La femme au colt 45 – Marie Redonnet

DSC03516Lora Sander est comédienne au Magic Théâtre en Azirie. Du moins jusqu’au jour où il dut fermer ces portes et que son mari, Zuka soit arrêté. Elle n’a pas le choix, elle doit fuir. Pour la première fois de sa vie et à 50 ans, elle doit apprendre à faire face toute seule à la violence du monde. Prêt pour une rencontre armée ?

Après être tombé deux fois sur ce livre comme coup de libraire et un libraire m’a venté aussi la qualité des ouvrages que propose les éditions du tripode. D’autant plus que j’adore la couverture avec ce jaune soleil brulant et le bleu océan avec les motifs répétitif. En plus, le papier est très agréable au touché. Alors bon, j’ai ouvert mon porte-monnaie et payer les 15.00€ demandée. Un montant un peu élevé à mon goût et beaucoup plus cher par rapport à ce que je paie d’habitude pour un livre. L’espoir était très grand avant que je me plonge entre les pages… L’espoir est traitre et la déception est alors très grande.

Un roman qui met à son cœur une femme de caractère, Lora Sander et qui sait manier le colt. Il y a un fil conducteur qui mettait en appétit. Elle était l’actrice principale du théâtre de son mari, le Magic Théâtre. La dictature se durcissant, son époux se fait emprisonner et elle s’enfuit. Très vite l’auteure, Marie Redonnet, introduit les sujets de l’émigration, la fuite, l’apprentissage de la vie sans l’autre, les passeurs, la peur, la vie sans papiers, la précarité, la position de femme sans/avec protecteur, les rencontres qui changent tout, la reconstruction de soi. Et voilà, quelques mots qui résument l’histoire.

Lora va se faire voler, violer, exploitation, mater, agresser avant de trouver un refuge dans lequel elle tentera d’y trouver sa place. Mais son personnage est un trouble aussi car elle va jouir pendant son viol, va être ravie d’être sans son mari, va s’exhiber devant un handicapé, et met à genoux certains hommes grâce à son arme phallique, le colt 45. Pour nous raconter tout cela l’auteure a choisi de court paragraphe où c’est le personnage principal qui raconte son histoire. Entre son récit, des détails sont données pour expliciter un peu plus le témoignage. L’idée est originale dans la présentation. Mais pourquoi faire un récit aussi mou ? Je ne me suis même pas attachée aux personnages.

J’apprécie les paragraphes assez court cependant j’apprécie l’énergie, les informations que cela peut contenir pour donner du relief à l’histoire. Ici, je me suis ennuyée alors que pourtant cette femme qui a vécu l’enfer et qui veut s’en sortir aurait dû m’emballer. Et puis aussi le fait de ne pas pouvoir situer dans l’espace et le temps le récit m’a dérangée. Pourquoi inventer des noms de ville comme Azirie, Santarie… alors qu’il y a tant de villes inconnues au monde, même pour y inclure une dictature fictive ? Où est-ce un choix pour signifier que cela peut être partout ? Et pourquoi ne pas indiquer une époque à part donner comme détails qu’il existe des téléphones portables et internet.

Malgré les critiques dithyrambiques trouvées un peu partout, je suis passée à côté de ce roman qui m’a ennuyée. Une femme, un colt, une quête d’identité, il y avait de l’idée mais raconter sous forme de récit de théâtre, ne m’a pas conquise. Je vais lire un western, histoire de plonger dans la noirceur que m’a inspirée ce roman.

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Une réflexion sur “La femme au colt 45 – Marie Redonnet

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