Django Reinhardt, le jazz dans les nuages – Franck Médioni et Julia Perrin

Django Reinhardt n’est pas un musicien ordinaire. Il avait la musique dans le sang. Orgue, batterie, violon, ils connaissaient tous les secrets des instruments. Sa préférence allait pour la guitare avec laquelle il a invité un nouveau genre musicale. Vous voulez en savoir plus? 


De quoi ça parle? 
La maison d’édition A dos d’âne propose dans la collection Des graines et des guides des biographies de personnalités tout secteur confondu. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un musicien que j’apprécie beaucoup Django Reinhardt grâce aux informations glanées dans ce petit livre pour les enfants à partir de 12 ans. 

Né Jean-Baptiste Reinhardt, il se fait appeler Django qui signifie « Je réveille ». C’est en roulante qu’il parcourt le monde avec ces parents. Il vit avec ses 27 cousins et ses 32 cousines. L’ambiance et la vie est tranquille entouré de sa famille. Il ne veut pas apprendre à lire et à écrire car la musique l’attirait plus que tout. D’ailleurs, il va très vite dompter le violon, la contrebasse, le piano, la trompette… Sa préférence va au début pour le banjo pour aller par la suite vers la guitare.

Un jour, il monte dans sa roulotte où son épouse dort. En entrant, il renverse un bouquet de fleurs en celluloïd qui prendra feu avec la bougie que sa femme va allumer. Elle arrive à sortir avant que les flammes commencent à se propager. Ce n’est pas le cas de Django qui va pouvoir s’en sortir grâce à une couverture mais avec la main gauche et la jambe droite brûlée. Il refuse l’amputation pour sa jambe. 18 mois plus tard après le traitement médical et la rééducation, il peut sortir sur ces deux jambes. Pour prendre son mal en patience, son frère, Joseph lui apporte une guitare. Les débuts sont difficiles mais très vite, il va maîtriser l’instrument en lui faisant produire des son assez extraordinaire.

A sa sortie, il va jouer dans des bars, des bals-musettes. En 1931, il découvre le jazz et c’est un choc culturel. Grâce au photographe et peintre Emile Savitry, Django écoute très attentivement l’orchestre de Duke Ellington et ne perd aucune note. L’émotion le submergera totalement lors d’une écoute d’un 78 tours du trompettiste Louis Armstrong.

En 1934, entouré de ces musiciens, ils vont enregistrer dans le studio de la maison de disque Ultraphone. Ils sont 5, un violoniste, Stéphane Grappelli, un contrebassiste et trois guitaristes dont deux Reinhardt. Un orchestre uniquement composé de cordes, ce qui était une nouveauté à l’époque. Le Quintette du Hot Club de France propose un nouveau jazz jamais encore entendu. Il y a un air de musique tsigane.

A Paris, il échange avec Rex Stewart, Bill Coleman et Coleman Hawkins. En 1940, ils composent de plus en plus et certains de ces titres deviennent des tubes comme Manoir de mes rêves ou Nuages. En 1946, il part aux Etats-Unis sur la terre de ces idoles. Il va même faire une tournée avec l’orchestre du pianiste Duke Ellington. L’accueil n’est pas aussi glorieux qu’il l’imaginait. Toutefois, le 24 novembre 1946, il devait quand même aller jouer au Carnegie Hall de New-York. Il ne se rendra pas au concert car il a rencontré le boxeur français Marcel Cerdan. Il reviendra déçu par son séjour. Il reposera sa guitare de 1947 à 1951.

Ce n’est qu’en 1951 qu’il reviendra sur scène avec une guitare devenue électrique  grâce à un micro Stimer. Deux ans plus tard, le 16 mai 1953, il meurt d’une congestion cérébrale.


Ce que j’en pense?
J’avais très envie de lire ce livre avant d’aller voir Django au cinéma. Je voulais avoir des bases d’informations pour mieux appréhender le personnage. Mais j’ai été un peu déçu par le livre. On a beaucoup d’informations sur le début de sa carrière, sur ces influences américaines puis très vite on arrive à la fin de sa vie. Que c’est-il passer pour lui lors de la seconde guerre mondiale. Il n’était pas bon d’être gitans en France. Il a joué dans de nombreux endroits, enregistré de nombreux disques et il a surement rencontré beaucoup d’artistes français ou étrangers. Pourquoi cela n’a t’il pas été abordé? 

Je comprends qu’il y a un impératif de taille à respecter mais pourquoi un tel déséquilibre dans le récit. Franck Médioni est pourtant un journaliste spécialisé dans le jazz. Alors, il a forcément les informations et n’a pas choisi de les aborder ni dans le récit sur les pages ni dans le récapitulatifs biographiques sur les dernières pages. J’ai été un peu déçue donc je vais me trouver un livre plus complet avec des informations complètes. 

Heureusement qu’il y avait les illustrations de Julia Perrin pour mettre un peu de fun dans le livre. J’ai beaucoup aimé ces dessins imprécis en noir qui étaient en complète adéquation avec le sujet abordé. 

Même si c’est un livre jeunesse, ce livre m’a semblé assez incomplet. Une première déception dans cette collection. Toutefois, cela ne va pas m’empêcher d’aller découvrir des autres ouvrages. 

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2 réflexions sur “Django Reinhardt, le jazz dans les nuages – Franck Médioni et Julia Perrin

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