Hot House d’Harold Pinter – Mis en scène par Loïc Renard – Théâtre 13

Aff_PrixT13_petiteHarold Pinter avec Hot House s’invite comme cinquième spectacle du Prix Théâtre 13, jeunes metteurs en scène 2015. C’est Loïc Renard qui s’y colle pour sa première mise en scène. Direction une maison de repos où tout ne se passe pas dans le calme et la volupté.

Hot House est une pièce de jeunesse écrite par Harold Pinter dans les années 50 lorsqu’il étudiait encore à l’université. Il raconte l’histoire invraisemblable d’une relation improbable entre le directeur et ces adjoints dans un centre de repos lors de Noël. Pendant 1h20, la vie de centre très particulier nous est racontée avec les abus de pouvoirs, les abus sexuels, l’alcoolisme, la torture et l’incompétence générale des employés.

L’espace scénique se divise en trois parties qui sont éclairé par la lumière au moment de l’action. Le principal espace est au centre qui représente le bureau du directeur, M. ROOTZ, qui est délimité avec un tapis blanc. Dessus, on trouve les éléments standards avec un grand bureau, une lampe, des sièges, une plante verte et un meuble de rangement. Sur les côtés, au fond de scène, juste une table avec une cafetière et des tasses et à l’opposé, l’espace où le personnel peut ranger ces affaires personnelles. L’illumination de l’espace montre le lieu de l’action.

L’histoire se déroule surtout dans le bureau du directeur où ces adjoints, principalement Gibbs et Lush vont avoir de houleuses discussions. Roote-Gibbs, deux hommes, deux générations, deux façons de concevoir le monde, vont s’affronter sur l’identité des patients, leurs états de santé s’ils sont par hasard mort (cas 6754) ou si elle aurait accouché (cas 6759)(qui est le père ?), la gestion globale du bâtiment… Bataille des informations, qui soit quoi sur qui et où. Le pouvoir est cœur des conflits. Forcément cela va dégénérer en chaos totale. C’est le plus fort qui va gagner mais à quel prix ? Celui du sang, bien évidement.

Une mise en scène très intéressante qui correspond bien à l’esprit des œuvres de Pinter. Simple et efficace. Pas besoin d’en faire trop ou d’en rajouter pour faire une critique acerbe de la société moderne qui veut toujours plus de pouvoir au détriment de l’humain.

Avec
Etienne Durot : Tubb / Lobb,
Basile Lacoeuilhe : Lush,
Jean-Christophe Legendre :  Roote,
Antoine Reinartz : Gibbs,
Loïc Renard : Lamb
Anaïs Thomas : Cutts

Vu du même auteur
Trahisons à la Comédie Française

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