Une fille, qui danse – Julian Barnes

un-fille-qui-danse-de-julian-barnes-983847001_MLTitre : Une fille, qui danse
De : Julian Barnes
Traducteur : Jean-Pierre Aoustin
Langue : anglais
Editeur : Folio
Nombre de pages : 212
Parution : 5 mai 2014

Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

4ème de couverture
Au lycée, ils étaient trois amis jusqu’à ce qu’Adrian se joigne à eux. Il était différent, brillant et plus mûr. Tous l’admiraient.Ils croyaient alors vivre dans un enclos et qu’ils seraient bientôt lâchés dans la vraie vie. Pourtant, les jeux étaient faits en partie.
À l’université, Tony, le narrateur, fréquenta Véronica et découvrit que le corps des filles est parfois défendu comme la zone d’exclusion d’un pays pour la pêche… Quelques mois plus tard, il apprit qu’elle sortait désormais avec Adrian. De rage, il leur écrivit une lettre épouvantable…

Pourquoi Adrian s’est-il suicidé?

Quarante ans plus tard, le passé qui ressurgit révèle une terrible vérité. Elle bouleversera Tony et chacun des lecteurs d’Une fille, qui danse.

Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59Julian Barnes dans son roman traduit par Une fille, qui danse décide de nous raconter la vie de Tony Webster, la soixantaine qui décide de faire un point sur sa vie et sur les souvenirs. Une retour en arrière qui se fait suite à la réception d’un courrier lui donnant la possibilité de lire le journal intime d’un de ces amis, Adrian, qui s’est suicidé. Mais repartir dans les méandres de la mémoire peu tout changer.

Le titre peut surprendre un peu surtout à la suite de la lecture du roman. L’auteur, Julian Barnes souhaitait qu’il se nomme « Trouble », mais l’éditeur a préféré un titre plus accrocheur, même si selon moi, il correspond plus à l’histoire proposée. En effet, car on part dans les troubles du narrateur, Tony Webster, qui veut se perd dans les imperfections de la mémoire humaine. Il se souvient dans sa jeunesse les échanges qu’ils pouvaient avoir avec ces amis sur la mémoire de l’histoire, du passé, comment l’écrit-on et qu’est-ce que ce qui c’est passé vraiment. Le souvenir de chacun est différent, existe t’il vraiment une vraie réalité du passé?

Il plonge un regard un regard introspectif sur son passé suite à la réception d’une lettre d’un notaire. Il se remémore les moments avec ces amis Tony, Alex, Colin un poil arrogant et ce fameux Adrian à l’esprit si brillant que tous enviaient. Puis à la fac, il rencontra Véronica qui n’aimait pas la danse qui elle aussi tomba sous le charme d’Adrian. Mais à 22 ans, il décida de mettre fin à ces jours en laissant derrière lui un texte expliquant son choix. En effet, 40 ans après sa disparition, Sara, la mère de Véronica lui lègue son journal intime. Victoria ne veut pas lui remettre, elle lui donne juste quelques morceaux. Il souhaite savoir pourquoi et rentre en contact avec elle, toutefois ce n’est plus vraiment la même femme. Ces échanges perturbent son équilibre mental ainsi la culpabilité et le remords l’assaillent.

Je disais, avec assurance, que la principale caractéristique du remords est qu’on n’y peut rien : que le moment des excuses ou des réparations est passé. Mais si je me trompais? mais à par quelque moyen le remords pouvait être ramené en arrière et mué en un simple sentiment de culpabilité, ce qui ouvrirait de nouveau la voie aux excuses, puis au pardon?

Bien entendu, il ne trouvera pas les réponses à ces questions et le lecteur non plus d’ailleurs. Je vous avoue que j’attendais la fin pour tout comprendre, comme une sorte de révélation que je n’ai pas trouvé. Je relis les dernières pages et rien ne se révèle à moi. Qu’aurais-je du comprendre au final sur son passé? La frustration de lecture est forte car l’écriture est belle et fluide. Le livre se dévore avec rapidité et la chute est rude. L’impression de stupidité m’envahit car j’aurais raté quelque chose d’évident. Toutefois, l’envie de découvrir Julian Barnes est bien réel en espérant être moins frustré lors d’une prochaine rencontre.

Merci à Folio pour cette découverte.

L’avis de Plaisir à Cultiver
L’avis de La Jument verte

 

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7 réflexions sur “Une fille, qui danse – Julian Barnes

  1. Pingback: Mon auto-chalenge – 200 livres en 2014 | 22h05 rue des Dames

  2. Comme tu le sais, je suis plus que d’accord avec toi ! Mais comme toi, j’ai très envie de découvrir d’autres romans de Julian Barnes car ce roman m’avait beaucoup séduit avant d’en arriver à la fin ! 😉

  3. Pingback: Une fille, qui danse – Julian Barnes | La jument verte

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