Pause – Susan Maushart

Capture d’écran 2015-07-26 à 09.04.58Susan Maushart a décidé de mener une expérience au sein de sa famille. Pendant six mois, une maman et ces trois enfants vont suivre une cure de désintoxication aux médias dans leur maison. Plus d’internet, plus de jeux de vidéo, plus de téléphone portable et de plus de télévision, comment cette famille va t’elle faire?

Anni, 18 ans, Bill, 15 ans et Sussy, 14 ans vont à la demande de leur maman, Susan faire une expérience inédite dans leur vie. Pendant 6 mois, ils vont devoir laisser de côté toute connexion au sein de la maison et apprendre à vivre autrement. Au début, ce n’était pas évident. En effet, il faut perdre les habitudes. Puis, après chacun doit faire face à l’ennui. Le garçon va reprendre le saxophone, les filles vont écrire leur journal, vont faire de la cuisine, vont voir plus leurs amis et passent plus de temps au téléphone filaire pour avoir de vrais échanges. De même, de nouveaux rituels familiales se créer comme tout simplement manger en famille sans qu’aucun rendez-vous numérique doivent abréger la rencontre. L’Expérience se conclut positivement car au final, ils sont devenus tous plus proche.

« Une autre étude a montré que 80% des ados estiment que s’ils passent une journée entière sans médias électroniques, ils « s’ennuient » et ils sont « de mauvaise humeur », « tristes » et « sous-informés ». Une semaine de privation, c’est une « sévère punition ». (Inutile de dire que j’ai préféré ne pas parler de cette étude à mes enfants.) Nos gamins se sentent réellement heureux – en tout cas c’est qu’ils affirment – quand ils sont branchés sur leurs appareils. Hélas, ils deviennent alors paresseux, distraits et peu productifs. Ce problème nous tracasse beaucoup, car, en tant que parents modernes, ouverts à la psychologie et dévoués à la gestion attentive, à chaque instant ou presque, de l’état d’esprit de nos petits, nous supposons que le bonheur est une condition prérequise à la réalisation de quoi que ce soit. »

Même si l’expérience date de 2008, on voit très vite d’addiction au média et à quel point cela isole du reste du monde. La preuve c’est même faîtes pendant la lecture. J’étais dans le métro, deux copines rentrent s’assoient à côté de moi. Et la première chose qu’elles font, c’est prendre leur téléphone portable et envoie des sms à des autres, les deux personnes alors se trouvent chacune dans une bulle loin de l’autre. L’abus de média sublime l’égocentrisme et le narcissisme. Cela va jusqu’à la création d’applications mobiles pour filmer ce qu’il se passe derrière la caméra pour permettre aux gens de voir la rue quand ils marchent. Susan Maushart cite énormément d’études qui disent tout et son contraire. Au final, on ne sait pas si l’abus de média rend les enfants moins emphatique, moins à l’écoute, moins tout… Trop d’étude et non explicité sur la méthode d’analyse, m’a noyé dans la lecture. Alors, j’ai trouvé cela très long et j’ai été ravie d’arriver à la fin.

Alors même si l’auteure est ravie de l’expérience qui l’a rapproché de ces enfants et que cela lui a confirmé le fait qu’elle devait retourner aux Etats-Unis, on ne sait pas combien de temps cela a duré. Car aussi vite l’Expérience finie, chacun a repris son téléphone et rebranché sa télévision. Un livre qui pousse à réfléchir du lien que l’on peut entretenir avec les objets connectés et leur rapport avec les enfants.

Publicités

7 réflexions sur “Pause – Susan Maushart

  1. Pingback: Mon auto-challenge – 200 livres en 2015 | 22h05 rue des Dames

  2. Comme pour tout le reste, c’est l’abus qui nuit… j’aime mon PC et surfer sur les sites habituels ou les blogs, mais je sais m’en passer, mais j’avoue partir en vacances avec le PC pour regarder des séries au soir ou faire mes billets lectures. Par contre, pas de smartphone, quasi pas de sms et je téléphone peu, hormis à la famille proche.

    S’embêter est bon, ça nous fait travailler du cerveau et nous rend plus créatifs 😉

    • Ici, elle ne parle pas d’abus, mais la difficulté de trouver une frontière pour ne pas se couper totalement des autres. L’auteure par exemple a donné un prénom à son téléphone, son ordinateur. Elle passe 24h sur 24h avec. La peur de rater quelque chose. Pour elle, ce n’était pas trop. Elle s’en est rendu compte avec l’expérience qu’elle était accro.
      Je ne supporte plus les gens qui gardent leur téléphone au théâtre ou au ciné, qui répondent au tel, dépose des messages sur Facebook pour dire qu’ils sont au ciné ou théâtre et envoie des sms. Je trouve cela irrespectueux des gens.

      • Surtout lorsque l’on est à table ! Merde aux GSM et aux smartphones ! J’aurais pas envie de manger avec une accro au smart qui posterait les photos de sa bouffe, le fait qu’elle a fait pipi.

        Oui, je vois que l’auteur est accro, mais mes deux PC se nomme tous les deux « Tintin », ça me fait marrer.

        J’ai pas peur de rater un truc, quand j’ai pas envie d’allumer mon PC ou FB, je le fais pas, je lis ou je me balade. Ouf, je ne suis pas accro !

        PS : je t’ai envoyé les réponses et les photos 😉

  3. Pingback: C’est Lundi, que lisez-vous ? #7 | 22h05 rue des Dames

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s