Une putain d’histoire – Bernard Minier

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Il est rare que je trouve un titre aussi adapté à un roman car là, c’est véritablement une putain d’histoire que nous sert Bernard Minier. Vous croyez que les enfants sont toujours gentils et adorables. Promis, après le livre, vous ne regarderez plus un ado pareil.

Il est difficile de parler de l’histoire sans en dévoilé trop pour laisser du plaisir de la découverte et du suspens aux futurs lecteurs. L’histoire se déroule principalement sur une île, Glass Island, au large de Seattle et c’est notre jeune « héros » de 16 ans, Henry, qui va nous raconter ce qui se passe. Il est jeune, a souvent déménagé à cause de ces deux mamans mais ici, il a des amis et une petite amie, Naomie. Il partage avec nous son quotidien jusqu’aux véritables obsessions des ados mâles.« — Sûr, m’a-t-il rétorqué en refermant la porte du magasin. Certains jours, elle est plus gonflée qu’un artichaut tellement je l’astique ! Si la masturbation était une discipline olympique, j’aurais la médaille d’or ! Je suis le Usain Bolt de la branlette. »

Oui, et alors ? Me dites-vous. Bernard Minier serait trop gentil de faire une gentille histoire avec de simples questions. Puis voilà, que la petite copine d’Henry est retrouvée morte, noyée. Qui a bien pu l’a tué? La suspicion règne sur l’île surtout quand la police découvre qu’il y a un maître chanteur. Les habitants ne sont pas si gentils que cela au final, car drogue et sexe règnent. Que se cache t’il derrière cette façade ? D’autres meurtres vont se succéder. Qui est le coupable ? Henry est-il vraiment un adolescent si innocent ? N’oubliez pas dans les thrillers, il ne faut se fier à personne.

J’ai bien eu du mal à fermer le livre quand il fallait aller rejoindre Morphée. La curiosité est piquée à chaque page car j’avais envie de savoir qui et pourquoi. Le talent de l’auteur est de montrer un chemin pour mieux nous en détourner. Car le vrai dénouement de l’histoire se fait les 40 dernières pages des 520 pages du pavé. Une attente palpitante fait en lenteur, en douceur et quelques surprises juste pour nous donner encore envie de tourner les pages. Et après, nous dire « Putain, il nous a bien mener en bateau. » On retrouve de tout, de la peur, du suspens, de la parano, de l’amour, de la haine, un peu de violence et des scènes de tension sous une horrible météo. Et aussi de nombreuses références musicales qui ponctuent la vie des jeun’s comme Nirvana, AC/DC ou Elton John. C’est à 50 ans que l’auteur a pu se lancer dans sa passion et ce n’est que son 4ème roman. Cela laisse présager encore de nombreuses frissonnantes histoires. 

J’ai beaucoup aimé sa façon de parler du numérique et des nouvelles technologies. L’omniscience des téléphones, l’accord que donne les gens pour accéder à toutes leurs données personnels, la facilité avec des moyens de pouvoir connaître d’une personne et de pouvoir alors l’utiliser. Même si l’histoire est imaginaire, les cas de figures présentés le sont beaucoup moins et raisonnent de façon très réaliste à mes oreilles. J’espère que cela permettra d’éventuelles prises de conscience avec notre rapport à l’outil connecté.

« La révolution numérique était en train de bâtir brique par brique le rêve millénaire de toutes les dictatures – des citoyens sans vie privée, qui renonçaient d’eux-mêmes à leur liberté. »

Un roman que j’ai vraiment adoré et lisant assez peu de triller, j’ai été totalement surprise autant par la forme que le fond. Il ni a pas dire, Bernard est un homme qui a beaucoup d’imagination. Alors, envie d’être pris par la main vers un chemin dont vous ne connaissez pas, partez dans une putain d’histoire.

Gros merci à Cannibal Lecteur pour cette lecture 🙂

Lire l’avis de Cannibal Lecteur

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6 réflexions sur “Une putain d’histoire – Bernard Minier

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  3. Ta chronique est terriblement accrocheuse. Elle donne envie de se précipiter sur ce roman. Bernard Minier est un auteur que je n’ai jamais lu mais sur lequel je lis toujours du bien. Y’a plus qu’à se lancer.

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