Liberté d’expression : A-t-on le droit de tout dire ? – Daniel Schneidermann et Etienne Lécroart

livre_visuel_61La notion de liberté d’expression a souvent été abordée. Après les attentats contre Charlie Hebdo ce droit revient sur le devant de la scène. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Qu’elles en sont les limites ? Qui cela concerne-t-il ? Voilà de nombreuses questions auxquelles ce petit ouvrage documentaire jeunesse va pouvoir répondre.

Les attentats de Charlie Hebdo ont remis en cause une notion qui paraissait bien normal : la liberté d’expression. Voici que ce droit est remis en question par des actes horribles et sanglants. Pourtant la liberté d’expression est un acquis de la République en France et dans de nombreux pays du monde. Est-ce que cela signifie que l’on peut tout dire ? tout dénoncer ? tout montrer ?

Même si les révolutionnaires n’avaient pas délimité exactement dans quelle mesure cette liberté était possible, ils n’avaient pas oublié de préciser qu’elle serait soumise à la loi. Puis ces lois sont apparues pour y créer des limites afin que tout ne puisse pas ce faire. Les nuances sont nombreuses. Pour comprendre, l’auteur, Daniel Schneidermann, un passionné de l’histoire des médias, développe en illustrant par des propos d’actualité (de la parution du livre, soit 2015) comme des condamnations de Jean-Marie Le Pen ou de Dieudonné, des références historiques et des définitions. Les explications sont ainsi claires et compréhensibles par tous. En parallèle, les pages sont illustrées par Etienne Lécroart pour y mettre une pointe d’impertinence. Certains dessins permettent de mieux comprendre les informations données.

Un ensemble homogène, clair, simple à appréhender que cela soit par des enfants, le cœur de cible de cet ouvrage ou soit par des adultes. J’ai apprécié le choix de la qualité du papier doux, au contact et assez épais. Une police très agréable à lire avec un choix de bichromie qui rend l’ouvrage percutant à l’œil. Il se lit vite et on apprend beaucoup de chose. Il donne des informations et pousse à réfléchir en même temps. Un ouvrage à mettre entre toutes les mains.

Un livre de la collection Jamais trop tôt à La ville qui brûle qui fait des ouvrages pour mieux comprendre ce qui nous entoure et nous interroger. Une occasion de créer des discussions et de dépasser bien des aprioris.

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7 réflexions sur “Liberté d’expression : A-t-on le droit de tout dire ? – Daniel Schneidermann et Etienne Lécroart

  1. Pingback: Challenge lecture – 250 livres dans l’année | 22h05 rue des Dames

  2. Pas évident ! On ne peut pas toujours tout dire, faut éviter de froisser les sensibilités, mais si on doit respecter celles de chacun, on ne dira plus rien. Vaste débat ! On peut rire de tout mais pas avec tout le monde…

    Ce qui me choque plus, c’est les gros publicitaires qui dictent leur lois aux journaux qui, de ce fait, ne sont plus le 4ème pouvoir ! L’argent des pubs est vital pour eux, donc, parfois, pour pas perdre de gros marché, ils ne publient pas d’articles sur tel ou tel industriel… et ça, ça me fait encore plus mal que le reste.

    • Le livre en parle aussi.
      Il y a l’exemple de journaux qui ont du éviter de dire du mal du propriétaire avec le risque de perdre des recettes pub ou pire.
      C’est un sujet qui pose pleins de questions avec ces limites. Le terme est beau mais que ce cache t’il derrière? Une liberté qui change aussi selon les politiques et la puissance des religieux.

      • Bien entendu que tout change avec le temps, ce qu’on peut dire maintenant ne pouvait pas l’être avant et vice-versa.

        La liberté totale serait de la folie et la porte ouverte à n’importe quoi, la preuve avec le Dark Web (qui, au départ, était une bonne idée, cela permettait à des insurgés ou des gens vivant dans des dictatures de surfer sur le Net).

        Le sujet ne sera jamais résolu…

      • Tu as tout sur le Dark Web, et là aussi tu ne peux pas tout faire.
        Il faut trouver un juste milieu et c’est cela le plus difficile à faire.

      • Si, sur le Dark Web, c’est liberté totale !! Bon, la flicaille peut le surveiller et te coincer lorsque cherchera à acheter ou vendre des armes, de la drogue, des humains, des organes… mais pour un attraper, des milliers d’autres courent toujours.

        Le juste milieu est le plus difficile à trouver car il dépend de chacun ! Le mien n’est pas le tien… ni celui des autres. Exercice de haute voltige – sans filet – que de trouver le juste milieu au niveau de la liberté de paroles.

      • Tu n’as pas besoin d’être dans le dark web pour acheter et vendre des armes et autres produits. La toile est bien difficile à surveiller et il faut de l’argent.
        Quand tu vois le nombre de personnes en France qui s’occupe de la pédophilie en ligne tu te dis qu’elle a de beaux jours devant elle.
        Il est plus facile de diaboliser le dark web pour les médias et la police car ils ont plus de difficulté pour surveiller les gens. C’est légal maintenant que l’état surveille tes données, ce que tu fais de ton ordi, ce que tu achètes si tout le monde va sur le dark web pour avoir un certain anonymat comment surveiller les foules?
        J’avais lu un article il y a pas longtemps sur l’autocensure même sur internet. Et je me dis que même moi il y a des choses que je pense même sur des bouquins que je ne note pas car je pourrais être fiché ou autre. On ne sait pas qui aura le pouvoir demain.

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