La petite boutique japonaise – Isabelle Artus

51QTtz7gzmL._SX195_Pamela devait rencontrer Thad. C’était le destin choisi par les kamis qui peuplent le monde. De Melun à Paris, de Saint-Brieuc à Tokyo, les âmes sœurs vont faire un bout de chemin ensemble pour comprendre que leur destinée est celui d’être ensemble.

Isabelle Artus a mis plusieurs années à écrire ce premier roman. Comme le dit, elle l’a écrit sur son temps libre sur un « algorithme aléatoire». Le livre a beaucoup évolué sauf le premier chapitre qui n’a pas changé. Ce n’est pas une débutante dans l’écriture puisqu’elle a été pendant 19 ans journaliste de presse écrite. Fascinée par la question de l’identité et par le Japon, elle décide de faire un mix des deux pour écrire cette histoire d’amour entre Pam et Thad.

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Pamela doit son prénom à une série américaine que sa mère regardait. Thad lui doit son prénom à un roman de Paul-Lou Soulitzer qui a bouleversé sa mère. Elle a été totalement influencée par la lecture de « Mémoires d’une geisha » de Youki Inoue et lui par la série Kung Fu. Leur destin se traçait à ce moment. Quand elle sera plus grande, elle deviendra une vraie geisha et lui un vrai samouraï. Au quotidien, chacun essai d’appliquer ce qu’il imagine vouloir être.

Jour après jour, Pam apprend à se maquiller, s’habiller en kimono, à marcher avec des sandales en bois. Thad apprend le calme, le sérieux, la distance et se spécialise dans le meurtre et la torture. Cette motivation va leur permettre de rencontrer des gens qui vont les guider vers leurs voies. D’un côté, un dana qui lui apprend l’art de faire l’amour à Pam aidé de son épouse pour l’ikebana et la calligraphie, sur Paris. Et de l’autre, Nobu, un japonais qui a grandi entouré de geishas, qui n’a pas son pareil pour faire taire ceux qui ne doivent plus jamais parler.

Leur rencontre va se faire dans la petite boutique de bonsaïs dont s’occupe Pam. Thad va discuter avec le vieux bonzaï, compagnon de Pam puis va tomber sous le charme atypique de cette française habillée en geisha. Quelque chose se passe lorsqu’ils sont ensemble. Puis l’un va devenir l’essence de l’autre, jusqu’au final les perdre. Thad ne peut plus supporter ce bouleversement intérieur alors il quitte Pam et va se réfugier au Japon aux côtés de son ami, Nobu. Pam qui n’a jamais voyagé va alors partir le chercher au pays du soleil levant, alors direction Tokyo. Mais la ville est gigantesque. Son imagination va prendre en plein fouet la réalité d’une société réelle.

Aidée par son dana, elle va apprendre à devenir une vraie geisha dans un lieu fait à cet effet. L’apprentissage est long et délicat. Elle va s’y appliquer patiemment et avec sagesse. Mais lorsque Keiko, la fille de son dana, vient lui dire au revoir, va suivre une discussion qui va la bouleverser et tout remettre en question. Très vite, elle prend sa décision et décide de partir en France. Mais avant, sa grande-sœur de formation, Mitsuko l’invite à découvrir un temple. Une surprise est à l’intérieur. Elle va retrouver son amour, ils vont discuter et….

L’écriture est légère et très agréable. Les pages se tournent avec facilité et avec un certain plaisir, ce qui m’a permis de lire le roman en trois jours. Mais pourtant, je n’ai pas été totalement séduite par l’histoire. Il manquait un je ne sais quoi d’aventure, de passion, d’une tension qui m’aurait fait dévorer le livre pour que je ne le lâche pas jusqu’à la fin. Tout est très lent, calme et si gentillet. Thad, il tue des gens mais c’est très élégamment dit et on ne s’étale pas dessus, pas plus que sur la boutique de bonsaïs où travaille Pam ou autres d’ailleurs. J’aurais voulu retrouver le bonsaï qui lit dans les pensées, savoir ce que devient Keiko, les parents des uns et des autres, le dana… Je me suis attachée à tout le monde. 

Une légèreté qui me fait penser un peu au shintoïsme japonais avec sa quiétude et le fait de toujours avancer. Mais là, c’est un roman, une fiction alors j’avais envie d’un petit plus que je ne pourrais définir. Aimant beaucoup la culture japonaise dans toutes ces contradictions, j’avais envie d’en savoir plus. L’auteure a inventé une partie des rituels décrits soit pour les geishas ou samouraïs, ce qui est bien dommage. Je sais, nous sommes dans une fiction. Et je n’ai pas retrouvé Tokyo que j’ai vu dans la description qui une capitale extraordinaire et étrange à la fois. L’auteure n’y a jamais été alors elle a présenté le Japon de son imagination. D’ailleurs, peut-on voir de façon unique une ville ? Une description imaginaire construite de lecture et de visionnage a-t-elle moins de valeur qu’un vécu ?

Quand le chemin d’une geisha rencontre le chemin d’un samouraï, cela donne une rencontre dans « La petite boutique japonaise » à Paris. Une histoire qui va vous donner envie d’aimer, de voyager et d’avoir des plantes vertes. Vous ne me croyez pas ? Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour avoir votre avis.

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5 réflexions sur “La petite boutique japonaise – Isabelle Artus

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