonniers très dangereux pour mener des missions délicates. Sa force est la puce intégrée dans le cou des prisonniers qui peut exploser s’ils n’écoutent pas ces ordres ou qu’il parle du projet. L’envie de rester en vie pour un jour retrouver la liberté les incite dans une certaine mesure à faire preuve d’un esprit de groupe. Différentes interactions se mettent en place et valorisent certains personnages comme Harley Quinn, Deadshot, King Shark ou El Diablo.

Ils doivent sans cesse aller sur le terrain que cela soit pour maîtriser des spectateurs devenus zombies, trouver un enfant qui possèderait un antigène ou trouver un homme caché par un groupuscule de mi-serpent/mi-homme. Pas de répit pour les braves et plus d’un y laissera sa peau. Ce n’est pas trop graves car pour la plupart se sont des personnages secondaires.


Et est-ce cela m’a plu ?
Le concept est assez intéressant. D’ailleurs, c’est ce qui m’avait donné envie d’aller voir le film. La déception a été très grande. Car après toute cette communication sur la qualité de jeu, la mise en scène extraordinaire et les effets spéciaux à couper le souffle, je m’attendais bêtement à retrouver tout cela. Mais le scénario devait tenir sur une feuille de papier  car le récit est à mettre aux toilettes.

Sur les conseils de Lecturothèque, j’ai laissé une chance au comics pour qu’il remonte un peu le niveau. Là, je ne pouvais pas me plaindre du manque d’action, il y en a tout le temps. A peine revenue à la prison, qu’il faut déjà qu’ils s’y remettent. J’ai trouvé qu’il y avait trop de chose car aucun personnage n’a le temps de souffler. Et tout est trop exagéré, trop sanglant, bref trop. Le schéma pour l’histoire est inlassablement la même ce qui fait trop répétitif. Je l’accorde que l’histoire paraît en histoire dans la presse toute les semaines alors le monde de lecture ne correspond pas au nôtre mais cela reste déplaisant. On peut résumer à de l’action au lieu de la mise en place d’une intrigue qui développe la curiosité.

Pour donner un peu de volume à cette histoire Adam Glass décide de raconter l’histoire d’Harley qui est cœur à vif. La pauvre psy qui tombe amoureuse d’un psychopathe et le devient à son tour. On pourrait presque verser une larme. Sa folie est vraiment complète. En plus, la plastique de la dame est assez avantageuse ce qui n’est pas pour déplaire à certains lecteurs(trices).

Toutefois, la lecture se fait assez vite sans grand intérêt. En plus, je trouve les dessins assez laid ce qui n’arrange rien au plaisir de lire. Il faut dire qu’après la lecture de Saga et Tony Chu Détective, on tombe un niveau en dessous. Les dessins sont assez fouillis et souvent grossiers. Heureusement qu’ils sont 6 dessinateurs.

Cette nouvelle version de Suicide Squad ne m’a du tout envie de poursuivre l’aventure. Il manque de matière faisant palpiter ma curiosité et mon œil avide de recherche graphique.

Lire l’avis de Lecturothèque :  » Ce qui m’a plu, en dehors de ce casting de grands méchants, c’est l’action : je l’ai trouvée bien rythmée, et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! Grâce à quelques temps morts bien placés, le lecteur peut reprendre son souffle avant de continuer l’aventure – qui réserve quelques retournements de situation.
Quant aux dessins, sans être extraordinaires, ils sont tout de même sympathiques et ne gâchent en rien le plaisir de lecture.
Ce premier tome annonce une suite très prometteuse, et je peux vous dire qu’une fois le film vu (il sort demain!), je m’attaquerai à la lecture du deuxième tome. »

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Une réflexion sur “Suicide Squad – Tome 1 – Têtes brûlées – Adam Glass, Frederico Dallocchio et Clayton Henry

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