Le vacances d’un serial killer – Nadine Monfils

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La famille Destrooper a décidé de partir ensemble à la mer avec la grand-mère dans la caravane. Rien que le voyage pour se rendre à la pension Les Mouettes rieuses de Blankenberge va se passer avec des rencontres surprenantes qui vont considérablement changer leurs vacances. Prêt pour un séjour très barré en Belgique?

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Mémé Cornemuse n’est pas une grand-mère adorable et attachante pour sa famille. Elle a un sacré caractère et n’aime pas grand monde à part Annie Cordy dont elle connaît le répertoire par cœur. Elle part avec sa fille, Josette et son mari, Alfonse qui ont deux enfants : Steven (en hommage à Steven Seagal) et Lourdes (comme la fille de Madonna). Mais au court du trajet, la caravane se détache de la voiture et mémé part en vadrouille. Par chance, elle a beaucoup de ressource. Alors pour se faire emmener dans la pension, elle va prendre ce que son défunt mari lui a laissé de mieux : son arme. Elle va braquer une voiture et se faire emmener où elle doit. Paf, par malchance, le coup part et la passagère rend l’âme. Il en faudrait plus pour décourager Mémé. Car elle va profiter sexuellement de l’homme qu’elle a braqué après l’avoir saoulé. Il ni a pas d’âge pour s’envoyer en l’air et d’ailleurs, c’est ce qu’elle va faire avec de nombreux inconnus qu’ils soient conscient ou non d’ailleurs.

Elle a choisi le surnom de Mémé Cornemuse car elle aime beaucoup les écossais car ils ne portent rien sous leurs kilts. Alors si une rencontre masculine l’aide à cacher le corps de certains hommes qu’il soit tueurs en série ou pas, ne la dérange absolument pas. Il faut savoir apprécier les talents de chacun. Elle va même s’essayer à la voyance même si elle a des soucis de cataractes. Toutefois, grâce à cela elle va gagner le loto et pouvoir peut-être ou pas, trouver l’Amour. Les problèmes elle va toujours en trouver mais la mémé est bien maligne et saura toujours se dépêtrer d’un mauvais pas.

Nadine Monfils a su créer un univers bien à elle qui peut se rapprocher de celui des Deschiens et des Bidochons avec une bonne touche de Dupontel le tout bien saupoudré de cadavres et d’humour noir. Pour le vrai côté authentique, elle n’hésite pas à introduire les mots du coin comme le brol, le fritkot, le pékèt ou le cuistax, avec notes de pages pour les non-initiés. La rencontre de pompeuses de dard professionnelles, de tueurs, de gens malhonnête, de voleur est tout à fait normal. Si vous ne l’auriez pas compris, ici le conventionnel c’est l’absurde, le désopilant et l’improbable. Et quand on sait que c’est belge, on ne peut que dire que ce livre donne la frite. Toutefois, même si j’ai aimé cette petite incartade particulière, je ne vais pas lire la suite sauf si le hasard le place sur ma route. L’enthousiasme est présent durant toute la lecture et s’en va de lui-même avec la fermeture du livre.

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Alors si vous souhaitez aller à la rencontre d’une famille de beauf et d’une mémé complètement barrée, vous savez que vous pouvez rencontrer la famille Destrooper et de l’œuvre en général de Nadine Monfils. Dépaysement et rire garanties, en plus vous aurez même peut être envie d’écouter du Annie Cordie.

Ce qu’en dit la presse
Télé 7 jours : Calamity Jane, voyante à ses heures perdues, complote sans vergogne au milieu de sa truculente famille de belges moyens, les Destrooper… Irrésistible ! 

Action – suspense : C’est une comédie pleine de drôlerie que nous propose Nadine Monfils. On sait qu’elle ne manque pas d’une fantaisie débridée. »

Ciné Télé Revue : Les habitués de la Côte se délecteront de ce condensé de belgitude au verbe aussi coloré que ses figures sont exubérantes. Cette comédie grinçante a aussi l’art de prendre dans ses filets les codes du polar. Et, au final, les cougars étonnent plus que les serial killers. »

Polar Noir : Une fois de plus, Nadine Monfils nous plonge dans son univers sans frontières, fait de kitsch beauf, de belgitude, de rêves des populations d’en bas, de vieilles dames tellement indignes qu’elles atomisent le politiquement correct d’un seul de leurs regards, un univers fait de folie ordinaire qui s’emballe puissance 4 et suinte le surréalisme noir. 

Gérard Collard, libraire de la « Griffe Noire » : Tes vacances d’un serial…sont tout simplement géniales. Je suis plié de rire. Les formules époustouflantes, le style énorme. Un milliard de fois meilleur que le précédent. Je suis en train de passer un immense moment de plaisir !!! Parfait pour faire rire les neurones. Merci !!! 

Jean-Pierre Jeunet :  Ton dernier bouquin est vraiment poilant, coloré, joyeux !.

Patricia Mac Donald :  J’ai emporté « Les vacances d’un serial killer » chez moi, j’ai lu et je l’ai trouvé drôle et astucieux ! La famille m’a semblé comme une vraie famille. Surtout avec les ados ! Merci ! 

Extrait 
Pensive, Josette regarde un bateau s’éloigner à l’horizon. Elle rêve à nouveau de partir à l’aventure, de traverser les océans avec Di Caprio sur le Titanic. Et tant pis s’il coule. Vaut mieux faire naufrage avec Leonardo que de rester le cul sur la plage avec un péquenot.

Ensuite, le vieux est passé à la casserole. Oh, rien de bien terrible. Pas de quoi faire un péplum. À cet âge on ne redresse plus le mat, on se contente de secouer le drapeau.

Tu m’étonnes que le pays part en vrille, fait le patron. Déjà que la mer du Nord va être nationalisée. Paraît que le sable sera aux Wallons et la mer aux Flamands.

Mémé Cornemuse a mal au poignet. Après avoir pompé la dard de l’autre truffe, elle l’a astiqué pire qu’une brosse à reluire. Plus l’habitude. Avec son légitime, ça faisait des plombes qu’ils faisaient chambre à part. Parce que le vieux ronflait et préférait le Tour de France aux galipettes. Chacun son truc.

Lien vers le blog de l’auteure

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Livre avec des vieux : La dame à la camionnette d’Alan Bennett, Oscar et la dame en rose d’Eric-Emmanuel Schmitt et Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepulveda

 

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17 réflexions sur “Le vacances d’un serial killer – Nadine Monfils

  1. J’ai lu ce livre, il y a quelques temps. C’est drôle et complètement loufoque mais sur la longueur j’ai trouvé que c’était trop… Ce genre de livre est à mon avis très sympathique mais à petite dose.

    • Tout à fait d’accord avec toi. 🙂
      J’ai rencontré à la librairie belge de Paris, elle m’a donné envie de découvrir son monde. C’est un personnage 🙂

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