Première tenue du pinceau chinois – Musée Guimet

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C’est tout naturellement que le musée Guimet propose des ateliers de découverte autour des cultures asiatiques. Dernièrement, c’est une initiation de 2h30 avec Fong Jok Wah pour apprendre à tenir un pinceau et faire quelques éléments de calligraphie chinoise. Prêt à découvrir ce qui se cache dans les sous-sols du musée ?

Texte de présentation de l’atelier du musée Guimet
Vous ne vous êtes jamais encore initié à l’écriture chinoise ? Vous ne savez pas bien comment préparer votre encre ou tenir le pinceau ? Vous n’avez pas encore découvert les propriétés du papier ? Cet atelier est pour vous ! Avant d’envisager toute pratique de la calligraphie ou de la peinture chinoise, il faut savoir tenir le pinceau !

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Mon vécu
Le rendez-vous se fait au sous-sol devant l’auditorium. Très vite, un homme très élégant me demande si je viens pour l’atelier du pinceau. Je lui réponds dans l’affirmative et le suit vers le fond d’un couleur. C’est dans une salle avec déjà une quinzaine de personnes installées que j’arrive. Très vite je prends ma place et gentiment la voisine me dit quoi faire. Je pose mon sac, veste et écharpe et hop direction la créativité.

Je vais remplir mon petit bol d’eau et prendre du papier essuie tout. Le prof distribue des feuilles qu’il dépose en milieu de table puis nous verse de l’encre dans l’encrier. Avant que nous nous lancions, il nous montre comment tenir le pinceau, l’encrer et dans quel sens il faire les choses. Il distribue quelques idéogrammes puis chacun retourne à sa place et tente de faire quelque de similaire. Bien entendu, la simplicité du geste du professeur montre au combien il a dû travailler car personne n’arrive à faire quelque chose de ressemblant.

C’est dans une grande concentration que tous, nous exécutons. Le professeur prend le pinceau de chaque élève afin de lui montrer et de lui faire sentir les bons mouvements. Evident lorsqu’il montre, bien difficile lorsqu’on se retrouve seul.

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Doucement, il augmente le niveau de difficulté. Il nous propose de nous réaliser un idéogramme de notre choix pour de nous laisser tenter de le reproduire. Les mots et les idées sont proposées et diffère presque toutes. Je demande de me dessiné l’éternité du printemps. J’avais envie d’inciter le soleil avec mon pinceau. Oui, parfois je prends le melon. Il me fait deux idéogrammes en me disant que cela représente l’encre éternelle qui peut symboliser le printemps qui dure. J’adore ce qui est dessiné et je tente de reproduire quelque chose qui peut s’y rapprocher. Je me dis que ce n’est pas tout de suite que je saurais faire un peu de calligraphie. Mais je m’applique et j’y prends du plaisir.

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En plus, par la suite, il nous montre comment réaliser des dessins. Je vous avoue que j’adorais savoir faire des fleurs comme les carpes koï que je trouve magnifique dans les calligraphies japonaises. Les bras droit et souple, le pinceau devient une extension de l’artiste qui rayonne de plaisir pendant qu’il nous fait apparaître devant nos yeux ébahis des arbres en fleurs, des poussins, des paysages… On veut tous faire pareil mais la complexité est là. Certains s’en sortent mieux avec le dessin même si la maîtrise du noir et blanc n’est pas facile à assimiler. Il faut savoir ne pas montrer pour faire apparaître mieux les choses. Je veux bien être d’accord et cela doit demander de changer sa perspective des choses pour leur donner corps.

La fatigue doucement nous gagne tous. L’air de rien cela demande beaucoup de concentration pour tenter de créer. Le professeur nous dit qu’il est l’heure. Les 2h30 sont passées très vite. Des sourires de satisfactions apparaissent sur chaque visage. Nous sommes tous unanimement content d’avoir partagé ce moment de création. La queue se fait pour laver notre matériel. Une belle occasion pour la plupart pour aller discuter avec le prof. Les questions fusent : cela fait longtemps que vous faîtes de la calligraphie ? vous allez redonner un cours de calligraphie au musée Guimet à la rentrée ? vous êtes prof et on peut venir dans votre atelier ? où acheter du matériel ? Un enthousiasme qui fait plaisir à voir. De mon côté, j’ai envie d’apprendre à faire de la calligraphie japonaise, découverte aussi au musée Guimet.

La vaisselle est faîtes. Le matériel reste entrain de sécher. Les gens partent et on entend les « au revoir » au fur et à mesure des départs. La salle se vide. Je range dans mon sac les brouillons de mes travaux qui vont se transformer en papier cadeau. C’est fatiguée et contente que je pars de la salle. Je longe le couloir, salue le personnel du musée qui garde l’entrée de l’exposition Araki. Le sourire ne me quitte pas. J’ai l’impression de sortir plus riche que j’en étais entrée. C’est plaisant comme atelier qui a son succès puisque c’était complet. Je ne doute pas le service des animations du musée va continuer à proposer ce genre de chose à la rentrée prochaine.

Si vous voulez découvrir la calligraphie et la culture chinoise, je vous conseille à la rentrée de jeter un coup d’œil à la programmation du musée Guimet. En plus, avant ou après l’atelier, je vous invite à vous balader dans ce magnifique lieu remplie de calme et mystère.
Durée : 2h30
Horaire : 14h00 à 16h30
Atelier sur réservation par mail ou par téléphone. Service réservation très réactif.
Prix : 26€ (un petit peu cher quand même à mon goût).

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