Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour – S.G. Browne

Capture d’écran 2015-05-06 à 19.46.20L’auteur, S. G. Browne prévient son lecteur dès le titre : Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour, que ce qui va lire va tourner autour de la consommation de viande et aussi de l’Amour. Alors si je vous parle de zombies, je suis persuadée que tout de suite de nombreuses images vous viennent en tête. Envie de faire le plein de fer et de magnésium avec de la viande fraîche ? Alors partez à la rencontre d’Andy et ces amis.

Andy n’est pas un zombie ordinaire, si peu qu’il puisse vraiment en exister de zombie ordinaire. Un soir, il s’est endormi au volant de sa voiture au côté de sa femme. Lui est revenu à la vie et pas sa femme. Voilà que ces parents se trouvent à gérer un mort-vivant. Grâce à son groupe de soutien spécialisé, entouré de personne comme lui, il va un peu mieux. Il va se faire des amis, va apprécier le goût savoureux du respirant et va tomber sous le charme de Rita. Humilier à la maison et dans la rue, les zombies possèdent très peu de droit à par celui de se décomposer. Il ne faut pas oublier que sous ces corps qui pourrissent sommeil un cœur. Alors pourquoi ne pas se battre pour défendre des droits ? Heureusement que les médias peuvent toucher les gens. Il va même pouvoir aller sur le plateau d’Oprah Winfrey. Mais bon, parfois il faut accepter la situation et sa nature profonde. 

 « Je me fais peut-être des idées, mais un groupe de cadavres réanimés qui se balade dans un cimetière après 22 heures un vendredi soir, ça ne va pas améliorer l’image stéréotypée que les humains ont de nous », explique Andy lors d’une virée.

L’auteur est un génie de l’écriture et de l’histoire. Dès les premières lignes lues, j’ai été alpaguée par ce ton direct et dynamique. Et puis commencer l’histoire avec le héros, Andy, qui raconte qu’il a mis ces parents dans le frigo, comment ne pas être mis en appétit. Après, je voulais savoir comment ils sont arrivés là. Mais cela ne sera dévoilé que 200 pages plus loin. En attendant, on découvre la vie et les sensations du zombie des saveurs au touché… Le tout avec une bonne d’humour car je ris et je souris par moment. D’ailleurs, j’étais tellement concentrée dans la lecture avec la banane que des gens sont venus me demander si mon roman était bien. N’oublions aussi le côté légèrement gore avec les descriptions des corps semi-humain en décomposition et de la préparation culinaire des respirants. Vous pourrez d’ailleurs glaner quelques informations pour couper d’une part vos parents pour optimiser le rangement dans le frigo et comment bien les découper pour une bonne préparation adaptée. Car oui, ils veulent vivre en égalité mais leur bien-être dépend de la quantité d’humain mangés. Pas facile à vivre comme situation surtout quand tout va partir en couille. 

 « Est-ce de la nécrophilie, si on est morts tous les deux ? ».

Ce que j’ai apprécié c’est que l’histoire ici de ce rejet de la différence peut s’appliquer à beaucoup de catégories comme d’ailleurs le dit Andy : au japonais américains enfermés dans les camps pendant la seconde guerre mondiale, les gays, les handicapés… Pour moi, cela a fait beaucoup écho à la ségrégation des noirs aux Etats-Unis. C’est bien sympa ce déroulé avec les petits actions qui un jour prennent un sens et engendre des changements ou pas. Le cas de Rosa Park est souvent cité. Un acte simple qui pourtant a débouché sur des grèves, des manifestations et une légère évolution des mentalités.

« Le côté génial, quand on porte une ardoise autour du cou pour communiquer, c’est qu’on peut aussi s’en servir comme pancarte de revendication. »

Je me suis posée une question. Est-ce que l’on peut roter si le corps n’a pas d’air? 
Question pratique zombie : Pourquoi la mafia ne travaille pas avec les zombies? Les zombies ont besoin de viande pour rester en pleine forme jusqu’à arriver à refaire battre son coeur et les mafieux ont souvent des cadavres à faire disparaître. Un bon partenariat.
Phrase zombie possible : Ta mère zombie en slip devant la SPA.

« Si vous ne vous êtes jamais réveillé après un accident de voiture pour découvrir que vous êtes un cadavre animé en putréfaction, vous ne pouvez pas comprendre. »

J’espère vous avoir mis le sang à la bouche. Une lecture bien zombitesque qui m’a donné très envie de revoir Shaun of the dead

Découvrir la série Walking Dead    

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28 réflexions sur “Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour – S.G. Browne

  1. Pingback: Mon auto-challenge – 200 livres en 2015 | 22h05 rue des Dames

  2. Et dire que je n’ai jamais lu d’histoires de zombies. Et que je n’ai jamais regardé un épisode de Walking Dead. Mes rencontres avec les zombies se sont limités au clip Thriller de Michael que j’ai du voir en boucle il y a bien longtemps maintenant.
    Et dire que plus je vieilli plus ma préférence va aux végétariens… D’un autre côté, de la viande fraiche, cela ne peut pas forcément être plus mauvais que du bœuf dopé élevé en batterie…

    • Tu peux choisir l’humain selon sa condition physique… attention, je n’invite pas à l’anthropophagie 🙂
      C’est un bon début pour s’initier aux zombies 🙂
      J’ai vu quelques bons films de zombies comique et même une comédie amoureuse 🙂

  3. Pingback: Le challenge USA revient | 22h05 rue des Dames

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