Atelier sur le regard – Mouvements en rouge – Musée Guimet

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Et si on ne savait pas bien regarder les choses ? Et si un musée nous permettait de changer notre regard ? Et si on essayait de travailler son regard pour voir autrement ? Le musée Guimet propose cela dans le cadre d’un atelier nommé Mouvements en rouge avec la photographe Miwa Nishimura. 

Présentation du musée de l’atelier
Si la photographie peut retenir une petite parcelle de temps, elle peut aussi traduire le mouvement, l’instabilité ou la vibration. Elle peut également suggérer une narration, la fluidité d’une émotion, la vitalité d’une interprétation…
Comment jouer avec le flou et l’incertitude pour mieux questionner et interpréter le réel ou lui accorder une poésie singulière?
Avec ses « Mouvements en rouge » Miwa invite chacun à photographier les œuvres des collections permanentes dans une nouvelle dynamique poétique.
Miwa Nishimura a obtenu ses diplômes à l’Université d’art et de design (Tokyo) et à l’école des beaux-arts de Barcelone. Après des recherches sur la peinture, elle a rencontré la photographie lorsque « l’onde chromatique l’a entrainée aux limites de l’abstraction »

DSC02271Mon vécu
C’est une expérience photographique que propose le musée Guimet et c’est avec plaisir que je m’y suis inscrite. Le jour J, rendez-vous devant l’auditorium où il y avait beaucoup de femmes. L’atelier était complet. Une guide du musée est venue nous chercher pour nous emmener dans une salle d’atelier. Sur places, je découvre des tables, une imprimante, deux personnes du musée et une artiste. Miwa Nishimura est une photographe japonaise qui a travaillé dernièrement sur le flou. Elle nous a présenté humblement son travail. Puis elle nous explique ce que allons devoir réaliser tous ensemble.

Comme demandé, chacun a pris son téléphone portable mais tous n’avait pas pensé à le recharger. Presque personne n’avait pensé à prendre le câble pour transférer les photos. Chose normal lors d’atelier en groupe où la plupart des gens oublient de prendre ce qui est nécessaire. Un mail de rappel la veille aurait été pratique.

Nous devons nous mettre par deux et prendre un foulard rouge. Nous devons réaliser deux photos devant une œuvre du musée. Une première sans le foulard rouge et la seconde avec. Le duo est là pour une question de pratique. Quelqu’un peut jeter le foulard pendant que l’autre prend la photo. Au début, on trouve cela un peu étrange puis très vite tout le monde se prend au jeu. Nous nous éparpillons dans le musée, on se croise, on se sourit, on s’échange quelques mots. Les visiteurs s’interrogent sur ce que nous faisons. Ils viennent vers nous, nous pose des questions et font des photos avec notre foulard rouge.

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L’espace du musée change, tout comme le rapport aux visiteurs et aux personnels de surveillance du lieu. Nous sourions, nous rions simplement de ce moment improbable de partage et de rencontre. Les photos sont surprenantes. Le foulard rouge change totalement l’œuvre et se met à raconter une autre histoire.

Le temps passe vite, peut-être trop car je serais bien restée encore faire quelques photos. Je regrette que l’exercice ne soit pas avec mon appareil photo pour avoir une qualité supérieure. Beaucoup partage mon avis, car la résolution de la plupart des téléphones est vraiment très mauvaise.

On se donne rendez-vous à l’entrée visiteur du musée afin d’envoyer les photos à mail d’une personne du musée pour l’impression. Voilà que débute les ennuis. La connexion wifi au musée est très mauvaise. Puis certains ne savent pas comment envoyer des photos. Le temps se perd en questions techniques. Et oui, une chose simple comme envoyer une photo devient compliquer une fois en groupe lorsqu’on ne connaît le niveau de connaissance de l’outil téléphonique. Nous descendons dans la salle pour le tirage de toutes les photos. La personne du musée essaie de trouver des moyens pour recevoir les photos puis problème avec l’imprimante. Elle ne reconnait pas toutes les images, puis elle ne veut plus imprimer. Dès qu’un peu de matériel est installé si tous les cas de figures n’ont pas été testés en amont, il y a de grandes chances qu’elles arrivent le jour J.

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Les photos sortent doucement les unes après les autres, presqu’une plus tard toute ne sont pas sorties. Nous en profitons les uns et les autres pour regarder ce que chacun à fait. Certaines sculptures ont eu beaucoup de succès. Le résultat est étonnant et très plaisant. La guide du musée en profite pour nous raconter l’histoire des œuvres photographiés. On voit, on imagine et on comprend en plus. Un trio gagnant pour le spectateur landa que je suis.

Ma sculpture est une femme qui danse pour des rituels. Alors soudainement le foulard rouge prend des allures de voile de danse.

Malgré des problèmes techniques, l’atelier était très intéressant et enrichissant. Les balades dans le musée ne peuvent plus se voir comme avant. Elles prennent un voile de couleur qui raconte une autre histoire.

Durée: 2h30
Atelier sur réservation à faire soit par téléphone ou par mail. Service réservation très réactif
Tarif : 26€ (le – : c’est un peu cher)

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