Le chocolat, le thé et le café – Catherine de Sairigné et Alan Cracknell

Impossible de se passer maintenant de chocolat, de thé où de café. Mais savons-nous d’où ils viennent? Savons-nous comment d’une fleur ou d’un fruit, il peut se transformer en délicieux breuvage ou consommable? Alors allons en savoir plus. 


De quoi ça parle? 
Le chocolat
A l’origine était le cacao. Les fleurs du cacaoyer poussent toute l’année à même le tronc. Elle donne des cabosses et chacune contient une trentaine de graines entourées d’une pulpe blanche. Il pousse en moyenne une trentaine de cabosses. La pousse est un peu fragile. Petit, il est sensible au vent et à la pluie. C’est pour cela qu’on le plante dans un premier temps dans une pépinière à l’ombre. Quatre ou huit mois plus tard, on les mets sous des arbres plus grands comme les bananiers. Entre 4 et 5 ans, ils sont assez grands et robustes pour se débrouiller tout seul. Dans la nature, ils peuvent atteindre 15 mètres. Dans les exploitations ont les tailles jusqu’à 5 mètres pour que la récolte soit plus facile. 

Le secret de ce parfum si unique réside dans la fermentation. On laisse pendant une semaine les fèves avec leur pulpe. Elles brunissent et prennent du goût. Par la suite, elles sont étalées et séchées au soleil. On sait si elles sont bien sèches lorsqu’elles craquent dans la main. Une fois prête, elles sont envoyées dans le monde entier. Les pays producteurs sont principalement le Ghana, le Nigéria, le Cameroun, la Côte-d’Ivoire et l’Equateur. Une fois réceptionnée, les fèves sont nettoyées et grillées. Ensuite, elles passent dans des presses qui séparent la pâte de cacao et le beurre de cacao. Pour faire du chocolat, il faut de la pâte de cacao, du beurre de cacao et du sucre. 

Se sont les Aztèques qui ont utilisé les premiers ce fruit pour préparer une boisson un peu particulière. On y retrouve des fèves grillées et écrasées mélangées avec du poivre, du piment, de la vanille, de l’eau et parfois de la farine de maïs. D’ailleurs, c’est ce breuvage que l’empereur Aztèque Moctezuma a offert à Cortez lorsqu’il arrivera au Mexique. Le conquérant a assez apprécié qu’il emporta des fèves pour son retour en Espagne. 

La boisson remporte un petit succès à la cour d’Espagne. Et le poivre est remplacé par du sucre pour rendre le chocolat moins amère. Le secret ne peut pas rester longtemps confidentiel car les autres cours d’Europe en veulent. D’autant plus que les médecins le recommandent pour la santé.

La demande devient de plus en plus grande. Vers 1820, les premières chocolateries comme Menier, Van Houten, Lindt font leur apparition. On trouve du chocolat en poudre ou en tablette dans les magasins à partir du 19ème siècle.

Le thé 
L’histoire voudrait qu’un empereur chinois, il y a 4 000 ans, sous un arbre faisait chauffer de l’eau. Quelques feuilles seraient tombés et auraient donné un goût divin au breuvage. Puis la consommation s’est répandue. 2 000 ans plus tard, la boisson arrive au Japon.C’est au 17ème siècle, que le thé arrive en Europe via les Hollandais suite à un voyage au Japon. Très vite, l’Angleterre tombe sous le charme de ce breuvage et va alors faire des plantations en Inde et sur l’île de Ceylan.

Les feuilles de thé se récolte une par une. La meilleure se nomme Pekoe qui est la feuille la plus jeune au bout de la tige. Sont également cueillies les quatre ou cinq feuilles en dessous et pas plus. La cueillette se fait toute l’année dans certaines zones.

Café
On ne connaît pas très l’histoire du café. Une légende voudrait que des bergers voyant leur devenir un peu excité se serait inquiété. Ils auraient racontés ce qui c’est passé à un moine musulman. Il aurait été chercher ces fameuses baies et réalisa une infusion. A son tour, il était rempli d’énergie. On l’aurait appelé kawa ce qui veut dire « ce qui excite » en français. La boisson se diffuse et arrive en France au 17ème siècle. On voit naître des « maisons de café » où les gens se retrouvent pour discuter.

L’arbre pousse principalement en Afrique, en Inde et au Brésil. Il est fragile. Les cerises sont récolées mures puis séchées ou ébouillantées afin de libérer les graines de leur enveloppe.


Ce que j’en pense?
Malgré des illustrations qui font assez anciennes, le contenu est très complet et assez intéressant. Déjà parler du thé, du café et du chocolat est bien pensée car les trois boissons sont arrivés à peu près à la même époque en France où leur accueil a été très positif. On oublie souvent d’où viennent les choses et comment elles sont arrivées chez nous. C’est bien de redonner du sens à tout cela.

L’auteure a une préférence pour le chocolat puisque c’est la partie la plus développée. Il était possible aussi de parler autant du thé en parlant des différentes variétés comme le thé vert, noir, blanc, rouge et bleu. Qu’il existe des variétés selon où ça pousse et où c’est récolté. Il y a aussi la différence dans la préparation. Il y avait encore tout pleins de choses à raconter tout comme le café qui est la partie la plus courte.

Un petit livre intéressant qui a le mérite de nourrir la curiosité et qui donne envie d’en savoir plus. Une certitude, j’ai bien envie de manger du chocolat et boire un bon thé.

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Une réflexion sur “Le chocolat, le thé et le café – Catherine de Sairigné et Alan Cracknell

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