Fahrenheit 451 – Ray Bradurry

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Fahrenheit 451
Ray Bradburry
Publication : 1953
Publication en France : 1955
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 236
Traducteurs : Jacques Chambon et Henri Robillot

Attention l’abus de lecture est dangereux pour la santé. Pour la vie, d’ailleurs. Ca va chauffer pour vous.

Malgré que le livre a été publié en 1953, je le trouve d’une incroyable modernité. Guy Montag, est un pompier qui a pour fonction de brûler les livres, devenus inutiles et superflu dans une société moderne. Pourquoi réfléchir, remettre en cause ce qui nous entoure alors que l’on donne des informations simples et compréhensives? Pour éviter cela, on brûle tout et on condamne ces lecteurs illégaux. Pas de pitié. La punition s’effectue presque uniquement sous la délation. Cela peut rappeler de biens noires périodes de l’Histoire et pas uniquement en France.

Guy Montag fait la rencontre d’une étrange adolescente avec qui il échange. Toutefois cela le pousse vers ces retranchements. Il va essayer de discuter avec sa femme et se rend compte qu’elle est vide et tellement acro à cette télévision. Il va essayer d’échanger avec son capitaine, mais la vérité d’une société va sortir de sa bouche et va le bouleverser. « La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l’histoire, les langues sont abandonnées, l’anglais et l’orthographe de plus en plus négligés, et finalement presque ignorés. On vit dans l’immédiat, seul le travail compte, le plaisir c’est pour après. Pourquoi apprendre quoi que ce soit quand il suffit d’appuyer sur des boutons, de faire fonctionner des commutateurs, de serrer des vis et des écrous? »

Il va dérober un livre lors d’une mission qui le troublera, qui déclenchera en lui une rebellion. Pourquoi cette femme a fait le choix de mourir dans sa maison avec ces livres? Qu’est-ce qui peut pousser les gens à cela? « Les noirs n’aiment pas Little Black Sambo. Brûlons-le. La Case de l’Oncle Tom met les Blancs mal à l’aise. Brûlons-le. Quelqu’un a écrit un livre sur le tabac et le cancer des poumons? Les fumeurs pleurnichent? Brûlons le livre. La sérénité, Montag. La paix, Montag. A la porte, les querelles. Ou mieux encore, dans l’incinérateur. Les enterrements sont tristes et païens? Eliminons-les également. Cinq minutes après sa mort, une personne est en route vers la Grande Cheminée, les Incinérateurs desservis par hélicoptère dans tous le pays. Dix minutes après sa mort, l’homme n’est plus qu’un grain de poussière noire. N’épiloguons pas sur les individus à coups de memoriam. Oublions-les. Brûlons-les, brûlons tout. Le feu est clair, le feu est propre. »

Il va se souvenir d’une rencontre dans un parc, il y a un moment de cela. Il a discuté avec un homme, Faber. Ce dernier lui avait même donner son adresse. Par chance, il se souvient où il avait le contact. C’est le moment de le rencontrer à nouveau, il est persuadé qu’il pourra l’aider à comprendre le sens des mots des ouvrages qu’il possède en toute illégalité chez lui. Faber lui raconte un moment de sa jeunesse. « Et lorsque en fin de compte les autodafés de livres ont été institutionnalisés et les pompiers reconvertis, j’ai grogné deux ou trois fois et je me suis tu, car il n’y avait alors plus personne pour grogner ou brailler avec moi. Maintenant il est trop tard. » L’homme de la situation c’est lui. Lui qui va être le déclencheur d’une liberté.

A partir de là, tout va changer. Il va devoir brûler sa maison, dénoncé par sa propre femme. Il va devoir fuir, être poursuivi, juste pour avoir oser réfléchir. Mais cette épreuve va l’endurcir et lui ouvrir les yeux vers un monde nouveau.

J’ai de plus en plus l’impression que nous sommes dans une société semblable avec des divertissements de plus en plus crétins à la télévision, à la simplification des informations, à la monté de l’extrémisme dans tous les pays… J’entends encore des gens qui me demandent pourquoi je veux apprendre des choses, pourquoi je veux aller au théâtre ou que j’aime lire alors qu’on sait ce qui se passe en regardant la télévision. Et quand on me dit télévision ce n’est pas à arte que l’on pense. Je me souviens que l’on m’a dit que la culture ne servait à rien à part combler son temps lorsqu’on a rien à faire. Pleins de colère en lisant ce livre, qui me rappellent tellement d’échanges. Et moi, plus je lis, plus j’apprends plus je me rends compte que tout ce qui nous entoure est simplifié, même les programmes scolaires.Et que dire du développement de l’addiction aux dernières technologies, à l’hyper-consommation très présente dans notre société moderne. Une société qui culmine avec l’individualisme dont on parle très fréquemment tout en disant sans cesse aux informations qu’il faut se méfier de tous le monde. Ce livre est un vrai cri à la liberté, à la curiosité, à la conquête d’aller au dessus des aprioris trop répandu.

lu le 7 février 2013

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14 réflexions sur “Fahrenheit 451 – Ray Bradurry

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  6. J’ai beaucoup aimé aussi, il fait réfléchir et réaliser notre chance d’avoir la possibilité de lire ce que l’on veut. Un vrai coup de cœur. Mon billet est à venir. A bientot

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  8. J’ai fini de le lire hier et je te rejoins sur toute la ligne! J’ai vraiment aimé ce livre qui aurait pu être écrit ces dernières années tant ce qu’il dit est actuel.

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