Atelier d’écriture n° 272

Avec un peu de retard suite à un souci d’internet, je propose mon texte. La fabuleuse Leiloona propose une photo qui a beaucoup inspiré pour cet avant dernier atelier. 

C’est assis à l’arrière de la voiture que je venais souvent m’asseoir avec ma mère. Elle me disait souvent des histoires extraordinaires. On se sentait proche de la nature et en même temps protégé. Un jour on s’est arrêté à un endroit très particulier pour elle et elle m’a raconté l’histoire de ma conception. Elle m’a dit : « Ton père était un très belle homme. Il avait cette voiture qui faisait tourner la tête de toutes les jeunes filles. Mais c’est moi qu’il avait choisi. Je montais dedans, on allait dans les bois. Il s’arrêtait puis on allait à l’arrière du véhicule. Au début, il me prenait juste la main. Puis il posait la sienne sur mon épaule. Doucement, il glissait un baiser sur ma joue. Tout cela prenait du temps. J’en étais toute émoustillée à l’époque. Sa main commençait sur mon genou pour quelques jours plus tard atterrir entre mes jambes. Ces doux baisers dans mon cou ont très vite terminés en baisers fougueux. Ils savaient y faire ton père. Un chaud après-midi, j’ai cédé à la passion et nous avons fait l’amour ici, où tu es assis. C’était tellement intense comme le sont toutes les premières fois. Nous sommes revenus si souvent ici pour s’étreindre de désir. Très vite, peut-être trop vite, tu es arrivé en moi. Nous n’étions pas marié et ce n’était pas bien vue d’être une femme et de tomber enceinte. J’espère que ton père serait ravi de cette nouvelle et que nous pourrions être heureux tous les trois. Mais il n’a pas été très content d’apprendre ta conception. Il devenait de plus en plus distant et était de moins en moins disponible. Un après-midi, il m’a dit qu’il fallait qu’on parle sérieusement. J’espérais une demande en mariage. Qu’est-ce que j’étais innocente. Il voulait juste me dire qu’il allait partir pour Paris et qu’il y allait seul. J’allais devoir me débrouiller. C’était de ma faute de m’être laissé séduite. Je suis restée abasourdie. Il est sorti fumer une cigarette pour respirer, disait-il. Je suis alors montée devant à la place du chauffeur. J’ai mis le moteur en marche et je lui ai roulé dessus. Et pas qu’une seule fois. C’était de sa faute, il était devant la voiture. Quand j’étais calmée, j’ai mis son corps dans la forêt et je savais que la nature ferait des siennes. Par la suite, j’ai déposé sa voiture à la gare la plus proche et je suis rentrée en train au village. Personne ne s’en étonnait de me voir toute seule. Plus tard, sa famille avait récupéré sa voiture et lui était porté disparu. Ma famille a acheté la voiture que j’ai pu avoir par la suite. Je voulais absolument garder ce souvenir de toi et ton père. Alors mon fils, n’oublie jamais qu’il faut toujours respecter les femmes car leur vengeance est impitoyable. » C’est ainsi que j’ai découvert l’histoire de mon père.

Lire la proposition de Titine

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